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samedi 13 juin 2020

Sibeth Nidaye veut-elle fausser les statistiques ethniques?

En plein contexte inflammable, Sibeth prétend rouvrir le dossier "de manière apaisée et constructive" !
Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme est en désaccord 

Un "grand débat national" avec Sibeth, tout le monde en rêve...

"A ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes,"
 a déjà jugé la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement. 

Faut-il rouvrir le débat autour des statistiques ethniques ? 
Ndiaye Sibeth a choisi le moment, alors que l'extrême gauche organise de nouvelles manifestations indigénistes ce samedi contre les violences et le racisme supposés dans la police. 
La porte-parole du gouvernement voit dans les statistiques ethniques un sujet de "débat" et interroge : "Pourquoi ne pas poser de manière apaisée et constructive le débat ?" 

Dans une tribune publiée dans Le Monde, précisément ce samedi, Sibeth suggère également de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". De fait, la France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité.

Le délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine (sic) anti-LGBT se dit déjà "pas convaincu" qu'il faille rouvrir ce débat.

Frédéric Potier a déjà été membre à 32 ans du cabinet de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée Nationale, puis au  cabinet de Manuel Valls à Matignon en tant que conseiller outre-mer, à 37 ans, avant de conserver les mêmes fonctions auprès de Bernard Cazeneuve nommé premier ministre. 
A l'arrivée de Macron, le sémillant jeune homme, ère de deux enfants, est promu préfet sans aucune affectation en préfecture. 
Il est associé de près à la préparation de la proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet priorité du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020. Il dénonce la résurgence d'un "antisémitisme très virulent", réfute l'hypothèse d'un " racisme d’Etat" et souligne l’ambiguïté du terme 'islamophobie'. Certains l'accusent d'attiser la haine entre les communautés du fait d'une hiérarchisation des discriminations et des haines, ce qui, par les temps qui courent, n'est pas une mince responsabilité.
L'homme est en rose et porte le n° 8 

Il s'est prononcé pour l'interdiction de certains rééditions de livres (pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline) ou pour le retrait de la référence à Charles Maurras dans le Livre des commémorations nationales 2018. En août 2018, il participe à plusieurs épreuves des Gays Games Paris 2018 dont la DILCRAH est un des principaux partenaires.<br>Au cours de l'été 2019, il plaide en faveur de l'arrêt des matchs en cas d'injures à caractère raciste ou homophobe.


VOIR et ENTENDRE Frédéric Potier, préfet à 39 ans,  délégué interministériel rattaché à la fois au ministre de l'Intérieur et au premier ministre depuis le 
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"Nous avons fait de l'universalisme le fondement de nos lois, mais, à ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes", écrit Sibeth Ndiaye, elle-même franco-sénégalaise, qui dit avoir fait "l'expérience du racisme ordinaire". 
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">« Les haines et les discriminations ne se hiérarchisent pas ; toutes doivent être combattues avec la même force. Toute discrimination est un coup de canif dans le pacte républicain » <br>🗞 A Lire dans <a href="https://twitter.com/leJDD?ref_src=twsrc%5Etfw">@leJDD</a> : la tribune de <a href="https://twitter.com/MarleneSchiappa?ref_src=twsrc%5Etfw">@MarleneSchiappa</a> et <a href="https://twitter.com/FPotier_Dilcrah?ref_src=twsrc%5Etfw">@FPotier_Dilcrah</a> contre le racisme 💪 <a href="https://t.co/9Ish3e9psx">https://t.co/9Ish3e9psx</a></p>&mdash; Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) <a href="https://twitter.com/LaetitiaAvia/status/1173132010933686272?ref_src=twsrc%5Etfw">September 15, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
La priorité n'est pas, pour Sibeth, la relance de l'économie de la France.
"Il y a là quelque chose dont nous devons nous ressaisir urgemment, parce que nous ne devons pas renoncer à notre projet universaliste et républicain, sous peine de donner raison à ceux qui en détournent le sens et en exploitent sans vergogne les faiblesses", plaide cette ancienne socialiste proche du chef de l'Etat et naturalisée française depuis peu.


