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lundi 11 mai 2020

Nouvel enfumage de la fumeuse Sibeth Ndiaye

La voix du gouvernement ajoute un couac à la partition officielle

Le gouvernement peut s'identifier à cette menteuse qui donne  naturellement toute sa mesure à ce poste.

Dans sa dernière falsification des faits, elle n'hésite pas à affirmer que l'OMS n'a recommandé le port du masque qu'au mois d'avril, mais la fantaisiste n'est pas à un mois près.

Beaucoup se sont indignés de voir Sibeth Ndiaye pianoter sur son smartphone, sans aucune considération de son interlocutrice, la journaliste Apolline de Malherbe, qui tente d'entrer en liaison avec elle pour BFMTV. Peu disponible, la sous-ministre se laisse surprendre clope au bec dans son bureau.  Visiblement accroc à la cigarette, son entourage professionnel et familial est évidemment pollué.

La porte-parole prouve à chaque instant qu'elle est sans limites.

SCIENCE : Toute l'actualité scientifique autour de la cigarette ...
Candidate permanente à la "désinfox coronavirus" de l'Elysée qui décrédibilise les informations que le palais juge dérangeantes et les étiquette non "fiables", elle s'est encore signalée par un enfumage qui insulte l'intelligence des Français.  Est-elle sotte ou sans foi, ni loi?

Elle raconte cette fois les incessants changements de doctrine du gouvernement sur le port du masque et sur les tests, durant la sévère crise sanitaire du Covid-19, au mépris des 26.000 décès actuels.

Sibeth Ndiaye croit défendre son camp en
affirmant que l’exécutif a toujours voulu se fonder sur le "consensus scientifique" pour guider ses décisions en matière de santé publique. Une déformation de la réalité sur les zigzags de Macron, en fonction de l'état des stocks, sur la nécessité ou non pour le grand public de porter un  masque, puis sur les tests sérologiques, tantôt fiables, puis non et pour lesquels le gouvernement semble aussi naviguer à vue en se donnant les airs du "sachant" éclairé par les "scientifiques", bien qu'ils découvrent tous qu'ils n'ont aucune certitude. 

Mais, si tout est "clair" pour la seule Sibeth Ndiaye, c'est qu'elle est porte-parole et
en ligne directe avec l'Organisation mondiale de la Santé, agence spécialisée de l'ONU, basée en Suisse: "L’OMS a commencé à dire qu’il fallait tester de manière massive, quelque part, de mémoire, au mois d’avril, et nous avons progressivement augmenté notre capacité de tests." 

Un "message simple" avant le confinement

Une fois de plus, la dilettante fait une entorse à la vérité :
Nicotine : comment affecte-t-elle le cerveau ? - Nos Pensées
dès le 16 mars, le directeur général de l’OMS encourageait les Etats à tester massivement. "Pour prévenir les infections et sauver des vies, le moyen le plus efficace est de briser les chaînes de transmission, affirmait Tedros Adhanom Ghebreyesus. Et pour cela, il faut dépister et isoler. Vous ne pouvez pas combattre un incendie les yeux bandés. Et nous ne pouvons pas arrêter cette pandémie si nous ne savons pas qui est infecté par le virus. Nous avons un message simple pour tous les pays : testez, testez, testez. Testez tous les cas suspects."

Basique mais audible, ce message a été prononcé à la veille du début du confinement en France et non "au mois d’avril", comme le prétend Sibeth Ndiaye. Un "détail" calendaire passé au-dessus de la tête de Sibeth. Ou au travers. Ainsi les différents changements de braquet de Macron ont-ils eu de graves répercussions sanitaires et politiques.

Depuis, dernière volte-face en date du gouvernement, Macron a décidé d’augmenter drastiquement le nombre de tests à réaliser : mais seront-ils réalisables, en parallèle du déconfinement, puisqu'il prend par surprise les laboratoires et les autorités scientifiques sur lesquelles il dit pourtant s'appuyer. 5 millions de tests ont été commandés vont arriver "incessamment, sous peu".... 
Cependant, le recours massif à des tests sérologiques ne permet pas de relever une immunité des personnes déjà infectées par le Coronavirus, a prévenu début mai la Haute Autorité de la santé, dont le président du collège est nommé par le président de la République. Notons au passage que l'HAS siège à Saint-Denis La Plaine, dans ce département de Seine-Saint-Denis qui se dit défavorisé et abandonné de l'Etat

Le "capitaine de pédalo" a fait un petit Macron... 

