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samedi 27 juin 2020

Des centaines de policiers se sont réunis contre les accusations de racisme et de violence

Unis contre la campagne de dénigrement de la gauche et des Indigénistes


Les policiers indignés se sont rassemblés devant le Bataclan à Paris, lieu symbolique des attentats du 13-Novembre, pour protester contre leurs accusateurs et le lâchage par leur ministre


"Vidéo choc" et pléonasme du "lynchage violent" !
(le gendarme sauvé de la mort est une femme...)

Plus de 200 d'entre eux ont défendu leur profession vendredi soir contre les accusations de racisme et de violences systémiques.
Plusieurs dizaines de fourgons, motos, et voitures ont occupé l'espace public devant la salle de concert vers 23h30, sans causer de blocage incontournable. En civil ou en tenue, arme à la ceinture, les policiers ont déposé leurs menottes en silence sur la chaussée, avant d'entonner une Marseillaise en signe de protestation et de fidélité à la République. 


Lors des attentats islamistes du 13 novembre 2015, deux policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) avaient été les premiers à intervenir au Bataclan et avaient tué l'un des terroristes.

"On réfute les accusations de violences et de pseudo-racisme", a fermement répété un des participants. "On ne comprend pas d'avoir été acclamés à l'époque des attentats et d'être pointés du doigt aujourd'hui." C'est juste que ce ne sont pas les mêmes: une minorité agissante et soutenue par la presse de gauche occupe l'espace médiatique que leur abandonne la France silencieuse.

Les fonctionnaires présents vendredi ont aussi dénoncé leur lâchage par Castaner, ministre soumis aux groupes de pression et à la rue 

"Notre hiérarchie nous lâche en pâture sur la voie publique", a tonné un policier du Val-de-Marne, venu spécialement. "Ils nous demandent beaucoup de choses, ils ne nous donnent pas de moyens et après ils nous crachent dessus. (...) On veut nous retirer la clé d'étranglement, mais c'est quoi l'alternative ? Si on la fait sur quelqu'un, c'est que cette personne n'est pas très docile."

Caillassage de policiers par Fadila,
soignante aux petits soins
Depuis son discours du 8 juin annonçant la fin de l'enseignement d'une méthode d'interpellation dite  'clé d'étranglement', une "prise au coup" nécessaire en cas de rebellion de l'interpellé(e) et pratiquée dans le judo, Christophe Castaner doit assumer sa décision, prise à chaud, sous la pression des Indigénistes racialisés et sans concertation, exposant les forces de maintien de l'ordre et de protection de la population à la violence des délinquants violents, sans mode de défense alternatif assurant leur sécurité.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu ces deux dernières semaines
Ils ont déjà protesté en Ile-de-France, comme devant l'Arc de Triomphe, avec le jet à terre de menottes en  protestation symbolique, mais le gouvernement continue de mettre en danger ses fonctionnaires de police, restant insensible à leurs appels à les soutenir contre les attaques politiciennes de la gauche.  


Le ministre a préféré les paroles aux actes vendredi, lors d'un déplacement à l'école nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, où Castaner a évoqué "le respect" dû aux policiers, pensant peut-être les convaincre ainsi de son soutien. "Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu'il sera attaqué (...): vous n'êtes pas seuls", a-t-il raconté à plusieurs nouveaux officiers et commissaires en fin de formation.

Le gouvernement accroît les difficultés de recrutement de policiers. 
Alors que, en février 2018, les renforts en effectifs devaient être multipliés par dix en l’espace de cinq ans, selon les annonces, l’institution signalait déjà qu'elle réussissait de moins en moins à attirer des profils de qualité.
La mollesse du "kéké" de Marseille et ses faux pas à répétition ont alimenté l'argumentaire des la gauche anti-flics et racisée, finissant de dissuader les jeunes désireux de servir.


lundi 22 juin 2020

Sibeth, porte-parole qui provoque les policiers

Son malaise éclabousse l'exécutif et provoque la fureur des policiers

Ndiaye a jeté de l'huile sur le feu en exprimant des hésitations racisées révélatrices de son retour à ses origines
 

La question se pose désormais de savoir si la porte-parole du gouvernement est solidaire de l'exécutif ou des anti-racistes racisés, depuis qu'elle a commenté l'interpellation de l'infirmière violente à Paris, lors de la manifestation des soignants du 16 juin dernier, ont suscité la colère des syndicats de police.

Sibeth Ndiaye n'a pas clairement et fermement condamné les violences envers les forces de l'ordre. Elle a en effet avoué ne pas savoir "expliquer" à ses enfants "s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre"...

