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samedi 17 septembre 2016

Liberté d'expression: Bernard Cazeneuve va porter plainte contre un clip de rappeur

Bernard Cazeneuve découvre que le rap peut être "outrageant" 

Plusieurs syndicats de police ont protesté contre le clip d'un rappeur parisien

Ils jugent "outrageant" et "incitant à la violence" contre les policiers un clip hébergé par YouTube.
Après les plaintes des syndicats de gardiens de la paix, jeudi, le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'une "plainte sera déposée vendredi" et "était à l'étude jeudi soir" à l'encontre du rappeur Jo le Pheno, accusé d'entretenir une haine anti-police.

Le Parisien inverse les responsabilités et prend fait et cause pour le rappeur.

"Après avoir été montré du doigt par des syndicats de policiers, le rappeur Jo le Phéno, fait l'objet d'une plainte de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'intérieur."

"Des appels au meurtre de policiers" 
Jo le Pheno, qui vit à la "Banane", 
le quartier populaire des Amandiers 
du 20e arrondissement de Paris,
dont le maire est Frédérique Calandra (PS)
"A l'heure où la France est en guerre contre le terrorisme et que les policiers sont mobilisés sur tous les fronts", le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers) et Alternative-CFDT, dans un communiqué commun, "condamnent la diffusion du clip de Joe le Pheno sur la chaîne YouTube". Dans cette vidéo, "les outrages succèdent aux menaces et aux appels aux meurtres de policiers" arguent-ils, précisant que le rappeur "crache sur un véhicule de police" et que l'on voit dans le clip "des images de policiers identifiables". 
"Où sont les condés? On va les taper", "Je pisse sur la justice et la mère du commissaire", "Il faut se défouler sur la flicaille". Les paroles de la chanson sont illustrées d'images violentes.
"Les démarches sont engagées" 
Le mécontentement est identique sur le site internet du premier syndicat de gardiens de la paix Alliance, qui fustige dans un tract "la haine anti-flics" exprimée dans ce clip. 

Les syndicats en ont appelé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. De sources policières officielles, on a appris jeudi que des "suites ont été données" et des "démarches engagées". Le Parquet de Paris - qui dépend du ministère de la Justice - a été saisi, selon ces sources, en vue de poursuites judiciaires, ainsi que la plateforme gouvernementale de signalement de sites internet abusifs, Pharos.

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