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jeudi 9 avril 2020

Les Français reprochent à Macron de les avoir trompés sur les masques

Macron, condamné pour sa gestion du confinement

Les Français se prononcent majoritairement pour que Macron se décide à décréter le port du masque obligatoire dans toutes les communes 

L’attitude de l'exécutif est incompréhensible et donc dangereuse
Ses recommandations sur le port du masque n’est jugée ni "constantes" par 76 % des Français, ni "cohérentes", ni "claires" par 77 % d’entre eux, selon un sondage Odoxa

Le constat est sans appel: les affirmations sur l'existence, la pénurie, les commandes et les livraisons qui n'arrivent pas ou sont piratéesles incohérences successives dans la communication gouvernementale et le changement de doctrine sur le port du masque ont profondément entamé la confiance - pourtant déjà proche de la défiance - des Français.

Ils sont 76 % à penser que le gouvernement leur a menti sur les masques.
Il les a dissuadés d’en porter parce qu’"il n’y en avait pas suffisamment pour les soignants", selon cette étude menée les 8 et 9 avril auprès d’un millier de Français par Odoxa avec Dentsu Consulting, pour Le Figaro et Franceinfo. 
Même chez les sympathisants de La République en marche (LREM), la défiance règne: ils sont un sur deux à penser que le gouvernement a menti.

"Le port du masque, en population générale dans la rue, ça ne sert à rien", assurait le premier ministre Edouard Philippe, le 13 mars sur TF1, et c'est ainsi qu'on en est aujourd'hui à 8.911 décès du Covid-19.


Castaner, qui s’en prend aux maires rendant les masques obligatoires, est désavoué

Macron confisque des masques produits en France par une entreprise suédoise qui les lui fait restituer

Lien PaSiDupes : "Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède..."

Pire, 73 % des Français "voient bien" que "le gouvernement n’a pas fait ce qu’il fallait pour équiper les soignants et les hôpitaux". 
Un ressentiment partagé par les sympathisants de tous bords, jusque dans le parti du président.

Macron n'est encore pas à l'écoute de la population
72 % des Français demandent son port obligatoire dans toutes les communes de France.  
Les plus de 65 ans - les plus vulnérables - sont 81 % à réclamer cette mesure. Les Français approuvent donc les maires de Sceaux et de Royan, qui ont imposé pour leur ville le port du masque obligatoire pour toute personne en extérieur. Paris, Cannes, Nice ou Bordeaux envisagent aussi de rendre cette protection obligatoire. 

Des initiatives condamnées jeudi par Christophe Castaner devant les députés de la mission d’information sur le Covid-19. "Sur les arrêtés de communes qui prévoient le port du masque obligatoire, (…) j’ai demandé aux préfets de prendre langue avec ces maires pour qu’ils retirent leurs arrêtés pendant toute la période du confinement», a recadré le ministre de l’Intérieur, qui a notamment rappelé que «c’est un sujet qui n’est pas médicalement démontré".

Jeudi soir, la justice a exhaussé le voeu du ministre.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'arrêté du maire de Sceaux rendant le port du masque obligatoire pour sortir.
La ville de Sceaux a décidé de faire appel devant le Conseil d'Etat. 

Les Français prennent d'eux-mêmes les mesures que l'exécutif ne sait pas prendre

Ils portent déjà en nombre un masque lorsqu’ils sortent dans la rue. Ils ne veulent pas débattre à l'infini de procédure ou de protocole comme le font les mandarins parisiens pour s'opposer au professeur Didier Raoult. De même qu'ils se font prescrire son traitement, de même prennent-ils sans attendre les dispositions qui peuvent sauver des vies. Ils sont 37 % à assumer qu’ils "portent actuellement un masque pour se protéger et protéger les autres du coronavirus"
Parmi eux, six utilisateurs sur dix disposent d’un masque à usage médical, soit chirurgical, soit FFP2… pourtant en rupture de stock depuis des mois. Les autres portent des masques fabriqués par eux-mêmes (25 %), des masques de chantier (10 %) ou de simples écharpes (6 %), alors que les vidéos de 'tutos' fleurissent sur internet pour les guider dans la fabrication des masques maison.

Les entreprises de sondage sont mobilisées pour assurer que la popularité de Macron remonte

Sa courbe serait proportionnelle à celle des décès!
Selon l'angle choisi et l'orientation politique de l'entreprise, soit la crise du coronavirus profiterait à Macron - et elle ne parle pas alors de "crise sanitaire" -, soit la défiance à l'égard de l'exécutif atteint des niveaux élevés. 

