POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bouches-du-Rhône. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bouches-du-Rhône. Afficher tous les articles

mardi 11 décembre 2018

Crise sociale : les Gilets jaunes ne se satisferont pas de "miettes"

Les Gilets jaunes ne se sont pas laissés marabouter par le sournois: les manifestants "ne lâchent rien"


Au 
péage de la Barque, Bouches-du-Rhône, les 'gilets jaunes' ne comptent pas s'arrêter là...


Le péage de la Barque est occupé par les
Péage de la Barque 

Macron n'en est pas à son premier coup de force.

Les grèves et manifestations syndicales du printemps 2016 en France contre la Loi Travail de François Hollande ont duré du début du mois de mars à mai 2016 quand le gouvernement engagea sa responsabilité au titre de l'article 49, alinéa 3. Les mobilisations reprirent en septembre et octobre 2017,pour protester contre cette réforme dite El Khomri, imposée par ordonnances du président ...Emmanuel Macron. 
L'ex-conseiller, puis ministre de Hollande tenait à créer par ordonnances une 'Loi Travail 2', correspondant mieux à la version originelle du projet de la Loi El Khomri. Encore plus décriée que la version adoptée en 2016 et passée par Manuel Valls, en contournant le Parlement par le biais de l'article 49-3 de la Constitution,
l'entêtement du président Macron provoqua en septembre 2017 l'apparition de manifestations contre la 'Loi Travail 2' qu'il fit passer en force au moyen de deux nouveaux recours au 49.3, en dépit de manifestations, de dégradations matérielles, de rébellion ou d'outrage.

Au printemps 2018, l'Assemblée dominée par le parti résidentiel débattit d'une
réforme Macron du secteur ferroviaire prévoyant la fin progressive du statut du cheminot et fixant les modalités de l'ouverture à la concurrence du trafic de passagers, ce qui entraîna plusieurs préavis de grève des cheminots, qui ne parvinrent pas à empêcher l'adoption de la réforme dans l'été.
Les cheminots avaient appelé à une grève rythmée de deux jours sur cinq. Lancée le 3 avril, elle dura jusqu'au 28 juin, soit 36 jours de grève en trois mois, selon le planning fourni par les syndicats.

Les Gilets jaunes devront-ils tenir trois mois ?

  • Le péage de la Barque est occupé depuis le début du mouvement des «gilets jaunes».
  • Il continue à l'être au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron, insuffisantes selon eux. 
"Marquez bien qu’on ne lâche rien ! Il a cédé, c’est bon !". Comme tous les jours depuis le 17 novembre, une flopée de "gilets jaunes" s’est installée devant le péage de la Barque, dans les Bouches-du-Rhône. A quelques kilomètres d'Aix-en-Provence​, cette barrière de péage est devenue l’un des bastions du mouvement dans le département.

Au lendemain de l’allocution très attendue d’Emmanuel Macron, ces manifestants sont toujours là. Et pour cause : "on est déçu", gronde Gilles. "C’est de l’enfumage, abonde Jean-François. Le SMIC n’est pas revalorisé, c’est la prime d’activité" qui l'est. "Et ce SMIC-là, ce n’est pas lui ou les entreprises qui le donnent, ce sont nos impôts !", note, amère, Nelly. "Il faut augmenter le taux horaire du SMIC", réclame son voisin.

"On ne lâchera rien"

"Nous, on se bat pour le pouvoir d’achat de tout le monde, souligne Jean-François. Pour nos enfants, nos petits-enfants; on ne lâchera rien.
"La prime défiscalisée, il faut déjà que le patron veuille ou puisse la donner !" Ou qu'il en ait les moyens... 

"Moi, j’ai 73 ans, poursuit Alain. Je touche une retraite de 2.100 euros, je suis juste au-dessus du seuil, donc je suis marron. Avec la CSG, on m’enlève 600 euros par an ! Depuis Hollande, nos retraites sont bloquées, par une seule augmentation. Ça fait six ans !"

Le péage de la Barque est occupé par les «gilets jaunes»
Les 'gilets jaunes' occupent le péage de la Barque depuis un mois

"On demande aussi un référendum d’initiative citoyenne, explique Nelly. Il faut qu’on concentre nos revendications sur quelques points, ou sinon ils piocheront dedans, dans ce qui les arrange. On n'est que des enfants. Alors qu’avec le référendum, on redevient des adultes citoyens."