Cet aveu en dit long sur son appartenance à une collectivité plutôt qu'une autre. Dans l’émission Dimanche en politique ce dimanche 21 juin sur France 3, cette collègue de Christophe Castaner a révélé ses incertitudes, quand, d'une porte-parole de gouvernement, on attend des convictions.

Le pouvoir macronien s'est placé sous la dictature de l'émotion  

"Moi je comprends l’émotion qu’a suscitée l’image qu’on a vu de son arrestation mais, en même temps, je ne saurais pas expliquer aujourd’hui à mes enfants s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre", a-t-elle tergiversé. "Ces propos, tenus par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sont indignes de ses fonctions", a réagi le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), sur Twitter.

"Nous en appelons désormais au président Emmanuel Macron ou au Premier ministre Edouard Philippe : de tels propos tenus par des ministres du gouvernement sont contraires aux valeurs de la République et contribuent au désordre sécuritaire de notre pays. Cela ne peut plus durer", s'est indigné le syndicat.

Ça n’est pas à la porte-parole du gouvernement de décider quelle doit être la décision de justice qui doit être prise

Interrogée sur Farida, cette infirmière en blouse blanche qui s'était comportée en anti-raciste racisée lors d'une manifestation de soignants, insultant la police, lui adressant des injures et doigts d'honneur, tout en jetant des morceaux de pavés sur les forces de l'ordre, la porte-parole du gouvernement avait tout dit et son contraire. La presse pro-gouvernementale et qui fait le buzz en privilégiant les conséquences plutôt que les causes, ne retient qu'une partie des propos de Sibeth Ndiaye. Si elle a assuré en début d'entretien que "la justice doit s’exercer de manière normale, comme pour n’importe quel citoyen", ajoutant: "Je ne vois pas en quoi il faudrait l’absoudre", Sibeth Ndiaye est pourtant une porte-parole du gouvernement qui avoue ne pas savoir comment expliquer à ses filles qu'il ne faut pas caillasser cette police....  
"Moi je comprends évidemment l'émotion qu'a suscitée l'image qu'on a vue de son arrestation, confie Sibeth Ndiaye, mais en même temps, je ne saurais pas expliquer aujourd'hui à mes enfants, par exemple : est-ce qu'il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l'ordre ?"
"Je crois que la justice, qui est parfaitement indépendante dans notre pays, doit juger en droit ce qu’il s’est passé. Ça n’est pas à la porte-parole du gouvernement de décider quelle doit être la décision de justice qui doit être prise", a finalement déclaré la porte-parole du gouvernement, tentant de rétablir un soupçon de neutralité sur l'affaire, dans laquelle elle a manifestement commis une grave erreur en ne condamnant pas clairement et fermement les violences à l'encontre des forces de l'ordre, sans cet  "en même temps" scandaleux et offensant qui la range du côté des indigénistes. 

"A un moment donné il faut qu’on soit capable de considérer que la justice est la même pour tous. Il peut y avoir des circonstances atténuantes, ça ne m’appartient pas de le dire", juge Sibeth Ndiaye qui, à l'instar de son maître, ne sait pas parler quand c'est utile, mais se taire quand elle n'a pas les idées claires.
"On peut tous être amenés, dans des circonstances particulières, à être à bout de nerfs, est-ce que pour autant ça justifie qu’on jette des pierres sur les forces de l’ordre ? Que dirions-nous au fils ou à la fille du CRS qui reçoit cette pierre dans le visage ? Que c’est pas grave, non on peut pas le dire", a-t-elle toutefois estimé. Sans qu'on sache au final si ses enfants peuvent s'y retrouver dans ce galimatias.
La porte-parole diarrhéique s'est salie sur elle et conclut d'une phrase creuse qui n'essuie rien: "Il faut que la justice se fasse en toute indépendance. Nous verrons ce que les juges auront à dire de cela". 
Ce qu'en pensent les policiers est tout vu.

Quant à elle, il est plus que temps qu'elle aille se faire embaucher par LVMH...

dimanche 21 juin 2020

Les Indigénistes réclament la contextualisation partout mais ne se l'appliquent pas sur TF1

Pascal Praud pointe "Quotidien" : "Je suis très étonné que le groupe TF1 laisse perdurer cette émission"

