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mercredi 27 mars 2019

Violences contre les Roms : la communauté musulmane est-elle lavée de tout soupçon ?

Après des rumeurs de rapts d'enfants et de traffic d'organes, les media mettent en cause les réseaux sociaux !

"Chasse aux Rom" en Seine-Saint-Denis : 
19 personnes en garde à vue


Des inconnus ont mené des expéditions punitives contre la communauté Rom, après une rumeur selon laquelle des Tziganes auraient tenté d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. 

Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, plusieurs individus ont alors tenté de mener des expéditions punitives contre la communauté Rom en Seine-Saint-Denis. 

Un dispositif de sécurisation a été mise en place sur le département par les effectifs locaux de la Bac en Seine St Denis et à Paris.Le fait démographique marquant est que la moitié de cette population se trouve concentrée dans cinq départements de la région parisienne. Si l'on y ajoute une dizaine de départements de province, comprenant notamment les agglomérations de Lille, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier et Grenoble, on parvient à 85 % des implantations", expliquent les rapporteurs. Enfin, ceux-ci ont estimé la population rom à plus de 20.000 personnes, "fourchette basse" de l'estimation faite par les associations qui oscille entre 15.000 et 20.000. "Cette incertitude sur 20 % à 25 % de la population ne peut pas être réduite en raison de l'imprécision et de l'hétérogénéité des types de décomptes actuels." 
La vérité se situerait de fait à 350.000 Rom en France. Valls, le ministre socialiste de l'Intérieur avait provoqué des cris d'orfraie, en niant la volonté d'intégration d'une majorité de Rom. Tout en donnant "raison au ministre de s'inquiéter de l'exaspération de nombreux citoyens", le député Razzi Hammadi a précisé qu'il n'aurait "pas employé les mêmes mots".

Entre 20 heures et 3 heures du matin, au moins 3 expéditions ont eu lieu dans le département. 
A Clichy sous Bois (38,33 % d'immigrés), une vingtaine d’individus armés de bâtons se sont introduits dans un pavillon squatté par 23 membres de la communauté Rom qui ont dû prendre la fuite. Poursuivis par les malfaiteurs, ils se sont réfugiés dans une grande surface située à proximité. Cette agression a conduit à l'interpellation de 5 hommes, dont rien n'a filtré sur l' identité. Deux policiers ont été légèrement blessés.

A Bobigny (38,55 %), une cinquantaine d’individus armés de couteaux et de bâtons ont incendié 2 camionnettes de Rom et un véhicule particulier, en bordure de la nationale RN3. Les forces de l'ordre ont interpellé 7 "personnes" qui ne semblent pas avoir quelle que caractéristique ethnique que ce soit. 
Dans cette même ville, une rixe a éclaté entre des Rom et une quinzaine d’"individus" armés qui avaient suivi une camionnette. Cela a donné lieu à 5 interpellations. Des incidents ont également été signalés à Aubervilliers (42,83 %), Noisy-le-Sec et Bondy (30,90 %). Etrangement, les victimes sont interpellées et identifiées, mais les agresseurs ne le sont pas...


Ces faits font suite à une rumeur qui circule dans le département de Seine-Saint-Denis depuis quelques jours, selon laquelle des personnes de la communauté Rom tenteraient d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. La préfecture a déjà communiqué en indiquant qu’il s’agissait d’une 'fake news'.
La police a eu besoin de nombreux renforts tout au long de la soirée. Les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 20 individus. Mardi soir, 19 suspects étaient placés en garde à vue.

Les chiffres ne sont pas une information sur les auteurs des "infox". 
Alors que les députés de la majorité présidentielle se répand sur les media accueillant pour certifier que tout va mieux qu'avant, quel que soit le domaine considéré, les statistiques ne servent qu'à masquer l'embarras du pouvoir qui veut, par peur, éviter l'affrontement avec la population à dominante musulmane de Seine-Saint-Denis. Elle se dit chez elle dans le 9.3, à l'exclusion de tout autre.

Le gouvernement dénonce des "dérives inacceptables". Et puis voilà !