Le gamin doit fumer dans le toilettes, en se cachant de Mamie... 

jeudi 12 décembre 2019

La réforme Macron des retraites, dénoncée comme injuste par les oppositions

Hormis les Français pris au piège de leur engagement auprès de Macron, les Français sont unanimement contre 

"Injuste". Un "enfumage". "Des perdants à tous les étages"
L'opposition s'est dressée comme un seul homme contre le projet de réforme des retraites présenté par le premier ministre Edouard Philippe, mercredi.
Voilà qu'en dépit de dix-huit mois de discussions et deux années de promesses floues, le premier ministre annonce que la réforme ne s’appliquera qu’à celles et ceux nés à partir de 1975, qui prendront leur retraite à partir de 2037 (en réalité en 2039 pour échapper au malus entre 62 et 64 ans). Un fardeau intolérable pour nos enfants, mais qui peut perdurer pendant une vingtaine d’années... En somme, la simplicité attendra encore une génération, pendant laquelle un 43ème régime coexistera avec les 42 régimes vilipendés jusqu’à hier.
Plus juste ?
Car "un euro cotisé donnera les mêmes droits à tous", selon le mantra de l’exécutif. Edouard Philippe a même annoncé sur TF1 que "tout le monde sera gagnant" grâce à la réforme. Pourquoi donc priver des millions de gens, nés avant 1975, des bénéfices d’une réforme juste et qui ne ferait que des gagnants ? Les Macron et Philippe sont vraiment de grand timides, ils n’osent pas faire plaisir à tout le monde ! grince Mediapart.
De grands malades, en fait.
Il nous parlent d'équité, car le nouveau régime sera u-ni-ver-sel ! Plus de spécificités héritées d’un autre âge et surtout plus de privilèges pour certaines catégories. Une sorte de nouvelle nuit du 4 août, en quelque sorte. Rassurez-vous, ce n'est pas le retour de l'ISF pour les premiers de cordée, mais la promesse d'une baisse de la pension des horribles cheminots et des affreux conducteurs de bus de la RATP. Faut dire qu'un départ à... 52 ans, ça en laisse plus d'un rêveur. Donc, tout le monde à la même enseigne. Oui, mais exception faite des militaires, des gendarmes et des policiers, qui savent pourtant, à la différence des enseignants, à quoi ils s'exposent : mais pourquoi donc les priver d’une réforme si avantageuse ?


En concertation avec Emmanuel Macron, le premier sinistre a franchi les "lignes rouges" de la CFDT et de l'UNSA, prévoyant d'imposer à tous un "âge pivot" de 64 ans pour partir à la retraite avec une pension pleine, après 2027. Le brave homme offre généreusement la possibilité d'un départ à 62 ans, mais avec malus : un cadeau à ceux qui ont eu les moyens de cotiser copieusement; un coup dans les reins aux classes moyennes aux carrières en dents de scie.

Philippe devait éteindre l'incendie allumé par le flou entretenu par Macron pendant deux ans, il l'a avivé. Il a engagé la macronie dans un bras de fer risqué avec tous les syndicats.

La majorité présidentielle peine à dissimuler son malaise.

 © Fred Sochard
Vivement la sanction des municipales !
Les députés LREM s'avouent partagés entre "soutien" et inquiétudes". Fin novembre, ils se disaient encore prêts à défendre en bloc une refonte des 42 régimes en un système universel où les trimestres seront remplacés par des "points". "C’est une réforme inscrite au programme présidentiel, ça fait partie des sujets sur lesquels on a été élus", martèle Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois. "Les retraites, c’était un sujet plébiscité dans la campagne ! martelait un des marcheurs de la première heure, le godillot lyonnais Bruno Bonnell. "Mais, par des arguties techno, le débat a été pourri… On l’a enfermé dans des sujets techniques au lieu de rester sur un débat de société," accusaient, comme lui, nombre de députés LREM, estimant que leur camp "joue beaucoup trop défensif" sur ce thème. 