"Il pensait nous calmer et ça nous a mis en rage"

"Macron nous a donné des miettes, estime Pierre, très en colère. Il espérait qu’on dégage avec cette allocution. Mais on va continuer à se mobiliser et il donnera encore plus la prochaine fois. Il pensait nous calmer et ça nous a mis en rage. On est là pour que nos enfants aient un meilleur avenir. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je viens me geler ici !"

"On continue à se mobiliser pour obtenir ce qu'on veut, explique Richard. Ce qu’il a annoncé, c’est de la poudre aux yeux. Ce n’est pas ce que l’on demandait. On voulait que les riches paient et il n’a pas rétabli l’ISF."

"Ça suffit d’être trop gentil"

Tous appellent à continuer la mobilisation. "Les gens, ils nous klaxonnent, mais on a envie de leur dire :"rejoignez-nous", histoire que tout ça serve à quelque chose", soupire Jean-François. "Moi, je suis prêt à passer le réveillon ici, répond Pierre. Si nous, on n’est pas sur ce péage, y’a personne !"

"Ça suffit d’être trop gentil, s’énerve Catherine. Là, y’en a marre. Ici, on sert à rien. Je viens tous les jours depuis le 17 novembre. Mon gendre, qui est un "gilet jaune" du dimanche, dit qu’il faut bloquer les préfectures. Je ne sais pas si c’est utile…" Dans certaines villes, les services des impôts le sont...

"C’est la casse qui a fait reculer Macron"

"On est gentil, pacifiste, mais si on est trop gentil, on ne nous écoute pas, déplore Cédric. Il faut de la casse, sinon on ne nous entend pas. C’est la casse qui a fait reculer Macron. Il ne faut pas lâcher."

"A la Barque, on est pacifiste, on a toujours canalisé les jeunes ici, explique Gilles. Mais on ne peut pas canaliser tout le temps… Il faut prendre conscience de la tension. Même moi au travail, je le vois. Pour l’instant, c’est calme…" 
Selon un sondage publié par Le Figaro et France Info, 54 % des Français appellent les 'gilets jaunes' à continuer leur mouvement, contre 66 % le 22 novembre.

lundi 12 décembre 2016

Démission de la députée PS Sylvie Andrieux après sa condamnation

La franc-maçonne Sylvie Andrieux renonce-t-elle aussi à Marseille ?

Enfin condamnée en justice à la hauteur de ses fautes, 
elle démissionne de son poste à l'Assemblée

Condamnée en appel à une peine plus lourde dans une affaire de détournement de fonds publics en septembre... 2014, son pourvoi en cassation n’a rien donné.
Andrieux et Vauzelle
Et il aura fallu un mois, ce vendredi, à la députée pour tirer les conséquences de sa condamnation devenue définitive début novembre. 

Elle est reconnue coupable d’avoir détourné des fonds du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle, PS, à des associations fictives de sa circonscription marseillaise.

Liens utiles PaSiDupes

La justice a condamné la députée exemplaire pour avoir détourné à des fins électorales environ 700.000 euros de subventions régionales à des associations fictives, entre 2005 et 2008, alors qu’elle était conseillère régionale. Sylvie Andrieux avait retardé l'échéance en allant jusqu’à la Cour de cassation, mais la franc-maçonne n’a pas réussi à faire annuler sa peine de quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans (seulement) d’inéligibilité.

L’Assemblée nationale a pris acte de la démission de Mme Sylvie Andrieux, députée de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône", rapporte le journal officiel vendredi. Son siège restera vacant jusqu’à la fin de la législature. 

Pendant près de dix ans, depuis 2007, la justice n'a pas fait de zèle 

La socialiste faisait acte de présence
en séance avec un bracelet électronique
L’enquête avait commencé à la mi-2007 par un signalement à la justice de la cellule Tracfin, qui avait relevé des flux financiers suspects sur les comptes d’associations censées œuvrer à la réhabilitation... sociale des quartiers. Ces associations situées dans le fief électoral d'Andrieux étaient en fait des coquilles vides. Les fonds versés servaient à assurer un train de vie confortable à leurs dirigeants. 

