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mardi 15 décembre 2015

Bartolone, communautariste battu aux régionales, doit partir, mais Le Drian doit-il envahir le paysage politique ?

Vainqueurs ou battus, les socialistes s'incrustent partout

Prenez Jean-Yves Le Drian...
Un républicain exemplaire, grave !
Ministre et président de région, un passe-droit ? Théoriquement impossible sous la présidence de François Hollande. Mais Jean-Yves Le Drian  a obtenu du président socialiste une dérogation, après son élection à la tête de la région Bretagne dimanche 13. Une entorse à la déontologie que le candidat Hollande disait inaugurer avec sa présidence! Mais cette exception pour ce proche serait liée à la "situation particulièrement dramatique, tragique, tendue" en France. Une situation qui autorise déjà un "état d'urgence" que les républicains contestent, mais que le premier ministre Valls aimerait proroger pendant trois autres mois: et pourquoi pas jusqu'à la présidentielle ?  
En 2012, Jean-Yves Le Drian avait pourtant quitté la présidence de la région pour rejoindre le gouvernement Ayrault. Pas cette fois, car Le Drian veut tout. Or qui mal étreint . Elu avec 51,4% des voix, il reprend la tête de la Bretagne, une région qui a pourtant violemment réagi aux portiques d'autoroutes et s'est enflammée à chaque fermeture d'usine de la filière sinistrée du porc, mais aussi plus largement de l'agroalimentaire, avec des exploitants agricoles sur les routes et devant les préfectures... Mais, à l'inverse, il restera ministre de la Défense "tant que le président jugera (sa) présence nécessaire", comme il l'a indiqué sur TF1 dimanche soir. 

Le Drian devient sereinement le premier cumulard officiel sous la présidence de François Hollande.
Interrogé sur RTL ce lundi, le ministre de la Défense a rappelé qu'il avait prévenu ses électeurs (mais aussi les militaires) après les attentats de Paris le 13 novembre dernier. "Dans la période actuelle, le président de la République a souhaité que pour l'instant, je continue d'exercer mes fonctions," avait prévenu Jean-Yves Le Drian au lendemain des élections régionales, tout en martelant que, malgré ses 68 ans, il "ne [sera] pas ministre de la Défense à mi-temps". 
Sera-t-il président de région à mi-temps?  L'élu affirme qu'à la présidence de la région Bretagne il a "auprès de [lui] à Rennes une équipe qui est prête à assurer la complémentarité de [ses] fonctions"...

"Moi, président, les ministres ne pourraient pas cumuler"...
S'il estime ne pas avoir trahi les électeurs bretons en restant ministre, ni en les abandonnant en 2012, pour donner à Hollande la priorité, Jean-Yves Le Drian bafoue toutefois à la règle qu'avait fixé François Hollande pour son quinquennat en matière de cumul des mandats, soulignent les commentateurs. Mais ces analystes désinformateurs ne font que dédouanner Hollande: qui dirige, qui est supposé prendre les décisions, Le Drian ou Hollande ? 

Le premier ministre, Manuel Valls, va-t-il prend en charge les armées en complémentarité de Le Drian,
comme il prend en charge le fardeau Myriam el Khomeri, ministre néophyte du Travail et du chômage ?
On se souvient de la tirade de Hollande dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle en 2012: "Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches". 

Une règle qui avait été gravée dans le marbre de l'article 4 de la Charte de déontologie des membres du gouvernement: "Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l'exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu'ils peuvent détenir". 
Jusqu'à présent, la consigne avait été fermement appliquée. Pour se consacrer aux élections, Carole Delga - élue dimanche présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées - avait notamment démissionné en juin dernier de son poste de secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat. L'exception Le Drian pose un problème dont le Parlement doit se saisir. 