Benjamin Griveaux a rappelé "la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'". De son côté, le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre s'est déclaré "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux. 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a qualifié mercredi 27 mars de "dérives inacceptables" les violences qui ont visé des Rom. Face à la rumeur sur les réseaux sociaux et aux expéditions punitives consécutives aux rumeurs d'enlèvements d'enfants et d'adolescents pour des prélèvements d'organes ou pour la prostitution, "il faut qu'on puisse adapter nos réponses, à la fois judiciaires, pénales, à la violence qu'on peut aujourd'hui constater et aux dérives absolument inacceptables qui visent en particulier la communauté rom depuis quelques jours", a déclaré - aussi finement qu'utilement - Griveaux, le représentant du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.


C'est "la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'", a encore commenté Benjamin Griveaux, en soulignant "l'importance de l'information, de la qualité des sources, (...) et du travail journalistique" et le besoin "de faire la différence entre des sites d'information et des sites de propagande, entre des sites d'information qui ont pignon sur rue et des sites complotistes, conspirationnistes". Une analyse conventionnelle et superficielle  faisant une large place, précisément, aux rumeurs de complot partout d'un gouvernement paranoïaque, mais notamment sur Facebook et WhatsApp ou Twitter qui épargneraient les media globalement dignes de fois, comme peuvent l'être les sondages...   

"Il faudra que les réseaux sociaux se donnent les moyens d'être transparents"

Alors que près d'une demi-douzaine de proches collaborateurs de l'Elysée ont des comptes à rendre à la justice pour leur manque de transparence et, rappelons-le, pour dissimulation de conflit d'intérêts ou pour faux témoignages, "c'est aussi le travail (...) des responsables politiques, membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux de, en permanence, rappeler la rationalité du débat politique", a ajouté Griveaux. Débat qu'Edouard Philippe et Richard Ferrand reprochent au Sénat de mener sur les affaires Benalla qui impliquent des hommes de confiance de Macron puisque, depuis deux semaines, ces républicains vertueux boycottent les rencontres avec le président du Sénat. 

Le porte-parole souligne en outre que cette séquence trouble tombe à pic pour justifier la volonté du pouvoir macronien de museler les internautes. 
"Quand on voit que ce type de rumeurs, propagées de manière extrêmement virale et extrêmement organisée sur les réseaux sociaux, ont pour conséquence de la violence, la stigmatisation d'une communauté (...), c'est évidemment détestable", a ajouté le porte-parole du gouvernement. 


Le parti du président élude la question de l'identité présumée des auteurs de la rumeur

Se retranchant dans l'amalgame fourre-tout et systématique des "fake-news"sur internet, le chef de peloton des députés En Marche !, Gilles Le Gendre, s'est dit "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux"le cas échéant (...)même si "techniquement, c'est très compliqué de déterminer qui est derrière tout cela," admet, en même temps, le député finaud de Paris. "Il faudra que les réseaux sociaux, les plateformes se donnent les moyens d'être très transparents sur ces sujets-là", a-t-il ajouté, mercredi matin sur Franceinfo. LREM délègue à d'autres à chaque fois que le sujet est sensible : la piste de la rumeur pourrait ainsi passer par les quartiers en guerre permanente avec les Rom.

L'élu LREM a rappelé que les députés avait "un énorme chantier concernant les 'fake news', le complotisme, la manipulation. Nous l'attaquons par petits bouts. Nous allons voter bientôt une proposition de loi sur les propos haineux sur internet. C'est une première étape." 
Les attaques de Rom sont-elles utiles à la justification du projet gouvernemental de mise au pas des internautes ? Alors, leurs auteurs seraient de mèche !...

 

jeudi 19 novembre 2015

Assassinats islamistes de Paris: un flic du Raid parle

Témoignage banal, mais hommage au courage des policiers

Après l’assaut de ses collègues parisiens, ce policier du Raid Marseille a accepté de répondre -sous anonymat- aux questions du journal régional La Provence.

Que se passe-t-il dans la tête d’un policier du Raid à l’instant précis de l’assaut ?

On est hyper-concentré dans notre tête. C’est le prolongement direct du conditionnement que l’on pratique à l’entraînement. Chacun connaît sa mission sur le bout des doigts. On n’a pas le droit à l’erreur. Et puis, on engage la vie de tous les collègues. Je compte sur les autres pour protéger ma vie et les autres doivent pouvoir compter sur moi pour protéger la leur. C’est ce qu’on appelle l’esprit de cohésion, l’esprit d’équipe. C’est le principe des frères d’armes.