Phénomène paradoxal que certains tentent de crédibiliser
"Nous prendrons une décision pour l’éventuelle extension du port du masque dans toute la population dès lors que nous pourrons la bâtir sur un consensus scientifique, un rationnel scientifique et sanitaire", a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, menteuse envoyée au front pour soutenir les causes désespérées: dans le milieu, elle est surnommée 'Rita', en référence à Sainte Rita, l'avocate des "causes perdues" ! 

lundi 7 janvier 2019

Castaner va commander 1.280 lanceurs de balles de défense LBD40

Le lanceur de balles de défense, arme controversée en France

Le ministère de l'Intérieur passe outre les recommandations du Défenseur des droits

Jacques Toubon a émis un avis défavorable à l'usage de ces armes de défense de type "flash-Ball" dans les manifestations, mais Macron a autorisé le gouvernement à commander plus d'un millier de ces armes, en dépit des blessures graves causées, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes et de la mobilisation lycéenne: une dizaine d’éborgnés et des alertes des ONG.
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Alors que la mobilisation des Gilets jaunes se poursuivait pendant les fêtes, le gouvernement a fait ses achats de Noël pour faire face aux mouvements sociaux. Ainsi, selon Libération, le ministère de l'Intérieur a lancé le 23 décembre un appel d'offre pour une commande de 1.280 nouveaux lanceurs de balles de défense LBD40, des fusils d’épaule à un coup dont la munition de 40 millimètres en caoutchouc semi-rigide peut éborgner et provoquer des fractures des os de la tête..

Si le montant de l'enveloppe budgétaire de cette commande publique n’a pas été révélé par le service des achats du ministère, il devrait atteindre au moins 2 millions d’euros, selon les calculs de Libération. Depuis plusieurs années, des associations de défense des libertés publiques et, plus récemment, le Défenseur des droits ont alerté sur les dangers de cette arme utilisée par les forces de l’ordre à l’occasion de manifestations. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui élargit son arsenal en cette fin d’année, a visiblement pris la résolution de ne pas faire de quartier.

Cette commande sulfureuse comporte aussi l’acquisition de 270 lanceurs à 4 coups et 180 lanceurs à 6 coups du même calibre que les LBD 40. En l’état, ces armes pourraient tout à fait être chargées avec les mêmes balles semi-rigides en caoutchouc. Avec un risque nettement accru de blessures irréversibles. Ces fusils sont en effet capables de tirer leurs munitions en quelques secondes et sont plus lourds et donc moins maniables. Contactée par le quotidien, la Direction générale de la police nationale assure que ces lanceurs "multi-coups" sont quant à eux "destinés à tirer exclusivement des grenades lacrymogènes, fumigènes ou assourdissantes".

Si les autorités ne communiquent pas sur la comptabilité officielle des blessures, ces dernières semaines, le LBD 40 est suspecté d’avoir blessé gravement plus de 30 personnes, dont 10 ont été éborgnées. C’est le cas d’Antoine C., 25 ans, blessé à l’œil le 8 décembre place de la République, et qui a depuis porté plainte contre les forces de l’ordre. Selon le procès-verbal, qui consigne un premier récit des faits, le jeune homme a été touché au visage alors qu’il tentait de s’éloigner de la manifestation qu’il était venu observer par curiosité : "Il y a eu un mouvement de foule, je regardais ce qu’il se passait. D’un coup, je suis tombé. J’étais un peu sonné, les gens autour de moi m’ont aidé à me relever. J’entendais "il l’a pris dans l’œil, il l’a pris dans l’œil"."
Antoine C. se rend alors compte que du sang coule de son visage et les médecins lui annoncent qu’il a une fracture du plancher orbital et qu’il a perdu la vue de cet oeil. 
"Ce sont des armes qui sont fréquemment utilisées par les fonctionnaires de manière offensive à des distances non réglementaires et sur des parties du corps interdites", estime son avocat Arié Alimi. 

