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mardi 10 avril 2018

L'offensive médiatique de Macron boude le service public, mais flatte l'extrême gauche révolutionnaire

Les chaînes publiques ont-elles réussi à perdre l'une de leurs nombreuses exclusivités ?

Après TF1 jeudi, le président de la République sera l'invité de RMC et BFMTV dimanche
Résultat de recherche d'images pour "Macron sur toutes les chaines"Trois jours après son adresse royale aux ruraux et aux retraités du 13 Heures de TF 1, Emmanuel Macron poursuivra son offensive médiatique dimanche soir sur BFMTV, RMC et Mediapart. Pendant deux heures à partir de 20h35, il répondra, en direct depuis le palais de Chaillot,  aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, cofondateur trotskiste du site internet anti-républicain. Le président en vient ainsi à accorder un label républicain à ce site révolutionnaire. 

L'attelage inédit d'une chaîne privée commerciale et d'un site anti-capitaliste payant a surpris jusqu'à la rédaction de Mediapart, laquelle avait dénoncé sur son site le choix d'"un duo d'hommes blancs de plus de 60 ans, désigné par le président : zéro parité, zéro diversité, personnalisation poussée à l'extrême"
Durant la présidentielle, Emmanuel Macron avait juré qu'il recevrait BFMTV et Mediapart une fois élu. 
En tenant parole, Macron consacre trois ruptures, d'une  part avec le service public par trop rebelle, ainsi qu'avec l'ancien monde auquel il a pourtant appartenu au sommet de l'Etat au service de Hollande, à l'Elysée, puis au gouvernement, et par conséquent celui des entretiens sacralisées, diffusés conjointement sur les deux chaînes les plus écoutées, et d'autre part, en troisième lieu, avec la démocratie qui combat tous les extrémismes, qu'ils soient de droite comme de gauche.

VOIR et ENTENDRE dans ses oeuvres, au moment des résultats de la présidentielle, celui qu'on dit habile en communication et qui ne se sait pas filmé par la presse internationale, avec notes et prompteur (bretelles et ceinture) :


L'ex-banquier s'aliène le service public attaché à ses "avantages acquis"

Cette innovation a humilié les journalistes de France Télévisions et de Radio France, dont le statut privilégié est ainsi remis en cause par cette exclusion du dispositif présidentiel. "On avait pourtant proposé plusieurs formats d'émission modulables", se désole un ponte de France 2, avouant ainsi que le président n'est pas invité mais que Macron a imposé sa présence à RMC-BFMTV et TF1, comme au site web d'information payant du marché de l'information, sous la pression du mouvement social qui s'étend. Le service public se sent placardisé par un président qui, le premier, le met en concurrence avec les chaînes privées: un seul passage sur France 2, face au journaliste à mèches peroxydées, Laurent Delahousse, en décembre, sur quatre entretiens en près de douze mois depuis son élection.

"Macron avait l'occasion de se rattraper après avoir qualifié l'audiovisuel public de 'honte de la République[début décembre 2017, il avait dénoncé la gestion de l’audiovisuel public, mais également les programmes diffusés : "une série d’euphémismes résumée en langage moins châtié par un participant : "Il a dégommé France Télé. La charge était violente. Chaque phrase était dure. Le malaise doit être profond pour qu'il se soit lâché comme ça", confia un invité]. Mais il a délibérément choisi de se moquer de ces choses-là", souffle un journaliste anonyme. 

Des temps d'antenne 'low cost' pour les chaînes, mais à double tranchant pour les acteurs politiques 
Hasard ou non du calendrier, le prédécesseur de Macron, François Hollande, a décidé de clamer son amour du service public : il sera, quant à lui, invité des 20 Heures de France 2,  ce soir mardi, 36 heures avant la prestation du monarque-président sur TF1, et jeudi sur France Inter, puis France 5, le même soir...
Le capitaine de pédalo a-t-il préféré se saborder, en saturant le public d'émissions politiques, que de laisser Macron occuper tout l'espace médiatiquesans aucune offre alternative ?

mercredi 4 janvier 2017

Laïcité, diversité et discrimination: un site de location communautaire et d'islamisation de la France

Les musulmans en France s’organisent pour des vacances entre eux 

Réservé aux musulmans, 
Oummaloc est le premier site web de locations d’hébergements communautaires.