Sur RTL, le journaliste a livré son opinion sur Yann Barthès et son équipe
 

Il pointe la "malhonnêteté intellectuelle" de l'émission.
Barthès ne respecte pas les fondamentaux du journalisme, souligne Pascal Praud. Ce n'est pas parce que l'animateur de divertissement politique n'est pas le seul de son espèce et qu'ils sont pour la plupart contrevenants à la déontologie de la profession, qu'il fallait épargner Barthès, en effet.
Animateur de L'heure des ProsPascal Praud a par la suite confié qu'il avait son propre style et qu'il ne souhaiter pas ressembler aux autres animateurs : "Je ne suis pas Yves Calvi, je ne suis pas Anne-Elisabeth Lemoine qui fait du talk. Je ne suis pas C dans l'air, Caroline Roux. Je fais avec ma personnalité, avec mon passé, je suis au plus près de ce que je suis, moi. Alors, il y a des gens, je comprends qu'ils n'apprécient pas (...) Ce que j'essaye souvent de faire c'est de me mettre à la place des téléspectateurs, de poser les questions que se posent les téléspectateurs, d'être un relais parfois de ce que pense et dit le téléspectateur et d'éviter cette espèce de politiquement correct qui dégouline."
Un programme émission dont il dénonce les effets pervers. 

L'émission "On refait la télé" a tendu la perche à Pascal Praud,samedi sur RTL.
Eric Dussart et Jade l'ont soumis au jeu du "plateau télé" dans lequel il devait justifier son choix entre deux émissions. A la question de savoir s'il regarderait plutôt "Quotidien" de Yann Barthès lundi, au hasard, ou l'émission de Cyril Hanouna "Kiffons l'été !", il n'a pas beaucoup hésité, rappelant en une phrase toute la sympathie que lui inspire le trublion de C8. Il s'est montré en revanche beaucoup plus sévère à l'encontre du talk show de TMC avec lequel il a déjà eu l'occasion de dire sa façon de penser, fin 2019.

"Je n'irai pas chez Barthès, parce que je pourrais imaginer qu'il me tende un piège", a-t-il expliqué. 
Le journaliste s'est justifié par la façon dont "Quotidien" a reçu Assa Traoré au début du mois, une activiste anti-raciste racisée dont le frère a trouvé la mort à l'issue d'un contrôle de police qu'il a violemment refusé en 2016, se rebellant contre les gendarmes. "J'ai été très étonné qu'on ne mette pas en perspective la personne que tu reçois (sic), ce qui est le minimum journalistique", a-t-il expliqué, dénonçant par la suite "une interview d'une complaisance incroyable"
"Sur l'affaire Assa Traoré, quand tu la reçois, tu dois mettre en perspective la personne que tu reçois".  Le journaliste a ensuite ajouté : "Je trouve que les cibles sont toujours les mêmes, ceux qui sont épargnés sont toujours les mêmes et je trouve qu'il y a une absence de courage intellectuel qui est totale chez cette petite troupe-là. Parfois, ils ont parlé de notre émission d'une manière très malhonnête (...) Je suis très étonné que le groupe TF1 laisse perdurer cette émission qui me paraît de temps en temps en-dehors des simples règles journalistiques."


Dans "L'Heure des Pros" sur CNews, Pascal Praud avait déjà qualifié l'équipe de TMC de "plus grands donneurs de leçon de la planète" au lendemain de cette entretien pourtant marqué par un échange tendu avec la journaliste de "Quotidien" Salhia Brakhlia.

Cette journaliste rejoindra la station de radio publique France Info à partir du 30 août prochain et conduira l'entretien politique du matin, le "8h30 franceinfo", jusqu'ici assuré par Marc Fauvelle et Renaud Dély, et diffusé également sur la chaîne de télévision France Info, a annoncé le présentateur de l'émission, le 16 juin 2020. 
Née dans le Nord de la France de parents algériens et embauchée dès 2008 pour Le Petit Journal produit et animé par... Yann Barthès sur Canal+, formule libertaire et universaliste précédente, Salhia Brakhila cumulera toutefois avec la saison 5 de Quotidien pour intervenir dans une rubrique le vendredi.
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samedi 20 juin 2020

Des milliers de sans-papiers manifestent pour forcer leur régularisation

Se sont-ils organisés seuls ou sont-ils instrumentalisés ?


C’est l’une des quatre manifestations à Paris dont seles deux ont été autorisée par la préfecture de police
Babacar Sall, arrivé du Sénégal voici trois ans, manifeste pour la première fois. "On n’a pas de papier. Pour manger, c’est un problème [les Restos du coeur sont-ils pour eux des chiens?]. Parfois je fais un peu de travail au noir, mais c’est tout. J’aide les gens à déménager ou je fais de la plomberie. Dès qu’on me propose un travail je le prends", dit cet homme de 42 ans qui vit à Montreuil : la mairie PCF ne les traite pas bien? 
"Avant je travaillais avec les papiers de quelqu’un mais il me prenait trop d’argent", ajoute ce clandestin victime du racket d'un coreligionnaire etqui a laissé au Sénégal sa femme et sa fille, dans l'attente d'un rapprochement familial. "Parfois je leur envoie 20 euros, parfois 30, dès que je peux." Et encore, si toutefois il n'est pas polygame.