Plus sociale, tu meurs !
En retour, le deal de ses complices était d'aider S. Andrieux à se faire élire. Andrieux l’avait d'ailleurs emporté de justesse (51 %) face au Front national de Stéphane Ravier en 2012. Les quartiers situés au centre-nord de la ville de Marseille - à cheval sur les 12e (Valérie Boyer, maire LR), 13e (Stéphane Ravier, maire FN) et 14e (Stéphane Ravier, également) arrondissements populaires - qui forment l’une des circonscriptions les plus menacées par l’extrême droite et pourtant sacrifiée par son élue, sont parmi les plus défavorisées des Bouches-du-Rhône.
Le prétendant socialiste à l’investiture dans sa circonscription devra enrailler la montée du Front national qu'Andrieux a favorisée.

mardi 8 mars 2016

La ville socialiste d'Istres attire quinze "migrants" irakiens

Vauzelle (PS) a débloqué 3 millions d’euros pour l’accueil des migrants en région PACA

Les élus régionaux de gauche se sont réunis en Assemblée plénière extraordinaire le 14 septembre; le 13 décembre, ils étaient remerciés par les électeurs de PACA
Clandestins expulsés de la "jungle" de Calais et déplacés à Istres
fin octobre 2015
L'unique question à l’ordre du jour était la solidarité avec les migrants. La mise en place d’un fonds de 3 millions d’euros a ainsi été votée à la 24e heure de cette assemblée. Ils encouragent les communes volontaires ainsi que les associations à venir en aide aux clandestins. Le Président Vauzelle -qui s'est dit "fier d'être le président d'une grande région musulmane"-  a rappelé son combat depuis de nombreuses années, afin que soit pris en compte que la Méditerranée est une communauté de destin.

A trois mois de la régionale qui a balayé la gauche, un rapport a été voté par la majorité sortante, alors que la droite s’abstenait, après une intervention très critique envers le gouvernement de Pierre Paul Leonelli, et un autre, tout aussi sévère de Chantal Eymeoud. Deux intervenants FN, T. de la Tocnaye et Hubert de Mesmay, ont évoqué un million de migrants à venir... Finalement, le FN n'a pas pris part au vote.

Quinze illégaux déplacés de la "jungle" de Calais à Istres

Quinze hommes originaires d'Afghanistan, d'Iran, d'Irak, d'Erythrée ou du
Soudan,
Trois Irakiens choisis parmi quinze arrivants
sont arrivés à Istres (PS, Bouches-du-Rhône), après parfois plusieurs mois passés dans la "jungle" de Calais, ce bidonville géant où s'entassent les migrants illégaux. 

C'est l'Adamal (association d'accès et de maintien au logement), basée à Salon-de-Provence, qui prend le relais en matière de démarches administratives : tous ont déposé un dossier de demandeur d'asile. En attendant que leur régularisation soit effective, ils veulent se promener dans le centre d'Istres, faire des courses, acheter une pâtisserie, discuter avec les commerçants; bref, retrouver en quelque sorte leur humanité, raconte Fanny Viard, directrice-adjointe de l'association, qui ajoute: ils "veulent s'installer en France". Pour la plupart, ils ont 22 ou 23 ans et le plus âgé en a 50. 

Les quinze migrants sont hébergés en ce moment à l'AFPA d'Istres (association pour la formation professionnel des adultes). Ils ont tous séjourné plus ou moins longtemps dans la "jungle" de Calais, où s'entassent des milliers de personnes qui espèrent rejoindre l'Angleterre. Mais ces 15 migrants ont été envoyés à Istres pour apprendre le français et peut-être s'installer durablement en France. L'AFPA d'Istres est prête à recevoir près de 80 migrants pour les héberger, les nourrir et les former. 

40 clandestins étaient déjà arrivés à Istres en octobre 2015
Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet de la zone de défense Sud et préfet des des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, est venu en personne de Marseille les accueillir, avec le maire d'Istres, François Bernardini.
Cette fois, outre Istres, la ville de Carpentras vient d'accueillir 25 illégaux en provenance de Calais. D'autres sont arrivés à Sisteron dans les Alpes de Haute-Provence.

dimanche 20 décembre 2015

Bernard Tapie annonce son retour en politique: pour suppléer au pouvoir socialiste ?