Il faut ainsi "nous reposer la question de la représentativité des personnes de couleur dans la vie publique, politique, économique et culturelle de notre pays," soutient Sibeth. 
Selon la porte-parole du gouvernement, "nous devons revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales sans les confondre avec les moyens de lutter contre la discrimination sociale". 
"Le problème du racisme en France n'est pas réglé. Mais nous pouvons le faire refluer au prix d'un combat inlassable, économique et social, démocratique et républicain, qui doit redevenir l'honneur de la France", en appelle-t-elle. 
"Osons débattre publiquement de certains sujets hier encore discutés, aujourd'hui devenus tabous, sans sombrer dans les habituels procès d'intention", conclut Sibeth Ndiaye.

En 2015, l'ancien premier ministre Manuel Valls avait relancé  la question des statistiques ethniques, mais François Hollande s'était montré beaucoup plus réticent. 
Durant sa campagne présidentielle, Macron s'était déclaré plutôt "favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le 'name and shame'" (nommer et blâmer) pour les entreprises pratiquant la discrimination à l'embauche.

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRAH) n'est "pas convaincu" qu'il faille rouvrir le débat des statistiques ethniques. Samedi matin, sur Europe 1, Frédéric Potier  a estimé qu'"on peut tout à fait mesurer les discriminations avec les textes actuels", citant notamment une étude commandée par la LICRA sur la discrimination envers les musulmans.


jeudi 7 novembre 2019

Le président du Sénat dénonce des propos injurieux adressés à plusieurs sénateurs

Gérard Larcher (LR) a procédé à "un signalement" au procureur de la République 

Des sénateurs qui ont voté en conscience l'interdiction des signes religieux pour les accompagnantes voilées de sorties scolaires ont été 

victimes de "propos virulents, injurieux, voire violents" sur Internet, révèle le président du Sénat.

Il a également informé le Parquet "des menaces, y compris des menaces de mort, individuelles ou collectives", reçues par des sénateurs, apprend-on d'un communiqué publié par la présidence à l'issue de la réunion du Bureau du Sénat jeudi. Le président du Sénat les a "incités à porter plainte". 
L'enquête IFOP stigmatisant les mécréants, et la tribune publiée dans Libération dénonçant des "lois liberticides" qui sont votées "depuis des années" à l’encontre des musulmans tombent fort mal et se révèlent malveillantes: la première est commandée par la Dilcrah (dépendante d'Edouard Philippe), et par la fondation Jean-Jaurès (socialiste), qui tente d'accréditer les soi-disant discriminations et agressions des Blancs sur les musulmans et la seconde, à l'initiative du CCIF, Collectif contre l'islamophobie en France, appelle ce dimanche à un défilé communautariste et islamo-politique. Pendant la campagne présidentielle de 2012, lors d'un meeting le 11 mars, Nicolas Sarkozy, président sortant s'appuyant sur une note interne des renseignements généraux, déclara que le CCIF et Tariq Ramadan ont conjointement appelé à voter pour François Hollande. Le CCIF est clairement un acteur de l'islam politique. Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF, considère que les raisons d'opposition à l'islam diffèrent selon les préférences politiques, mais sont toutes condamnables en France: "A droite, l'islamophobie est alimentée par un discours sur l'identité ou la sécurité ; à gauche, par la défense de l'égalité hommes-femmes et la laïcité." Tous sataniques au regard de la charia ? Lien PaSiDupes
Le président du  Sénat  a enfin signalé un message qui circule sur Facebook. 
Gérard Larcher demande au Parquet d'examiner si cet appel à la collecte d'informations sur des sénateurs s'étant exprimés en faveur du texte, "constitue un délit de provocation à commettre un délit". S'agit-il d'appels à intimidation, violences physiques ou assassinats ?

L'auteure de la proposition de loi adoptée en première lecture le 29 octobre au Sénat n'a pas attendu que Castener se bouge

La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, a déposé plainte contre la publication de posts sur la page "HKM" de  Facebook  appelant à publier la liste des sénateurs ayant voté en faveur du texte "avec leur photo, leur fonction, leur ville de résidence". 

Le président du Sénat a présenté au Bureau un "vademecum" à destination des sénateurs "afin qu'ils connaissent les procédures à leur disposition s'ils ont été l'objet de propos menaçants ou d'injures". Ils ne sont à l'évidence pas préparées aux nouvelles moeurs dans le "monde nouveau" de Macron, pour qui le voile islamiste n'est "pas son affaire"......

