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vendredi 11 octobre 2019

Après Peter Handke en littérature, le Nobel de la Paix, à un Noir africain...

Le Nobel reste ancré à gauche : résolument marxiste, le pluralisme n'y a pas droit d'asile

Acteur de la paix entre l'Ethiopie et l'Erythrée, Abiy Ahmed figurait parmi les favoris.

Le prix Nobel de la paix attribué au Premier ministre éthiopien Abiy AhmedLa jeune activiste haineuse de la cause écologiste radicale, la marionnette suédoise Greta Thunberg passe à côté, déjouant les pronostics des bookmakers, qui misaient sur elle ou sur une capitaine de passeurs de migrants, Carola Rackete ou Pia Klemp, mais cette dernière, militante allemande de 35 ans, est accusée de "complicité à l'immigration illégale". Si les experts sont circonspects à l'égard de l'adolescente donneuse de leçons à la planète entière, ses théories et ses comportements, le nom de la jeune icone des media dans la lutte pour le climat tournait en boucle au rythme des rotatives de la presse capitaliste, fort marrie ce 11 octobre.

Le prix Nobel de la paix était décerné vendredi à Oslo, en Norvège.
Cinquième étape de la saison Nobel et le plus attendu, il a été attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, artisan d'une "réconciliation spectaculaire entre son pays et l'Erythrée voisine"Chef du gouvernement depuis avril 2018, il est récompensé "pour ses efforts en vue d'arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l'Erythrée", a déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, dont les cinq membres sont nommés par le parlement norvégien.
Ce prix est un coup de pouce politique, alors que le dirigeant de 43 ans fait face à une inquiétante flambée des violences inter-communautaires dans son pays, où des élections législatives sont censées avoir lieu en mai 2020.

Bien que les Erythréens continuent d'affluer en Europe, l'Ethiopien est encensé par les milieux marxistes européens. 
Avec plus de 300.000 réfugiés partout dans le monde sur une population de 6,3 millions (chiffres de la Banque mondiale), l’Erythrée fait face à un exode massif de sa population. Les Erythréens, souvent des jeunes, cherchent à fuir la dictature du président Issayas Afeworki au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1993. En 2014, l’agence européenne Frontex, l’organisme en charge de la coordination de la surveillance des frontières extérieures de l’Europe, a recensé plus de 34.000 Erythréens demandeurs d’asile aux portes de l’Europe.
En juin 2018, leur nombre était de plus de 500 à la rue, rien qu'à Paris. D'après l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), plus de
100.000 migrants ont demandé l'asile dans l'Hexagone en 2017, soit 17 % de plus qu'en 2016. 46.000 ont obtenu le statut de réfugié.
De plus en plus d’Erythréens fuient la Suisse  qui a renforcé sa politique migratoire et se réfugient en France. L'un des problèmes, c'est qu'ils ne peuvent pas demander l’asile en France et en Allemagne, car ils sont "dublinés" : seule la Suisse est responsable de leur demande d’asile.
Le mois dernier,
six migrants érythréens ont été arrêtés chez Enersys Arrasgéant de la batterie. Ils étaient soupçonnés d’avoir découpé la bâche d’un camion en vue de s’y introduire. L’affaire a finalement été classée sans suite à l’issue de la garde à vue. Les migrants ont été laissés libres, sauf les mineurs isolés, confiés à France Terre d’Asile.
En juin dernier,
le CIMADE a dénoncé les premières expulsions d'Erythréens.
Depuis le 11 septembre 2018 et la réouverture de la frontière, 14.107 Érythréens ont demandé l'asile en Ethiopie. Dans le camp de Mai-Aini, certains réfugiés aspirent à rejoindre l'Europe ou les Etats-Unis.
De père musulman et de mère chrétienne orthodoxe, il est chrétien protestant. Très jeune, il a adhéré à l'Organisation démocratique des peuples Oromo, un parti politique éthiopien à base ethnique, allié avec le Mouvement national démocratique amhara (MNDA), le Mouvement démocratique des peuples du sud de l'Éthiopie (MDPSE) et le Front de libération des peuples du Tigré (FLPT) qui, ensemble forment le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, actuellement dirigé par Abiy Ahmed. 
A l'origine, le FDRPE est en fait un groupe rebelle combattant le "Gouvernement militaire provisoire de l'Ethiopie socialiste", une junte militaire issue de la révolution qui a renversé le régime d'Hailé Sélassié. Au fil des années, le FDRPE est passé à une approche sociale-démocrate à partir d’une idéologie ...marxiste-léniniste.
L'Ethiopie est "fière en tant que pays", a réagi le bureau du Premier ministre du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique et parmi les plus pauvres, estimant dans un communiqué que ce prix est la "reconnaissance" du travail du Premier ministre pour "l'unité, la coopération et la co-existence".