Vous intégrez le risque de mort ?

On ne perd jamais de vue qu’on peut être confronté à ce qu’on appelle le sacrifice ultime [sans pour autant être des "martyrs" de l'Etat laïc...]. La partie technique et tactique de notre travail doit prendre le pas sur l’aspect psychologique et personnel. On n’est pas là pour penser à sa propre gueule !

Et les impondérables, du coup ?

On sait que les impondérables existent. On essaie juste de les minimiser au maximum. On sait anticiper des scénarios globaux, que l’on répète à l’entraînement, mais il est difficile d’anticiper les réactions de l’opposant, la topographie... Après, on reste des policiers. D’où un certain esprit d’initiative, une certaine pertinence à réagir à l’imprévu. Dans la tactique policière, on a un schéma. Les chefs d’équipe les mettent en application avec les opérateurs, même si les principes que nous appliquons sont les principes universels des unités de combat. 
Il y en a qui sont chargés de l’effraction froide, celle qui est mécanique, d’autres de l’effraction chaude, à l’explosif. D’autres policiers du Raid se chargeront de la saturation à l’explosif, d’autres encore seront des tireurs de haute précision.

Les choses ont-elles évolué avec cette nouvelle vague de terrorisme ?

Oui, on a abandonné notre cœur de métier, qui était le droit commun et la gestion de l’ordre public avec les forcenés. On entre là dans une logique militaire offensive, avec du calibre 7,62 - kalachnikov -, des grenades défensives et de l’explosif. 
On s’achemine de plus en plus vers un armement purement militaire. On est obligé de s’adapter. On sait aussi les dégâts que peut faire ce genre de munitions. Ce que je crains le plus, c’est de voir un de mes potes au tapis.

Et au moment de l’ordre d’intervenir, c’est forcément la grosse décharge d’adrénaline ?

Oui, la montée d’adrénaline est évidente. On apprend à la gérer. C’est comme la peur. Il faut savoir la gérer. L’entraînement sportif y est pour beaucoup. L’état physique global aussi. L’entraînement sportif, c’est l’exutoire. On apprend à gérer son rythme cardiaque. C’est pas toujours facile, surtout quand il faut rester sept heures avec sur le dos un équipement de 45 kilos...

Quelles leçons tirez-vous de tout cela ?

On est obligé d’aller au bout. On a une obligation de résultat. Si on n’y va pas, qui va y aller à notre place ? Si nous on recule, plus personne n’avancera.

lundi 14 septembre 2015

Raid du candidat Hollande sur la Haute-Saône, en reconquête de la ruralité à Vesoul

L'impopulaire Hollande a voulu voir Vesoul et Valls l'a escorté à Vesoul

Le tandem Hollande/Valls a discriminé ses interlocuteurs agricoles en Haute-Saône

Hollande et 12 ministres à Vesoul : la campagne est dans le pré

Le président "de tous les Français" a discriminé les agriculteurs radicaux...
Non seulement l'exécutif socialiste n'a pas affronté les exploitants agricoles lundi matin, seulement leurs représentants agricoles, mais François Hollande et Manuel Valls n'ont reçu qu'une sélection d'entre eux, les plus modérés et ouverts au dialogue, tandis que quelque 150 militants de la Confédération paysanne (gauche écologiste) et de la CGT (ci-dessous) ont manifesté en marge d'un "Comité interministériel aux ruralités" en Haute-Saône, présidée par un socialiste.

Lors d'une rencontre d'une demi-heure, à laquelle assistait le ministre apparent de l'Agriculture, le grand Nicodème Le Foll, des responsables des Jeunes Agriculteurs (JA, proches de la FNSEA), de la Fédération Départementale des Producteurs de Lait de Haute-Saône (FDPL), venus de Chaumont en voisins, et de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA) de Haute-Saône ont pu leur exposer leurs doléances, a raconté l'un d'eux.

"Nous avons été droit au but et nous avons l'impression d'avoir été entendus par le président", a indiqué  Sylvain Crucerey, président de la FDSEA.
"Nous lui avons notamment expliqué que les normes européennes et françaises sont trop lourdes pour nos exploitations", a-t-il précisé.