Des manifestations dans toute la France


Venu du Mali, Tidiani Diagouraga est quant à lui arrivé en 2018 en France. Pas sûr qu'il ait été appelé en pleine période de chômage élevé... "C’est dur au Mali, à cause de la guerre. Je suis venu ici pour travailler. Mais je ne peux pas travailler parce que je n’ai pas de papiers", résume cet homme de 36 ans, comme si tous les illégaux, de l'Afrique à la Tchétchénie n'étaient pas prévenus de ces difficultés, d'autant plus qu'ils sont toys surdiplômés, selon lq littérature de gauche.
Pour Hassan, un Marocain en France depuis huit ans, «"les sans-papiers participent à l’économie de la France" et c'est bien par charité musulmane qu'ils viennent à notre secours.... Lui est pizzaiolo à Paris et paie des impôts. "Je suis là pour être régularisé. Avec des papiers, je pourrai acheter une voiture, avoir un logement plus facilement", conclut-il. Et se marier au bled et ramener une femme à laquelle il fera une floppee d'enfants sur le sol français, pour redresser notre courbe de natalité.
Des rassemblements pour la régularisation des sans-papiers sont aussi prévus samedi dans plusieurs villes (Marseille, Lyon, Rennes, Lille, Toulouse, Grenoble, Strasbourg, Nantes…).

Et avant ou après une maifestation contre l'anti-racisme les flis et le racisme des flics et des Français, tous.tes autant qu'ils.elles sont.


lundi 15 juin 2020

"Je ne crois pas qu'il y ait un problème noir en France," reconnaît Kofi Yamgnane

Cette opinion n'est audible que parce qu'elle est celle d'un homme noir...

Le 'Comité pour Adama' et Mélenchon peuvent-ils entendre cette voix autorisée ? 

Yamgnane, quand il est en France

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration de François Mitterrand dénonce la polémique actuelle qui vise à accréditer l'idée que la France serait un pays raciste

Il a été le premier maire noir élu dans l'Hexagone, à la tête de la petite commune bretonne de Saint-Coulitz dans le Finistère. Il fut aussi le premier Africain naturalisé français à siéger au gouvernement, comme secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration, sous François Mitterrand. Après une carrière comme député et conseiller général, ce socialiste a embauché un collaborateur socialiste, Richard Ferrand – l'actuel président LREM de l'Assemblée nationale –. Septuagénaire deux fois père et quatre fois grand-père, il coule une retraite paisible entre Togo et Bretagne.

Né à Bassar au Togo et naturalisé français à l'âge de 32 ans, Yamgnane récuse l'idée un racisme français développée par une minorité de gauche extrême qui crée une polémique exploitant des violences policières sur délinquants violents et visant à éclabousser l'ensemble de la police et des Blancs français. 

Cet élu de la nation qu'il a choisie
[et qui l'a reçu] défend une République française "inclusive", et condamne avec fermeté les prises de position d'éléments du showbusiness comme le comédien noir établi à Los Angelès, Omar Sy [ci-contre flanqué d'Assa Traoré], l'écrivaine blanche Virginie Despentes ou la chanteuse arabe Camélia Jordana, petite fille de cadre du FLN algérien.
"Maintenant, il faut parler", nous a dit Kofi Yamgnane au magazine Le Point, désolé de la confusion actuelle du débat. 

Le Point : La France de 2020 est-elle un pays raciste ?
Kofi Yamgnane : Non, non, non ! Pas plus en 2020 qu'auparavant. Nous n'avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale [la France n'est pas un pays d'apartheid !]. Intrinsèquement, la République française est une République inclusive. Mais avoir la nationalité française [ou britannique], cela se mérite. Il faut être plus blanc que blanc. N'avoir rien à se reprocher. Connaître la littérature française. Ce n'est pas donné d'être français. 

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
Une bonne chose ! Un pays est souverain. C'est lui qui établit ses lois, qui propose un contrat à celui qui veut faire partie de cette communauté. Si vous souhaitez devenir citoyen, voter, vous devez vous conformer à ce que vous propose votre pays. Il faut se montrer digne d'avoir la nationalité. 
Je suis arrivé en France en 1964 en venant du Togo à 18 ans pour étudier à l'Ecole des mines de Paris, et j'ai obtenu la nationalité en 1977. Cette carte d'identité, on me l'a donnée de façon incroyable. Après des démarches qui ont duré un an, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe Kraft où il était simplement écrit : "A partir de maintenant, vous êtes français." Quand je suis devenu secrétaire d'Etat à l'Intégration, j'ai institué une cérémonie au moment de l'attribution de la nationalité. Pour moi, il était important que ce moment soit solennisé.