Le créneau de ce site web et d'encourager l'hébergement respectueux des valeurs musulmanes! 
Sur le principe du contrôle au faciès, par ailleurs dénoncé aux entrées de discothèques, la plateforme met en relation les hébergeurs choisis sur leur valeurs islamiques affichées avec les voyageurs cherchant à la fois un logement pas cher, sécurisant et facile à réserver, en discriminant les "mécréants" français.


Le site se place au-dessus des pratiques occidentales 

L’équipe du site intégriste insiste également sur le fait de trouver un endroit correspondant à leurs "attentes", implicitement avoir un lieu où prier sereinement et proche des commerces halal, histoire de promouvoir le commerce en circuit fermé. 

Ces musulmans religieux s'inscrivent hors laïcité républicaine 
Ils mettent en exergue des "valeurs et bonnes pratiques", parmi lesquelles figurent "le respect, la confiance, la sécurité, la fiabilité et l’honnêteté", qu'ils dénient aux Français.

En quelques clics, l’internaute musulman pourra poster ses photos (délit de faciès visant les non-musulmans), gérer ses prix (et faire tourner l'économie islamique), son calendrier (islamique et lunaire, tout sauf républicain), télécharger devis et contrats, pour louer ou sous louer comme un professionnel. 

Il pourra même indiquer si son logement est réservé aux hommes ou aux femmes.
Et le site héberge donc les familles polygames...  

L’économiste Philippe Herlin met en garde contre un site participant de l'islamisation de la société française

Lecteur audio

De son côté, le démographe Jean-Paul Gourévitch pointe l’aspect discriminatoire du site communautaire :
Lecteur audio

Bien qu'il soit docteur en sciences de l'information et de la communication, qu'il ait enseigné l'image politique à l'Université de Paris XII et soit un expert international reconnu en ressources humaines et spécialiste de l'Afrique et des migrations, la crème de la presse crasse le juge aux InRocks l'écrase de son mépris..
Quant à maître Jérôme Triomphe, avocat  au Barreau de Paris (notamment de l'AGRIF et que vous ne verrez pas sur les chaînes de radio et de télévision "indépendantes" de toute idéologie), il souligne que Oummaloc ne respecte pas le droit français :
Lecteur audio


Ces musulmans qui n'hésitent pas à prendre la loi par derrière

Duplicité stupéfiante, mais valeur morale exemplaire
 
"Un propriétaire a récemment proposé [...] un appartement en location de deux pièces à Zurich [Suisse]. En précisant bien "que pour des Suisses ou des citoyens européens, pas de musulmans", précise la "Nordwestschweiz" (qui souligna, dans un sondage du 13 juillet 2016, que 80% des lecteurs du journal ne voulaient pas d'un musée de l'islam), citée aussi par l' "Aargauer Zeitung" lesquels sont pointés par les vertueux d'Oumma, site web créé en septembre 1999, destiné à la communauté musulmane francophone et classé premier site d'information musulman en 2016.

Et qu'ose écrire Oumma?

'Oumma' désigne d'ailleurs l'honnête communauté des musulmans, indépendamment de leur nationalité. 
Selon Gilles Kepel, avant 1999, ce site se nommait "allahouakbar.com"... et selon Caroline Fourest, le site actuel Oumma.com est  "complotiste et islamiste". 
Outre que ce site intégriste apporte son soutien à l'islamiste Tariq Ramadan, dont il publie des textes, le 31 mai 2016, Zouhair Amri en tant que responsables du site Oumma.com est condamné, car il a relayé un article d'Hicham Hamza, auteur du blog conspirationniste (ou complotiste) Panamza.com, qui est condamné en diffamation pour avoir traité Caroline Fourest de " désinformatrice" sur la base d'une séquence de son film Les Obsédés du complot. Sur son blog, il avait accusé Caroline Fourest d'avoir tronqué le sous-titrage d'un dialogue dans son reportage sur les réseaux complotistes mais la Cour a admis l'explication de la journaliste qui assura que la mauvaise retranscription relevait " d'une erreur de sa monteuse lors du montage du documentaire" ".
Ce site exemplaire est géré par la SARL Oumma Media qui regroupe quatre sites emblématiques de l’islam francophone – Oumma.com, OummaTV, Umma-United et Mejliss – Oumma.com et OummaTV.tv).

L’hébergement confessionnel est-il sectaire ?


