POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est ministère de l'Intérieur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ministère de l'Intérieur. Afficher tous les articles

samedi 29 juin 2019

Nantes : Castaner met le préfet hors d’atteinte des investigations

Le ministère de l'Intérieur a, de fait, verrouillé l'enquête

En faisant le choix de saisir uniquement l’IGPN d’une enquête administrative, le ministère a, de fait, mis le préfet à l'abri
 

Image associée
L’Inspection générale de la police nationale, appelée la police des polices, n’a en effet aucun pouvoir de contrôle sur l’autorité préfectorale, pourtant responsable de l’opération de maintien de l’ordre en cause, l’enquête administrative se limitera aux forces de l’ordre et le préfet n'aura pas à s'expliquer.  

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n'a pourtant pas hésité à assurer mercredi devant l’Assemblée nationale qu’il fera "toute la transparence" sur la tragique intervention de la police sur le quai Président-Wilson à Nantes, le 22 juin, sachant pertinemment que, pour l’heure, c’est impossible. Un homme est tombé dans la Loire et a disparu.
Une violente charge de police.
Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Le 22 juin dernier, un peu après 4 heures du matin, une vingtaine de policiers issus de différentes unités lancent une charge contre les teufeurs encore rassemblés pour la Fête de la musique. Grégoire Chassaing, commissaire de permanence, encadre l’opération sur place. Tandis que Thierry Palermo, directeur-adjoint départemental de la sécurité publique, responsable du dispositif, suit la soirée depuis la salle de commandement de l’hôtel de police de Nantes. L’enquête de l’IGPN s’arrêtera à cet échelon-là.

Pourtant, en matière de maintien de l’ordre, le préfet a un rôle déterminant. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner Inspection generale administration"L’action des troupes doit être contrôlée en direct par l’autorité civile. "Une nuit de fête comme ça, l’autorité préfectorale doit être sur le pont. A chaque fois qu’on a des incidents de ce type, c’est toujours en fin de course, la nuit, quand tout le monde a envie d’aller se coucher, témoigne un ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris. C’est à ce moment-là qu’il y a des fragilités, qu’il faut être extrêmement vigilant et rester au moins à l’écoute des ondes radio pour pouvoir réagir."

Où était le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ou à défaut son directeur de cabinet pendant la nuit ? 
Ont-ils été informés de la situation quai Président-Wilson ? Ont-ils donné l'autorisation de charger et d’utilisation de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense (LBD) ? Ces questions pourraient être posées par l’Inspection générale de l’administration (IGA), seule compétente pour enquêter sur l’action de la préfecture. 
"Dormez en paix, braves gens!"...
Info ou intox, relevant d'un
Conseil de l'Ordre des journalistes ?
Placé directement sous l’autorité de Christophe Castaner, ce corps s’occupe du contrôle supérieur des agents du ministère. L’IGA n’a pourtant pas été saisie. Interrogés à propos de ce choix, la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l’Intérieur n’ont pas répondu aux questions de la presse.

"Faire l’impasse sur le volet préfectoral, ça conduit à une enquête tronquée"

Image associée
Des chiens et des gaz
"On cherche à mettre un plafond pour ne pas remonter trop haut, et éviter de mettre en cause les copains. C’est choquant", s’indigne un ancien membre de l’IGA confronté plusieurs fois à ce cas et inquiet des dérives du ministère de l'Intérieur.

Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Lorsque Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade, en octobre 2014, lors d’une manifestation à Sivens, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avait lui aussi opté pour une simple saisine des inspections générales de la police et de la gendarmerie. Le rôle du préfet n’avait donc pas été contrôlé. 
Même situation concernant les violences policières et les amputations lors du mouvement des Gilets jaunes. Aucune enquête n’est plus confiée à l’IGA.
Au nom des ministres chargés de l’intérieur et de l’outre-mer, l'Inspection générale de l’administration (IGA) est supposée exercer  le "contrôle supérieur" sur les services ministériels et singulièrement sur  les préfets. Ses missions comprennent, au premier chef, les compétences régaliennes de l’Etat : sécurité intérieure, sécurité civile, exercice de la citoyenneté, relations avec les collectivités territoriales. Plus généralement, l’IGA intervient dans tous les domaines de compétences des préfets L'IGA est considérée comme un grand corps de l'Etat. En 2015, le socialiste Bernard Cazeneuve a placé Michel Rouzeau à sa tête.

vendredi 21 juin 2019

Proposition de loi LR sur la sécurité : la majorité persiste dans le rejet de toute contribution d'opposition

Le totalitarisme de la majorité présidentielle ne faiblit pas...