Puis, certains députés laissèrent affleurer leur désarroi. Si beaucoup d’entre eux ont organisé dans leur circonscription des rencontres sur le thème des retraites, ces dernières semaines, d’autres n’ont pas pris ce risque. "Je renvoie les gens vers le site de la concertation, mais je ne vais pas faire une réunion publique pour dire : "voilà les trois piliers et c’est tout", gronde une députée francilienne. Je sais que les gens viennent avec leur dossier et vous demandent de combien sera leur pension. Or, pour l’instant je ne peux rien leur répondre.C'était avant la mobilisation massive de la rue, le 5 décembre.

Livrée à elle-même, comme la population, la majorité parlementaire est alors flottante. "L’élément de langage qu’on nous fournit, c’est qu’on ne peut pas s’opposer mordicus à une réforme qu’on ne connaît pas encore. Mais notez qu’on ne peut pas non plus défendre mordicus une réforme qu’on ne connaît pas encore", objecta logiquement un député LREM.  

Pour serrer les rangs, l’exécutif avait dû organiser une veillée d’armes : dîner puis déjeuner à l’Elysée, réunion de groupe spécial retraites mardi soir avec le premier ministre Edouard Philippe et le Haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, et séminaire-dînatoire du gouvernement dimanche… Du côté des parlementaires comme de celui du gouvernement, la tension était palpable : on se jaugea pour s’assurer de la solidité de tous en cas de grève durable. "Le premier ministre mène la réforme loyalement, selon un cadre du parti, et répète à longueur de journée qu’il est très motivé, s'agaçait-il. Mais Matignon a peur d’un soutien de l’opinion après quinze jours de grève, ce qui engendrerait la démobilisation d’une partie des parlementaires."
Mercredi 11, l'Edouard a pris la parole, mais l'effet produit est catastrophique.

D
epuis mercredi,
en privé, leurs certitudes chancelantes ont basculé.
Mardi, aux députés LREM, Edouard Philippe a commencé par déclarer qu'il n'y aura "pas d'annonces magiques" qui puissent faire "cesser les manifestations" et "les questions" des Français sur la réforme des retraites, ont rapporté plusieurs participants au dîner de cons de Matignon. A huis clos, à la veille de dévoiler le projet jusque là flou du gouvernement sur cette réforme très anxiogène, telle qu'elle est menée. "Ce n'est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions. Et c'est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l'hémicycle sur des sujets légitimes", a lancé le chef du gouvernement. 

L'exécutif n'a que des questions. Les réponses, c'est aux partenaires sociaux de les apporter : Macron fixe des objectifs, sans savoir comment les atteindre...C'est le réformisme macronien !

Les critiques les plus vives sont venues de la gauche

En évoquant Juppé qui, le 6 juillet 1995 sur TF1, se dit victime d'une opération de déstabilisation et déclara "Je suis droit dans mes bottes", à propos de son appartement au loyer défiant toute concurrence et de la baisse de loyer qu'il avait demandée pour l'appartement de son fils, "Le gouvernement est resté un gouvernement droit dans ses bottes qui n'a pas évolué et aujourd'hui, c'est un gouvernement minoritaire qui n'a plus le soutien que de l'unique Medef" et des députés LREM, a souligné Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, qui appelle "à de nouvelles mobilisations".

En pointe dans les manifestations ces derniers jours, certaines composantes se sont retrouvées en meeting commun dès mercredi soir. 
"Les retraites des grands patrons et les privilèges des assurances privées sont maintenus. Injuste et inéquitable," dénonce le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon"Je dis aux gens: il faut se bouger! Si vous faites les moutons, vous serez tondus", a ajouté sur BFMTV M. Mélenchon qui ira "bien sûr" manifester jeudi.
"C'est bien une grande régression civilisationnelle qui nous est proposée", "ils cassent le système par répartition", a complété le député LFI Eric Coquerel.

Le chef de file d'EELV Yannick Jadot s'est montré tout aussi cinglant: "Le gouvernement a donc choisi de fracturer un peu plus le pays. D'attaquer sa cohésion sociale". Pour l'eurodéputé, en principe favorable à un système par points, "reculer les échéances ne masque en rien l'injustice flagrante de la réforme proposée".