Que pensez-vous de ces mouvements de "racialisme" et d' "indigiénisme" qui se manifestent bruyamment dans la société française ?
Tout cela n'a aucun sens. Je veux bien croire que l'accueil des travailleurs qualifiés en France n'est pas bon. Aucun Malien, aucun Togolais, aucun Tchadien ne vient pour envahir la France. Ils suivent tous des projets individuels. Mais, quand ils arrivent, la République [à vrai dire, les associations subventionnées co-gestionnaires] les met dans des départements, des quartiers où ils se regroupent [c'est le cas actuel des migrants qui n'arrivent pas par hasard Porte de La Chapelle]. Tout cela n'a aucun sens. Nous n'agissons pas bien avec eux. Il faut laisser les gens s'installer où ils veulent et, surtout, faire en sorte qu'ils se mélangent. Avoir fait des études d'ingénieur, m'être marié avec une Bretonne, être baptisé et avoir passé mon enfance à la campagne ont favorisé mon intégration. [KY se distingue donc des autres Français que par sa couleur de peau et encore ne l'essentialise-t-il pas... Il n'en fait pas un argument de décolonisation et de conquête] 
Je ne comprends pas que des ressortissants étrangers puissent décider de se regrouper entre eux en excluant les autochtones. Le Cran, les Indigènes de la République, tous ces mouvements, je ne les comprends pas [ce sont précisément des organisations indigénistes, racisées et racistes anti-Blancs]. 
La lutte contre le racisme est devenue une légitimation du communautarisme. Or, la République [qui encourage le multiculturalisme] ne reconnaît pas le communautarisme, mais les individus. 
Le racisme est une idéologie, une posture qui va à l'encontre des principes de la République. Tous les Français [quelle que soit leur origine ethnique] qui sont dignes de la République doivent combattre cela. On ne peut pas lutter contre le racisme par des combats particularistes. 
Nous ne pouvons pas vivre ensemble en renonçant à la mixité sociale et raciale. Sinon, on se regarde en chiens de faïence [attitude passive, distincte des mouvements actuels de haine de rue], comme cela se passe actuellement. 
Il faut que les étrangers qui viennent en France entrent de plain-pied dans la société française, qu'ils en acceptent les lois, je le dis en particulier pour mes compatriotes musulmans : la loi de la République est supérieure à celle d'Allah ! 

Avez-vous lu la tribune d'Omar Sy dans L'Obs dénonçant les violences policières en France, liées au racisme ? 
Oui, je l'ai lue et je la trouve très exagérée. Il est dommage qu'Omar Sy se soit laissé aller à une telle polémique. Il ne fait pas mieux qu'Eric Zemmour, qui souffle sur les braises et allume des incendies. Si l'on continue ainsi, on ne réussira jamais à vivre ensemble. Evidemment qu'il y a des racistes en France, mais comme au Togo ou en Algérie [ou Los Angelès, selon les quartiers..., et au Sénégal ou en Mauritanie]… Et des racistes, on en trouve dans tous les corps de métier [de même que des antisémites et des violents]. Au nom de quoi la corporation des policiers échapperait-elle à une telle dérive ? Les policiers et les gendarmes ne sont pas des extraterrestres. On trouve parmi eux des racistes comme ailleurs [et parmi les anti-racistes racisés qui ont la haine du Blanc et  du Noir, de l'Arabe ou du Gitan, en fonction de leur quartier]. Comme ils sont les bras armés de l'Etat, ils doivent dans leur formation recevoir des cours de déontologie poussés, ils se doivent d'être des personnes d'élite [et capables de faire face à la violence grandissante des petits délinquants comme des "grands frères" des quartiers ou des caïds de l'économie souterraine]. Maintenant, comment peut-on affirmer que la police française est raciste ? Il faut souligner la gravité de cette accusation.
[le boxer guadeloupéen, double champion du monde et délégué régional aux quartiers populaires de la région Ile-de-France depuis 2019, Jean-Marc Mormeck : "Non, en France tous les policiers ne sont pas violents ni racistes"]