304 candidatures au Nobel , cette année 

Les spéculations allaient bon train pour deviner qui allait succéder au gynécologue congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, récompensés conjointement l'an dernier pour leur combat contre les violences sexuelles. 
Le nom de la suédoise Greta Thunberg avait la faveur des pronostics, comme Sylvie Goulard pour une présidence de Commission européenne, mais on ne connaissait pour sûr que le nombre des impétrant(e)s   - 304 cette année -, l'Institut Nobel restant muet sur leur identité , selon l'usage depuis au moins 50 ans. 




Médecine, physique, chimie, littérature.
En médecine, le Nobel a été décerné lundi à deux Américains, William Kaelin et Gregg Semenza, ainsi qu'au Britannique Peter Ratcliffe, auteurs de découvertes sur l'adaptation des cellules au manque d'oxygène, qui ouvrent des perspectives prometteuses dans le traitement du cancer et de l'anémie. 

Le prix de physique est allé mardi au Canado-Américain James Peebles, qui a mis ses pas dans ceux d'Einstein pour éclairer les origines de l'univers, et les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz qui, les premiers, ont révélé l'existence d'une planète en dehors du système solaire.

Mercredi, le prix de chimie a récompensé trois pères des batteries au lithium-ion - l'Américain John Goodenough, le Britannique Stanley Whittingham et le Japonais Akira Yoshino - présentes dans de nombreuses technologies (téléphones et ordinateurs portables, voitures électriques...) du quotidien.

C'est lorsqu'il quitte le domaine scientifique que le Nobel tombe dans l'arbitraire.
Jeudi, le prix Nobel de littérature a été décerné à la Polonaise Olga Tokarczuk, saluée pour son "imagination narrative" (pour l'édition 2018 reportée d'un an) et à l'Autrichien Peter Handke, fils d'une cuisinière d'origine slovène et d'un soldat allemand, qualifié d'"héritier de Goethe" (!) mais controversé par les uns pour ses positions pro-serbes pendant la guerre en ex-Yougoslavie et par les autres pour son marxisme.  
Ainsi a-t-il toujours soutenu les politiques pacifistes de non-interventionnisme à travers le monde : en Yougoslavie mais aussi en Irak, Syrie, Libye etc. Pour lui, les Etats ne sont pas crédibles lorsqu'ils se déclarent "protecteurs ou justiciers" et ne sont pas détenteurs de la "vérité". Il affirme que chaque Etat intervient selon ses intérêts - et non pas comme des bons Samaritains. Les discours des Etats ne sont que des justifications auprès de leur opinion publique pour faire accepter l'engagement militaire ou les blocus (comme le plan Fer-à-cheval - campagne de désinformation allemande visant à manipuler l’opinion publique européenne, et surtout allemande, pacifiste depuis 1945, parce que désarmée, pour justifier la campagne de bombardement de l’OTAN lors de la guerre du Kosovo - ou l'affaire des armes de destruction massive en Irak).
Le prix d'économie clôturera la saison lundi.

Les lauréats reçoivent un chèque de 9 millions de couronnes (830.000 euros), à se partager le cas échéant entre récipiendaires d'un même prix, ainsi qu'une médaille d'or et un diplôme.
Le prix leur sera formellement remis le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope et ...fabricant d'armes suédois, Alfred Nobel (1833-1896), inventeur de la dynamite !
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vendredi 2 février 2018

Calais : niveau de violence inégalé hier au cours de plusieurs rixes opposant Afghans et Erythréens

Affrontements entre migrants à Calais: un Afghan recherché

Un clandestin afghan aurait été particulièrement impliqué dans l'un des violents affrontements de la veille à Calais
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Dans Calais ou au coeur de Paris
Cet homme, âgé de 37 ans, est suspecté d'être l'auteur de coups de feu sur des Erythréens tout près de l'hôpital de Calais où une distribution sauvage de repas était en cours vers 15h30, au coeur de la ville, a rapporté "une source proche du dossier", jeudi soir, a-t-on appris vendredi de source policière.

Quatre migrants de nationalité érythréenne avaient alors été blessés par balle, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.
Tous les quatre, qui seraient âgés de 16 à 18 ans, étaient toujours entre la vie et la mort vendredi, selon une source proche du dossier. Ils ont été touchés aux cervicales, au thorax, à l'abdomen (pour le plus gravement blessé) et à la moelle épinière.

Trois rixes successives se sont produites entre Afghans et Erythréens 
Elles ont fait 21 blessés, selon les pompiers.
Cinq ont été atteints par balle, jeudi après-midi et en début de soirée.

Le ministre de l’Intérieur s’est aussitôt rendu sur place


















"On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants."
 
Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’est exprimé en ces termes dans la nuit de jeudi à ce vendredi, à Calais (Pas-de-Calais), où il s’est rendu après de graves affrontements entre migrants.