"Le président de la République et son gouvernement sont restés sourds aux revendications des Français", a estimé dans un communiqué Martine Aubry, maire PS de Lille, dénonçant "l'injustice et l'inéquité" de cette réforme.

Pour le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, "le PM confirme le pire".

La droite ne cache pas sa déception

Le parti Les Républicains est opposé à un système par points et prône un allongement de la durée de cotisations qui entraînerait un report de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. 

"Donc, si on comprend bien, nous avons eu [dix-huit mois de] débats et blocages pour rien," a tweeté le numéro 2 du parti LR, Guillaume Peltier.
"C'est la grande reculade! Le Président de la République n'a plus l'audace réformatrice qu'il avait promise aux Français. Au déficit qui va exploser, s'est ajoutée la complexité des exceptions, a souligné sur Europe 1 le chef des députés LR, Damien Abad.

"L'âge pivot à 64 ans n'est "ni plus ni moins le rééquilibrage financier par la baisse des pensions", a dénoncé le président de la Commission des Finances et député LR de l'Oise, Eric Woerth, ironisant par ailleurs sur l'invention par le gouvernement d'un "nouveau concept: la transition à rallonge".

"Jamais probablement un gouvernement n'aura présenté avec des mots aussi enjolivés une réforme aussi terrible", a réagi pour sa part la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, réclamant une nouvelle fois un référendum sur la question. En marge d'un déplacement à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief du de la présidente du RN, elle a prédit "un possible durcissement" du mouvement de grève.

"C'est très inquiétant. Il y a des perdants à tous les étages, les enseignants et demain peut être les policiers ou les personnels hospitaliers", a ajouté Sébastien Chenu, porte-parole du parti qui plaide pour la retraite à 60 ans.

Ancien allié de Marine Le Pen lors du second tour de la présidentielle 2017, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a pour sa part jugé que la réforme est "une usine à gaz". Mais "heureusement, elle ne s'appliquera qu'à partir de 2025". Et d'ajouter que, par conséquent, "un des enjeux de la présidentielle de 2022 sera d'annuler cette réforme injuste".

Voir l'image sur TwitterLa presse et ses chroniqueurs ont perdu leur demi-dieu.
Pour le quotidien Libération, "Philippe mobilise Berger" (leader de la CFDT, syndicat réformiste humilié mercredi). Laurent Joffrin y salue un "tour de force. Edouard Philippe fait un discours pour tenter d'apaiser le mouvement: il [Philippe ou Macron ?] réussit à monter tout le monde contre lui." "Il a changé un drapeau blanc en chiffon rouge", ironise le directeur de la rédaction du quotidien de gauche.

Sans la confiance, au-delà de cette réforme, l'acte II du quinquennat est d'ores et déjà perdu.

dimanche 27 août 2017

Rachline (FN) raille les "coups de menton" de Macron en Europe de l'Est

Les prétendues 'réformes' de la directive détachement des travailleurs sont "cosmétiques"

Les déclarations d'Emmanuel Macron sur les travailleurs détachés sont des "enfumages"souligne le sénateur-maire FN de Fréjus (Var), David Rachline.
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Il réagissait à ses propos lors de sa tournée en Europe de l'Est qui a tendu
les rapports diplomatiques avec la Pologne jusqu'à l'incident diplomatique.
Ce seraient même des "coups de menton" rappelant, selon lui, "les méthodes d'un Nicolas Sarkozy".

"La directive détachement des travailleurs n'a pas à être modifiée à la marge, elle doit être purement et simplement abrogée. 
M. Macron doit cesser la com' et défendre réellement les intérêts de la France et des Français", a insistépar communiqué vendredi, le jeune maire de Fréjus (29 ans) et ancien directeur de campagne de Marine Le Pen à la dernière présidentielle.

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"Les prétendues 'réformes' de la directive détachement des travailleurs sont cosmétiques"

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Les Français n'ont plus
les moyens du sourire
du plombier polonais
"Elles seront de toute façon refusées par les pays concernés et ne régleront en rien le scandaleux dumping social que subissent les travailleurs français sur leur propre sol", ajoute-t-il.

"Ces enfumages et coups de menton, qui rappellent furieusement les méthodes d'un Nicolas Sarkozy, ne tromperont personne. 