"En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j'ai 50 ans [le journaliste du Point, Jérôme Cordelier], j'en ai vu, des gouvernements." Avez-vous lu aussi cette lettre ouverte de l'écrivaine Virginie Despentes diffusée sur France Inter qui commençait par ces mots ? 
Oui, je l'ai lue aussi (rires). Il est étonnant que Virginie Despentes ait écrit cela, car elle n'est pas la première venue. Elle devrait savoir qu'avant les indépendances de leur pays respectif l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny [] et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor [ministre 1959-1961, écrivain, promoteur de la "négritude", mais auteur auteur de l'article fondateur "le français, langue de culture, premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française, en 1983, au fauteuil du duc de Lévis-Mirepoix, ce qu'ignorent les petites têtes de pois chiche de banlieue], furent ministres français. Elle devrait se souvenir qu'il y eut, après, au gouvernement, notamment, des hommes comme Roger Bambuck [recordman du monde du 100 m - peut-on dire Guadeloupéen, différenciation qui le distinguerait de Blancs d'Auvergne en métropole ?] -, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports de 1988 à 1991], puis moi qui venais d'Afrique, et plus récemment Laura Flessel ou Sibeth Ndiaye [sans oublier Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme de 2007 à 2009, secrétaire d'Etat chargée des Sports jusqu'en 2010 dans le gouvernement Fillon II, puis ambassadrice de la France à l'UNESCO]. Faut-il rappeler que l'actuelle porte-parole du gouvernement est née au Sénégal [et qu'elle n'a pas demandé sa naturalisation avant 2016, pour avoir la charge des relations de presse de Macron durant sa campagne présidentielle de 2017]?

Existe-t-il en France un problème "noir" ? 
Un problème, je ne crois pas. Même si l'on rencontre sans doute davantage de difficultés pour trouver du travail, un logement dans les mêmes conditions que nos collègues blancs. Je l'ai moi-même subi quand je cherchais un logement à Châteaulin [dont Kofi Yamgnane fut plus tard le conseiller départemental], en Bretagne, en 1973. Ma femme, une Bretonne pure sucre, ou plutôt pure beurre [attention à la notion de pureté raciale !...], faisait une première visite. Puis elle revenait avec moi, et alors on nous disait : " Désolé, mais depuis que vous êtes passée, l'appartement est loué." Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase ! [une aventure qui peut arriver à toute personne en recherche d'un appartement. En revanche, depuis, les bons éléments des quartiers sensibles - quand ils travaillent et ne rejettent pas le système -  bénéficient du privilège de voies d'accès fléchées et balisées aux grandes écoles, dont SciencePo, lesquelles discriminent les candidats blancs, en plus des bourses et aides diverses qui échappent aux autres Français, comme les allocations familiales retirées à certaines familles de couleur, mais blanche]

Considérez-vous l'intégration plus ou moins difficile aujourd'hui qu'à votre époque ? 

Plus difficile, je pense. J'ai reçu récemment un jeune Métis [la majuscule s'impose-t-elle?] brestois, un gars solide de 20 ans, très baraqué [comme le football en recherche et en recrute de manière préférentielle?]
Film stigmatisant
la société française,
avec de bons sentiments
Il m'explique qu'il habite à côté de Paris, à Ivry-sur-Seine. Je lui dis alors qu'il doit bien profiter des sorties dans la capitale. Et il m'explique qu'après le travail il rentre directement chez lui. Je m'étonne. Il me rétorque que dès qu'il sort, il se fait contrôler. Il tombe sur une première brigade, doit sortir ses papiers, puis il parcourt 500 mètres, et une deuxième brigade lui demande de nouveau ses papiers. Et ainsi de suite [l'exception devient la règle dans les récits issus des ghettos créés par les associations, dont la plupart sont noires]. Alors, il me confie : "J'ai peur à la longue de m'énerver, de soulever le flic qui me demande mes papiers, de lui fracasser la tête sur un trottoir
[car la colère et la haine sont les mots communément véhiculés par les media, premier vecteurs de banalisation de la violence]. Son collègue, alors, me tirera dessus. Et cela fera deux morts pour rien."

Kofi, quand il est au Togo (2010)
<br>En octobre 2014, l'ancien secrétaire d'Etat PS, Kofi Yamgnane, a été placé en
garde à vue dans le cadre de l'affaire de corruption qui a valu une mise en examen à Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc des stars", indiqua l'AFP.
Les juges Roger Le Loire et Charlotte Bilger, du pôle financier de Paris, soupçonnent notamment M. Rocancourt d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des situations administratives en lien avec des titres de séjour, selon une source proche du dossier.
Le Monde écrivait que M. Yamgnane aurait également été approché pour intervenir auprès des autorités françaises pour faciliter une régularisation.
Ancien secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration (1991-1992) puis à l'Intégration (1992-1993) dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy, M. Yamgnane avait ensuite été élu député PS du Finistère de 1997 à 2002.
M. Yamgnane, qui possède la double nationalité française et togolaise, avait également tenté de se présenter à la présidentielle togolaise en 2010, mais sa candidature avait été rejetée par la cour constitutionnelle togolaise.

samedi 13 juin 2020

Sibeth Nidaye veut-elle fausser les statistiques ethniques?

