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vendredi 9 septembre 2016

Hollande, le président-candidat en campagne, s'attaque à ses opposants

Le locataire en fin de bail à l'Elysée est-il le président de tous les Français ?

François Hollande a prononcé une longue allocution de campagne où le président s'en est pris aux candidats de droite
ce jeudi matin, tout en se donnant des airs sur les enjeux du moment.

La démocratie vaincra le terrorisme
S'exprimant sur le thème de la démocratie face au terrorisme, le chef de l'Etat a ouvert son discours sur l'erreur selon laquelle "la démocratie sera plus forte que la barbarie qui lui a déclaré la guerre", alors qu'à l'évidence les démocraties ne luttent pas à armes égales contre les fanatiques sans foi ni loi. 
Si le président-comptable a aussi évoqué des "tentatives d'attentats" déjouées "jusqu'à ces derniers jours", Flanby s'est voulu confiant et appelle à ne pas faiblir ou couler: "La menace, elle est là et elle va durer", a-t-il reconnu, appelant au sang-froid et à ne "pas renoncer à vivre comme nous le voulons, comme nous l'entendons".

Contre l'Etat d'exception
Face à la menace terroriste, Hollande continue d'affirmer, en dépit de l'état d'urgence plusieurs fois prolongé, que "la seule réponse qui vaille, c'est celle de l'Etat de droit" car "c'est quand la République a tenu bon qu'elle s'est élevée et c'est quand elle a cédé qu'elle s'est perdue", assure le président en partance. 

"Non, la Constitution n'est pas un texte flexible avec des points de suspension, avec des parenthèses, et la Déclaration des droits de l'homme un vieux parchemin qu'on devrait encadrer pour le mettre dans une salle où l'on reçoit du monde," s'est obligé de préciser le président-commentateur. (…) "
Les précautions, les mesures préventives, les décisions difficiles, nous les avons prises", a-t-il le sentiment, citant l'annonce de création de 9.000 postes de policiers et de gendarmes, la réduction à la hausse des dépenses militaires (sept jours après les attentats djihadistes de janvier 2015 et la mobilisation en catastrophe de 10.500 soldats sur le territoire national, alors que l'armée, avec 9.000 militaires, était déjà surengagée à l'extérieur, mais toujours plus sous-budgétisée: rien que pour boucler l’exercice 2015, il manquait 2,3 milliards de recettes exceptionnelles nécessaires et le plan Hollande-Le Drian visait encore 7.500 suppressions en 2016, puis 7.300 en 2017, 3.500 en 2018 et aucune en 2019. Le ministère de la Défense espérant encore une réduction de la facture globale de 10 à 15 %), après les avoir réduites (en janvier 2015, il prévoyait que les armées devraient supprimer 34.000 postes sur la programmation 2014-2019, supportant l’essentiel des baisses d’effectifs de l’Etat. Les équipements ? "Tout sera exécuté comme prévu" néanmoins. Les réformes ? "Elles seront faites"), les trois lois antiterroristes improductives adoptées depuis 2012 ou la mise en place et la prolongation de l'état d'urgence post-attentats, à quatre reprises.

Critiques de la droite et de Nicolas Sarkozy en particulier, désigné comme unique danger
Le président en campagne s'est montré très critique des propositions de la droite et aussi de l'extrême-droite pour lutter contre le terrorisme, ignorant une extrême gauche accommodante avec la communauté qui nous fait la guerre de l'intérieur.
"Non, les principes constitutionnels ne sont pas des 'arguties juridiques' " a polémiqué le candidat pourtant non déclaré, qui a notamment caricaturé Nicolas Sarkozy avec cette phrase : "Argutie juridique, la liberté d'aller et de venir ? Argutie juridique la liberté d'expression ? Argutie juridique la liberté de culte ? Argutie juridique la présomption d'innocence - bien commode à brandir lorsqu'il s'agit de plaider pour son propre compte ?”. (…)
"Les principes constitutionnels ne sont pas des arguties juridiques", a estimé le chef de l'Etat, confiant que l'inadaptation de la démocratie, et notamment de la Constitution conçue dans une Europe en paix retrouvée, ne crée pas les conditions de notre défaite, tout comme les pacifistes français des années 30 qui nous ont placés en état de faiblesse contre le nazisme, rééditant l'expérience pacifiste des socialistes, tel Jaurès, avant la Grande Guerre de 1914-1918.