La démocratie parlementaire a encore reculé

Résultat de recherche d'images pour "Nunez Ciotti"
Jeudi
, la majorité LREM à l'Assemblée a rejeté en bloc une proposition de loi sur la sécurité du député LR Eric Ciotti. Elle a jugé "précipitées" et parfois "idéologiques" les augmentations budgétaires, le paiement des heures supplémentaires, les sanctions aggravées pour les agressions de policiers, alors que  le gouvernement tarde à présenter son propre texte.

Cette proposition de loi "d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure" était examinée dans le cadre d'une journée dédiée aux propositions du groupe Les Républicains ("niche parlementaire").
"Ce texte entend (...) porter un engagement" pour que ceux "qui assurent la protection de nos concitoyens" disposent "des moyens nécessaires pour faire face à cette mission essentielle", a expliqué Eric Ciotti, rapporteur du texte.

Le député des Alpes-Maritimes a proposé une loi de programmation prévoyant une dotation supplémentaire de 15 milliards d'euros sur six ans pour la sécurité, mais elle a été repoussée.
"Depuis cinquante ans, les moyens ont été divisés par deux", a fait valoir l'élu rappelant un récent appel de syndicats de police, évoquant une "disette budgétaire".

Le député a également proposé "le paiement des 24 millions d'heures supplémentaires", "véritable épée de Damoclès opérationnelle", engrangés au fil du temps par les policiers. 

Il a appelé à un durcissement des peines réprimant les agressions et injures contre des policiers, gendarmes ou pompiers. Ceci avec des peines planchers, des expulsions et interdictions du territoire pour les étrangers et la suppression de l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans. 

Le texte visait enfin à renforcer les prérogatives des polices municipales en habilitant notamment des agents à opérer des contrôles d'identité.

Le gouvernement balaie la proposition LR d'un revers de la main

Les autocrates macroniens n'ont rien trouvé à leur convenance.
"Votre proposition de loi pêche par son impréparation. Certaines dispositions sont inconstitutionnelles, d'autres peuvent apparaître comme idéologiques et d'autres n'ont pas montré leur effet", a tranché Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre apparent de l'Intérieur (Castaner), en se prononçant contre l'ensemble du texte.

Il a rappelé le projet en cours de livre blanc et de loi de programmation pour la sécurité intérieure évoqué par le premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale.
Tout cela demande "une large concertation, des échanges avec les syndicats". "Nous les menons depuis des semaines et avançons sur les questions du temps de travail et des heures supplémentaires", a-t-il indiqué.

"Cela demande aussi de consulter les directions, des experts, les élus (...) donner la parole aux femmes et hommes de terrain, aux citoyens", a ajouté le ministre réel Nunez appelant "à ne rien négliger, ni brusquer". "En même temps", la soumission de la proposition d'Eric Ciotti à la commission parlementaire permanente n'a pas été autorisée...

"Votre loi de programmation sera adoptée au mieux en 2020, a déploré E. Ciotti (...), alors que les policiers et les gendarmes attendent des mesures immédiates".

Les despotes rejettent systématiquement les amendements de l'opposition, mais aussi leurs propositions de loi... Vont-ils aussi leur reprocher de ne pas jouer pleinement leur rôle parlementaire ?

lundi 7 janvier 2019

Castaner va commander 1.280 lanceurs de balles de défense LBD40

Le lanceur de balles de défense, arme controversée en France

Le ministère de l'Intérieur passe outre les recommandations du Défenseur des droits

Jacques Toubon a émis un avis défavorable à l'usage de ces armes de défense de type "flash-Ball" dans les manifestations, mais Macron a autorisé le gouvernement à commander plus d'un millier de ces armes, en dépit des blessures graves causées, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes et de la mobilisation lycéenne: une dizaine d’éborgnés et des alertes des ONG.
.
Alors que la mobilisation des Gilets jaunes se poursuivait pendant les fêtes, le gouvernement a fait ses achats de Noël pour faire face aux mouvements sociaux. Ainsi, selon Libération, le ministère de l'Intérieur a lancé le 23 décembre un appel d'offre pour une commande de 1.280 nouveaux lanceurs de balles de défense LBD40, des fusils d’épaule à un coup dont la munition de 40 millimètres en caoutchouc semi-rigide peut éborgner et provoquer des fractures des os de la tête..

