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mardi 27 septembre 2016

Rebond du chômage: des proches de Hollande repoussent le lancement d’un site de sauvetage

La preuve que "cette hausse cache une baisse" !... comme l'affirme ce bouffon de Le Guen

Ce lundi, des proches de François Hollande devaient rendre public le lancement
 d'un site internet à la gloire du chef de l'Etat.
 

L'association "Répondre à gauche" est à la manoeuvre. 
Google ou PS ? Hégémonie !
Elle avait mené la campagne du socialiste en 2012. Elle promettait d'assurer ce lancement lundi 26 à partir de 18 heures, mais elle rétro-pédale à la veille de la primaire socialiste de 2016. En mars dernier, elle rappelait encore que Hollande a été élu président de la République en promettant le redressement du pays dans la justice et en donnant la priorité à la jeunesse. Ainsi, avançait-elle que "le déficit des finances publiques sera de 3,3% du PIB en 2016" ou qu' "en 2015 l’économie a recréé des emplois marchands (82.000) et le chômage a commencé à baisser : 10,2% fin 2015 contre 10,4% mi-2015".

"Répondre à gauche" est animé par les députés Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or) et Gwendal Rouillard (Morbihan), qui ont décidé en 2012 de former autour d'eux une "coordination" d'élus hollandais, proches de Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ainsi que du sénateur et maire de Dijon François Rebsamen. Ce club avait été mis en sommeil à l'élection de Hollande à l'Elysée, mais a été réveillé au printemps 2015, le temps d'un colloque à l'Assemblée nationale intitulé : "Trois ans et après ?" 


Ces hollandais pur jus disaient alors non à une primaire socialiste et reprennent de l'activité maintenant qu'elle est malgré eux en route. Aujourd'hui, combien de divisions ?


Au final, "la politique de la gauche réduit les inégalités", selon Dominique Villemot, avocat, président d’honneur de l’association Démocratie 2012, club de réflexion fondé par l'ancien député PS du Gard, Jean-Marie Cambacérès, ex-époux de la princesse Nanda-Dévi Norodom, petite-fille du roi Norodom Sihanouk du Cambodge.

"Hé, Oh, la gauche" est mort-née
mais ce mouvement politique de soutien à François Hollande et sa politique se déclare pourtant fière de son bilan, malgré aussi le déferlement de quolibets qui a accueilli sa venue au jour en avril 2016 ! Selon Le Figaro, il s'agissait d'une première étape en vue de présenter la candidature de François Hollande aux élections présidentielles de 2017, en indépendant et donc hors primaires.
"Ça va mieux"! était leur grand cri, mais les chiffres en hausse massive du chômage en août 2016 ont signé l'arrêt de mort du truc.

Autour de Stéphane Le Foll, qui fut le bras droit de François Hollande au PS onze ans durant, et dans la perspective de la [Belle] Alliance populaire (BAP), entre politiques, associatifs, syndicats et société civile, en vue de la présidentielle de 2017, lancée par le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray (SOS Racisme), 
la gauche qui gouverne [et discrimine: profession de foi trompeuse jusque dans le logo en étoile à cinq branches; une allusion forte à la fois à l'islam et au communisme], c’est-à-dire le parti socialiste, les écologistes d’Emmanuelle Cosse et les radicaux de gauche de Jean-Michel Baylet, se réunit le 25 avril 2016 afin de remobiliser l’électorat de gauche face à la droite qui revient en force et se présentant agressivement comme "une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme conquérant". 
Dans un appel que les "journalistes d'investigation" de Libération ont reçu dans leurs boîtes mél (et veulent nous revendre par abonnement...), les signataires percevaient déjà le besoin d'un revitalisation de la gauche de gouvernement, PS hégémonique en tête, et d'un "nouveau départ". "Conscients de la gravité et de l’urgence, écrivaient-ils, militants de l’égalité et partisans de la fraternité, nous en appelons à la constitution d’une grande alliance populaire démocratique, écologique et sociale", à un an de l’élection présidentielle.