"C'est un degré de violence jamais connu", a-t-il estimé un peu plus tôt devant la presse au commissariat, déplorant des événements «exceptionnellement graves». «Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes», a ajouté le ministre, qui a rencontré les forces de l'ordre, les pompiers et des membres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

"Une escalade de la violence insupportable," déclare Gérard Collomb :
A l’occasion d’un point presse organisé ce vendredi matin, le ministre de l’Intérieur a annoncé le renfort de deux compagnies de CRS, ainsi que la prise en charge par l’Etat de la distribution de repas d’ici deux semaines.


Après les violents affrontements d'hier à Calais @gerardcollomb annonce 2 compagnies de CRS en renfort [permanent ou temporaire ??]. Et que l'Etat prendra en charge la distribution des repas aux migrants d'ici 15 jours
On en sait un peu plus sur la violence des affrontements entre migrants afghans et africains. Les affrontements ont concerné des centaines de personnes. 22 personnes ont été hospitalisées, selon un dernier bilan officiel. Cinq migrants ont été touchés par balle, dont quatre grièvement, et l'un d'eux a reçu une balle dans la nuque, selon une source policière. Ces quatre victimes seraient toutes des Erythréens âgés de 16 ans à 18 ans. Les autres blessés souffrent de traumatismes et de blessures diverses dont certaines causées par armes blanches. Deux policiers ont également été blessés. 
Au vu du nombre de victimes, "on est revenu à une situation qui ressemble beaucoup à celle de 2015", année de création de la 'Jungle', démantelée en octobre 2016, a-t-on commenté de source judiciaire. Toutefois, "chaque jour ne se ressemble pas en termes de violence", a ajouté  cette source anonyme. 



Affrontements entre migrants: ce qu'il s'est passé [en français : "ce qui s'est passé"] ce jeudi à Calais

Une première rixe a éclaté vers 15h30 entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d'Afghans, en un lieu proche du centre hospitalier de la ville où avait lieu une distribution de repas. Des coups de feu tirés par un ressortissant afghan - détenteur d'une arme à feu, donc - seraient à l'origine, non pas de cet affrontement, comme l'écrit Le Parisien, mais de la bataille générale qui a dégénéré, ce qui pourrait accréditer la thèse de la présence de passeurs sur place.
Vers 16 heures, une deuxième rixe s'est déroulée à environ 5 km, à Marck-en-Calaisis. "Une centaine de migrants africains armés de bâtons ont voulu s'en prendre à une vingtaine d'Afghans", a rapporté le Parquet. La police a protégé les Afghans pris à partie par 150 à 200 Erythréens, selon la préfecture. 
Puis, en fin d'après-midi, de nouvelles violences ont éclaté dans la zone industrielle des dunes à Calais.