Les représentants des trois syndicats ont par ailleurs demandé que la Haute-Saône reste classée "zone défavorisée simple" à l'issue des discussions européennes prévues en 2018, ce qui permet aux agriculteurs de toucher des "indemnités compensatoires de handicaps naturels" à hauteur de quelque 6 millions d'euros pour ce seul département, à la charge de l'Etat. Et l'Etat, c'est qui ? 

Des représentants de la Confédération paysanne ont été reçus - séparément -   en préfecture 

Ils ont réclamé la diminution de la production laitière. "Les quotas laitiers sont terminés, mais il faut remettre en place un système de régulation réactif de la production", a déclaré Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne, tandis que ses adhérents manifestaient devant les grilles de la préfecture.

"Si on veut garder des paysans, il faut réguler le marché", a-t-il lancé au président, prenant l'exemple du marché très encadré du lait destiné à la fabrication du comté.

Quelque 150 militants de la Confédération paysanne et de la CGT s'étaient rassemblés à Vesoul, tenus à distance respectable du convoi présidentiel.
Les agriculteurs ont gaspillé du lait en poudre en le déversant sur la route, "symbole du lait d'exportation qui tire les prix vers le bas", sur une distance d'environ 200 mètres.

"Il faut que les petites exploitations soient aidées pour continuer à vivre, car les prix de vente sont inférieurs aux coûts de revient", a expliqué Didier Barberot, producteur de lait et membre de la Confédération paysanne.

Formant un peu moins de la moitié des manifestants, les militants du Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) de  la CGT - plus politisés (communistes et anarcho-communistes) - étaient davantage mobilisés contre "la politique d'austérité et la casse de nos acquis, nos droits et nos services publics".
Dans un tract, ils dénonçaient en particulier "la loi Macron, les attaques contre le Code du travail, le système de retraite et retraite complémentaire".


lundi 10 août 2015

Cazeneuve pleure le suicide d'un policier

Un policier du Raid se suicide dans un commissariat 

Catalogué dépressif et déclassé

Le brigadier s'est donné la mort avec une arme de service dans un commissariat de Lille, ce lundi. 

Il avait été éliminé de l'unité d'élite de la police depuis quelques temps et se déprimait. Ce nouveau drame a frappé le Raid (ex-GIPN) vers 8H10 et le décès du fonctionnaire a été constaté par un médecin légiste peu de temps après. 

En dépression depuis plusieurs mois, ce fonctionnaire de 51 ans s'était vu retirer son arme de service personnelle mais "a réussi à accéder à un atelier d'armes de ses collègues", avant de mettre fin à ses jours "d'une balle dans la poitrine dans les vestiaires" du commissariat, a précisé le Parquet de Lille.
 
Les suicides de policiers se multiplient depuis ces dernières années
 
Le militaire avait été affecté à des tâches "de secrétariat", a indiqué le Parquet. Ce brigadier de police "travaillait depuis longtemps dans ce service", a affirmé une source policière anonyme. L'enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). 

Depuis avril 2015, les unités du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) des grandes métropoles ont été versées dans les unités du Raid. Ainsi les sept GIPN métropolitains, situés dans les villes de Lille, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg, sont été officiellement incorporés au sein du RAID dont ils sont devenu les antennes régionales, comme à Lille où le policier délite s'est senti déclassé.

En 2014, 55 policiers ont mis fin à leurs jours. 
Un véritable "malaise" qui a conduit le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à promettre un plan de... prévention.

lundi 13 juillet 2015

Prise d'otages dans un magasin Carrefour des Hauts-de-Seine

Des "braqueurs" armés retranchés dans un magasin de Villeneuve-la-Garenne

Le magasin Primark du centre commercial Qwartz a été pris pour cible de "malfaiteurs" ce lundi matin.

"Vers 6h30, deux ou trois malfaiteurs armés ont pénétré dans le magasin pour ce que l'on pense être au départ une tentative de vol à main armée", a expliqué "une source policière".
Selon les premiers éléments, "effrayés, 18 employés du magasin se sont retranchés dans une cantine du centre commercial", a ajouté cette source anonyme. 
On ne sait pas à ce stade s'ils sont retenus en otages par les braqueurs ou s'ils ont réussi à se mettre à l'abri dans cette partie du centre commercial Qwartz.