Plusieurs lycéens ont aussi été blessés gravement au visage lors de mobilisations devant leur établissement. La première semaine de décembre a été particulièrement désastreuse. A chaque fois, le LBD 40 est soupçonné d’être à l’origine des blessures. Le 4 décembre, à Grenoble, Doriana, 16 ans, a eu la mâchoire fracturée et des dents cassées. Le lendemain, à Garges-lès-Gonesses (Val-d’Oise), Issam, 17 ans, a eu lui aussi la mâchoire fracturée et un bout de la joue arraché. Le même jour, près d’Orléans, Oumar, 16 ans, a eu un enfoncement de l’os du front et d’importantes fractures. Le 6 décembre, enfin, à Béziers et Vénissieux, Jean-Philippe et Ramy, 16 ans, ont été mutilé à l’œil gauche. On peut encore citer cet élève de 16 ans atteint à la tête le 5 décembre dans la banlieue d’Orléans (centre).

Au départ, l’utilisation du LBD 40 n’était pas prévue lors des manifestations. En 1998, Christian Arnould, alors chef du bureau des équipements du service central des CRS, s’y était d’ailleurs opposé : "Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face." Pour le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, spécialiste des questions de police, l’usage "des armes sublétales a plus d’effets délétères que positifs", car est ancrée "l’absolue certitude qu’au pire on amochera mais qu’on ne tuera pas".

Le Défenseur des droits alerte lui aussi depuis 2013 sur la dangerosité des lanceurs de balles de défense. Selon cette autorité administrative consultative et indépendante, qui est chargée de défendre les droits des citoyens en France et qui a rendu un rapport dédié au maintien de l’ordre en décembre 2017, cette arme est inadaptée "à une utilisation dans le cadre de ces opérations". En effet, cette arme "ne permet ni d’apprécier la distance de tir ni de prévenir les dommages collatéraux" car, lors d’une manifestation, "les personnes visées sont généralement groupées et mobiles ; le point visé ne sera pas nécessairement le point touché".

Dans le cadre de ce rapport, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, s’était justement engagé à ne plus utiliser cette arme dans les cortèges. Alors pourquoi un tel revirement lors des événements parisiens des gilets jaunes ? La préfecture de police répond que "les manifestations non déclarées de gilets jaunes ont pris une configuration de violences urbaines" et qu’il "n’était pas question dans ce cadre de laisser les policiers démunis d’armes intermédiaires face à la violence des participants à ces attroupements".

"Mal nécessaire" ou arme excessivement dangereuse ?
 
Les lanceurs de balles de défense sont utilisés par les forces de l'ordre en France.

La controverse autour de l’utilisation des lanceurs de balles de défense a été relancée en France après les blessures de manifestants pour la défense du pouvoir d'achat et contre la réforme du baccalauréat.
"J’ai eu une fracture sous l’oeil au niveau du plancher orbital, le nez fracturé à trois endroits et 25 points de suture", assure Constant Deniaux, 43 ans, qui affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) alors qu’il participait le 8 décembre à un barrage filtrant de Gilets jaunes sur un boulevard de la ville de Caen (nord-ouest).
"Je ne sais pas pourquoi j’ai été visé", poursuit Constant Deniaux. "J’étais à 30 mètres, sur les hauteurs, et j’étais observateur. Je pense que j’ai été visé délibérément", estime ce technico-commercial, actuellement au chômage, qui dit faire partie "des personnes blessées inutilement".

Le ministère de l'Intérieur commande 1 280 lanceurs de balles de défense LBD40
"Choquées» par ces incidents, quelque 200 personnalités en France, dont plusieurs députés, ont appelé début décembre à interdire "immédiatement" l’usage de ces fusils.

Le 14 décembre, Amnesty international a exhorté la police française à "cesser de recourir à une force excessive contre les manifestant.e.s et les lycéen·ne·s".

Pour l’heure, le 18 décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme a rejeté une requête de manifestants blessés par des tirs de LBD et qui en demandaient l’interdiction en urgence. 

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes» le 17 novembre, les blessures par LBD et d’autres violences policières présumées ont pour l’heure abouti à 48 saisines de l’IGPN, la police des polices.
L’IGPN avait ouvert huit enquêtes liées à l’utilisation de lanceurs de balles de défense en 2017 et onze en 2016, année marquée par les manifestations contre la 'loi travail' de Muriel Pénicaud, émaillées de violents incidents.