En plein contexte inflammable, Sibeth prétend rouvrir le dossier "de manière apaisée et constructive" !
Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme est en désaccord 

Un "grand débat national" avec Sibeth, tout le monde en rêve...

"A ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes,"
 a déjà jugé la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement. 

Faut-il rouvrir le débat autour des statistiques ethniques ? 
Ndiaye Sibeth a choisi le moment, alors que l'extrême gauche organise de nouvelles manifestations indigénistes ce samedi contre les violences et le racisme supposés dans la police. 
La porte-parole du gouvernement voit dans les statistiques ethniques un sujet de "débat" et interroge : "Pourquoi ne pas poser de manière apaisée et constructive le débat ?

Dans une tribune publiée dans Le Monde, précisément ce samedi, Sibeth suggère également de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". De fait, la France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité.

Le délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine (sic) anti-LGBT se dit déjà "pas convaincu" qu'il faille rouvrir ce débat.

Frédéric Potier a déjà été membre à 32 ans du cabinet de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée Nationale, puis au  cabinet de Manuel Valls à Matignon en tant que conseiller outre-mer, à 37 ans, avant de conserver les mêmes fonctions auprès de Bernard Cazeneuve nommé premier ministre. 
A l'arrivée de Macron, le sémillant jeune homme, ère de deux enfants, est promu préfet sans aucune affectation en préfecture. 
Il est associé de près à la préparation de la proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet priorité du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020. Il dénonce la résurgence d'un "antisémitisme très virulent", réfute l'hypothèse d'un " racisme d’Etat" et souligne l’ambiguïté du terme 'islamophobie'. Certains l'accusent d'attiser la haine entre les communautés du fait d'une hiérarchisation des discriminations et des haines, ce qui, par les temps qui courent, n'est pas une mince responsabilité.
L'homme est en rose et porte le n° 8 

Il s'est prononcé pour l'interdiction de certains rééditions de livres (pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline) ou pour le retrait de la référence à Charles Maurras dans le Livre des commémorations nationales 2018. En août 2018, il participe à plusieurs épreuves des Gays Games Paris 2018 dont la DILCRAH est un des principaux partenaires.<br>Au cours de l'été 2019, il plaide en faveur de l'arrêt des matchs en cas d'injures à caractère raciste ou homophobe.


VOIR et ENTENDRE Frédéric Potier, préfet à 39 ans,  délégué interministériel rattaché à la fois au ministre de l'Intérieur et au premier ministre depuis le 
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"Nous avons fait de l'universalisme le fondement de nos lois, mais, à ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes", écrit Sibeth Ndiaye, elle-même franco-sénégalaise, qui dit avoir fait "l'expérience du racisme ordinaire"
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">« Les haines et les discriminations ne se hiérarchisent pas ; toutes doivent être combattues avec la même force. Toute discrimination est un coup de canif dans le pacte républicain » <br>🗞 A Lire dans <a href="https://twitter.com/leJDD?ref_src=twsrc%5Etfw">@leJDD</a> : la tribune de <a href="https://twitter.com/MarleneSchiappa?ref_src=twsrc%5Etfw">@MarleneSchiappa</a> et <a href="https://twitter.com/FPotier_Dilcrah?ref_src=twsrc%5Etfw">@FPotier_Dilcrah</a> contre le racisme 💪 <a href="https://t.co/9Ish3e9psx">https://t.co/9Ish3e9psx</a></p>&mdash; Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) <a href="https://twitter.com/LaetitiaAvia/status/1173132010933686272?ref_src=twsrc%5Etfw">September 15, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
La priorité n'est pas, pour Sibeth, la relance de l'économie de la France.
"Il y a là quelque chose dont nous devons nous ressaisir urgemment, parce que nous ne devons pas renoncer à notre projet universaliste et républicain, sous peine de donner raison à ceux qui en détournent le sens et en exploitent sans vergogne les faiblesses", plaide cette ancienne socialiste proche du chef de l'Etat et naturalisée française depuis peu.


Il faut ainsi "nous reposer la question de la représentativité des personnes de couleur dans la vie publique, politique, économique et culturelle de notre pays," soutient Sibeth. 
Selon la porte-parole du gouvernement, "nous devons revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales sans les confondre avec les moyens de lutter contre la discrimination sociale"
"Le problème du racisme en France n'est pas réglé. Mais nous pouvons le faire refluer au prix d'un combat inlassable, économique et social, démocratique et républicain, qui doit redevenir l'honneur de la France", en appelle-t-elle. 
"Osons débattre publiquement de certains sujets hier encore discutés, aujourd'hui devenus tabous, sans sombrer dans les habituels procès d'intention", conclut Sibeth Ndiaye.