Dans le même temps où les musulmans ont lancé leurs propres sites communautaires, il aurait pu sembler difficile d'imposer une charte de non discrimination au site d’hébergement AirBnB, plateforme "communautaire" payante de location et de réservation de logements de particuliers fondée en 2008 par des Américains. C'est pourtant ce qui vient de leur être imposé, suite à quelques soucis d’accueil ou de refus d’accueillir des personnes non conformes aux "aspirations " des hébergeurs qui ne sont pas libres du choix de leurs hôtes. Ce qui apparaît comme une nécessité éthique pour les uns ne l'est nullement pour les autres, dans notre république inégalitaire, puisque les associations et pétitionnaires font la loi dans ce pays.

 

mardi 27 septembre 2016

Rebond du chômage: des proches de Hollande repoussent le lancement d’un site de sauvetage

La preuve que "cette hausse cache une baisse" !... comme l'affirme ce bouffon de Le Guen

Ce lundi, des proches de François Hollande devaient rendre public le lancement
 d'un site internet à la gloire du chef de l'Etat.
 

L'association "Répondre à gauche" est à la manoeuvre. 
Google ou PS ? Hégémonie !
Elle avait mené la campagne du socialiste en 2012. Elle promettait d'assurer ce lancement lundi 26 à partir de 18 heures, mais elle rétro-pédale à la veille de la primaire socialiste de 2016. En mars dernier, elle rappelait encore que Hollande a été élu président de la République en promettant le redressement du pays dans la justice et en donnant la priorité à la jeunesse. Ainsi, avançait-elle que "le déficit des finances publiques sera de 3,3% du PIB en 2016" ou qu' "en 2015 l’économie a recréé des emplois marchands (82.000) et le chômage a commencé à baisser : 10,2% fin 2015 contre 10,4% mi-2015".

"Répondre à gauche" est animé par les députés Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or) et Gwendal Rouillard (Morbihan), qui ont décidé en 2012 de former autour d'eux une "coordination" d'élus hollandais, proches de Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ainsi que du sénateur et maire de Dijon François Rebsamen. Ce club avait été mis en sommeil à l'élection de Hollande à l'Elysée, mais a été réveillé au printemps 2015, le temps d'un colloque à l'Assemblée nationale intitulé : "Trois ans et après ?" 


Ces hollandais pur jus disaient alors non à une primaire socialiste et reprennent de l'activité maintenant qu'elle est malgré eux en route. Aujourd'hui, combien de divisions ?


Au final, "la politique de la gauche réduit les inégalités", selon Dominique Villemot, avocat, président d’honneur de l’association Démocratie 2012, club de réflexion fondé par l'ancien député PS du Gard, Jean-Marie Cambacérès, ex-époux de la princesse Nanda-Dévi Norodom, petite-fille du roi Norodom Sihanouk du Cambodge.

"Hé, Oh, la gauche" est mort-née
mais ce mouvement politique de soutien à François Hollande et sa politique se déclare pourtant fière de son bilan, malgré aussi le déferlement de quolibets qui a accueilli sa venue au jour en avril 2016 ! Selon Le Figaro, il s'agissait d'une première étape en vue de présenter la candidature de François Hollande aux élections présidentielles de 2017, en indépendant et donc hors primaires.
"Ça va mieux"! était leur grand cri, mais les chiffres en hausse massive du chômage en août 2016 ont signé l'arrêt de mort du truc.

Autour de Stéphane Le Foll, qui fut le bras droit de François Hollande au PS onze ans durant, et dans la perspective de la [Belle] Alliance populaire (BAP), entre politiques, associatifs, syndicats et société civile, en vue de la présidentielle de 2017, lancée par le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray (SOS Racisme), 
la gauche qui gouverne [et discrimine: profession de foi trompeuse jusque dans le logo en étoile à cinq branches; une allusion forte à la fois à l'islam et au communisme], c’est-à-dire le parti socialiste, les écologistes d’Emmanuelle Cosse et les radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet, se réunit le 25 avril 2016 afin de remobiliser l’électorat de gauche face à la droite qui revient en force et se présentant agressivement comme "une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme conquérant". 
Dans un appel que les "journalistes d'investigation" de Libération ont reçu dans leurs boîtes mél (et veulent nous revendre par abonnement...), les signataires percevaient déjà le besoin d'un revitalisation de la gauche de gouvernement, PS hégémonique en tête, et d'un "nouveau départ". "Conscients de la gravité et de l’urgence, écrivaient-ils, militants de l’égalité et partisans de la fraternité, nous en appelons à la constitution d’une grande alliance populaire démocratique, écologique et sociale", à un an de l’élection présidentielle.

