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mardi 15 décembre 2015

Envolée des demandes d'asile en France: le plafond annoncé est crevé

Environ 80.000 demandes devraient être enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra)


La France a enregistré 69.000 demandes d'asile au cours des onze premiers mois de 2015, en hausse de 17% sur un an.
 
Des hommes en attente de leurs familles
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a rappelé le 6 novembre que, au cours des deux prochaines années et conformément au programme de relocalisation décidé par l'Union européenne, la France s'était engagée à accueillir un peu plus de 30.000 demandeurs d'asile en besoin manifeste de protection.

En définitive,
ce sont
entre 75 et 80.000 demandes qui devraient être enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), un établissement public sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Tout soupçon de manipulation ne peut donc être exclu d'un chiffrage minimal.

En 2014, 65.000 dossiers avaient été déposés.
L'afflux de réfugiés syriens n'aurait pas vraiment bouleversé les chiffres de 2015, assure l'Ofpra. Sauf qu'en cumulé sur deux ans, les chiffres ne sont pas négligeables et la charge est lourde pour la population de "race blanche" qui pratique la bourrée auvergnate plutôt que la "danse du ventre" et paie non seulement la TVA, mais aussi des impôts à tous les niveaux du mille-feuille territorial. 


L'Ofpra peut bien aligner les chiffres à l'horizontale. A la verticale, l'addition est lourde. 
En France la hausse enregistrée depuis le début de l'année s'explique: avec les demandeurs d'emploi, nous voilà rassurés ! Mais les électeurs frontistes le seront-ils? Cazeneuve, le ministricule en charge, explique donc que tout va bien puisque cette hausse de plus vient principalement de la progression des premières demandes (+24%), ce qui est sans doute censé nous satisfaire pleinement,  alors que les réexamens étaient en recul de 5%. 

Le gouvernement se félicite que les migrants préfèrent l'Allemagne à la France 
Revenant sur la hausse prévue pour 2015, le directeur général de l'Ofpra, Pascal Brice, souligne que ça pourrait être pire pour les Français puisqu'elle n'est "en rien comparable" à celle d'autres pays européens, et notamment de l'Allemagne, qui pourrait accueillir un million de migrants cette année. A ce détail près (sans importance), que l'économie allemande tourne à plein régime et que nos voisins sont en demande de main d'oeuvre ! "Ma conviction est que c'est l'Allemagne qui attire, et pas la France qui n'attirerait pas", a-t-il raconté, énumérant "les communautés installées de longue date" outre-Rhin, ainsi que "la situation du travail et de l'emploi" dont il s'abstient de vanter le dynamisme. 

Et de mollement souligner aussi "l'effet de réputation sur les délais d'instruction, qui n'a pas été favorable au système français". Pascal Brice oserait-il insinuer que la politique humanitaire du président Hollande est défaillante, voire protectionniste et frileuse ? Il pointe ainsi les délais longs qui "découragent ceux qui ont besoin de protection et encouragent ceux qui, in fine, relèvent assez peu du droit d'asile"

Les Soudanais et les Kosovars en tête, pourtant sans histoire commune avec la France 

Le principal pays d'origine des demandeurs au cours des onze premiers mois a été le Soudan anglophone, "dont une grande part à Calais et à Paris" avec, selon l'Ofpra (et le ministère de l'Intérieur) un doublement de la demande à 4000 dossiers environ. Or, le Soudan est un pays majoritairement musulman où le gouvernement traite l'islam comme la religion d'État et la charia est en vigueur dans tout le pays.

Vient ensuite le Kosovo (+118%) à 90% musulmane sunnite. 
Migrants kosovars 
essentiellement économiques
Elle pourrait refluer, dit-on Place Beauvau, car le pays des Balkans - de culture albanaise et un temps maoïste - vient d'être remis sur la liste d'origine sûre. Le taux d'accord "continue de progresser" et, en onze mois, il s'est établi à 23% à l'Ofpra et à 31% au total, après les recours engagés à la CNDA (Cour nationale du droit d'asile). 
 
Plus qu'en Allemagne ou au Royaume Uni, les assassinats islamistes de masse à Paris ont pourtant éveillé les inquiétudes sécuritaires légitimes qui compliquent la gestion de l'accueil de clandestins dont l'origine et les motivations restent incertaines, après la découverte qu'au moins deux des kamikazes étaient entrés en Europe en se mêlant aux candidats à l'asile.

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