"Ils sont armés, il faut sortir!"
Dans Le Parisien, un prestataire "qui venait approvisionner les machines à friandises" témoigne avoir aperçu des gens "en panique" sortir du centre commercial: "Tout le monde courait et criait: 'Ils sont armés, ils sont armés ! Il faut sortir !'"

La circulation a été coupée dans le quartier autour du centre commercial Qwartz situé entre le boulevard Gallieni et la Seine de cette ville de la banlieue ouest de Paris et les grilles des magasins ont été baissées. 
Les troupes d'élite du Raid ont été envoyées sur place.

La prise d’otage a duré plusieurs heures 

Les policiers du RAID ont libéré 18 employés, mais les trois hommes armés qui avaient pris ce groupe en otages sont en fuite. Nanard Cazeneuve n'a donc pas encore annoncé son apparition sur les lieux, bien qu'il n’y ait aucun blessé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une employée avait prévenu son ami que deux hommes armés étaient dans les locaux.
BFMTV n'aura pas eu le temps de nuire, comme en janvier dernier, lors du massacre antisémite à l'Hyper-Casher de la Porte de Vincennes par des djihadistes français.


Primark est une entreprise irlandaise spécialisée dans la distribution de vêtements à bas coût fabriqués principalement en Turquie et en Moldavie, pays situé entre la Roumanie et l'Ukraine.

Ses vêtements basiques sont produits en grandes séries en Inde, en Chine, au Vietnam ou au Bangladesh. La marque a d'ailleurs été mise en cause lors de l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, car faisant partie des principaux clients du site. 1138 ouvriers et ouvrières du textile ont été tués dans le drame.

lundi 15 décembre 2014

La Toulouse de Pierre Cohen (PS), plateforme du djihadisme ?

Des autorités françaises  à la hauteur ?

Interpellations en France en lien avec la Syrie

Une vaste opération antiterroriste a visé lundi matin une filière djihadiste française qui recrutait et acheminait des candidats au djihad vers la Syrie. Une dizaine d'interpellations ont eu lieu au départ de la région toulousaine, notamment le Tarn, lieu des violences altermondialistes de Sivens, vers la Normandie, pour détourner l'attention, et la région parisienne.

On sait que quatre personnes soupçonnées d'appartenir à cette filière ont été interpellées ce matin, trois à Toulouse, dont une dans le quartier de la Reynerie, une dans le quartier de Croix-Daurade, et une dans le Tarn, à Graulhet.

Cette opération a mobilisé les hommes du Raid et d'importantes forces de police dans le cadre d'une enquête de plusieurs mois ouverte en décembre 2013 sur des jeunes radicalisés en lien avec la Syrie. En novembre, le procureur de Paris avait estimé qu'ils sont
1.132 Français, sur place, en transit ou rentrés, impliqués dans les filières de départ vers les zones de combat djihadiste en Syrie et en Irak.

La France a été en 2014 confrontée à une explosion du nombre d'apprentis-djihadistes partant pour la Syrie et l'Irak, avec en corollaire l'angoissante question de leur retour en France et d'une éventuelle action terroriste dans l'hexagone.
Le nombre de candidats au djihad syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier, selon de récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.

Plan gouvernemental: un numéro de téléphone vert pour informer le ministère de l'Intérieur
VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve-le-terrible  au journal de 20h sur France 2? le 22 avril 2014:

Pierre Cohen, maire PS de Toulouse (2008 - 2014), a-t-il combattu les filières djihadistes ?

Toulouse : berceau des terroristes français ?

Après Mohamed Merah, le terroriste islamiste franco-algérien qui vivait à Toulouse et auteur des tueries antisémites de mars 2012 à Toulouse et Montaubanassassinant sept personnes, dont trois enfants, 
deux jeunes Français originaires de Toulouse étaient déjà soupçonnés de terrorisme en juillet 2013. Nicolas et Jean-Daniel B., 30 et 23 ans, se sont convertis il y a peu à l'islam et ont rejoint la Syrie quatre mois plus tôt pour combattre dans les rangs islamistes et ont posté une vidéo sur internet. L'aîné, âgé de 30 ans, y appelle au djihad et exhorte le président français François Hollande à se convertir à l'islam.
Deux autres jeunes Toulousains sont en Syrie pour combattre dans les rangs des islamistes.