Interrogé lors des questions au gouvernement du Sénat, suite à des posts sur les réseaux sociaux appelant à "afficher au mur de la honte" les noms des sénateurs ayant voté en faveur du texte, Christophe Castaner avait dénoncé mercredi des "intimidations totalement inacceptables".

Le ministre de l'Intérieur avait indiqué avoir saisi la plateforme de signalements de contenus illicites en ligne, Pharos, et avoir adressé un signalement auprès du procureur de la République.

Avec leur campagne politique de victimisation, les musulmans radicalisés fracturent la gauche

Qu'en pensent l'IFOP et ses clients, la Fondation Jean-Jaurès et la Dilcrah, dénonciateurs d'une discrimination par les mécréants français ?

Les musulmans radicaux en France ont orchestré une contre-offensive pour se présenter en Français sincères et pourtant discriminés et agressés


Il fallait le dire,
mais il reste à le démontrer




Des mosquées ont été visées (comme à Bayonne), mais aussi des églises (à Oloron-Sainte-Marie, la cathédrale a été forcée à la voiture-bélier: lien PaSiDupes) et des cimetières (le dernier à Cognac : lien PaSiDupes) ont aussi été vandalisés et des objets de culte ont été profanés à l'occasion de la Toussaint. 

Tandis que les chrétiens font le dos rond,
les musulmans développent une campagne victimaire.
La Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (Dilcrah), dont les moyens de fonctionnement sont désormais pris en charge par les services du premier ministre, financés par l'impôt, et les socialistes de la Fondation Jean-Jaurès (qui reçoit des dons et legs de particuliers et des subventions d'entreprises) ont pu financer une enquête de l'IFOP qui n'a pas refusé leur clientèle. 
Dimanche 10 novembre, se tiendra à Paris une marche contre l'islamophobie pour lutter contre la stigmatisation des musulmans. Le collectif contre l'islamophobie en France est à l'origine de la manifestation, relayée par une cinquantaine de personnalités dans une tribune. Problème, des "personnalités" de gauche ont exprimé des réticences et se sont pour certaines retirées (lien PaSiDupes)

A côté de Frédéric Potier (Dilcrah), la 
secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes ensuite et de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, appelle  à combattre tous les racismes et à défendre "la communauté nationale". Ce jeune préfet à la tête de la Dilcrah établit pourtant un amalgame entre antisémitisme islamiste et extrême droite. 
Ce "Monsieur Antiracisme" du gouvernement mélange banalisation des slogans antisémites parmi les Gilets jaunes, fourvoiement d'une certaine gauche, mais aussi les inquiétantes migrations internes des populations juives en France, qui sont chassées de Seine-Saint-Denis en France pour le centre de Paris ou Bordeaux et Israël.



Marlène Schiappa et Frédéric Potier appellent à combattre tous les racismes et à défendre "la communauté nationale".
Marlène Schiappa et Frédéric Potier appellent à combattre tous les racismes et à défendre "la communauté nationale". (Sipa)

Mais Edouard Philippe sent-il grandir la menace de l'islam poilitique.
Le premier ministre y voit du "communautarisme". Invité de BFMTV,  l'Edouard a dénoncé la démarche d’une partie des organisateurs du rassemblement prévu dimanche à Paris.

Alors que plusieurs responsables de gauche - parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et ses camarades LFI, l’écologiste Yannick Jadot, ou encore l’ancien ministre Benoît Hamon, monsieur 6% à la présidentielle -, avaient initialement ratifié ce texte, certains s’en sont finalement désolidarisés de cette tribune au vu du profil sulfureux de quelques-uns des autres signataires : ainsi François Ruffin a-t-il annoncé mercredi matin sur France Inter qu’il ne faudra pas compter sur lui : "Je n’irai pas dimanche, je joue au foot", a expliqué le député de La France Insoumise...
Certains initiateurs de la tribune publiée par... Libération le 1er novembre et de la manifestation de dimanche, dont le très controversé Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), mettent mal à l’aise une partie de la gauche. 

Le PS a décidé mardi soir de ne pas participer. A la différence de Benoît Hamon, il ne partage pas l’avis des signataires dénonçant des "lois liberticides" qui sont votées "depuis des années" à l’encontre des musulmans. Le PS a également souligné que "la laïcité garantit la liberté de conscience et la liberté religieuse à chacune et chacun, comme le droit de critiquer les religions".
Certains socialistes, à l’instar du sénateur PS du Val-d'Oise Rachid Temal, ex-secrétaire national intérimaire du Parti socialiste, jugent en revanche "nécessaire" l’organisation "d’une grande manifestation pour la République".