Si le montant de l'enveloppe budgétaire de cette commande publique n’a pas été révélé par le service des achats du ministère, il devrait atteindre au moins 2 millions d’euros, selon les calculs de Libération. Depuis plusieurs années, des associations de défense des libertés publiques et, plus récemment, le Défenseur des droits ont alerté sur les dangers de cette arme utilisée par les forces de l’ordre à l’occasion de manifestations. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui élargit son arsenal en cette fin d’année, a visiblement pris la résolution de ne pas faire de quartier.

Cette commande sulfureuse comporte aussi l’acquisition de 270 lanceurs à 4 coups et 180 lanceurs à 6 coups du même calibre que les LBD 40. En l’état, ces armes pourraient tout à fait être chargées avec les mêmes balles semi-rigides en caoutchouc. Avec un risque nettement accru de blessures irréversibles. Ces fusils sont en effet capables de tirer leurs munitions en quelques secondes et sont plus lourds et donc moins maniables. Contactée par le quotidien, la Direction générale de la police nationale assure que ces lanceurs "multi-coups" sont quant à eux "destinés à tirer exclusivement des grenades lacrymogènes, fumigènes ou assourdissantes".

Si les autorités ne communiquent pas sur la comptabilité officielle des blessures, ces dernières semaines, le LBD 40 est suspecté d’avoir blessé gravement plus de 30 personnes, dont 10 ont été éborgnées. C’est le cas d’Antoine C., 25 ans, blessé à l’œil le 8 décembre place de la République, et qui a depuis porté plainte contre les forces de l’ordre. Selon le procès-verbal, qui consigne un premier récit des faits, le jeune homme a été touché au visage alors qu’il tentait de s’éloigner de la manifestation qu’il était venu observer par curiosité : "Il y a eu un mouvement de foule, je regardais ce qu’il se passait. D’un coup, je suis tombé. J’étais un peu sonné, les gens autour de moi m’ont aidé à me relever. J’entendais "il l’a pris dans l’œil, il l’a pris dans l’œil"."
Antoine C. se rend alors compte que du sang coule de son visage et les médecins lui annoncent qu’il a une fracture du plancher orbital et qu’il a perdu la vue de cet oeil. 
"Ce sont des armes qui sont fréquemment utilisées par les fonctionnaires de manière offensive à des distances non réglementaires et sur des parties du corps interdites", estime son avocat Arié Alimi. 

Plusieurs lycéens ont aussi été blessés gravement au visage lors de mobilisations devant leur établissement. La première semaine de décembre a été particulièrement désastreuse. A chaque fois, le LBD 40 est soupçonné d’être à l’origine des blessures. Le 4 décembre, à Grenoble, Doriana, 16 ans, a eu la mâchoire fracturée et des dents cassées. Le lendemain, à Garges-lès-Gonesses (Val-d’Oise), Issam, 17 ans, a eu lui aussi la mâchoire fracturée et un bout de la joue arraché. Le même jour, près d’Orléans, Oumar, 16 ans, a eu un enfoncement de l’os du front et d’importantes fractures. Le 6 décembre, enfin, à Béziers et Vénissieux, Jean-Philippe et Ramy, 16 ans, ont été mutilé à l’œil gauche. On peut encore citer cet élève de 16 ans atteint à la tête le 5 décembre dans la banlieue d’Orléans (centre).

Au départ, l’utilisation du LBD 40 n’était pas prévue lors des manifestations. En 1998, Christian Arnould, alors chef du bureau des équipements du service central des CRS, s’y était d’ailleurs opposé : "Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face." Pour le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, spécialiste des questions de police, l’usage "des armes sublétales a plus d’effets délétères que positifs", car est ancrée "l’absolue certitude qu’au pire on amochera mais qu’on ne tuera pas".

Le Défenseur des droits alerte lui aussi depuis 2013 sur la dangerosité des lanceurs de balles de défense. Selon cette autorité administrative consultative et indépendante, qui est chargée de défendre les droits des citoyens en France et qui a rendu un rapport dédié au maintien de l’ordre en décembre 2017, cette arme est inadaptée "à une utilisation dans le cadre de ces opérations". En effet, cette arme "ne permet ni d’apprécier la distance de tir ni de prévenir les dommages collatéraux" car, lors d’une manifestation, "les personnes visées sont généralement groupées et mobiles ; le point visé ne sera pas nécessairement le point touché".