Toulouse, ville ouverte au terrorisme ?
"Il émane de Toulouse un peu plus de radicaux islamiques que d'autres villes où il y a d'importantes communautés musulmanes", explique Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE. "Cela laisse à penser qu'il existe probablement dans la région de Toulouse deux ou trois centres tenus par des imams salafistes qui doivent agir sur des personnalités fragiles."
Autre enseignement pour Alain Chouet : il y a, à Toulouse, moins de réseaux criminels qu'ailleurs. "En général, quand il y a des réseaux criminels, ils sont très attentifs à ce qu'il n'y ait pas de dérive vers le terrorisme", les peines encourues étant bien plus sévères. 
L'ex-maire PS avait-il collaboré - ou non - avec les services anti-terroristes ?

mardi 22 juillet 2014

Albi: interpellations de 3 membres d'une cellule djihadiste

Peut-on parler de démantèlement de réseau islamiste?
Gage aux Juifs de France?
Djihadiste membre d'al-Qaïda
Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à une cellule djihadiste liée à la Syrie ont été interpellés mardi matin à Albi (Tarn), apprend-on   de source policière, au lendemain de violences urbaines pro-palestiniennes à Paris, Vaulx-en-Velin ou Sarcelles.

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSIassistée du Raid, unité d'élite de la police ont procédé a l'interpellation de trois suspects après 06h00 du matin, dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en ...septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

L'un d'eux pourrait être un recruteur de candidats au djihad en Syrie.

Une cellule n'est pas un réseau

Deux des trois suspects sont revenus en avril et en mai d'un "séjour" de trois mois en Syrie, selon les premiers éléments de l'enquête. 
D'après la source policière, leur cellule "rayonnait" sur Albi et Toulouse (Haute-Garonne) et était suspectée de préparer des "actions violentes", a précisé la source policière.

Un plan gouvernemental de lutte anti-djihad visant les filières vers la Syrie notamment, a justement été présenté le 23 avril par Bernard Cazeneuve... Une des mesures phares est la possibilité donnée à leurs proches de dénoncer les candidats potentiels au combat armée au nom d'Allah sur une plateforme internet et un numéro vert. Ce dernier fonctionne depuis le 29 avril.

Incohérence de la politique socialiste
Cazeneuve justifie ses zig-zags politiques sur France 2:
 
A noter que
le ministère de l'Intérieur omet de préciser si ces islamistes sont Français ou étrangers et donc expulsables...
En attendant, il apparaît que le gouvernement garde "sous le coude" des activistes prêts à être livrés en pâture à l'opinion , en cas de besoin politique.

 

mardi 12 mars 2013

Plusieurs terroristes djihadistes neutralisés à Marignane

Les deux islamistes étaient prêts à faire sauter leur cible

Une célébration perturbée de la mort de Merah

Les deux hommes ont été interpellés par la police antiterroriste.
Jeudi, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), assistée du Raid, est intervenue dans un lotissement en périphérie de Marignane (Bouches-du-Rhône). Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a déclaré que ces Français  étaient "soupçonnés de préparer des actes de terrorisme, d'être en possession d'armes et de fabriquer des explosifs".

Ces deux amoureux de la France avaient planté un drapeau salafiste sur le toit de leur pavillon,
une provocation qui avait alerté le maire de la commune, il y a une dizaine de jours.L'élu ignorait que la police antiterroriste avait déjà repéré le duo depuis longtemps tant ils s'activaient sur Internet, sans la moindre retenue. Et ce dès novembre 2012.

Les perquisitions conduites à leur domicile n'ont pas permis de découvrir de bombesdans leur atelier de fabrication.

"Les investigations avant leur interpellation avaient permis de relever des échanges au terme desquels ils s'entraînaient à fabriquer des explosifs sur fond d'une radicalisation djihadiste, d'une glorification de Mohamed Merah et finalement d'une volonté affirmée de passer à l'acte", a expliqué le procureur. 
En novembre 2012, les deux jeunes gens de 18 et 20 ans, "sans doute un peu illuminés", selon une source policière, s'étaient déjà fait remarquer par les services de police et de renseignements qui surveillent étroitement le réseau mondial.