Rixes entre migrants à Calais : quatre victimes entre la vie et la mortLe bilan des victimes est le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques ont fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes ont fait 40 blessés, dont aucun n'a été atteint gravement. Environ 800 migrants, qui veulent passer au Royaume-Uni, vivent actuellement à Calais selon les derniers chiffres des associations, entre 550 et 600 selon la préfecture.
On notera que la qualification des affrontements en "bagarres inter-ethniques" est suspecte. Elle dissimule des conflits religieux: les Afghans sont des musulmans purs et durs, tandis que les Erythréens sont essentiellement des Chrétiens orthodoxes, improprement dits 'coptes', en communion avec leurs homologues éthiopiens et égyptiens.
Calais : heurts entre CRS et migrants, jets de lacrymogènes et de pierres
Pour régler le problème de Calais, le ministre de l'Intérieur doit prendre conscience du rôle néfaste de certaines associations d'activistes qui entretiennent les divisions et sont fauteurs de troubles. Pour ne pas échouer, il devra dégager les migrants de leur emprise et organiser lui-même les centres d'accueil. Il devient nécessaire et urgent que le préfet du Pas-de-Calais prenne un arrêté pour interdire la présence dans le département des associations telles que UTOPIA 56 et l'Auberge des migrants. Celles-ci sont à Calais pour entretenir le chaos et propager leurs idées anarchistes du type No border et Notre-Dame-des-Landes. 
Résultat de recherche d'images pour "afghans erythreens""Le problème de Calais ne serait pas le désir d’Angleterre et le passage bloqué, écrit Libération du 6 mars 2016, mais les activistes énervés qui voudraient ouvrir la frontière. Qui sont-ils ? En majorité des Anglais, des jeunes, étudiants, salariés ou entre petits boulots et chômage. Combien ? «Environ 100 la semaine et 300 le week-end», avance la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Maya Konforti, bénévole à l’Auberge des migrants, sursaute : «Ils ne sont pas plus de douze.» Un No Border français assurait lundi qu’ils étaient dix à Calais, «quatre dans la jungle». En tout cas, «ultra-minoritaires», assure Vincent De Coninck, chargé de mission au Secours catholique, «mais pour l’Etat, dès que quelqu’un parle anglais et porte un jean, c’est un No Border» [selon lui].
Ces activistes ont créé un centre d’information dans la jungle et donnent des conseils juridiques en cas d’arrestation. A l’époque où les migrants étaient en ville, il y a un an, ils ouvraient aussi des squats. Ils ont {eux-mêmes] monté des dossiers [à charge] sur les violences policières, transmis [directement] au défenseur des droits [qui les a pris pour argent comptant], qui ont débouché sur un rapport sévère. Dans les années 2010, ils vivaient dans les squats avec les migrants et les avertissaient au sifflet d’une descente de police. La préfète : «Ils manipulent une centaine de migrants, surtout des jeunes. Lundi, ils les ont encouragés à jeter des pierres. Un CRS a eu la main cassée en trois endroits.» De Coninck : «C’est n’importe quoi. C’était les jeunes exilés kurdes et afghans qui avaient la rage.» On peut ajouter que les anciens peshmergas et les jeunes Afghans qui fuient les talibans n’ont besoin de personne pour avoir envie d’en découdre.» Ont-ils poussé les neuf Iraniens à se coudre la bouche, mercredi ? «Certainement pas, insiste Maya Konforti. Mais comme l’"info center" des No Border est abrité et chaud, ils leur ont ouvert la porte et les soutiennent.»" 
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Cette posture compassionnelle visant à endormir la vigilance des plus faibles est aussi celle des islamistes. La préfète : «Ils ont un discours préparé, ils ont tagué les gilets des personnels de la maraude, leur ont craché dessus, les ont insultés. Ils ont fait redescendre les migrants du bus» qui s’apprêtait à rejoindre un centre d’accueil.[...]un membre d’une organisation proche de l’Etat raconte : «Ils désinforment les migrants. Il y a parmi eux une poignée de petits cons. Il y a aussi des bons No Border. Mais ils se perdent souvent dans leur combat et on se demande qui ils servent : les migrants ou leur cause ? qui se rapprochent des plus démunis, se rendent indispensables et instrumentalisent les événements sociaux à des fins politiques : c'est selon ce mode opératoire que les islamistes de Daech ont déclenché le 'Printemps arabe', embrasant le Proche Orient. 
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On trouvera bientôt dans PaSiDupes un article consacré au double jeu de Yann Moix, sa lettre ouverte à Macron et son débat avec le préfet du Pas-de-Calais. Lien (qui sera activé quand cet article sera disponible)

La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et la brigade mobile de recherches de la police aux frontières ont été saisies. Aucune interpellation n’a eu lieu dans la soirée.

En attendant, Collomb est en passe de battre le record de visites  à Calais établi par son prédécesseur Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a la consigne de se montrer plus réactif que sa collègue de la Place Vendôme qui avait mis six jours pour un brushing et une visite éclair aux gardiens de prisons en révolte contre leur insécurité face aux islamistes détenus.

 

lundi 16 octobre 2017

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.

samedi 1 juillet 2017

Calais: nouvelle rixe entre migrants africains illégaux

Erythréens contre Ethiopiens

Une rixe a opposé une centaine de migrants africains

200 Erythréens et Ethiopiens illégaux se sont affrontés, armés de bâtons et de pierres,  vers 13h15, dans la zone industrielle de Calais, annonce la préfecture du Pas-de-Calais.
"Il y a un blessé léger mais l'intervention était toujours en cours", vers 15 heures, a indiqué le directeur de cabinet de la préfecture.

Étienne Desplanques précise que les précédentes violences, la veille, avaient fait neuf blessés légers, toujours entre Érythréens et Éthiopiens, vendredi soir.
La bagarre aurait éclaté sur le lieu de distribution des repas organisée par les associations qui viennent en aide aux clandestins.

"Depuis une douzaine d'heures, en terme de violences, c'est l'escalade". Vendredi, "entre 20 heures et 1 h du matin des rixes ont éclaté entre Erythréens et Ethiopiens lors d'une distribution des repas, rue des Verrotières à Calais", a ajouté Etienne Desplanques. Ces bagarres de vendredi soir avaient fait neuf blessés légers, selon la même source. 
Philippe Mignonet précise que les forces de l'ordre sont intervenues vendredi soir pour quatre rixes, utilisant de nombreux gaz lacrymogènes. 


La Voix du Nord fait désormais état d'un blessé grave

D'après Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais en charge de la sécurité, les violences de samedi "ont fait une bonne vingtaine de blessés". L'un des protagonistes souffrirait notamment d’un double traumatisme crânien., pris en charge par l'hôpital local, en urgence.

Trois migrants, des Erythréens, ont été interpellés. 
L'intervention des CRS était toujours en cours à 16h00.