Dans le cadre de ce rapport, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, s’était justement engagé à ne plus utiliser cette arme dans les cortèges. Alors pourquoi un tel revirement lors des événements parisiens des gilets jaunes ? La préfecture de police répond que "les manifestations non déclarées de gilets jaunes ont pris une configuration de violences urbaines" et qu’il "n’était pas question dans ce cadre de laisser les policiers démunis d’armes intermédiaires face à la violence des participants à ces attroupements".

"Mal nécessaire" ou arme excessivement dangereuse ?
 
Les lanceurs de balles de défense sont utilisés par les forces de l'ordre en France.

La controverse autour de l’utilisation des lanceurs de balles de défense a été relancée en France après les blessures de manifestants pour la défense du pouvoir d'achat et contre la réforme du baccalauréat.
"J’ai eu une fracture sous l’oeil au niveau du plancher orbital, le nez fracturé à trois endroits et 25 points de suture", assure Constant Deniaux, 43 ans, qui affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) alors qu’il participait le 8 décembre à un barrage filtrant de Gilets jaunes sur un boulevard de la ville de Caen (nord-ouest).
"Je ne sais pas pourquoi j’ai été visé", poursuit Constant Deniaux. "J’étais à 30 mètres, sur les hauteurs, et j’étais observateur. Je pense que j’ai été visé délibérément", estime ce technico-commercial, actuellement au chômage, qui dit faire partie "des personnes blessées inutilement".

Le ministère de l'Intérieur commande 1 280 lanceurs de balles de défense LBD40
"Choquées» par ces incidents, quelque 200 personnalités en France, dont plusieurs députés, ont appelé début décembre à interdire "immédiatement" l’usage de ces fusils.

Le 14 décembre, Amnesty international a exhorté la police française à "cesser de recourir à une force excessive contre les manifestant.e.s et les lycéen·ne·s".

Pour l’heure, le 18 décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme a rejeté une requête de manifestants blessés par des tirs de LBD et qui en demandaient l’interdiction en urgence. 

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes» le 17 novembre, les blessures par LBD et d’autres violences policières présumées ont pour l’heure abouti à 48 saisines de l’IGPN, la police des polices.
L’IGPN avait ouvert huit enquêtes liées à l’utilisation de lanceurs de balles de défense en 2017 et onze en 2016, année marquée par les manifestations contre la 'loi travail' de Muriel Pénicaud, émaillées de violents incidents.

Bien qu'il se dise à l'écoute, le pouvoir continue de défendre une arme non létale dont l’usage est réglementé. Mieux, il renforce sa force de frappe.
"L’utilisation du LBD est très cadrée et s’appuie sur un cadre légal précis", affirme une source policière, évoquant notamment des formations obligatoires et l’obtention d’un certificat d’aptitude.
"Le LBD est une arme intermédiaire, utilisée pour stopper des manifestants et arrêter les individus dangereux ou agressifs envers la police", assure Jean-Louis Courtois, expert en armes auprès de la Cour d’appel de Paris et rédacteur en chef de la revue Commando magazine.
"C’est le matériel le plus adapté avant l’utilisation létale d’une arme à feu", soutient-il. "Le retrait de ce type de matériel mettrait en danger les fonctionnaires de police", assure-t-il, pour qui l’utilisation du LBD est "un mal nécessaire".

Pour Vincent Denis, maître de conférence en Histoire moderne à La Sorbonne et spécialiste de la police, l’utilisation des LBD, à partir de la fin des années 90, a toutefois marqué "un tournant" en France, car "la doctrine du maintien de l’ordre depuis 1945 était de ne pas tirer sur les manifestants".
Si ces armes ne sont pas létales, elles blessent "pour la vie", ce qui "contribue à alourdir le bilan en matière de blessés", nuance V. Denis.

Depuis début décembre, David Dufresne collecte sur Twitter des vidéos de violences policières présumées lors des récentes mobilisations en France et le journaliste-documentariste indépendant s’étonne "qu’il y a ait si peu de débat autour de ces dizaines de blessés" par LBD.
"Depuis les manifestations contre la loi travail, l’affrontement est complètement assumé", estime le journaliste, ajoutant qu’ "il y a une forme de militarisation du maintien de l’ordre qui n’était pas du tout à l’oeuvre jusqu’ici".

mardi 26 septembre 2017

Migrants: la présidente de Région Ile-de-France met en garde le gouvernement


Valérie Pécresse fait valoir que l'Ile-de-France doit déjà faire face à "plus de 100 bidonvilles"

"La cote d'alerte est clairement dépassée, a prévenu V. Pécresse


Au lendemain de l'annonce de l'ouverture de centres de "pré-orientation" pour les migrants, la présidente LR de la Région Ile-de-France  a réagi mardi. 
"Donc je ne peux pas être hostile à la création de centres d'orientation des migrants, mais le sujet n'est pas là", a-t-elle poursuivi. "Le sujet est comment est-ce qu'on raccompagne chez eux tous les étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui thrombosent nos centres d'hébergement d'urgence".