L'ouverture du site sera finalement repoussée de "quelques jours", officiellement pour des questions techniques..
Ca, c'était en 2012
Les proches de François Hollande organisent leur "sauve-qui-peut" pour conserver leurs sièges parlementaires, pressent donc le président de la République à se présenter officiellement sa candidature à sa réélection et comptent valoriser son bilan.
Mais finalement, ce lancement est percuté de plein fouet par les chiffres du chômage. Les raisons techniques font d’abord sourire. "C'est de l'artisanat", lâche un député. 
Puis, au vu de ces chiffres calamiteux tombés après les "Ca va mieux" massivement répercutés par la presse, on nous avoue que des ajustements sont nécessaires sur le premier texte d’un appel qui doit être lancé par des jeunes. Mais le timing est également peu propice à ces initiatives, notamment auprès des jeunes, priorités de Hollande, et pourtant frappés plus que jamais par le chômage.
"On pensait que les chiffres du chômage seraient bons, d'où le lancement du site...", glisse un élu plus stupide que les autres, à BFMTV. "On ne va pas marteler ça va mieux alors que les chiffres sont mauvais", poursuit-il, amer. Combien, comme lui, sont au bord de la crise de nerfs ?

Bras ballants au pouvoir, ils veulent valoriser leur inaction et contre-attaquer

On demande à voir... Après tout,
n'ont-ils pas assez de France Télévisions et ses cinq chaînes de télévision, du groupe BFM ou de LCP, ainsi que des groupes Le Monde et L'Obs ou de Libération ? Ce qui n'interdit pas à Hollande de déplorer qu’il n’y ait "plus de journaux de gauche en France" ! Parmi les totalitaires, Bernard Cazeneuve a tancé... Libération qui affirma le 21 juillet 2016 qu’il avait "menti" sur le dispositif policier déployé le soir du 14 juillet à Nice où un attentat revendiqué par Daesh a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais. Le ministre de l’Intérieur s’était alors emporté (violemment, comme ils disent) sur "la déontologie des journalistes", dont les "procédés empruntent aux ressorts du complotisme". Pincez-moi !

Sans compter que le site, qui a des ratés à l'allumage, s'appellera "Notre idée de la France". Il doit être participatif et géré par l'association dont Stéphane Le Foll est le président. Une pointure, celui-là, et un gage de développement, à l'instar de l'agriculture, notamment bretonne. Bon, mais, après tout, ne sont-ils pas fiers d'être Bretons et de voter PS ?

Il y aura donc régulièrement des vidéos de "riposte" face à la droite. 
Vanter le bilan de Hollande ne semble pas crédible, pas même en milieu socialiste. Ils pensent se faire du bien en tapant sur la droite. Ainsi, leur première riposte doit-elle cibler Nicolas Sarkozy et les Gaulois, c'est-à-dire vous et moi. Autant que Hollande fasse donc campagne au Gabon. 
Au fil des semaines, seront également mis en ligne des appels thématiques pour soutenir le chef de l'Etat. Le premier appel doit concerner la jeunesse. Mais en évident d'aborder le chômage qui les attend. 

C'est ça que vous voulez ?
L'initiative doit aussi se propager parmi les trolls des réseaux sociaux puisque "Notre idée de la France" se déclinera également en un compte Facebook et un fil Twitter. Les sondages et les débats politiques ont fait leur temps à force de nous saouler. Alors les plus candides se feront piéger par les twittos et s'imagineront ainsi que la foule des anonymes adhère. 

Dans l'équipe en charge du projet internet, on assure que cela est fait bénévolement, "à zéro euro". Le maillage des collectifs et associatif pourra donner toute sa mesure. Mais ces réseaux socialistes ne sont-ils plus financés par le PS et la "réserve parlementaire" ou les conseils départementaux ? En cas de difficultés budgétaires, voyez plutôt Sylvie Andrieux et ses semblables...

 

samedi 5 septembre 2015

Aide aux réfugiés, oeuvre humanitaire ou idéologie subversive ?