L'ancien ministre compte montrer à Hollande comment combattre le chômage des jeunes

A 72 ans, Bernard Tapie a "décidé de revenir en politique"

Ruiné par la gauche, l'homme explique avoir pris cette décision après le "signal d'alarme" du résultat des régionales. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994", explique, dans un entretien au JDD publié dimanche 20 décembre, celui dont la liste Energie radicale avait obtenu plus de 12%.

L'homme d'affaire souligne la défaite de la gauche au pouvoir dès le premier tour. "Le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu'il faut saluer, déclare Bernard Tapie au Journal du Dimanche. Mais en faisant cela, on a, en quelque sorte, 'cassé le thermomètre' pour ne pas montrer qu'on avait de la fièvre."

Un plan contre le chômage des jeunes

L'actionnaire principal du quotidien La Provence estime que, pour contrer le parti de Marine Le Pen, il faut "apporter des remèdes aux causes" des problèmes des électeurs FN. En commençant par s'attaquer au chômage, surtout celui "des jeunes, les plus nombreux à voter FN". En creux, Tapie remue le couteau dans cette plaie de Manuel Valls (PS), son incapacité à redresser la situation aggravée par son prédécesseur socialiste, Jean-Marc Ayrault, malgré sa "détermination" en bandoulière.

En moins d'un mois, Bernard Tapie compte "mettre sur pied, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans"qui sera remis "aux chefs de groupe de l'Assemblée nationale, du Sénat et aux ministères concernés", d'ici à fin janvier.

Bernard Tapie sera-t-il candidat à la présidentielle ? 

Début décembre, dans les colonnes du journal Le Monde, Bernard Tapie se disait
Le Phocea,  ancien voilier de Tapie
"abattu" et "ruiné",
24 heures après l'arrêt de la cour d'Appel de Paris qui lui demande de rembourser 405 millions d'euros 
obtenus en 2008 dans l'affaire Crédit lyonnais-Adidas. Depuis plus de vingt ans, Bernard Tapie estime avoir été trahi par 
son banquier historique, le Crédit lyonnais (rebaptisé CL), dans la revente d'Adidas à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus
"C'est ahurissant ! La justice me demande de rembourser des sommes astronomiques que je n'ai même pas touchéesJe n'ai pas touché ces 405 millions d'euros, clame Tapie. Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine aux magistrats". 
Bernard Tapie a d'ores et déjà fait savoir qu'il comptait mener l'affaire devant la cour de Cassation, ce qui ne le dispense toutefois pas de devoir rembourser la somme demandée.
Jean-Claude Gaudin est député-maire (UMP, puis LR) de Marseille depuis... 1995. Il a été réélu en 2001, 2008 et 2014 ! Et les Marseillais n'en veulent pas, dites-vous, Bernard Tapie?


Les grandes manoeuvres de recentrage des battus des régionales pourraient servir l'homme d'affaires. 
Ex-yacht de Bernard Tapie 
Mais, pour l'heure, "chaque chose en son temps, réplique celui qui a été vendeur de téléviseurs, chanteur et animateur de télévision, repreneur d'entreprises en dépôt de bilan (Manufrance, Terraillon et Testut, La Vie claire, Wonder et Donnay), quatre ans député et quatre mois ministre de la Ville de Mitterrand,  patron d’Adidas et président de l’OM.
Et il rappelle ce que la justice ne peut lui retirer. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes." En 1994, sa liste radicale avait drainé 12,03 % des voix, à seulement deux points de la liste du PS conduite par Michel Rocard qui lui voue une rancune tenace.
La politique, ce n'est pas seulement être élu. 
"La seule élection qui me faisait envie, c'était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s'est dépêché de me rendre inéligible", poursuit celui qui a tout connu, outre ses poursuites judiciaires qui lui ont barré l'entrée du port de Marseille.