Comme s'il ignorait la situation en annonçant lundi l'ouverture de ces centrespour les migrants en Ile-de-France, le préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, le représentant du ministère de l'Intérieur, a parié sur un examen rapide de leur situation administrative.

"Je demande aujourd'hui au gouvernement d'agir", a martelé Pécresse

Le plus grand camp installé sur la "Petite ceinture"de Paris, entre les portes des Poissonniers et Clignancourt à Paris : "On est Européens, pourquoi on n'a pas de droits ?" demandent des dizaines de Rom d'un bidonville qui a compté jusqu'à 400 habitants, installés depuis des mois sur une voie de chemin de fer désaffectée dans le nord de Paris.
"Nous avons besoin aujourd'hui que le gouvernement, tous les mois, nous informe des reconduites effectives à la frontière qu'il va pratiquer", a déclaré Valérie Pécresse. "Nous avons besoin de cette transparence". Le gouvernement dit 'quand on est clandestin, on doit rentrer chez soi', eh bien qu'il le prouve".

"Ca fait des mois et des mois qu'on laisse arriver les migrants sans rien faire (...) et on a des personnes qui dorment dans la rue, dans des situations indignes, indignes aussi pour les riverains qui doivent subir des nuisances épouvantables".

La présidente de la région IDF a également dénoncé "une forme de double langage" de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 
Résultat de recherche d'images pour "pecresse Macron Hidalgo""A la fois la maire de Paris dit qu'elle veut accueillir,donc il y a un appel d'air et, en même temps, on voit bien que sa première préoccupation est surtout de déplacer en banlieue les migrants qu'elle ne saurait voir dans Paris".

"Moi, je suis responsable de la cohésion d'un territoire de 12 millions d'habitants, les habitants de tous les départements d'Ile-de-France ont la même dignité, ce n'est pas aux départements de la banlieue de subir les nuisances que Paris ne veut pas subir", a-t-elle insisté.

lundi 20 mars 2017

Révélations sur les 24 CDD des filles de Bruno Le Roux à l'Assemblée nationale

Collégienne ou lycéenne, elles cumulaient les emplois d'assistantes parlementaires avec une autre activité

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a été sommé  de s'expliquer 

après les révélations sur les emplois - à temps très partiels - de ses filles à l'Assemblée nationale par l'émission "Quotidien", qui s'interroge sur la réalité d'une partie du travail effectué. Il doit être reçu dans la journée à ce sujet par le Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

L'ex-chef de file des députés socialistes a confirmé avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices parlementaires lorsqu'elles étaient ... collégiennes, puis lycéennes, car, chez les Le Roux, "la valeur n'attend pas le nombre des années" (selon Corneille aussi, dans Le Cid)... .

Au micro de l'émission "Quotidien", qui a révélé l'information lundi soir, l'éléphant socialiste a refusé tout "amalgame" avec l'affaire Fillon, qui a eu droit à un supplément d'enquête du fait de sa mise en examen de l'ex-Premier ministre Les Républicains (LR) dans l'enquête sur des emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants.

Les parlementaires exigent que le Parquet National Financier se saisisse de l'affaire
 
"Il faut que l'intéressé s'explique; il faut qu'il soit vérifié que les choses ont été faites ou pas dans les règles, dans la loi. Si ce n'est pas le cas, il faut que les choses soient examinées et transmises à qui de droit", a estimé le secrétaire général du mouvement En Marche! Richard Ferrand sur BFM TV.
Invité à dire s'il pense que le Parquet national financier (PNF) doit se saisir de ces informations, il a répondu : "si c'est de sa compétence, et s'il y a une matérialité des faits qui le justifie, oui évidemment. Mais je ne suis pas juge, c'est les juges qui font le droit. Par contre, ce sont les citoyens qui apprécient les comportements."

Un peu plus tôt, le président des Centristes (ex-Nouveau centre), Hervé Morin, avait estimé sur RTL qu'il faudra qu'il y ait "immédiatement une procédure judiciaire" s'il s'agit d'emplois fictifs.