Comment aider les réfugiés ? En n'aspirant pas les forces vives des pays désorientés par la perte de leurs pouvoirs forts

Un mouvement veut pourtant développer l'hébergement chez l'habitant

Une initiative prétendument locale et spontanée
Arrogance du regard de ceux qui se jugent meilleurs
Pour permettre aux bonnes volontés sous le coup de l'émotion d'offrir leur hospitalité pendant un mois, un trimestre ou un an, et plus si affinités, un site internet propose de mettre en relation migrants et bénévoles, une initiative inspirée de l'économie du partage, et dont le succès ravit ses parrains, des militants opposés au maintien de frontières.

Leur propagande se fonde sur "des histoires qui ont le pouvoir incroyable de nous rapprocher et de nous rappeler que nous partageons une humanité. Avaaz offre à chacun la possibilité de raconter son histoire, afin que nous puissions renforcer nos liens et apprendre les uns des autres." Et en voici une parmi d'autres: "Je viens de recevoir un mail pour une chambre pour 3 à 4 mois sur Paris !" Dans les locaux de l'association Singa, Nathanaël Molle, le cofondateur du projet, s'enthousiasme. "C'est plutôt cool parce qu'on manque de logements sur Paris [certes!], alors que c'est l'endroit où on a le plus de réfugiés statutaires". 

Le petit gars n'est pas tout seul, à la vérité 
Fondée en 2007, Avaaz est une organisation non gouvernementale internationale (ONG) de cybermilitantisme, se présentant comme un "mouvement démocratique supranational" donc sans aucune légitimité. Ainsi, pendant longtemps, Avaaz a été une plateforme en ligne sur laquelle des citoyens du monde entier pouvaient lancer des pétitions - auquel il est reproché un manque de neutralité - et mobiliser leurs réseaux sur le net autour de problématiques diverses et variées, et surtout partisanes.

"Avaaz n’a que cinq ans, mais a connu un essor exponentiel jusqu’à devenir aujourd’hui le plus grand et le plus puissant mouvement citoyen mondial en ligne", note The Guardian en 2012. 



Puis, ce lanceur d'alertes est passé à l'offensive de terrain.
Et le quotidien intello-bobo britannique souligne qu' Avaaz "fait toutefois l'objet de critiques visant son fonctionnement, la personnalité de ses fondateurs et son ingérence dans les affaires de certains pays."


La presse française lui sert pourtant la soupe car, selon elle, tout ce qui se drape d'humanitaire serait indiscutable et respectable.
Pourtant, les critiques pleuvent. Sur le sujet de la seule Syrie, en février 2012, Avaaz revendiquait  un rôle-clé dans l'évacuation du photographe irlandais Paul Conroy et du journaliste espagnol Javier Espinosa de Syrie, affirmant que "13 militants de son réseau avaient trouvé la mort dans cette opération". Propos relayés -sans vérification- par la presse occidentale. Or, après enquête du journaliste Simon van Zuylen-Wood publiée dans le magazine américain The New Republic (centre gauche et progressiste), Paul Conroy affirme que Avaaz n'a joué strictement aucun rôle dans son exfiltration. Depuis, Avaaz n'a cependant apporté aucune modification à ses communications sur les événements. 
Une autre critique de cette opération concerne l'affiliation des 13 militants tués à Avaaz. L'association aurait en effet "pris avantage de la mort de 13 personnes pour coller à sa campagne médiatique". Avaaz réplique en accusant une rivalité entre organisations et van Zuylen-Wood. Il pense d'autre part qu'Avaaz peut tout de même être crédité pour avoir coordonné les militants au début des événements, introduit des fournitures médicales, des journalistes et des moyens d'informations en Syrie. Ainsi, Avaaz a sacrifié une partie de la vérité au profit du "pouvoir et de la renommée".
Entre 2007 et 2009, Avaaz a été financée en partie par le spéculateur milliardaire de 85 ans, George Soros, via MoveOn.


Selon le journaliste Patrick Kingsley, depuis 2009 l'organisation n'accepterait aucun don émanant de fondations ou de sociétés et refuserait toute somme dépassant les 5.000 dollars (4.500 euros). Avaaz ne vivrait que de la générosité des membres individuels, qui avaient réuni en 2011 plus de 20 millions de dollars. L'ONG affirme en outre avoir choisi de ne pas rendre déductibles des impôts les dons effectués afin de garantir son indépendance et sa liberté d'expression sur les questions politiques. Soros est cependant soupçonné d'établir des positions dominantes à travers le monde à des fins de profit personnel, sous couvert de philanthropie.


Un manipulateur avéré.
 