Lucien Weygand ? Un élu socialiste qui a prospéré dans les quartiers nord de Marseille. Lien PaSiDupes - "Les socialistes Bernardini et Weygand, condamnés dans l'affaire de l'OCID par la Cour des Comptes"

Nanti au service des "défavorisés" a donc tout dit et  tout connu. La fortune des affaires. La gloire en politique. Le succès au théâtre. Le triomphe en sport. Puis les mises en examen et les séjours en prison.

lundi 9 novembre 2015

Gaudin (LR), élu à la tête de la métropole Aix-Marseille

Les opposants apprennent la démocratie mais s'inclinent de mauvaise grâce devant la majorité  

Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (Les Républicains) a été élu

lundi président de la plus vaste métropole de France, Aix-Marseille-Provence, à l'arraché, à l'instar de la gestation de cette collectivité territoriale. Le gouvernement souhaite en effet créer trois métropoles spécifiques autour de Paris, Marseille et Lyon, ainsi que dans les aires urbaines de plus de 500.000 habitants : Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulon, Montpellier, Rennes et Grenoble.
En première lecture, le 6 juin 2013, le Sénat avait validé les métropoles lyonnaise et marseillaise, mais rejeté la création d’une métropole parisienne. Il avait également augmenté la taille nécessaire pour créer une métropole, ce qui aurait fait passer Montpellier sous la barre minimum

Elu sénateur en 2014 pour la 4e fois, Jean-Claude Gaudin a été président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole de 1995 à 2008, et il en est vice-président depuis 2008.
 
En septembre 2015, il avait décline la proposition du président du Sénat, Gérard Larcher, de siéger au Conseil constitutionnel, préférant continuer à se consacrer à Marseille et à la mise en place de la métropole Aix-Marseille-Provence.

Une majorité s'est finalement dégagée au grand damn de certains maires vent debout contre cette entité créée par la majorité présidentielle. Maryse Joissains (LR), la maire d'Aix-en-Provence, ville rivale de Marseille, a échoué à empêcher le vote et a finalement dû se résoudre à quitter la salle, sous un mélange d'applaudissements et de huées.
Un élu opposé à la métropole, le maire LR de la petite ville de Cabriès, Hervé Fabre Aubrespy, un fillonniste, était également candidat à la présidence la structure, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Il a obtenu 13 voix, contre 119 pour Jean-Claude Gaudin, 76 ans. 169 conseillers sur 240 au total avaient pris part au scrutin.

J.-C. Gaudin devrait donc cumuler les fonctions de maire de la deuxième ville de France et de président de cette métropole qui regroupera 92 communes -dont les rivales Aix-en-Provence et Marseille- sur 3.173 km2 et qui comptera 1,83 million d'habitants. "La gouvernance de l'institution se développera dans la concertation et le consensus aussi large que possible", a précisé Gaudin.

"L'élection du président de la métropole devrait en tout cas permettre d'assurer en temps et en heure le paiement des salaires de janvier aux 7.500 fonctionnaires qui y seront transférés, et le règlement des fournisseurs".

Dès ce lundi, des salariés de l'Agglo de Martigues (PCF) 
manifestaient déjà devant l'entrée du Pharo pour 
exprimer leurs inquiétudes face à la Métropole.
Les opposants à la métropole ne devraient pas manquer de déposer des recours. "S'il y a des recours -et il y aura des recours, multiples et variés- peu importe: il faut aller maintenant de l'avant, nous ne pouvons pas rester dans cet état d'esprit, avec un blocage et des personnes qui cherchent toujours à tout bloquer sur la métropole", a ensuite commenté le vainqueur lors d'une conférence de presse. Candidat de la dernière heure, Hervé Fabre-Aubrespy est déjà l'auteur d'un des recours devant le Conseil d'Etat.
"Il y a eu des désaccords; il y a beaucoup d'élus qui n'étaient pas favorables, mais à partir du moment où la loi de la République a été votée, (...) celles et ceux qui portent une écharpe tricolore, même si ça leur déplaît, doivent faire en sorte d'appliquer la loi", a-t-il rappelé.
L’article 30 du projet de loi prévoyait de fusionner, au 1er janvier 2016, six intercommunalités (Marseille Provence Métropole, Pays d’Aix, Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Pays de Martigues, Ouest Provence et Salon Etang-de-Berre Durance) en une métropole à fiscalité unique.
"Quand on m'attaque à la kalachnikov..." -

"La métropole est une ardente nécessité (dans la) compétition des territoires à l'échelle européenne et mondiale (...) dans quelques années nous dirons tous que nous avons eu raison de (la) vouloir", a ajouté J.C. Gaudin devant le conseil. L'élection du président de la métropole devrait en tout cas permettre d'assurer en temps et en heure le paiement des salaires de janvier aux 7.500 fonctionnaires qui y seront transférés, et le règlement des fournisseurs, a-t-il noté.