Créé fin 2013 après le scandale Cahuzac, ce ministre du Budget qui fraudait sa propre administration, le PNF s'est chargé, avec zèle et célérité, de l'enquête visant les principaux rivaux des candidats de la gauche, François Fillon et de celle portant sur des soupçons d'emplois fictifs au Front national. 
Le PNF n'était pas joignable dans l'immédiat.

Sur France 2, le coordinateur de campagne de François Fillon, Bruno Retailleau, a estimé qu'il serait "instructif" de voir si le PNF va se saisir rapidement des informations de "Quotidien", sur TMC.
"Je ne demande rien; simplement, on va observer", a-t-il dit. Concernant le favori des sondages, à l'époque de la sortie des soupçons visant le candidat de la droite et du centre, "l'article était paru le mercredi matin dans le Canard Enchaîné et quelques heures après, le Parquet national financier se saisissait et ouvrait une enquête préliminaire. On va regarder, ça va être, comment dirais-je, instructif."

"Est-ce qu'il y a une suspicion d'enrichissement personnel ou familial ?" 
"Je ne connais pas la conclusion de l'affaire mais Je n'en sais rien, il s'expliquera", a encore réagi le vice-président du Front national Florian Philippot sur BFM TV.
le montant cumulé des contrats des deux filles d'âge scolaire de Bruno Le Roux atteindrait 55.000  euros. Pour faire du classement ou préparer ses discours ?... "Il [Pruno Le Roux] sera peut être amené à démissionner ou à être démissionné si l'affaire est avérée. Il s'en expliquera."

Au total, selon "Quotidien" de TMC, les filles de Bruno Le Roux, âgées aujourd'hui de 23 et 20 ans, auraient cumulé chacune 14 et 10 contrats à durée déterminée (CDD), effectués, dès l'âge de 15 et 16 ans, pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016.

Des filles de..., adolescentes et cumulardes 
Selon l'émission présentée par Yann Barthès, lors de deux contrats spécifiques avec l'Assemblée nationale - où leur papa était chef de file du groupe socialiste, sous la présidence de Cloclo Bartolone au perchoir - , l'aînée était en stage à plein-temps chez Yves Rocher (SA familiale multinationale, propriétaire de Stanhome, Dr Pierre Ricaud, Daniel Jouvance, ,et Petit Bateau) en Belgique et la benjamine était ...en cours en classe préparatoire à Paris.

"Pour l'instant rien ne me permet de dire que ce sont des emplois fictifs", a assuré le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis sur RTL. "Si le travail n'a pas été effectué, c'est un complément de salaire et là c'est un vrai problème et moral et politique et éthique".
"Si les gens ont travaillé, d'abord c'est légal et ensuite il n'y a pas de quoi critiquer", a-t-il tenté d'expliquer.

Bruno Le Roux doit-il se mettre en retrait du ministère de l'Intérieur ? 
"Bruno Le Roux n'est pas candidat à l'élection présidentielle; il fait très bien son travail", a estimé - en toute objectivité -  le patron des socialistes. "Ne faisons pas démissionner les gens ou mettre en retrait les gens à partir d'un soupçon."

A un mois du premier tour de la présidentielle où
deux membres de gouvernements socialistes sont candidats, il est urgent que le Parquet National Financier diligente une enquête, avec tout le zèle et la célérité dont il s'est déjà révélé capable - pour une meilleure transparence des moeurs politiques à gauche.
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et son président, Jean-Louis Nadal, un juge impartial qui n'a rien soupçonné, se trouvent disqualifiés.

mercredi 7 septembre 2016

Affaire Bygmalion: difficile de nier une volonté politique des juges contre le candidat d'opposition qui monte

Nicolas Sarkozy passe à la contre-attaque

Le candidat à la primaire de le droite et du centre s'est montré plus offensif que jamais
 
Après 24h de silence, Nicolas Sarkozy a publiquement réagi ce mardi 6 septembre, suite aux réquisitions du Parquet de Parisreprésentant le ministère de l'Intérieurdevant le tribunal correctionnel, dans l'affaire Bygmalion.

"Aucune polémique, aucune manoeuvre, aucune manipulation aussi honteuse soit-elle, ne me détournera d'un centimètre de ma volonté absolue de construire" l'alternance en 2017. Le candidat à la primaire de droite pour l'élection présidentielle de 2017 s'exprimait lors d'un meeting à Poissy, dans les Yvelines.