En janvier 2008, The Times révèle que Soros a financé une étude de la prestigieuse revue scientifique The Lancet sur le nombre de victimes durant la guerre d'Irak. Cette étude, réalisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), indique que la guerre d'Irak aurait causé 650.000 morts. En revanche, The Times cite une autre étude de The New England Journal of Medicine, fondée sur des hypothèses moins radicales, qui évalue le nombre de victimes à 151.000 victimes.

Un révolutionnaire 
 
Il est démontré que son Open Society Foundations et Freedom House (le groupement politique serbe Otpor), entraînent des activistes du monde entier à renverser des gouvernements opposés aux intérêts des États-Unis. Optor est considéré comme l'un des acteurs majeurs de la chute du régime de Slobodan Milošević, ainsi que de la formation de jeunes révolutionnaires de différents pays, de la Géorgie à l'Égypte ou les Maldives, en passant par la Biélorussie ou... l'Ukraine.
Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud 

Depuis le lancement du projet Avaaz il y a quelques jours, la fréquentation du site internet de Singa s'est emballée: près de 200 personnes se sont inscrites pour proposer qui une chambre, qui un hébergement d' "un mois pour commencer", "avec une spontanéité aux antipodes du discours de repli souvent associé aux thèmes liés à l'immigration", aux dires de l'AFP.
Alice Barbe, entourée de Foday Mamoud Janneh,
président de SINGA et de Carlos Arbelaez
Singa est une association française spécialisée dans l'entrepreneuriat social qui se définit comme une communauté, incluant les réfugiés statutaires, dans laquelle "on se rencontre, on réfléchit, on échange, on crée de l'innovation sociale, de la richesse culturelle et des emplois," C'est-à-dire qu'elle formate des réfugiés pour qu'ils développent de "bons" projets associatifs, artistiques ou entrepreneuriaux et prolongent l'action de l'asso, dans le même esprit d'une France d'accueil.
Une rapide étude du discours sur la formation à l'entrepreneuriat, par exemple, révèle des filouteries. Prenez le cas mis en exergue de Carlos Arbelaez, 29 ans. En fait, il était déjà entrepreneur dans son pays d'origine, la Colombie... Que lui apporte Singa? Elle ne fait qu'exploiter ses compétences.
L'ombre de Avaaz plane. En février 2015, Singa a co-organisé un hackathon sur le thème de l'asile sous le nom "#Réfugiés Connectés", le premier sur ce thème en France. L'AFP a-t-elle établi les connections entre Avaaz et Singa ?

"
Nous avons mis en place un programme de cours de français par le tutorat permettant non seulement aux réfugiés d'améliorer leur connaissance de la langue, mais aussi de socialiser et de rencontrer des français dans une atmosphères [sic] décontractée et agréable." Ce copié-collé, maintenant, pour confirmer votre opinion sur la qualité des services: "Si nous avons pu faire tout ça, c'est notamment grâce à votre soutient ! " Bien joué...
Singa assure "respecter le principe de neutralité en œuvrant dans le respect d’une stricte neutralité et impartialité politique et religieuse."
La dernière en date des trois co-cofondateurs de Singa, Alice Barbe, ("citoyenne du monde" issue de Centrale Supelec, passée par Johanson international -enjeux développement durable des entreprises​- et le mouvement associatif) s'enthousiasme. "On a tous types de familles parmi les inscrits: des agriculteurs, des banquiers, des gens qui vivent à la campagne, d'autres en ville, à Béziers, Montpellier, Bruxelles..."
Qui sont Guillaume Capelle et Nathanaël Molle ?
Diplômés en relations internationales (Ileri, Institut d'Etude des Relations Internationales, présidé par Antoine Sfeir, fondé en 1988 par Raymond Barre dans le 17e arrondissement de Paris), Guillaume Capelle et Nathanaël Molle, 28 ans, ont cofondé SINGA après de multiples engagements en faveur du vivre ensemble à travers le monde. Ils codirigent aujourd’hui cette association distinguée par Ashoka et militent pour une société plus juste et inclusive.