Sur le burkini
François Hollande s'est exprimé pour la première fois dans le débat autour du burkini qui a agité la France depuis plusieurs communes côtières du sud-est de la France cet été. A ceux qui réclamait un texte pour interdire le port de ce vêtement, signe ostentatoire d'appartenance religieuse, sur les plages, le candidat socialiste répond : "tant que je serai président, il n'y aura pas de législation de circonstance, aussi inapplicable qu'inconstitutionnelle" (…) "Nos lois suffisent, il faut les appliquer", a promis le chef de l'Etat qui rappelle : "rien dans la laïcité ne s'oppose à la pratique de l'islam en France".

La laïcité "n'est pas la religion de l'Etat contre les religions"
"L'islam peut-il s'accommoder de la laïcité comme l'ont fait avant lui le catholicisme, les religions réformées, le judaïsme?", interroge le chef de l'Etat en flagrant délit d'amalgame et de rejet de notre culture. "Ma réponse est OUI, clairement OUI", a lancé François Hollande.

La défense du modèle social
"De même que je refuse l'Etat d'exception, je me battrai toujours contre l'Etat d'exclusion," a-t-il lancé pour faire un mot (…) Ce combat [contre l'exclusion, quelle qu'en soient les conséquences indirectes sur notre identité profonde], c'est la raison même de mon engagement", a déclaré François Hollande qui a dressé une sorte de bilan idéologique de son action à la tête du pays. (…) "Un pays solide, c'est une nation solidaire [en dépit des communautarismes dont il favorise le développement]. C'est le sens des réformes que j'ai conduites depuis 2012", allusion voilée à sa loi autorisant le mariage entre les personnes du même sexe.

Et la présidentielle 2017 ?
Ali Bongo, en noir et en blanc
François Hollande ne devrait pas se déclarer candidat avant le mois de décembre et il compte bien ainsi profiter de tous les avantages que lui confère la fonction. On peut noter en effet relever cette phrase où il semble bien se projeter : "Je ne laisserai pas l'image de la France, le rayonnement de la France, l'influence de la France s'altérer lors des prochains mois ou des prochaines années". Signe qu’il compte bien poursuivre comme il a commencé...

Les réactions

Une phrases subliminale qui n’a pas échappé à ses opposants du premier parti de France.
Porte-parole des Républicains, Valérie Debord, voit là une entrée en campagne de François Hollande.



Donc c'était une conférence de presse pour taper sur@NicolasSarkozy son opposant  

La conf de presse de @fhollande c'est une entrée en campagne elle doit être décomptée et financée en tant que telle 

Le secrétaire général adjoint des Républicains, Sébastien Huygue, dénonce les attaques de François Hollande contre Nicolas Sarkozy.
 on nous a annoncé 1 discours de Président; on a eu 1 discours de candidat à la primaire de gauche en surenchère contre @NicolasSarkozy

Un discours qui a pareillement à la gauche de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, a dénoncé les règlements de compte politique du président.
Discours Hollande : ça commençait bien. Mais ça tourne vite à la baston politicienne. 

Les proches de l'Elysée ont salué, comme ils le devaient, l’intervention de François Hollande.
Parmi eux, le premier ministre Manuel Valls ou encore le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.
Un Président, incarnation du suffrage universel, qui dessine la France avec un souffle nouveau
Un Président au-dessus [contre-vérité: partisan] sans être en dedans. (1/2) 
Fixant le cap et l'enjeu de la présidentielle. Prêt au combat pour défendre une certaine idée de la France [qu'il vaut mieux ne pas développer ?] (2/2). 

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