Les opposants à la métropole, des élus qui redoutent d'y perdre financièrement et craignent la prépondérance de la cité phocéenne dans les décisions, avaient été galvanisés vendredi par une décision du tribunal administratif de Marseille.
Mme Joisains (au centre) est ici encadrée par des élus PC,
les maires de Port-de-Bouc et Martigues (le député G. Charroux )
  
Saisi, en référé, par quatre communes qui estimaient que les grandes villes étaient sur-représentées au conseil métropolitain au détriment des petites communes, il a suspendu deux arrêtés préfectoraux [pris dans le cadre de loi 'modernisation de l’action publique territoriale et affirmation des métropoles' portée par la ministre PS Marylise Lebranchu] fixant le nombre et la répartition des sièges de la future métropole, ainsi que sa composition.
"Je considère aujourd'hui que nous ne pouvons pas procéder à quelque élection que ce soit", avait déclaré lundi le maire d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains, en ouvrant la séance d'installation du conseil métropolitain. "On va pas dire "parce qu'on est à Marseille, on ne respecte pas une décision de justice", avait ajouté celle qui, en tant que doyenne des élus d'intercommunalité, présidait la séance -ironie du sort pour une opposante résolue au projet métropolitain.

Les élus pro-métropole ont alors constaté sa carence et l'ont priée de partir.
Maryse Joissains monopolisant le micro
Parce que
"Maryse Joissains refuse de suivre l'ordre du jour", Sylvia Barthelemy, présidente sortante de l'Agglo, a demandé à Guy Teissier de prendre la présidence de la séance. Ce à quoi Mme Joissains a tenté de résister, lançant "Oh, tu veux des coups ?" à Mme Barthélémy. Celle-ci lui a retiré le micro pour le tendre à Guy Teissier (UMP) qui demandait la parole pour l'inviter à laisser la place.

La maire d'Aix a fait part de son souhait de ne pas en rester là et de continuer à contester la métropole : "Quand on m'attaque à la kalachnikov, je ne vais pas sortir le fleuret moucheté", a-t-elle lâché, une nouvelle fois agressive, ce qui pourrait interpeller le maire communiste de Martigues qui était absent, hurlant au "putsch" ! 

Les socialistes ont préféré laisser la droite, ultramajoritaire, se déchirer plutôt que de présenter un candidat. Avant le vote, le député PS marseillais Patrick Mennucci avait déclaré lors des prises de parole pour l'élection du président de la Métropole qu'"un article inscrit ce soir à l'Assemblée nationale dans la Loi de Finances proposera une aide de 66 millions d'euros à la Métropole." Elégant !

mardi 14 juillet 2015

Malveillance: incendie et deux explosions distantes sur le site pétrochimique de Berre-l’Étang, Bouhes-du-Rhône

Pas de risque de pollution, mais plan Orsec déclenché 

L'un des deux incendies était encore en cours à 7h du matin ce mardi 14 juillet 
sur le site pétrochimique LyondellBassel à Berre-l’Étang (Bouches-du-Rhône).

Vers 3 heures du matin, deux explosions ont retenti sur ce site situé au bord de l’étang de Berre et de l’aéroport de Marseille-Marignane. "Deux cuves, distantes de 500 mètres l’une de l’autre et remplies de produits chimiques, sont touchées", a expliqué une "source proche de l’enquête". "Aucun blessé n’est à déplorer", précise la préfecture.


Le plan Orsec a été déclenché.

La mise en place du plan Orsec permet l'organisation des secours sous une direction unique (DOS, direction des opérations de secours ), celle du préfet, en cas de catastrophe.

110 sapeurs-pompiers et une cinquantaine de véhicules du Codis 13 sont mobilisés sur les lieux du sinistre. 