Français né au Brésil, d'un père ingénieur, spécialisé dans la politique de l'eau pour les pays en développement, et d'une mère brésilienne élevée dans les "favelas", 
 Nathanaël Molle (à gauche)se définit comme un citoyen du monde mu par l'irrépressible envie de "faire quelque chose qui ait un sens social et humain". Après ses études à Paris, il a commencé à travailler avec les réfugiés au Maroc ou il a pu identifier les principaux facteurs d'échec à leur insertion, la langue et le regard des autres.
Les mêmes que ceux qui avaient été repérés par son ami
Guillaume Capelle,à droite, cofondateur de Singa, qui côtoyait aussi des réfugiés, mais pour Amnesty International Australia. Il est diplômé de Université Pierre Mendès-France (Grenoble II), a passé près de 3 ans comme conseiller en communication à CapEthic (pour une consommation alternative de l'information) et encore moins de 3 ans comme rédacteur en chef au Centre "Migrations et Citoyennetés" de l'IFRI, Institut français des relations internationales, seul institut de recherche français classé parmi les 50 premiers 'think tanks' les plus influents dans le monde.
Singa signifie "prêter" en bambara, une langue nationale du Mali, l'un des pays où a grandi Nathanaël, avec la Thaïlande et le Sri Lanka.
La philosophie de Singa diffère nettement de l'idéologie de Avaaz


Lancée il y a deux ans pour faciliter l'insertion socio-économique des réfugiés, l'association espère, via ce nouveau projet émotionnel, installer une première famille d'ici une dizaine de jours. 

L'initiative, baptisée "Calm" ("Comme à la maison"), est partie d'un constat simple: les réfugiés statutaires ont des droits - notamment celui de travailler - mais ils ne connaissent souvent aucun Français, n'ont aucun réseau et cela bloque leur intégration. Cette médiatisation les rendra-il prioritaires sur les 6 millions de demandeurs d'emploi qui sont déjà sur liste d'attente ?
Pourtant "les réfugiés ce sont des entrepreneurs, des talents, une source de richesse interculturelle, de créations d'emploi", assure Alice Barbe. Les Français en recherche d'emploi sont content d'entendre Alice... D'où l'idée de leur trouver une solution temporaire de logement "pour se poser, mieux comprendre la société dans laquelle ils sont, rencontrer des Français et surtout pour plus de sérénité pendant toute cette période de stress et d'anxiété".

"Calm" ne concerne que les réfugiés statutaires, c'est-à-dire des "légaux, en situation régulière" dont la demande d'asile a été acceptée - même si, parmi les bénévoles qui appellent l'association, beaucoup ne font pas la différence entre les divers statuts et veulent juste aider. La presse entretient d'ailleurs le malaise: de clandestins, illégaux) elle a d'abord fait des "migrants" (effaçant les différences juridiques), puis des "réfugiés", sans discernement, avec la volonté d'amalgame et de confusion.  "Beaucoup disent: 'je n'ai pas de logement mais je voudrais faire quelque chose' ", raconte Nathanaël Molle, en positivant !   
Une approche cloisonnée qui ignore les difficultés des chômeurs de Pôle Emploi.
"Il y a aujourd'hui un vrai réveil de la société civile sur cette question-là. On ne peut plus rester sans rien faire, c'est un message qu'on reçoit tout le temps", affirme-t-il, en soulignant combien il est important de lutter contre une image "misérabiliste" du réfugié.

Les responsables de Singa multiplient actuellement les réunions avec des familles qu'ils disent intéressées, pour les former et pour qu'elles s'engagent dans l'aventure dans les meilleures conditions.
"Il peut y avoir des différences culturelles sources de malentendus", explique-t-il pudiquement. "Il est important par exemple que réfugiés et familles fixent une charte sur le fonctionnement au quotidien", explique Alice Barbe. L'engagement n'est pas financier, ni définitif: dans le cas où l'une des deux parties ne souhaite pas continuer la colocation, "on essaie de régler le problème, mais si ça ne fonctionne pas, on arrête", assure-t-elle.

La petite équipe, qui combine esprit start-up et enthousiasme associatif récent (2012), prépare déjà les prochaines étapes: lancement d'une campagne de financement participatif ('crowdfunding') fin septembre, mise en place d'un site internet dédié, développement dans toute la France, installation au Québec d'ici la fin de l'année...
Au-delà, l'association rêve de monter des projets similaires en Allemagne, en Belgique... Alice Barbe en est convaincue: "Si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d'accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde".

Pour les familles bénévoles,
le problème est de savoir à quelle association faire confiance. PaSiDupes a essayé de compenser le manque de discernement de la presse. Ou son engagement partisan de déstabilisation politique de l'Union Européenne. En s'abandonnant à l'émotion, l'Europe se met en difficultés en acceptant de drainer la jeunesse du Proche-Orient affaibli par les "printemps arabes".