Deux fanatiques
Ces deux jeunes islamistes consultaient les sites islamistes radicaux, se mettaient en scène à la façon de moudjahidins sur leur page Facebook et avaient posté une vingtaine de vidéos djihadistes. Selon la police, ils avaient envoyé un "courriel de menace" visant le président Barack Obama. De quoi alerter tous les mouchards électroniques des agences de sécurité américaines et de la DCRI.

Le contexte de l'anniversaire de la mort de Mohamed Merah impose une extrême vigilance
"Mohamed Merah, avant de passer à l'action en 2012 à Toulouse, ne hissait pas de drapeau sur les toits, mais il a commencé son autoradicalisation sur la Toile, comme ces jeunes", rappelle un magistrat antiterroriste à Paris. Par ailleurs, . 
La SNCF, par exemple, vient de porter plainte après la découverte d'un tag à la gloire de Merah le long des voies ferrées menant à la gare de l'Est à Paris.

La garde à vue des deux islamistes présumés de Marignane devrait durer quatre jours. 
"Il y a en France aujourd'hui des dizaines de Merah potentiels", avait admis Manuel Valls, à plusieurs reprises, ces jours-ci. D'autres profils seraient donc ciblés par les services de renseignements.



 Une cellule de quatre déterminée prête à nuire


Le groupe djihadiste présumé était
en mesure de commettre "à très court terme, probablement dans les jours à venir," un attentat en France, a précisé  lundi le procureur de Paris. 
François Molins a ajouté que trois des quatre hommes interpellés jeudi et vendredi -des "apprentis", selon Le Figaro (!), ont été déférés en vue de leur présentation à un juge d'instruction. Agées de 21 à 27 ans, ils pourraient être mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le quatrième a été interpellé à Saint-Cyr-sur-Mer (Var) et l'un des quatre - le père du principal suspect - a été remis en liberté.


Outre deux pistolets automatiques et un revolver, les policiers ont saisi environ 50 grammes de TATP, "explosif artisanal (...) utilisable comme détonateur", 10 kilos de mélange nitrate-fuel, 150 kg de nitrate et deux litres d'acétone pouvant permettre la fabrication de 600 grammes de TATP supplémentaire." Selon François Molins, ces produits correctement combinés auraient pu conduire à des "dégâts considérables sur un rayon de plusieurs centaines de mètres".
Des "apprentis" ? Vraiment ?
Et ils étaient tellement sympathiques et sans histoires que l'imam n'avait rien soupçonné ?

lundi 26 mars 2012

Réactions aux propos accusateurs du père du djihadiste tueur de Toulouse

Le père de Mohamed Merah veut porter plainte contre la France 

Le père de l'assassin de Toulouse et Montauban a annoncé son intention de porter plainte contre la France pour, dit-il, "avoir tué son fils".

Mohamed Benalel Merah, qui a abandonné ses enfants mineurs, reproche à l’État français de ne pas avoir capturé son fils vivant.

Mohamed Merah, d’origine algérienne  binational franco-algérien âgé de 23 ans, a, pendant dix jours, semé la terreur dans le sud-ouest de la France. Il a d’abord tué trois soldats à Toulouse et Montauban, puis a ouvert le feu à la sortie d’un établissement scolaire juif à Toulouse, tuant trois enfants et un enseignant, et blessant grièvement un adolescent.
Après seulement deux jours de recherches, la police finit par identifier le tueur et assiègea son domicile, dans un quartier résidentiel de Toulouse. Pendant plus de 30 heures, l’homme, armé jusqu’aux dents, resta terré dans son appartement transformé en bunker lourdement armé. Il fut finalement tué le 22 mars par le RAID, au cours d'une sortie  au cours duquel trois policiers sont blessés, dont un grièvement.

Des déclarations qui indignent les responsables politiques français.  

Lors d’une interview accordée ce mardi 27 mars au journal algérien "El Chourouk" et à laquelle a assisté le correspondant de FRANCE 24 en Algérie, Kamel Zaït, Mohamed Benanel Merah - à l'unison de la gauche française - s’interroge sur les méthodes utilisées par les forces spéciales de la police française lors du raid censé aboutir à son arrestation. " Ils auraient pu l’attraper endormi ; ils auraient pu utiliser un gaz par exemple, et le prendre comme si c’était un bébé", a-t-il déclaré. Le beau bébé !
"Pourquoi se sont-il précipités ? accuse-t-il. Pourquoi l’ont-il tué ? Ils auraient pu l’arrêter vivant et le présenter devant la justice. Il aurait pu écoper d’une peine de prison de plusieurs années, ou même à perpétuité. La peine de mort a été abolie en France."