En 2015, l'ancien premier ministre Manuel Valls avait relancé  la question des statistiques ethniques, mais François Hollande s'était montré beaucoup plus réticent. 
Durant sa campagne présidentielle, Macron s'était déclaré plutôt "favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le 'name and shame'" (nommer et blâmer) pour les entreprises pratiquant la discrimination à l'embauche.

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRAH) n'est "pas convaincu" qu'il faille rouvrir le débat des statistiques ethniquesSamedi matin, sur Europe 1, Frédéric Potier  a estimé qu'"on peut tout à fait mesurer les discriminations avec les textes actuels", citant notamment une étude commandée par la LICRA sur la discrimination envers les musulmans.


Castaner maintient la suppression de la technique d'interpellation, exposant les policiers aux violences

Le ministre de l'Intérieur a adressé une lettre de confirmation de sa décision qui ulcère les forces de maintien de l'ordre 

Christophe Castaner confirme la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement"

Le ministre "désarme" ses hommes face aux interpellés violents.
Vendredi 12 juin au soir, à la stupéfaction des policiers et de leurs syndicats, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a confirmé  la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement" qui permet de maîtriser les individus agressifs

Christophe Castaner refuse ainsi d'entendre la colère des syndicats qui attendaient de la lettre du ministre qu'il prenne en compte leurs difficultés à assumer leur rôle de maintien de l'ordre républicain et revienne donc sur son annonce du lundi 8 juin interdisant cette technique d'interpellation des agresseurs de policiers, avant même qu'une méthode alternative puisse être mise en place.
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"Elle a été jugée dangereuse par le groupe de travail conjoint dirigé par les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales, désigné en janvier dernier - dans le contexte du mouvement social des Gilets Jaunes - par le ministre de l'Intérieur pour passer en revue l'intégralité des gestes et techniques d'intervention des forces de l'ordre", est-il écrit dans un communiqué conjoint de Christophe Castaner et de son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez. "Conformément aux préconisations de ce groupe de travail, cette technique (...) ne sera plus enseignée dans les écoles de police. Elle ne l'est déjà plus en gendarmerie ou dans les rangs de l'administration pénitentiaire", confirment-ils.

L'exécutif repart à zéro, six mois après ouvert le dossier

"Un [nouveau] groupe de travail sera chargé d'ici le 1er septembre de déterminer les techniques et moyens matériels de substitution, auxquels les fonctionnaires seront alors formés", ont poursuivi les Dupont-Dupond de Beauvau. "Parce qu'il a pu y avoir de l'incompréhension parmi les policiers, supputent-ils, il convient de préciser que cela ne remet pas en cause, dans les cas de confrontations physiques avec des individus qui opposent une résistance [ce qui a toujours été la limite observée], la possibilité de réaliser une prise arrière de façon à amener l'individu au sol pour le menotter", ajoutent-ils. 

Christophe Castaner et Laurent Nuñez ont également annoncé une expérimentation territoriale du pistolet à impulsion électrique (PIE) dernière génération ainsi qu'une généralisation des caméras-piétons "dont la technologie doit monter en gamme".

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a reçu les représentants syndicaux des gardiens de la paix et vendredi ceux des officiers et des commissaires. Lors de ses rencontres avec les syndicats, Christophe Castaner a reconnu, selon ces derniers, "une connerie", une maladresse de langage quand il a demandé, en cas de "soupçon avéré" de racisme, une suspension du fonctionnaire concerné. Pour le ministre, ce type de suspension conservatoire de policier ne peut intervenir qu'en cas de faits avérés
Le ministre de l'Intérieur affirme d'ailleurs dans sa lettre aux policiers qu'"il n'a jamais été question de remettre en cause la présomption d'innocence à laquelle policiers et gendarmes ont évidemment droit, comme tout un chacun". 
Il a également promis de "toujours faire la différence entre les fautes de quelques-uns et l'action sans faille des forces de l'ordre au service des Français".

Les policiers ont organisé des actions diverses et symboliques un peu partout en France, dès jeudi 11

Ils ont ostensiblement jeté au sol leurs menottes, pour clamer leur ras-le-bol et leur demande de soutien de la part de l'exécutif

Castaner se fait zapper par les fonctionnaires de police.
Leurs syndicats ont en effet demandé à être reçus par le chef de l'Etat. "On est venu dire au président Macron qu'il doit soutenir, respecter, considérer sa police (...) La police n'est pas raciste, la police est républicaine (...), elle ne choisit pas sa délinquance, elle ne choisit pas la couleur de la délinquance (...) et elle sauve des vies quelle que soit la couleur de la peau de l'individu", a souligné vendredi Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, à deux pas de l'Elysée.