L'ouverture du site sera finalement repoussée de "quelques jours", officiellement pour des questions techniques..
Ca, c'était en 2012
Les proches de François Hollande organisent leur "sauve-qui-peut" pour conserver leurs sièges parlementaires, pressent donc le président de la République à se présenter officiellement sa candidature à sa réélection et comptent valoriser son bilan.
Mais finalement, ce lancement est percuté de plein fouet par les chiffres du chômage. Les raisons techniques font d’abord sourire. "C'est de l'artisanat", lâche un député. 
Puis, au vu de ces chiffres calamiteux tombés après les "Ca va mieux" massivement répercutés par la presse, on nous avoue que des ajustements sont nécessaires sur le premier texte d’un appel qui doit être lancé par des jeunes. Mais le timing est également peu propice à ces initiatives, notamment auprès des jeunes, priorités de Hollande, et pourtant frappés plus que jamais par le chômage.
"On pensait que les chiffres du chômage seraient bons, d'où le lancement du site...", glisse un élu plus stupide que les autres, à BFMTV. "On ne va pas marteler ça va mieux alors que les chiffres sont mauvais", poursuit-il, amer. Combien, comme lui, sont au bord de la crise de nerfs ?

Bras ballants au pouvoir, ils veulent valoriser leur inaction et contre-attaquer

On demande à voir... Après tout,
n'ont-ils pas assez de France Télévisions et ses cinq chaînes de télévision, du groupe BFM ou de LCP, ainsi que des groupes Le Monde et L'Obs ou de Libération ? Ce qui n'interdit pas à Hollande de déplorer qu’il n’y ait "plus de journaux de gauche en France" ! Parmi les totalitaires, Bernard Cazeneuve a tancé... Libération qui affirma le 21 juillet 2016 qu’il avait "menti" sur le dispositif policier déployé le soir du 14 juillet à Nice où un attentat revendiqué par Daesh a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais. Le ministre de l’Intérieur s’était alors emporté (violemment, comme ils disent) sur "la déontologie des journalistes", dont les "procédés empruntent aux ressorts du complotisme". Pincez-moi !

Sans compter que le site, qui a des ratés à l'allumage, s'appellera "Notre idée de la France". Il doit être participatif et géré par l'association dont Stéphane Le Foll est le président. Une pointure, celui-là, et un gage de développement, à l'instar de l'agriculture, notamment bretonne. Bon, mais, après tout, ne sont-ils pas fiers d'être Bretons et de voter PS ?

Il y aura donc régulièrement des vidéos de "riposte" face à la droite. 
Vanter le bilan de Hollande ne semble pas crédible, pas même en milieu socialiste. Ils pensent se faire du bien en tapant sur la droite. Ainsi, leur première riposte doit-elle cibler Nicolas Sarkozy et les Gaulois, c'est-à-dire vous et moi. Autant que Hollande fasse donc campagne au Gabon. 
Au fil des semaines, seront également mis en ligne des appels thématiques pour soutenir le chef de l'Etat. Le premier appel doit concerner la jeunesse. Mais en évident d'aborder le chômage qui les attend. 

C'est ça que vous voulez ?
L'initiative doit aussi se propager parmi les trolls des réseaux sociaux puisque "Notre idée de la France" se déclinera également en un compte Facebook et un fil Twitter. Les sondages et les débats politiques ont fait leur temps à force de nous saouler. Alors les plus candides se feront piéger par les twittos et s'imagineront ainsi que la foule des anonymes adhère. 

Dans l'équipe en charge du projet internet, on assure que cela est fait bénévolement, "à zéro euro". Le maillage des collectifs et associatif pourra donner toute sa mesure. Mais ces réseaux socialistes ne sont-ils plus financés par le PS et la "réserve parlementaire" ou les conseils départementaux ? En cas de difficultés budgétaires, voyez plutôt Sylvie Andrieux et ses semblables...

 

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