"Moi, ce que je sais, c’est qu’un certain nombre - peut-être pas tous..., mais un certain nombre de ceux qui appellent à manifester dimanche me paraissent s’inscrire dans une logique de communautarisme qui n’est pas du tout ce à quoi je crois et qui est une logique que je combats politiquement, démocratiquement, légalement, avec toute ma force", a martelé Edouard Philippe.

Depuis l'attaque à la préfecture de Paris, dans laquelle un fonctionnaire de police converti et fanatisé a assassiné quatre de ses collègues, une vigilance renforcée a été mise en place pour repérer les fonctionnaires radicalisés en France. 

Un surveillant de prison connu pour sa radicalisation travaillait au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris

Affecté depuis quelques mois à "la souricière", où sont accueillis les détenus en attente de leur jugement, un fonctionnaire du ministère de la Justice a été exfiltré, apprend-on "une quinzaine de jours" plus tard, en sorte qu'il ne soit plus en contact direct avec des détenus, révèlent ce jeudi 7 novembre Franceinfo et Le Figaro. Et qu'il ne favorise pas les fuites de détenus de sa communauté...

L'exfiltration a été exigée par le procureur de Paris, Rémy Heitz, soi-même. Pour l'exemple ! Et la presse s'en fait d'ailleurs largement l'écho. La direction interrégionale de l'administration pénitentiaire a ainsi discrètement muté l'agent dans des services administratifs "sans lien direct et habituel avec des personnes détenues".

Le fonctionnaire sans visage était déjà connu pour son fondamentalisme islamiste et faisait l'objet d'une surveillance du renseignement pénitentiaire avant même d'être nommé au TGI. 
Rémy Heitz aurait demandé une attention accrue sur ces dérives et exigé un criblage plus serré sur le recrutement et les profils des agents amenés à travailler au tribunal.

VOIR et ENTENDRE les chiffres fournis par le préfet de police :
Depuis l'attaque criminelle au coeur même de la préfecture de Paris le 3 octobre dernier, le repérage des fonctionnaires radicalisés s'est accru. 
Depuis cette date, il y aurait eu "33 signalements" pour soupçons de radicalisation, a indiqué le préfet de police Didier Lallement. Au total, la préfecture de police examine 48 cas - et non 27, comme évoqué dans la presse -, a-t-il précisé. "Sur l'ensemble des signalements, il y en a douze qui ont amené à désarmer les agents, dont sept depuis le 3 octobre", a détaillé le préfet. "J'ai depuis le 3 octobre demandé trois suspensions (de fonctionnaires) au directeur général de la police nationale.
Il y en a une sur laquelle "j'ai eu une notification de la suspension", a précisé le préfet Didier Lallement.

mercredi 6 novembre 2019

FakeNews : les musulmans davantage victimes de discriminations et... d'agressions ?

Un sondage "orienté" de l'Ifop pour  la Fondation Jean-Jaurès : attention la nuance captieuse ! 

Les discriminations et les agressions visant les musulmans en France sont minoritaires au quotidien, mais plus fréquentes que pour le reste de la population

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Discriminés, et pourtant bien intégrés ?
Les Français ne s'attendaient pas à celle-là ! La Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès dont les commanditaires de ce sondage spécieux que l'Ifop a produit - avec le concours de l'Institut Montaigne - et publié mercredi. 
Tendancieux ou mensonger, comme on voudra, mais orienté à coup sûr: la Dilcrah, c'est la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine [sic] anti-LGBT, et la Fondation Jean-Jaurès, c'est une officine du PS, fondée à l'initiative de Pierre Mauroy, non pas un think tank ordinaire, mais une "fondation politique" , autant dire une pompe à fric, comme les socialistes en ont le secret : officiellement elle était dédiée au rayonnement  du socialisme... 
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Quant à l'Institut Montaigne, dont le conseil d'orientation est dirigé par l'Américain Ezra Suleiman, 77 ans, caution universitaire, et qui est dirigé par Laurent Bigorgne, 45 ans (ancien UNEF-ID, puis poignet droit de Richard Descoings, patron décédé de l'IEP de Paris (lequel vécut une relation amoureuse avec Guillaume Pépy: l'une de leurs maisons en commun se trouve à Pernes-les-Fontaines, Vaucluse), et "ami de longue date" d'Emmanuel Macron qui l'a placé à la tête du Comité action publique 2022, CAP 22, en juin 2018, en charge de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat, après avoir été cité comme potentiel ministre en 2017). Bigorgne est l'auteur d'un rapport identifiant une trentaine de milliards d'euros d'économies possibles : la boucle est bouclée dans le contexte de la réforme des quotas d'immigrés. On part donc sur de bonnes bases !
42% des musulmans  - et non pas arabes - vivant en France - hors critère de (bi)nationalité - affirment avoir fait l'objet d'au moins une forme de discrimination liée à leur religion et ce, au moins une fois au cours de leur vie, rapporte cette commande. Que dire donc des roux et rousses et des albinos... 