Un gros panache de fumée s'élève toujours au-dessus de la raffinerie, visible à plus de 30 kilomètres, jusqu'à Marseille.

"A ce stade, aucun impact sur la circulation aérienne n’est à déplorer", a précisé la préfecture.

L'un des deux incendies était encore en cours à 7h du matin ce mardi 14 juillet 
sur le site pétrochimique LyondellBassel à Berre-l’Étang (Bouches-du-Rhône).

Vers 3 heures du matin, deux explosions ont retenti sur ce site situé au bord de l’étang de Berre et de l’aéroport de Marseille-Marignane. "Deux cuves, distantes de 500 mètres l’une de l’autre et remplies de produits chimiques, sont touchées", a expliqué une "source proche de l’enquête". "Aucun blessé n’est à déplorer", précise la préfecture.

Le plan Orsec a été déclenché.

La mise en place du plan Orsec permet l'organisation des secours sous une direction unique (DOS, direction des opérations de secours ), celle du préfet, en cas de catastrophe.

110 sapeurs-pompiers et une cinquantaine de véhicules du Codis 13 sont mobilisés sur les lieux du sinistre. 

Un gros panache de fumée s'élève toujours au-dessus de la raffinerie, visible à plus de 30 kilomètres, jusqu'à Marseille.

"A ce stade, aucun impact sur la circulation aérienne n’est à déplorer", a précisé la préfecture.

Qui sont les malfaisants ?

Les enquêteurs privilégient la thèse d'un "acte malveillant". "Un acte malveillant est une hypothèse sérieuse", a confié "une source proche du dossier". "Selon les premiers éléments de l'enquête, la probabilité que ces deux incendies de cuves distantes de 500 m puisse être accidentelle est très faible. Les enquêteurs privilégient la thèse d'un acte volontaire", a affirmé une autre source tout aussi "proche de l'enquête".

Risque de pollution. 

D'une contenance de 11.000 mètres cubes, le premier bac continent de l'essence, mais l'incendie qui l'a touché est sous contrôle, selon les pompiers. 

Plus inquiétant, un deuxième incendie a pris dans un autre bac bien plus grand (48.000 mètres cubes) qui contient du naphta, un mélange d'hydrocarbures qui sert notamment à fabriquer des plastiques. Ce bac était toujours en feu mardi matin, avec à la clé un risque d'effondrement et de pollution de l'étang de Berre

Sur BFMTV à 8h, le préfet de PACA niait le risque de pollution.
Il ne mentionnait que la première cuve: un mensonge par omission de la seconde...

Risque de pollution. 

D'une contenance de 11.000 mètres cubes, le premier bac continent de l'essence, mais l'incendie qui l'a touché est sous contrôle, selon les pompiers. 

Plus inquiétant, un deuxième incendie a pris dans un autre bac bien plus grand (48.000 mètres cubes) qui contient du naphta, un mélange d'hydrocarbures qui sert notamment à fabriquer des plastiques. Ce bac était toujours en feu mardi matin, avec à la clé un risque d'effondrement et de pollution de l'étang de Berre

Intox et toxicité
Sur BFMTV à 8h, le préfet de PACA niait le risque de pollution.
Il ne mentionnait que la première cuve: un mensonge par omission de la seconde... D'autant qu'il était recommandé à la population de ne pas s'exposer trop longuement aux émanations.

.

samedi 11 juillet 2015

Tarascon: la justice s'invite dans la villa d'Inès de la Fressange

Des bâtiments sont en construction: une association demande leur démolition

Malgré un arrêté du maire (UMP-UDI) demandant l'arrêt des travaux, le chantier de cette maison de 100 m² serait toujours en cours

Faits divers - Justice - Actualités - Tarascon : la villa d'Inès de la Fressange dans le viseur de la justice
Un mannequin qui ne tire pas la gueule, c'est suspect;
mais si elle plaque un sourire commercial, ça cache quelque chose !


De son propre chef, au lieu-dit du Pas de Bouquet, Inès de la Fressange a choisi d'installer sa maison de vacances sur neuf hectares au coeur de la Montagnette, avec une vue imprenable sur les châteaux de Beaucaire et de Tarascon, sans aucun voisin à des kilomètres à la ronde.