Bien qu'il se dise à l'écoute, le pouvoir continue de défendre une arme non létale dont l’usage est réglementé. Mieux, il renforce sa force de frappe.
"L’utilisation du LBD est très cadrée et s’appuie sur un cadre légal précis", affirme une source policière, évoquant notamment des formations obligatoires et l’obtention d’un certificat d’aptitude.
"Le LBD est une arme intermédiaire, utilisée pour stopper des manifestants et arrêter les individus dangereux ou agressifs envers la police", assure Jean-Louis Courtois, expert en armes auprès de la Cour d’appel de Paris et rédacteur en chef de la revue Commando magazine.
"C’est le matériel le plus adapté avant l’utilisation létale d’une arme à feu", soutient-il. "Le retrait de ce type de matériel mettrait en danger les fonctionnaires de police", assure-t-il, pour qui l’utilisation du LBD est "un mal nécessaire".

Pour Vincent Denis, maître de conférence en Histoire moderne à La Sorbonne et spécialiste de la police, l’utilisation des LBD, à partir de la fin des années 90, a toutefois marqué "un tournant" en France, car "la doctrine du maintien de l’ordre depuis 1945 était de ne pas tirer sur les manifestants".
Si ces armes ne sont pas létales, elles blessent "pour la vie", ce qui "contribue à alourdir le bilan en matière de blessés", nuance V. Denis.

Depuis début décembre, David Dufresne collecte sur Twitter des vidéos de violences policières présumées lors des récentes mobilisations en France et le journaliste-documentariste indépendant s’étonne "qu’il y a ait si peu de débat autour de ces dizaines de blessés" par LBD.
"Depuis les manifestations contre la loi travail, l’affrontement est complètement assumé", estime le journaliste, ajoutant qu’ "il y a une forme de militarisation du maintien de l’ordre qui n’était pas du tout à l’oeuvre jusqu’ici".

lundi 19 novembre 2018

"Gilets jaunes" : la mobilisation continue, ce lundi

Au troisième jour, ce que "comprennent" les Gilets jaunes, c'est que Macron n'"entend" ni "comprend" rien

Condescendance des jeunes arrogants de sa bande qui défilent pour faire de la "pédagogie" aux "illettrés", ces "gens qui ne sont rien"
Gilets jaunes à Caen, le 18 novembre 2018
Ils s'appellent Sacha Houlié (du haut de ses 30 ans), Pacôme Rupin (ça ne s'invente pas), 33 ansAurélien Taché (34 ans) ou Stanislas Guérini (36 ans), sous la houlette de Gilles Le Gendre (entrepreneur de 60 ans, fils d'entrepreneur et de Catherine Chassaing Mandegou de Borredon), et Benjamin Griveaux, violent avec J.-J. Bourdin et insultant, ce matin "vous dites n'importe quoi !" x3). Comme la presse hautaine, ils prétendent nous expliquer la vie : "on va (tout) vous expliquer!" assurent-ils.

Laurent Neumann (BFMTV) "explique" précisément aux "gens" que le mouvement des Gilets jaunes pourrait s'essouffler, faute d'encadrement structuré et d'interlocuteurs désignés. Il souligne du même coup que les actions conventionnelles réussissaient mieux dans l'"ancien monde" parce que animées par les partis politiques et les syndicaux et que les décisions n'étaient pas prises par la base: les manifestants étaient instrumentalisés. Or, désormais, les manifestants de la "France d'en bas" sont acteurs et les décrypteurs, comme le gouvernement, ne savent plus par quel bout prendre les rebelles.   

A 11h30, dans les Bouches-d-Rhône, la ville de Martigues est bloquée
Les points d'approvisionnement en carburants, notamment, mais aussi le centre commercial Auchan, ne sont pas accessibles.
Comme les dépôts pétrolier du Petit et du Grand Quevilly, ainsi que de Rennes.

9h33  - Paris bloquée samedi ?
Le chauffeur de routier de Melun (Seine-et-Marne) à l'origine du mouvement de ce week-end, Eric Drouet  a lancé un nouvel appel sur réseaux sociaux : tous place Concorde, à Paris, samedi 24 novembre. Intitulé "Acte 2, toute la France à Paris", l’événement Facebook affichait lundi matin plus de 19.000 "participants" et 140.000 "intéressés", souligne Le Parisien.