Qui trop embrasse mal étreint 

Jean-Yves Le Drian à la Défense R est-il à ce point indispensable ? Ne pensait-on pas d'Europe 1 à Libération, en passant par France Télévisions et Le Monde, qu'Arnaud Montebourg l'était ?  Que le président de la République craigne de changer de têtes est en soit inquiétant sur ses facultés de changements et d'adaptation, mais c'est aussi et surtout un déni de parole. 
Ni l'un, ni l'autre ne sait donc faire de choix et ils n'ont pas pris de risque: ils ont laissé faire les choses ! Quoi qu'on pense de l'aboutissement de longs pourparlers de vente de Rafale ou de l'enlisement de nos troupes au Mali ou en Centrafrique, mais aussi en Syrie, avec les conséquences terroristes sanglantes sur notre territoire, cible des assassins islamistes de masse, à 67 ans, ce ministre de François Hollande s'est rendu indispensable en multipliant les terrains d'opérations et entend donc être désormais à la fois au four militaire et au moulin breton.
Une femme, première ministre de la guerre  Défense, ça aurait pourtant de la (grande) gueule: on pense d'ailleurs à la ch'tite Aubry !...

Le parrain du 9.3 s'est fait déjuger en région mais veut rester à l'Assemblée nationale !

Le président socialiste de l'Assemblée nationale refuse de tirer les conséquences de son échec aux régionales. Battu en région capitale, Bartolone veut retourner sur son perchoir...  Après les déclarations polémiques de Claude Bartolone sur Valérie Pécresse, "candidate qui défend la race blanche" et à la femme politique qui "fait la danse du ventre", Laurent Wauquiez s'élève contre les pratiques anciennes de la classe politique que le nombre grandissant d'abstentionnistes condamne. Bartolone doit tirer les conséquences du désaveu dans les urnes de ses comportements. Valérie Pécresse ne promettait-elle pas de porter plainte contre ses insultes ?
Le parrain du 9.3 doit se retirer puisque les électeurs -libres, hors de Seine-Saint-Denis- l'ont rejeté, comme les électeurs de France ne veulent pas à la présidence de l'assemblée nationale d'un communautariste anti-Blancs, doublé d'un mafieux sicilien, aux manières sexistes et aux propos injurieux, à la façon de l'amère PS de Lille, Martine Aubry, autre complotiste et élue à la langue fétide.
Le président de Région Rhône-Alpes considèrent la politique  que le président socialiste de l'Assemblée n'est "plus digne d'occuper sa fonction au perchoir. Il a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Il s'est abaissé et n'a pas eu une conduite digne", affirme-t-il sur BFMTV et RMC.

"Bartolone n'est plus digne d'occuper ses fonctions au perchoir de l'Assemblée", souligne Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez, élu président de Rhône-Alpes, région la plus riche de France derrière l'Ile-de-France,  considère que Claude Bartolone "doit se retirer de sa fonction" de président de l'Assemblée, insiste l'ancien ministre.

Invité de de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Wauquiez s'est déclaré favorable à une démission de Claude Bartolone de son poste de président de l'Assemblée nationale. "Il n'est plus digne d'exercer cette fonction (…) Je considère que Claude Bartolone a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Et qu'un président de l'Assemblée nationale doit pouvoir être respecté par tous les partis. Il s'est abaissé, il a une conduite qui n'est pas digne. Pour moi, si lui-même était à la hauteur, il se retirerait de cette fonction", a expliqué le maire du Puy-en-Velay. 
BFMTV continue de désigner comme maire de Puy-en-Velay le député de Haute-Loire, alors que Laurent Wauquiez est depuis dimanche le brillant vainqueur des régionales en Rhône-Alpes-Auvergne: il  a en effet largement battu de quatre points Jean-Jack Queyranne, 70 ans et sorti ce proche de Ségolène Royal, président socialiste depuis onze années (2004). 
Le candidat des Républicains (LR), de l’UDI et du MoDem a obtenu 40,61% des voix (113 sièges), contre 36,84% pour JJ. Queyranne (57 sièges) et 22,55% au candidat du Front national Christophe Boudot (34 sièges).

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