Or, depuis trois mois, deux bâtiments sont sortis de terre, en plus de la maison principale, de la piscine de dix-huit mètres et de la résidence de la gardienne qui occupaient déjà les lieux. Il a fallu qu'un randonneur avisé passe par là mi-avril pour donner l'alerte, déclenchant polémique et poursuites judiciaires. Car l'ADER (association de défense de l'environnement rural) assure que le chantier se poursuit sans le moindre permis de construire, et au mépris de tous les textes protégeant ce site pittoresque. Elle a donc demandé au juge des référés du tribunal de Tarascon l'arrêt des travaux et la remise en état des lieux. Il rendra sa décision le 23 juillet prochain.

Le maire veut faire cesser les travaux entrepris
"Madame de La Fressange (dont l'avocat ne s'est pas présenté à l'audience et n'a pas davantage daigné répondre aux questions du journal La Provence) a acheté cette propriété en 2005, précise le conseil de l'association, Me Anne-Victoria Fargepallet. Elle a transformé un cabanon en une maison de 297 m² et une ruine se résumant à quelques pierres en une résidence de 91 m² dévolue à la gardienne." Aujourd'hui, c'est une construction en bois dix fois plus grande que le bâti existant et une autre maison de cent mètres carrés qui sont en passe d'être achevés. "Ils ont abattu des arbres et éliminé de la végétation pour bâtir ces ouvrages et aménager des restanques", s'indigne Philippe Chansigaud co-président de l'Ader.

Les lieux sont pourtant situés en zone naturelle, classés site remarquable et monument historique. Le terrain d'Inès de La Fressange est donc "absolument inconstructible", insiste Me Fargepallet devant le juge. Le maire de Tarascon, Lucien Limousin, le confirme dans un arrêté daté du 17 juin 2015, dans lequel il réclame à l'icône de la mode de faire"cesser les travaux entrepris."

Mais selon l'avocate de l'Ader, "elle n'en a cure et poursuit le chantier, en pensant que vu son nom, personne ne lui demandera de démolir. Nous sommes devant un escroc, une femme qui se pense au-dessus des lois. Ses constructions sont un véritable massacre pour le massif de la Montagnette." Elles auraient permis, selon les experts mandatés par l'Ader, de faire bondir la valeur de la propriété, qui vaudrait aujourd'hui 5 millions d'euros alors qu'elle avait été acquise 730 000 euros il y a dix ans.


Fille du marquis André de Seignard de La Fressange, 
conseiller en investissements dont la famille est originaire d'Auvergne, l'ancien mannequin, avait déjà un pied à terre à Tarascon avant cette date. Inès Marie Lætitia Églantine Isabelle (à droite) s'est mariée à Tarascon, Bouches-du-Rhône (son château, ci-dessous à gauche), à une encablure du Luberon. 
Le 19 juin 1990, l'ancien mannequin dont le grand-père fut président de la République de Colombie, y avait épousé Luigi d’Urso, un homme d'affaires et marchand d'art italien, décède à l'âge de 55 ans, avec lequel elle avait eu deux filles, Nine en 1994 et Violette en 1999.

Depuis 2009, elle vit en couple avec Denis Olivennes, (né en 1960, ci-dessous à droite),  55 ans, ancien patron de la FNAC, puis du Nouvel Obs et depuis fin 2010 d'Europe 1. 
Il est désormais président directeur général d'Europe 1 et président du directoire de Lagardère Active. Pourvu que cette proximité ne nuise pas à la grande perche  

Mme la marquise s'est-elle encanaillée ?
Au lycée Henri-IV, c’était Denis le rouge:
entre 1973 et 1976 , il a fait partie d’un groupuscule proche de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui déclenchait la grève chaque printemps. Quelques kilos en moins et pas manchot, il se bagarrait avec les étudiants d’extrême droite qui avaient fait leur nid à la fac d’Assas. "Tout ça était plus lié à la testostérone qu’à l’idéologie(entre 13 et 16 ans !), commente l’agitateur assagi. 
Reste son tempérament sanguin. Denis Olivennes se vante ainsi d’avoir menacé Jean-Marie Messier d’un bourre-pif lors d’un raout de Vivendi à Deauville, en 2002. Trois jours avant de démissionner de la présidence de Canal Plus France.