Emmanuel Macron feint de s'attaquer à des problèmes qui exaspèrent légitimement les Français, en sachant pertinemment qu'il ne les règlera pas, ne remettant pas en cause les idéologies qui les sous-tendent et qu'il valide : européisme, ultralibéralisme, disparition des frontières." 

"Schengen n'est pas réformable : pour protéger les Français, il faut y mettre fin et retrouver nos frontières nationales", affirme encore D. Rachline.

lundi 29 mai 2017

Affaire Ferrand: l'avocat à l'origine du montage immobilier lâche son client

L'avocat d'affaires au coeur de l'opération financière  se désolidarise du mutualiste

L'avocat qui s'est prêté à l'opération immobilière donne sa version 
de la transaction au coeur des soupçons qui pèsent sur Ferrand.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
Me Alain Castel émet des doutes sur les intentions légales de l'actuel ministre dans ce dossier.
Dans un entretien avec Le Parisien, ce conseil dénonce un "enfumage". Interrogé dans les colonnes du Parisien ce lundi, l’avocat à l’origine de l’opération immobilière devenue "l’affaire Ferrand" apporte de nouveaux éléments complémentaires aux révélations du Canard enchaîné publiées la semaine dernière. Pour mémoire, le directeur général de Mutuelles de Bretagne et actuel ministre de la Cohésion des territoires est soupçonné d’avoir favorisé la SCI (société civile immobilière) de sa compagne dans la location de bureaux pour Mutuelles de Bretagne qu’il dirigeait au moment de la transaction, en 2011, et avant même la constitution de cette SCI. 

Spécialiste de recouvrement de créances, Alain Castel, ancien bâtonnier de Brest aujourd’hui à la retraite, raconte la genèse de cet accord:
D’après les informations du Canard enchaîné, le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration ne mentionne pas que la femme de Richard Ferrand était la gérante de la Saca au moment de l’opération. "Est-ce que cela veut dire que Richard Ferrand a cherché à masquer que sa compagne allait piloter la SCI ?" s’interroge Alain Castel.
L'avocat précise que, selon l’article L.114-32 du Code la mutualité, "toute convention à laquelle ‘un administrateur ou un dirigeant opérationnel est indirectement intéressé ou dans laquelle il traite avec la mutuelle, union ou fédération, par personne interposée est soumise à l’autorisation préalable du conseil d’administration’. En clair, en cas de risque de conflit d’intérêts, ces conventions doivent être soumises à un commissaire aux comptes qui rédige un rapport spécial transmis ensuite à l’assemblée générale de la mutuelle, qui statue".
Et c’est l’existence, ou non, de ce rapport qui serait déterminante d’après l’avocat: "S’il y en a eu un, il n’y a plus d’affaire Ferrand. Sinon, la justice doit examiner l’affaire de plus près". Interrogé par Le Parisien, Richard Ferrand tente de se justifier:
Le commissaire aux comptes n’a pas été interrogé car je considère qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts. Interrogez le commissaire aux comptes -mon successeur l’a fait-, il vous confirmera de facto qu’il n’y avait pas nécessité à un rapport spécial."
Le Parquet national financier (PNF) a fait diligence pour clamer qu'il n'ouvrira pas d'enquête, jugeant que les "faits évoqués à ce stade n'entrent pas dans le champ de compétence du PNF". 
Quant au parquet de Brest, il s'est aligné, faisant savoir que le procureur Eric Mathais a "procédé à une analyse juridique pour déterminer s'il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête". "Au terme de celle-ci", conclut-il, "il apparaît qu'en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire".

Ferrand a signé la promesse de vente aux Mutuelles de Bretagne des locaux loués par sa compagne  alors qu'il dirigeait la mutuelle

La promesse de vente comportait une condition suspensive, "la conclusion d'un bail commercial avec une SCI devant substituer Richard Ferrand et les Mutuelles de Bretagne", précise dans le quotidien l'avocat à l'origine de l'opération immobilière., révèle lundi Le Parisien.
"Le 23 décembre 2010, un compromis de vente est signé (...) (par) Richard Ferrand en son nom propre", dit Alain Castel dans Le Parisien.
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Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné a révélé que Mutuelles de Bretagne, que le ministre de la Cohésion des territoires a dirigées jusqu'en 2012, avaient loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros.

