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mercredi 7 septembre 2016

Affaire Bygmalion: difficile de nier une volonté politique des juges contre le candidat d'opposition qui monte

Nicolas Sarkozy passe à la contre-attaque

Le candidat à la primaire de le droite et du centre s'est montré plus offensif que jamais
 
Après 24h de silence, Nicolas Sarkozy a publiquement réagi ce mardi 6 septembre, suite aux réquisitions du Parquet de Parisreprésentant le ministère de l'Intérieurdevant le tribunal correctionnel, dans l'affaire Bygmalion.

"Aucune polémique, aucune manoeuvre, aucune manipulation aussi honteuse soit-elle, ne me détournera d'un centimètre de ma volonté absolue de construire" l'alternance en 2017. Le candidat à la primaire de droite pour l'élection présidentielle de 2017 s'exprimait lors d'un meeting à Poissy, dans les Yvelines.


"J'aime les gens qui ont connu des hauts et des bas, qui ne se sont pas plaint, qui ont serré les dents", a affirmé l'ancien chef de l'État, lors de ce meeting sur le thème de l'éducation. Avant de démarrer son discours sur ce thème, il a tenu a affirmé que "dans la vie, on ne fait rien sans courage. Je pense que dans le mode de vie français, dans l'identité française, il y a cette idée extrêmement forte que (...) le bonheur, c'est chaque fois qu'on surmonte une épreuve", et qu'on a "la satisfaction" de se dire "j'ai surmonté cette épreuve", a-t-il expliqué. 

L'ex-président a la sérénité des consciences claires

Plus tôt dans la journée, alors qu'il participait à une table ronde sur le thème de l'éducation dans une école située à Orgeval (Yvelines), Nicolas Sarkozy avait renvoyé une image de sérénité, observe Le Monde. 



Avec les enfants, l'ancien chef de l'État était tout sourire. 
"La vérité sort toujours de la bouche des enfants", a-t-il répliqué, alors que l'un d'eux le désignait comme "son président". "Ah bon, ta mère dit que je vais gagner ? Elle a raison", a-t-il assuré à un autre.

Un procès contre l'adversaire principal de la gauche ?

Le reconstructeur de l'UMP en parti Les Républicains subira-t-il un procès qui viserait à impacter sa campagne de la primaire, prévue les 20 et 27 novembre ? Les juges craindraient en fait une décision contre-productive à prendre d'ici un mois minimum. 

Dans des réquisitions du 30 août, le Parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy, mis en examen en février, est notamment soupçonné d'"avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" fixé à 22,5 millions d'euros et de faire "état", dans son compte de campagne, d'"éléments comptables sciemment minorés".

Le Parquet de Paris a d'ailleurs également requis un procès pour treize autres mis en examen dans l'affaire Bygmalion, dernière étape avant un possible renvoi en correctionnelle.

Les preuves qu'il était au courant des questions d'intendance et aurait approuvé devront être produites.


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