"J'aime les gens qui ont connu des hauts et des bas, qui ne se sont pas plaint, qui ont serré les dents", a affirmé l'ancien chef de l'État, lors de ce meeting sur le thème de l'éducation. Avant de démarrer son discours sur ce thème, il a tenu a affirmé que "dans la vie, on ne fait rien sans courage. Je pense que dans le mode de vie français, dans l'identité française, il y a cette idée extrêmement forte que (...) le bonheur, c'est chaque fois qu'on surmonte une épreuve", et qu'on a "la satisfaction" de se dire "j'ai surmonté cette épreuve", a-t-il expliqué. 

L'ex-président a la sérénité des consciences claires

Plus tôt dans la journée, alors qu'il participait à une table ronde sur le thème de l'éducation dans une école située à Orgeval (Yvelines), Nicolas Sarkozy avait renvoyé une image de sérénité, observe Le Monde. 



Avec les enfants, l'ancien chef de l'État était tout sourire. 
"La vérité sort toujours de la bouche des enfants", a-t-il répliqué, alors que l'un d'eux le désignait comme "son président". "Ah bon, ta mère dit que je vais gagner ? Elle a raison", a-t-il assuré à un autre.

Un procès contre l'adversaire principal de la gauche ?

Le reconstructeur de l'UMP en parti Les Républicains subira-t-il un procès qui viserait à impacter sa campagne de la primaire, prévue les 20 et 27 novembre ? Les juges craindraient en fait une décision contre-productive à prendre d'ici un mois minimum. 

Dans des réquisitions du 30 août, le Parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de l'ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy, mis en examen en février, est notamment soupçonné d'"avoir dépassé le plafond des dépenses électorales" fixé à 22,5 millions d'euros et de faire "état", dans son compte de campagne, d'"éléments comptables sciemment minorés".

Le Parquet de Paris a d'ailleurs également requis un procès pour treize autres mis en examen dans l'affaire Bygmalion, dernière étape avant un possible renvoi en correctionnelle.

Les preuves qu'il était au courant des questions d'intendance et aurait approuvé devront être produites.


jeudi 14 janvier 2016

Cazeneuve réécrit l'Histoire, dénonce Wikipedia

Wikipédia sanctionne le ministère de l'Intérieur 

L'encyclopédie en ligne reproche à des fonctionnaires de la Place Beauvau d'avoir "défiguré" certaines de ses notices. 

Wikipédia est intraitable avec les "trolls" comme le faussaire Cazeneuve. 
Ces vandales du Net qui défigurent les notices de la première encyclopédie en ligne en y introduisant de fausses informations, sont systématiquement sanctionnés. Leur adresse IP (numéro permettant l'identification d'un ordinateur ou d'un serveur) étant facilement identifiable, l'administrateur 'wiki' les bannit purement et simplement de la plateforme pour les empêcher de nuire à nouveau. Non sans les avoir préalablement avertis de ce qu'ils risquent. Et peu importe qu'il s'agisse d'un ministère, même socialiste !

Le ministère de l'Intérieur s'est ainsi fait prendre récemment 

Révélée par Le Monde</ Libération</ Le Canard enchaîné, la sanction infligée par Wikipédia au ministère de l'Intérieur fait un peu tache, en démocratie vertueuse. Cazeneuve est accusé d'avoir laissé remanier à plusieurs reprises les textes de notules touchant à des dossiers policiers

Les truqueurs ont ainsi été accusés de "dégradation de Wikipédia", plusieurs agents de la Place Beauvau ont été mis à l'amende par les administrateurs de ce site collaboratif. 
Un premier mail a été adressé aux services de Bernard Cazeneuve. Le 9 décembre dernier, le titulaire de l'adresse IP 212.234.218.196 a été démasqué pour qu'il cesse ces agissements coupables assimilables, dixit la compagnie américaine, à des actes de "vandalisme répété ". 

Faute d'avoir été entendu, la connexion de cet individu
(dont L e Canard affirme qu'il est fonctionnaire de l'Intérieur) a été bloquée
, le 18 décembre, pour... un an. 
Il s'agit d'un nouveau flagrant de hauts fonctionnaires de police découvert par Wikipédia. En 2013, d'autres services de Bernard Cazeneuve avaient été pris la main dans le sac et mis à l'index. Ils étaient intervenus à six reprises en une demi-heure pour tenter de falsifier un passage de la notice biographique de Bernard Boucault, alors préfet de police de Paris (ci-contre, à gauche). Le passage consacré aux démêlés de ce dernier avec des opposants au mariage pour tous avait été remis en ligne dans sa version originelle et authentique par les administrateurs de 'Wiki'. Et l'adresse IP utilisée par la police avait alors été bloquée... temporairement. 
Qui a ordonné cette falsification?

mardi 15 décembre 2015

Envolée des demandes d'asile en France: le plafond annoncé est crevé

Environ 80.000 demandes devraient être enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra)


La France a enregistré 69.000 demandes d'asile au cours des onze premiers mois de 2015, en hausse de 17% sur un an.
 