Richard Ferrand justifie la présence de sa signature sur le compromis uniquement "parce que les parties adverses avaient besoin de l'engagement d'un acquéreur pour lever un problème".
"J'ai hésité", raconte le ministre. Ferrand précise même avoir accepté d'apposer sa signature pensant que "cela n'engageait ni la mutuelle, ni moi-même".

"Il n'y avait pas de conflit d'intérêt", prétend le ministre.
"Je ne suis ni marié, ni pacsé avec Sandrine Doucen. Avec ma compagne, nous ne vivons pas sous le régime matrimonial. Nous n'avons pas de patrimoine commun. On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens. Je ne suis pas partie de l'affaire." Juste déterminé à récompenser sa maîtresse...

Le Premier ministre Edouard Philippe a exclu vendredi la démission de Richard Ferrand, laissant aux électeurs la responsabilité de sanctionner ou non le ministre de la Cohésion des territoires.
Outre l'affaire des locaux de la mutuelle, ce proche d'Emmanuel Macron s'est pourtant mis en difficultés pour avoir embauché et rémunéré son propres fils sur son enveloppe de parlementaire - de l'argent public - pendant plusieurs mois, en 2014, en qualité de collaborateur parlementaire. De l'argent de poche, selon Benjamin Griveaux, porte-parole du mouvement En marche!, chargé de la riposte et du déni.

A la différence du Parquet national financier et du parquet de Brest, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis dénonce dans le premier volet de l'affaire Ferrand un enrichissement personnel" : lire PaSiDupes

mercredi 27 janvier 2016

Tragédie de Brétigny: la SNCF a-t-elle orchestré des faux-témoignages à la Justice ?

Des cheminots se chargeaient de briefer les témoins convoqués par la justice

Des écoutes téléphoniques des magistrats révèlent que 
la justice se serait laissée intoxiquer par la SNCF, 

lors de l'enquête sur le déraillement du train Corail en 2013.

Cadre au service juridique de la SNCF, Claire Chriqui ne réalisait pas qu'elle vit sous un régime policier et ne se doutait donc pas qu'elle était écoutée par les juges d'instruction"Je crains que les OPJ [officiers de police judiciaire] l'appellent en direct, qu'il panique, qu'il ne sache pas, qu'il ne comprenne pas. [...] En général... j'aime bien un peu les voir." 

Et ses propos révèlent que la direction de la SNCF a tenté de "manipuler l'enquête" sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, près de Dijon (Côte d'Or) en briefant ses employés avant leur audition par la justice, selon le Canard Enchaîné du mercredi 27 janvier.

Les syndicats ont-il participé à l'enfumage des juges ?

Le 12 juillet 2013, le déraillement d'un train Corail Paris-Limoges a fait sept morts et des dizaines de blessés à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Plusieurs rapports d'expertise et enquêtes ont été lancés pour identifier la cause de l'accident.

Mais lors des convocations des responsables SNCF du secteur de Brétigny, les magistrats se retrouvent face à des agents "sérieux et irréprochables", raille le "Canard". Christophe Bolhy, un cadre de la SNCF, concède simplement qu'il "ne sait pas" si les contrôles du matériel ont été correctement menés. L'hebdomadaire anarchiste ne met pas en cause les syndicats et ne mentionne pas l'appartenance syndicale de ce dirigeant d'unité de production voie SNCF. La CGT et SUD détiennent la majorité absolue dans l'entreprise ferroviaire publique.


Or, les juges ont précédemment lancé une écoute téléphonique sur l'ensemble des personnes convoquées.
Selon le PV tombé entre les mains du "Canard", le même Christophe Bolhy hurle au téléphone à son supérieur: "Brétigny, c'est des crevards [salauds]. Faut tous les foutre dehors ! "Et de traiter les cheminots de "burnes" (tout en "c*uilles, sans cervelle).

Un autre faux-témoin est mentionné, mais sans être nommé
Un autre cadre de la SNCF, dont l'identité n'est pas révélée, se lâche au téléphone, à propos d'une traversée-jonction (TJ), pièce maîtresse dans les intersections entre deux voies, qui est soupçonnée d'avoir causé l'accident de Brétigny : "Elle est pourrie, mais c'est pas la seule... Toutes les TJ de Brétigny sont dans cet état-là."
Face aux magistrats, le cheminot tient un autre langage qui n'accuse plus gravement : "Quand je dis 'pourrie', ça ne veut pas dire 'en dehors des normes', ça veut dire 'vieux' "...