L'entreprise de sondage a testé différentes sphères possibles de discrimination 

Si on peine à chiffrer le nombre de musulmans en France, l'IFOP  parvient en revanche à dégager un échantillon représentatif. 
L'entreprise sort des chiffres de discrimination, catégorie par catégorie :"lors d'un contrôle" de police (13%) - comme si la religion était affichée sur le visage - , "lors de la recherche d'un emploi" (17%), d'un logement (14%).

L'IFOP et l'Institut Montaigne parvient même à produire par le menu le détail des idées reçues combattues au moment de la discussion sur le projet d'incitation gouvernementale à l'embauche d'étrangers extérieurs à l'UE, "objectifs chiffrés" ou quotas d'immigration économique. 
L'étude réalisée conjointement pour la  Dilcrah et la Fondation Jean Jaurès - scientifique ou partisane ? - estime que les discriminations toucheraient davantage les personnes de 30 à 40 ans et les femmes (46%, contre 38% chez les hommes). 
En outre, 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie. Mais 44% des femmes qui ne portent jamais le voile l'ont aussi été. Le voile islamique serait plutôt bien intégré par les mécréants, à la différence des Français (ou non) exogènes qui résistent à l'intégration dans le pays d'accueil: CQFD. 
En particulier, les femmes sont nettement plus victimes de discrimination dans la recherche d'un emploi, notamment les femmes voilées, lesquelles représentent une infime minorité de l'échantillon et encore sont-elles alors souvent des mères isolées bénéficiaires des aides sociales consenties par les mécréants  - consentants ou non - décriés par le sondage socialiste.

Autres manipulations de l'opinion en contexte de réforme.
Un musulman sur quatre (24%) a [ou aurait !] été exposé à une agression verbale au cours de sa vie, contre 9% chez les non-musulmans. En outre, 7% de musulmans ont fait l'objet d'agressions physiques (contre 3% dans le reste de la population). Fait notable: 37% des femmes portant le voile ont été exposées à des insultes ou des injures à caractère diffamatoire.

Si l'on ne prend que la période des cinq dernières années, 40% des musulmans estiment avoir fait l'objet de comportements racistes (contre 17% chez les non musulmans). Parmi eux pour 16%, cela était dû à la religion, et pour 15% à leur couleur de peau.

Sondage réalisé par entretien au téléphone, du 26 août au 18 septembre, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population de religion musulmane (personne s'identifiant elle-même comme musulmane) âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

L'Ifop précise avoir déterminé ces quotas à partir d'une étude Ifop - Institut Montaigne réalisée au printemps 2016 auprès d'un échantillon de 15.459 personnes. L'institut de sondage a également réalisé un "échantillon témoin" de 962 personnes non-musulmanes.

Une étude qui discrimine les "Blancs" (cf. 'Islamophobie : quand les Blancs perdent leur triple A', par Houria Bouteldja, membre du PIR), sans convaincre de leur "racisme", bien que l'islamophobie soit désormais amalgamée au racisme : les discriminations religieuses contre les musulmans dont le sondage fait état se fondent sur l'apparence au téléphone : un sondage au faciès ? Les converti(e)s sont-ils pris en compte ?

mardi 16 avril 2019

Marlène Schiappa ou le danger de dérive totalitaire

La commère du gouvernement réclame "une brigade anti-discrimination pour alerter" 

La secrétaire d'Etat monte au front contre les discriminations.

La secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité entre les humanoïdes lance une plate-forme de lutte contre les discriminations. 
Image associée
Une brigade anti-discrimination (Badi) traquera désormais les auteurs de discriminations, a annoncé la totalitaire, lundi 15 avril, accompagnée de Julien Denormandie, ministre de la ville et du Logement. Mono-maniaque de l'Egalité entre les genres, le brigadier Schiappa a expliqué son plan de guerre en répondant aux questions de CNEWS.

A quoi va ressembler cette brigade anti-discrimination (Badi) ?

Un constat, d’abord : en France, les citoyens ont tous le même droit d’accès à un logement, de postuler à un emploi, de sortir dans un restaurant, sans distinction de couleur de peau, d'origine, de genre, de handicap, d'orientation sexuelle, … mais il est difficile - voire despotique- de combattre les sentiments et convictions de chacun, des libertés individuelles de penser.

D'ailleurs, dans les faits, de nombreux citoyens affichent des idées virulentes et comportements agressifs qui heurtent leurs concitoyens, lesquels se plaignent alors de réactions discriminantes et de violences. Les militants assurent souvent qu'ils ne savent pas comment faire valoir leurs droits concrètement, alors qu'existent de nombreux dispositifs. En fait, les activistes exacerbent les passions et provoquent des actions ostentatoires souvent militante qui déclenchent des actes déplorables.

Dans ce contexte, pour les personnes discriminées les plus faibles qui n'exigent pas le respect de leurs droits, Schiappa et Julien Denormandie ont décidé de fédérer dans une même plate-forme accessible via Facebook, tous les acteurs de la lutte anti-discriminations, qu’ils soient institutionnels (comme la Dilcrah ou le Défenseur des Droits) ou associatifs comme la Licra, SOS Racisme, SOS Homophobie, et bien d’autres encore, plus spécifiques, mais aussi des structures privées qui étudient cette question, comme l’Institut Montaigne, d'inspiration libérale 

Quelles seront les missions de cette plate-forme ?


La mère Fouettarde de LREM
La mission première de la Badi est de faire que chacun, dès lors qu’il est discriminé, puisse avoir un accès facilité à cette plate-forme, via une page Facebook dédiée (facebook.com/labrigadeantidiscrimination) afin d’alerter sur une discrimination rencontrée dans sa vie quotidienne. Une page qui est activée dès aujourd’hui en direct depuis le siège de Facebook France.
Les autres missions de la Badi consisteront à mettre en place des actions de sensibilisation aux discriminations afin de renforcer la lutte auprès du grand public et d’évaluer les politiques publiques en cours, tout en proposant de nouvelles mesures concrètes.

Marlène Schiappa règle des comptes personnels : instrumentalisation des moyens de l'Etat ?
Elle se met en scène en partageant les insultes dont elle est victime sur Twitter, du fait de son intolérance et de sa rugosité.


Florilège d'insultes que publie Marlène Schiappa, sur Twitter, mercredi, sans pudeur.
Elle reçoit "tous les jours" des insultes et des vidéomontages "dégradants", selon elle. "Par milliers", insiste-t-elle. "Ne rien dire, c’est couvrir". Et Marlène Schiappa assure avoir porté plainte plusieurs fois.
Elle diffuse un vademecum :
"Pute à Juifs," une injure quasiment signée.
"Putain de l’Elysée," d'origine plus large.
"Vous méritez de prendre un flash ball dans la tête," inspiré par l'actualité des violences policières ordonnées par le pouvoir.
"On va te pendre," une pratique qui n'a pas cours en France.
Photo, vidéomontages dégradants... Par téléphone ou en ligne. Par milliers. Tous les jours. Ce que subissent les internautes ordinaires qui ne sont pas "politiquement corrects".
Plaintes déposées.
Comme Nabila...

Résultat de recherche d'images pour "tatoues perces"
Il y a des gens, dans notre pays, qui renoncent à chercher un logement dans certains endroits, ne postulent plus à certains emplois, évitent certains lieux de sortie du fait de leur apparence ou de leur origine car ils ont intégré qu’ils y seraient discriminés. Cette assignation à résidence est contraire à l’égalité républicaine, elle est révoltante, affirme Schiappa, sans nuances.

Que se passe-t-il une fois qu’une personne fait un signalement ?

