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mercredi 28 septembre 2016

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse de 600 millions, sauf manipulation des chiffres

Dilma Rousseff destituée par le Sénat brésilien pour maquillage des comptes publics. Et Sapin ?

Le déficit budgétaire 2017 prévu en baisse
Hollande n'a toujours pas ramené son niveau
à la situation avant la crise internationale de 2007 
Comme la baisse du chômage devait être légère en août 2016, mais a connu un rebond historique, l'estimation gouvernementale du déficit du budget de l'Etat français en 2017 promet une "légère baisse", à 69,3 milliards d'euros, selon les chiffres du projet de loi de Finances (PLF) pour l'an prochain présenté mercredi.
La loi de Finances pour 2016 prévoyait un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d'euros (contre 70,5 milliards en 2015). Mais comme annoncé la semaine dernière par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, cette estimation a été revue à la baisse, à 69,9 milliards d'euros.

Le gouvernement a clairement une tournure politique à la présentation de son projet de Budget pour 2017
Il réaffirme son objectif d'un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) en fin d'année, pour l'annonce de candidature du président Hollande, et prévoit la compensation intégrale des dépenses supplémentaires annoncées ces derniers mois.

Une annonce fort peu fiable

Sapin n'en a plus pour longtemps à nous prendre pour des billes
A sept mois de la présidentielle, le dernier projet de loi de Finances du quinquennat, qui concrétise le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, mais mise progressivement en place à partir du 1er janvier 2018, officialise une autre promesse, la baisse d'un milliard d'euros de l'impôt sur le revenu annoncée au début du mois, mais d'abord promise à 2 milliards (et quoi qu'il en soit en vérité difficile à mettre en œuvre), et consacre le renforcement des moyens aux secteurs considérés comme prioritaires (emploi, qui n'a pas "concrétisé" les promesses du pouvoir socialiste, sécurité, après plusieurs prolongations de l'état d'urgence, et éducation, au moment où une enquête du 
du Cnesco confirme l'ampleur des inégalités à l'école après bientôt cinq ans de socialisme sanctionné par un échec de l'éducation prioritaire, alors que Bruxelles s'inquiète de la stagnation de la croissance.

L'opposition, mais de droite, dénonce une entourloupe 
Et de citer une accumulation de factures impayées, le gouvernement doit également faire face aux réserves émises par le Haut conseil des finances publiques (HCFP), dans un avis rendu public mercredi. 

Organisme indépendant mais placé auprès de la Cour des comptes et créé par la loi organique du 17 décembre 2012, le HCFP fait part de son scepticisme sur la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du PIB l'an prochain. PIB de la France ? Le grand manitou de Bercy est-il un illuminé ? La croissance est en baisse au deuxième trimestre 2016...

Pour toute preuve, "cet engagement, nous le tiendrons", a néanmoins rétorqué à la presse un ministre de l'Economie et des Finances, Michou Sapin, violet comme ses chaussettes, une couleur en soi désagréable, celle de la mélancolie, de la solitude et du deuil.
"Ce n'est pas parce que nous [et surtout les contribuables] assumons des dépenses supplémentaires pour financer nos priorités que ce budget n'en est pas moins un budget responsable", a raconté le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. Qui conteste qu'il soit "responsable" d'assumer ses priorités ? Mieux vaudrait toutefois être en capacité de les réaliser. Et pendant six mois avant une année d'élections perdues d'avance, Eckert n'assumera pas grand chose. Avant qu'Hollande se retourne, il fait déjà nuit.

Au Brésil, le maquillage des comptes publics est passible de destitution

En octobre 2015, le Tribunal des comptes de l'Union (TCU) appela les parlementaires brésiliens à rejeter les comptes publics de l'État de 2014, année de la réélection de Dilma Rousseff, au motif qu'ils avaient été sciemment entachés d'irrégularités.
Pour minimiser l'importance des déficits publics, la présidente avait en effet signé, en 2014 et 2015, des décrets faisant supporter provisoirement à des banques publiques des milliards de réaux de dépenses incombant au gouvernement. En juillet 2016, un pseudo "Tribunal international pour la démocratie" ( ! ), convoqué à
l'initiative de mouvements syndicaux et politiques de gauche, conclut symboliquement à l'absence de crime de responsabilité dont était accusée Rousseff (ci-contre avec Ségolène Royal). 
Peu impressionné par la mascarade judiciaire de ses partisans, le Sénat la destitua le 31 août 2016 par 61 voix pour et 20 contre.
Le Parti des travailleurs, PT, est le parti de l'ex-présidente brésilienne qui avait succédé à Luís Inácio da Silva, dit Lula, comme elle, membre du Parti des travailleurs, marxiste.

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