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jeudi 7 novembre 2019

Le président du Sénat dénonce des propos injurieux adressés à plusieurs sénateurs

Gérard Larcher (LR) a procédé à "un signalement" au procureur de la République 

Des sénateurs qui ont voté en conscience l'interdiction des signes religieux pour les accompagnantes voilées de sorties scolaires ont été 

victimes de "propos virulents, injurieux, voire violents" sur Internetrévèle le président du Sénat.

Il a également informé le Parquet "des menaces, y compris des menaces de mort, individuelles ou collectives", reçues par des sénateurs, apprend-on d'un communiqué publié par la présidence à l'issue de la réunion du Bureau du Sénat jeudi. Le président du Sénat les a "incités à porter plainte". 
L'enquête IFOP stigmatisant les mécréants, et la tribune publiée dans Libération dénonçant des "lois liberticides" qui sont votées "depuis des années" à l’encontre des musulmans tombent fort mal et se révèlent malveillantes: la première est commandée par la Dilcrah (dépendante d'Edouard Philippe), et par la fondation Jean-Jaurès (socialiste), qui tente d'accréditer les soi-disant discriminations et agressions des Blancs sur les musulmans et la seconde, à l'initiative du CCIF, Collectif contre l'islamophobie en France, appelle ce dimanche à un défilé communautariste et islamo-politique. Pendant la campagne présidentielle de 2012, lors d'un meeting le 11 mars, Nicolas Sarkozy, président sortant s'appuyant sur une note interne des renseignements généraux, déclara que le CCIF et Tariq Ramadan ont conjointement appelé à voter pour François Hollande. Le CCIF est clairement un acteur de l'islam politique. Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF, considère que les raisons d'opposition à l'islam diffèrent selon les préférences politiques, mais sont toutes condamnables en France: "A droite, l'islamophobie est alimentée par un discours sur l'identité ou la sécurité ; à gauche, par la défense de l'égalité hommes-femmes et la laïcité." Tous sataniques au regard de la charia ? Lien PaSiDupes
Le président du  Sénat  a enfin signalé un message qui circule sur Facebook. 
Gérard Larcher demande au Parquet d'examiner si cet appel à la collecte d'informations sur des sénateurs s'étant exprimés en faveur du texte, "constitue un délit de provocation à commettre un délit". S'agit-il d'appels à intimidation, violences physiques ou assassinats ?

L'auteure de la proposition de loi adoptée en première lecture le 29 octobre au Sénat n'a pas attendu que Castener se bouge

La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, a déposé plainte contre la publication de posts sur la page "HKM" de  Facebook  appelant à publier la liste des sénateurs ayant voté en faveur du texte "avec leur photo, leur fonction, leur ville de résidence"

Le président du Sénat a présenté au Bureau un "vademecum" à destination des sénateurs "afin qu'ils connaissent les procédures à leur disposition s'ils ont été l'objet de propos menaçants ou d'injures". Ils ne sont à l'évidence pas préparées aux nouvelles moeurs dans le "monde nouveau" de Macron, pour qui le voile islamiste n'est "pas son affaire"......

Interrogé lors des questions au gouvernement du Sénat, suite à des posts sur les réseaux sociaux appelant à "afficher au mur de la honte" les noms des sénateurs ayant voté en faveur du texte, Christophe Castaner avait dénoncé mercredi des "intimidations totalement inacceptables".

Le ministre de l'Intérieur avait indiqué avoir saisi la plateforme de signalements de contenus illicites en ligne, Pharos, et avoir adressé un signalement auprès du procureur de la République.

samedi 17 septembre 2016

Liberté d'expression: Bernard Cazeneuve va porter plainte contre un clip de rappeur

Bernard Cazeneuve découvre que le rap peut être "outrageant" 

Plusieurs syndicats de police ont protesté contre le clip d'un rappeur parisien

Ils jugent "outrageant" et "incitant à la violence" contre les policiers un clip hébergé par YouTube.
Après les plaintes des syndicats de gardiens de la paix, jeudi, le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'une "plainte sera déposée vendredi" et "était à l'étude jeudi soir" à l'encontre du rappeur Jo le Pheno, accusé d'entretenir une haine anti-police.

Le Parisien inverse les responsabilités et prend fait et cause pour le rappeur.

"Après avoir été montré du doigt par des syndicats de policiers, le rappeur Jo le Phéno, fait l'objet d'une plainte de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'intérieur."

"Des appels au meurtre de policiers" 
Jo le Pheno, qui vit à la "Banane", 
le quartier populaire des Amandiers 
du 20e arrondissement de Paris,
dont le maire est Frédérique Calandra (PS)
"A l'heure où la France est en guerre contre le terrorisme et que les policiers sont mobilisés sur tous les fronts", le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers) et Alternative-CFDT, dans un communiqué commun, "condamnent la diffusion du clip de Joe le Pheno sur la chaîne YouTube". Dans cette vidéo, "les outrages succèdent aux menaces et aux appels aux meurtres de policiers" arguent-ils, précisant que le rappeur "crache sur un véhicule de police" et que l'on voit dans le clip "des images de policiers identifiables". 
"Où sont les condés? On va les taper", "Je pisse sur la justice et la mère du commissaire", "Il faut se défouler sur la flicaille". Les paroles de la chanson sont illustrées d'images violentes.
"Les démarches sont engagées" 
Le mécontentement est identique sur le site internet du premier syndicat de gardiens de la paix Alliance, qui fustige dans un tract "la haine anti-flics" exprimée dans ce clip. 

Les syndicats en ont appelé au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. De sources policières officielles, on a appris jeudi que des "suites ont été données" et des "démarches engagées". Le Parquet de Paris - qui dépend du ministère de la Justice - a été saisi, selon ces sources, en vue de poursuites judiciaires, ainsi que la plateforme gouvernementale de signalement de sites internet abusifs, Pharos.