La Badi ne se substitue pas à la justice. Alors que propose-t-elle de plus que la multitude d'associations et collectifs spécialisés ? Il s’agit avant tout d’offrir à la personne qui alerte sur une discrimination d’avoir un contact et d’être ainsi mise en relation avec la structure la plus à même de l’aider qu’il s’agisse d’une association (la LICRA, Femmes Solidaires, SOS Racisme et d’autres) pour trouver du soutien, du Défenseur des Droits, et suivant le cas, la victime pourra être dirigée vers le commissariat le plus proche pour aller déposer une plainte et déclencher une enquête. En doublon !
Chaque alerte faite auprès de la plate-forme permet en outre à l’Etat le fichage des endroits qui discriminent le plus en France et d’apporter des correctifs immédiats dès que des faits sont avérés, car aucune discrimination n’est justifiable : discriminer, c’est un délit. 

Facebook a été épinglé pour des manquements à la protection des données. Ne craignez-vous pas que cela freine certaines personnes à se signaler ?

Non, car on peut utiliser un pseudonyme, et un utilisateur peut alerter de façon anonyme pour un tiers : tout ce qui est reproché aux réseaux sociaux est approuvé venat de la madelon du gouvernement. Par ailleurs, notre but est vraiment de créer un mécanisme simple et intelligible, accessible au plus grand nombre, notamment aux plus jeunes, promet la sous-ministre.
C’est une demande marginale qui n'émerge guère du "grand" débat mais que la sous-secrétaire fait émerger. Supplanter les associations établies et les étouffer... Il fallait donc créer une porte d’entrée unique pour pouvoir aller jusqu’à eux. Un outil d’apparence moins "institutionnelle" axé sur un mode de communication que tout le monde connaît. 

De quels moyens cette brigade va-t-elle disposer ?

Outre les acteurs de terrain, comme les associations qui sont déjà financées par l’Etat via la DILCRAH qui, sous mon autorité, finance plus de 600 actions contre le racisme, des moyens matériels et humains ont été mobilisés.
J’ajoute que la version de la Badi sera d’abord une version bêta test. Elle sera donc amenée constamment à évoluer et à s’améliorer. A la rentrée, nous ferons un premier bilan avec tous les partenaires et apporterons des correctifs, et s’il s’avère qu’il faut encore davantage de moyens, nous ferons le nécessaire. Qui finance ? Le déficit public?

En cas de discrimination avérée, les noms de leurs auteurs seront-ils rendus public ?

Oui, nous appliquerons le 'Name and shame', soit le fait de publier le nom des entreprises sanctionnées. Ca s'appelle "mettre au pilori"...
Vous savez, on ne peut pas dire aux jeunes "travaillez bien à l’école et vous pourrez faire tout ce que vous voudrez dans la vie quand vous aurez un diplôme" s’ils voient leurs parents et leurs grands frères et sœurs se prendre des murs à cause du racisme.
C’est aussi le droit des consommateurs de faire leurs choix de marques ou d’enseignes en connaissance de cause. [On voit le niveau de préoccupations...]
Nous allons par ailleurs commencer prochainement, dans le cadre d’une opération de testing d’une ampleur inédite lancée dans le secteur de l’emploi. Caméra cachée, dans le style radar routier... 


Conformément à la volonté du président de la République, tous les processus de recrutement des entreprises du SBF 120 [pour Société des Bourses Françaises], les 120 plus grosses entreprises de France, sont en effet testées avec le ministère du Travail dans le cadre de la lutte contre la discrimination.
Les premiers résultats sont attendus très prochainement et dès lors qu’une entreprise sera condamnée pour discrimination, cette information sera connue de tous. Les patrons seront tondus...
 
Ne craignez-vous pas de jeter une forme de suspicion généralisée sur l’ensemble des entreprises ?

Non, je pense que la vraie suspicion se trouve dans le fossé énorme qui sépare le droit formel du droit réel, entre l’égalité parfaite prévue dans la loi, et les réalités du terrain où ce droit ne s’applique pas pour un certain nombre de citoyens. Il y a une trentaine de critères de discriminations, la grossophobie ou le validisme en font aussi partie. 
Le sens de notre combat est donc de remettre en adéquation le discours républicain et le quotidien de toutes les personnes qui vivent en France.