Le responsable départemental de Tarn-et-Garonne du parti politique 'Debout la France' de Nicolas Dupont-Aignan, Franck Buhler, a lui aussi appelé à une nouvelle mobilisation. Il propose de bloquer Paris le samedi 24 novembre "à pied, à cheval ou en voiture".
9h18  - Laurent Berger dénonce une "forme de totalitarisme" des Gilets jaunes
Le secrétaire général de la CFDT  s'est dit "inquiet" lundi de la colère manifestée durant le week-end par les gilets jaunes, dénonçant les "violences" et "une forme de totalitarisme" associée selon lui à certains comportements.
"Il y a un certain nombre de pratiques qui ont eu lieu ce week-end qui sont inquiétantes", a condamné, dans un langage lourd à la François Hollande, le numéro un de ce syndicat réformiste lundi sur RTL (En français, l'homme de la rue dirait "un certain nombre de pratiques, ce week-end, sont inquiétantes"). "Moi j'ose le dire, tant pis si cela ne plait pas", a ajouté le ...provocateur!



: "qu'on soit obligé de dire qu'on est d'accord avec ceux qui manifestent pour pouvoir passer, c'est une forme de totalitarisme, ce n'est pas acceptable", Laurent Berger @CfdtBerger dans
Twitter Ads info and privacy9h Édouard Philippe critiqué par l'opposition
Figé dans le clivage caricatural traditionnel, le progressiste reproche à la droite et la gauche d'avoir critiqué lundi un premier ministre jugé inflexible après son entretien avec France 2 au cours duquel il a assuré que le pouvoir tiendra "le cap" malgré la mobilisation des "gilets jaunes".

"Il a tort, car cela exacerbe la colère", a réagi la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet sur Franceinfo: "Son intervention hier était l'apogée du mensonge et du mépris", a-t-elle ajouté en critiquant sa "totale déconnexion" d'avec les Français.
"Nous continuons le combat" :

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise
L'extrémiste de gauche démontre que le mouvement des Gilets jaunes n'est pas téléguidé par l'extrême gauche, comme affirmé par Cnews ou suggéré par les journalistes aux ordres, tels Laurent Neumann ou, moins frontalement, par Christophe Barbier.

a bien parlé... pour ne rien dire.

Le boxeur est fatigué : l'esquive ne suffit pas après deux jours d'insurrection citoyenne.
Ian Brossat, tête de liste PCF pour les élections européennes

A la différence de Benoît Hamon et Olivier Faure qui n'ont pas souhaité se mêler aux Gillets jaunes de la "France d'en bas", samedi 17 novembre, la qualifiant d'extrémiste de droite, le populiste communiste instrumentalise la révolte de la base dont il n'a pas vu monter la colère :

Edouard Philippe : "Le cap est bon, nous allons le tenir."
Il aurait pu dire "Je vous emmerde", ç'aurait été moins long et ç'aurait voulu dire le même chose...
Boris Vallaud, porte-parole du PS

Après l'interview pour rien du Président, voici l'interview pour rien du Premier ministre. Rien ne change, rien n'est annoncé, tout est de la faute de ceux d'avant. Il "entend" mais s'entête. Un seul accord avec É. Philippe : "les Français veulent des résultats". Il n'y en a pas.
Au Rassemblement national, l'eurodéputé et responsable du Rassemblement national Nicolas Bay a critiqué sur Radio Classique un Premier ministre qui "dit 'j'entends la colère mais je ne bougerai pas d'un iota sur le cap'", et un "pouvoir" qui veut "décrédibiliser un mouvement qui leur échappe totalement".

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France


Ex-partisan de Christiane Taubira, Julien Bayou, porte-parole des écologistes d'EELV
8h30  - Un "gilet jaune" blessé
Plusieurs incidents ont à nouveau émaillé la nuit. 
A Calais, un automobiliste anglais et un chauffeur routier australien ont été placés en garde à vue après avoir "touché" (sic, AFP !) des manifestants en forçant des barrages.

A Saint-Dizier (Haute-Marne), le conducteur d'un camion a été interpellé par les gendarmes, également après avoir blessé un "gilet jaune", transporté à l'hôpital.