Des hommes en attente de leurs familles
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a rappelé le 6 novembre que, au cours des deux prochaines années et conformément au programme de relocalisation décidé par l'Union européenne, la France s'était engagée à accueillir un peu plus de 30.000 demandeurs d'asile en besoin manifeste de protection.

En définitive,
ce sont
entre 75 et 80.000 demandes qui devraient être enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), un établissement public sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Tout soupçon de manipulation ne peut donc être exclu d'un chiffrage minimal.

En 2014, 65.000 dossiers avaient été déposés.
L'afflux de réfugiés syriens n'aurait pas vraiment bouleversé les chiffres de 2015, assure l'Ofpra. Sauf qu'en cumulé sur deux ans, les chiffres ne sont pas négligeables et la charge est lourde pour la population de "race blanche" qui pratique la bourrée auvergnate plutôt que la "danse du ventre" et paie non seulement la TVA, mais aussi des impôts à tous les niveaux du mille-feuille territorial. 


L'Ofpra peut bien aligner les chiffres à l'horizontale. A la verticale, l'addition est lourde. 
En France la hausse enregistrée depuis le début de l'année s'explique: avec les demandeurs d'emploi, nous voilà rassurés ! Mais les électeurs frontistes le seront-ils? Cazeneuve, le ministricule en charge, explique donc que tout va bien puisque cette hausse de plus vient principalement de la progression des premières demandes (+24%), ce qui est sans doute censé nous satisfaire pleinement,  alors que les réexamens étaient en recul de 5%. 

Le gouvernement se félicite que les migrants préfèrent l'Allemagne à la France 
Revenant sur la hausse prévue pour 2015, le directeur général de l'Ofpra, Pascal Brice, souligne que ça pourrait être pire pour les Français puisqu'elle n'est "en rien comparable" à celle d'autres pays européens, et notamment de l'Allemagne, qui pourrait accueillir un million de migrants cette année. A ce détail près (sans importance), que l'économie allemande tourne à plein régime et que nos voisins sont en demande de main d'oeuvre ! "Ma conviction est que c'est l'Allemagne qui attire, et pas la France qui n'attirerait pas", a-t-il raconté, énumérant "les communautés installées de longue date" outre-Rhin, ainsi que "la situation du travail et de l'emploi" dont il s'abstient de vanter le dynamisme. 

Et de mollement souligner aussi "l'effet de réputation sur les délais d'instruction, qui n'a pas été favorable au système français". Pascal Brice oserait-il insinuer que la politique humanitaire du président Hollande est défaillante, voire protectionniste et frileuse ? Il pointe ainsi les délais longs qui "découragent ceux qui ont besoin de protection et encouragent ceux qui, in fine, relèvent assez peu du droit d'asile"

Les Soudanais et les Kosovars en tête, pourtant sans histoire commune avec la France 

Le principal pays d'origine des demandeurs au cours des onze premiers mois a été le Soudan anglophone, "dont une grande part à Calais et à Paris" avec, selon l'Ofpra (et le ministère de l'Intérieur) un doublement de la demande à 4000 dossiers environ. Or, le Soudan est un pays majoritairement musulman où le gouvernement traite l'islam comme la religion d'État et la charia est en vigueur dans tout le pays.

Vient ensuite le Kosovo (+118%) à 90% musulmane sunnite. 
Migrants kosovars 
essentiellement économiques
Elle pourrait refluer, dit-on Place Beauvau, car le pays des Balkans - de culture albanaise et un temps maoïste - vient d'être remis sur la liste d'origine sûre. Le taux d'accord "continue de progresser" et, en onze mois, il s'est établi à 23% à l'Ofpra et à 31% au total, après les recours engagés à la CNDA (Cour nationale du droit d'asile). 
 
Plus qu'en Allemagne ou au Royaume Uni, les assassinats islamistes de masse à Paris ont pourtant éveillé les inquiétudes sécuritaires légitimes qui compliquent la gestion de l'accueil de clandestins dont l'origine et les motivations restent incertaines, après la découverte qu'au moins deux des kamikazes étaient entrés en Europe en se mêlant aux candidats à l'asile.