Il est insupportable, pour les personnes discriminées, que l'on prétende que ces discriminations n'existent pas. Il est d’ailleurs, je pense, insupportable, pour les personnes discriminées, que l’on prétende que ces discriminations n’existent pas ou qu’elles sont marginales alors qu’elles sont encore très grandes dans notre pays.
 
Vous êtes une femme politique de premier plan. Subissez-vous encore des discriminations aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis moins discriminée en tant que femme, parce que j’occupe un poste de pouvoir et j’ai accès aux media. J’ai donc les moyens de mettre en place un certain rapport de force. Mais, pour autant, je veux que ce rapport de force soit également à la portée de l’ensemble des citoyens. C’est tout le sens de notre action, notamment par la Badi et les opérations de testing. Il faut que les auteurs de discriminations aient vraiment peur de la sanction.
Outrages sexistes : 332 amendes dressées depuis la mise en place de la loi...

Cédric et Marlène SchiappaJ’ai par ailleurs été fortement sensibilisée à ces questions. J’ai grandi dans une cité d’un quartier populaire sur le périphérique puis je suis allée ensuite au lycée dans le 16ème arrondissement et j’ai observé dès le plus jeune âge qu’en fonction de leur code postal, de leur prénom, de leur nom ou de leur couleur, les gens ne sont pas perçus de la même façon, explique la féministe complexée, après coup.
Je vis également dans une famille très métissée. Ma belle-mère est Kabyle, mon mari vient des quartiers Nord de Marseille [Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles], mes proches viennent d’horizons et de pays différents.

Je sais à quel point la discrimination peut traverser la société et les générations. J’ai travaillé sur ces questions au Bondy Blog dans ma jeunesse, puis plusieurs années comme élue locale chargée de l’égalité et la lutte contre les discriminations au Mans (Sarthe) avant d’être nommée au gouvernement. 

La mise en place de statistiques ethniques pourrait-elle aider à lutter contre les discriminations ?

Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. Mal utilisées, les statistiques ethniques peuvent mener au pire. Le fichage des gens en fonction de leur origine ethnique n’est dans ce cas pas acceptable. cf. Le Défenseur des droits dénonce le "profilage racial et social" des contrôles de police à Paris
Néanmoins, je m’interroge quant à la manière de rendre mieux visibles les discriminations et la Badi [et arrivé et ] peut répondre à cette demande forte, ce besoin de savoir que dans notre pays [européen, donc blanc], certains endroits, de facto, sont fréquentés exclusivement par des personnes blanches, valides, venant de tel beau quartier [tous les Blancs vivent dans les beaux quartiers], avec tel nom de famille sur leur arbre généalogique [caricatural]. Il faut nommer les choses pour les faire changer.

L’une des premières causes de discrimination à l’embauche est l’âge. Or la question d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite refait surface. N’y a-t-il pas là une forme de contradiction ?

Jean-Paul Delevoye mène une concertation avec les organisations syndicales et patronales, et dans ce cadre il a rappelé que ces échanges se fondent sur un maintien de l’âge minimal de la retraite à 62 ans. Mais l’âge, dans le monde du travail, est en tout cas une réelle forme de discrimination [La vie doit être un long fleuve tranquille].
J’ai à cet égard lancé une mission du Haut conseil à l’Egalité sur l’emploi des femmes seniors, car les femmes de plus de 50 ans sont particulièrement discriminées. Elles deviennent invisibles alors que bien souvent elles constituent des talents. Il faut donc repérer ces femmes et les valoriser via le "late blooming". [Un parti-pris, car les jeunes femmes sont très vulnérables en matière d'emploi] 

[Le bilan sera-t-il aussi fiable que la restitution du "grand" débat?]
Les premiers résultats de cette mission seront disponibles dans les prochains mois et il faut que les employeurs intègrent le fait que les salariés ne sont pas uniquement des potentiels entre 25 et 50 ans, mais après aussi. L’expérience, voire la sagesse acquise [Macron a vanté celle de Geneviève Legay, la septuagénaire fauchée par les forces de l'ordre lors d'une mobilisation de Gilets jaunes à Nice...] avec les années, sont des atouts dans une équipe. C’est la mixité qui fait la performance. 
[Elle a bien parlé, mais sa vision est schématique et les menaces énoncées augurent mal d'un "monde nouveau"  qui discrimine. La "lutte des classes" prend un nouveau virage...]