Une connivence entre direction et syndicats

Mais surtout, l'écoute téléphonique accuse la direction de la SNCF de cadrage des propos des cheminots. En témoigne un échange entre Christophe Bolhy et son collègue M. Delrue. Le 15 mai 2014, le premier confie "Je suis convoqué chez la police". L'autre répond : Oh putain ! [...] Il faut vraiment que tu te fasses briefer par Claire ! [...] Il faut qu'on sache exactement ce qu'on peut dire."

Claire Chriqui, du service juridique, dont il faut croire qu'elle n'est syndiquée ni à la CGT ni à Sud (syndicats dominants) se charge de préparer les salariés convoqués. Après chaque audition par la police, les agents lui repassent un coup de fil pour "lui expliquer comment ça s'est passé, lui dire les sujets abordés".

Dès le 4 décembre 2013, les juges découvrent par l'écoute que Claire Chriqui donne des ordres aux agents convoqués. A l'un d'entre eux, elle explique : "Je t'invite à ne rien apporter [aux policiers]... Tu viens avec rien... Il faut attendre leurs demandes." Un délégué syndical tiendrait-il un autre langage ?

Tentative de falsification d'une note interne


D'autres cadres du service juridique briefent et débriefent les agents entendus. 
L'un d'eux, anonyme, mais évidemment pas militant syndical, raconte : "Les normes, moi, je les ai jamais évoquées, parce qu'il ne faut pas les évoquer, et comme [les juges ne les] connaissent pas, ils les demanderont pas."

Fort de son appartenance syndicale, une autre cheminot n'hésite pas à faire pression sur un cadre, auteur d'une note interne sur l'accident, pour qu'il mette son texte en conformité avec les intérêts liés de la direction et des syndicats. Le rapport litigieux fait état à Brétigny "d'appareils en très mauvais état". La conseillère propose de "supprimer 'en très mauvais état'" : "Ca n'ajoute rien. On se doute bien qu'on n'est pas en train de régénérer des appareils neufs. C'est pas la peine d'aller mettre que tout est en très mauvais état."

L'ensemble des rapports d'expertise arrive à la conclusion qu'un défaut de maintenance sur les voies est à l'origine de l'accident. Mais c'est la faute de l'insuffisance des crédits de fonctionnement et des effectifs: comment la justice se retournerait-elle contre le gouvernement ?  
Le déraillement aurait été causé par une éclisse - sorte de grosse agrafe sur l'aiguillage -, dont une fissure n'avait pas été détectée lors des tournées de surveillance - ce qui met en cause la conscience professionnelle des cheminots de Brétigny, indépendamment du budget de la SNCF, d'autant que le drame est intervenu à l'entrée de la gare même  - et dont trois des quatre boulons s'étaient cassés ou dévissés.  L'éclisse avait alors pivoté, provoquant l'accident.

"Cassés ou dévissés"
La polémique soulevée par Le Canard sert-elle donc à détourner l'attention de l'hypothèse de l'acte malveillant, voire terroriste ?

Les syndicats se tiennent en retrait derrière la SNCF qui nie en bloc

Une communauté d'intérêts
"La direction juridique de SNCF [...] défend et accompagne ses salariés [et les syndicats, leurs syndiqués] lorsqu'ils sont mis en cause dans l'exercice de leur fonction. C'est le cas pour l'instruction concernant l'accident de Brétigny", a réagi mardi soir l'entreprise ferroviaire dans un communiqué.
Les salariés auditionnés par les juges sont totalement libres de leurs propos", a-t-elle affirmé, se refusant à commenter un article basé sur des "documents [...] couverts par le secret de l'instruction". Le secret des sources de la presse permet ce genre de fuitage vers les media qui font de l'investigation devant leur téléphone.

Depuis l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet d'Evry, seules deux personnes morales ont été mises en examen, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), toutes deux mises en cause pour homicides et blessures involontaires. 
Tranquilles, les syndicats peuvent dresser le poing. Et aussi adresser un bras d'honneur à la justice.