8h10 - "Le mouvement n’a aujourd’hui pas la même ampleur", minimise Nuñez
C'est le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur qui parle et c'est CNews qui lui tend le micro : "Le mouvement n’a aujourd’hui pas la même ampleur", a estimé, sur CNews, Laurent Nuñez. "Les consignes sont les mêmes : nos forces de l’ordre sont mobilisées lorsque des axes structurants sont bloqués ou lorsque des violences surviennent".
LUCAS BARIOULET / AFP
8h - Le rond-point des vaches, bloqué en Seine-Maritime



A Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, à 11h30 ce lundi:

⚠️PRUDENCE ➡️Manifestations en cours sur certains axes et ronds-points, notamment rond-point des vaches @rouen ⚠️
7h55 - A Roanne, les "gilets jaunes" veulent être reçus à l'Élysée

A Roanne (Loire), alors qu'une centaine de personnes était présente ce matin pour organiser un barrage filtrant, un organisateur du filtrage affirme qu'il "faut un geste du gouvernement" pour faire évoluer la situation : "Il faut une rencontre entre le gouvernement et les Gilets jaunes. On le demande officiellement. On demande au président Macron de nous considérer, puisque nous sommes nombreux, de tous les couches de la population. On veut être reçus à l'Élysée; il faut discuter, on ne va pas bloquer bêtement notre pays sans raison. Il faut que le dialogue s'ouvre."

7h48 - Le point sur les blocages attendus

Nord-Ouest : des blocages sont à prévoir en Haute-Loire et dans le Morbihan. Jacline Mouraud, l'une des figures du mouvement, a précisé à Europe 1 qu'elle se rendrait lundi après-midi à Vannes, au rond-point de Luscanen. Au Mans, plusieurs "gilets jaunes" prévoient de bloquer l'accès à l'autoroute A28. 

En Normandie, des barrages filtrants ont été mis en place au niveau du pont de Tancarville, rapporte la station.

Nord et Nord-Est : des barrages filtrants et des opérations escargots sont annoncés dès 8 heures, dans les secteurs de Lens, Arras, Lesquin, Lille et Valenciennes. Dans le Territoire de Belfort, le péage de Fontaine sur l'A36 est bloqué dans les deux sens.

Sud et Sud-Est : sur l'autoroute A7, où les blocages ont continué une partie de la nuit, le mouvement devrait se poursuivre explique Europe 1, notamment à Orange et à Avignon Nord. 

Au péage de La Barque, à Aix en Provence, en direction Lyon, les automobilistes ne peuvent rouler que sur une seule voie. 

Dans le Var, les entrées et et sorties d'autoroutes sont bloquées à hauteur de Brignoles et de Saint Maximin. 

Dans le Rhône, sur l'A6, le péage de Limas, à hauteur de Villefranche-sur-Saône, est bloqué en direction de Paris.

Sud-Ouest : des blocages ont commencé dans le Sud-Ouest, notamment dans le secteur de Libourne, sur l'autoroute A10, au péage de Virsac et sur le pont d'Aquitaine, fermé à la circulation depuis samedi.
7h45 - Un automobiliste déféré ce lundi
Un automobiliste qui a foncé sur un barrage tenu par des "gilets jaunes" samedi à Firminy (Loire), blessant plusieurs personnes, est déféré ce lundi matin devant le parquet de Saint-Étienne. L'un des blessés s’est vu prescrire une interruption totale de travail (ITT) de 45 jours et un autre une ITT de 7 jours.

En tout cinq personnes étaient en garde-à-vue dimanche soir pour des violences commises dans la région stéphanoise ce week-end. Trois sont des conducteurs qui devront répondre de violences volontaires avec arme (leur véhicule) à l’occasion d’une manifestation publique. Une autre, membre des gilets jaunes, doit être déférée pour des violences volontaires en réunion sur un des automobilistes qui avait forcé un barrage, blessant des manifestants.
Un dernier déferrement prévu lundi également concerne un individu alcoolisé, soutien des "gilets jaunes", suspecté d’outrage, rébellion et violences légères sur un policier, mais n’ayant pas entraîné d’ITT.





: des manifestants se sont postés cette nuit à l'entrée des sites pétroliers de la Pallice à La Rochelle. Ils y espéraient le renfort de routiers.


Embedded video

Gilets jaunes: aucun camion n'entre ou ne sort du dépôt pétrolier Total de Lespinasse, près de Toulouse
Ce lundi matin, celui du port de la Pallice, à La Rochelle, et le dépôt de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, étaient également bloqués, selon Franceinfo.

Ce lundi matin sur RMC, Benjamin Cauchy, porte-parole des gilets jaunes, a indiqué qu'une "dizaine de dépôts de carburants" sont bloqués par le mouvement. "On veut désormais bloquer les raffineries et les dépôts industriels pour avoir un impact économique", a-t-il ajouté.