"Je vais engager les plus grands avocats [ils seront volontaires !] et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. [Mais ils seront bénévoles !] Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils", avait-il affirmé la veille.

Mohamed Benalel Merah, 60 ans, s’est séparé de sa femme alors que son plus jeune fils, Mohamed, était âgé d’à peine 6 ans. Cinq ans plus tard, selon RTL, il est impliqué dans une affaire de trafic de drogue et condamné à cinq ans de prison ferme. Il n’a alors pratiquement plus aucun lien avec ses cinq enfants. Il serait retourné vivre en Algérie à sa sortie de prison.


Réactions  de la classe politique

Les membres de la majorité

Ils ont exprimé leur indignation à l'annonce des intentions de Mohamed Benalel Merah.

"C'est avec indignation que j'ai appris que le père de l'assassin de sept personnes [...] voulait porter plainte contre la France pour la mort de son fils", a déclaré le Président Sarkozy. "Je veux rappeler à cet homme que son fils avait filmé ses crimes et pris le soin diabolique de faire parvenir ses images ignobles à une chaîne de télévision", a-t-il poursuivi. Le président français a par ailleurs jugé la déclaration du père de Mohamed Merah "particulièrement indécente s’agissant d’un homme qui, lorsqu’il était en France, avait eu à connaître la prison".

Son conseiller spécial, Henri Guaino, a également sévèrement jugée la déclaration du père de Mohamed Merah. "C'est son droit [de poursuivre la France], mais je n'ai qu'un seul mot à la bouche : indécence", a-t-il déclaré sur les ondes de France Culture. " Ce type est un monstre qui a tué de sang froid. La société n'y est absolument pour rien ", a-t-il ajouté.

Alain Juppé a renchéri sur Radio Classique : " Si j'étais le père d'un tel monstre, je me tairais dans la honte", a-t-il déclaré. "Odieux", "indécent", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Pour le candidat socialiste François Hollande, le père de Merah "n'avait qu'une chose à faire, c'est se taire".

Côté opposition

La candidate altermondialiste d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle Gro-Eva Joly est sur la même ligne que le père du djihadiste

Elle a soutenu, dimanche 25 mars, que le tueur Mohamed Merah aurait "pu être interpellé" bien avant de commettre ses meurtres, vu ses antécédents de délinquant et d'islamiste radical.
" En clair vous dites que ces massacres auraient pu être évités ?", l'interroge-t-on. "Je dis exactement ça", répond la candidate EELV. " Il y a une plainte d'une voisine qui a dit que Mohamed Merah a voulu endoctriner son fils, l'a séquestré... Quand on a cette plainte, qu'on la passe au fichier et qu'on trouve un homme avec son palmarès (...) ça devrait faire tilt", a encore insisté la binationale franco-norvégienne.
Estimant que "les textes actuels auraient permis de l'arrêter", elle a également qualifié d'"écran de fumée" les propositions du chef de l'Etat sortant pour renforcer l'arsenal législatif. "Je souhaite que Nicolas Sarkozy s'explique là dessus", a encore dit Eva Joly.

Le candidat socialiste, François Hollande, a évoqué "une faille" dans la surveillance de Mohamed Merah, lors d'un meeting à Aurillac. Il estime que "des questions seront nécessairement posées". Mohamed Merah "avait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan". "Un contrôle accru des déplacements de voyageurs dans les pays sensibles s'impose. Nous tirerons toutes les leçons de cete tragédie", a-t-il poursuivi.
Mélenchon, en revanche,  exprime son soulagement
En marge d'un déplacement, Jean-Luc Mélenchon exprime son "soulagement" et confie avoir "beaucoup de peine pour les trois policiers blessés", lors de l'assaut qui a conduit à la mort de Mohamed Merah. "J'ai une pensée pour ceux qui travaillent pour nous au péril de leur vie", ajoute le candidat du Front de gauche avant de préciser que "personne ne se réjouira de sa mort". "Nous pouvons en conclure que cela ne pouvait pas bien finir."

Interrogé sur les propos de Marine Le Pen, sur le fait de savoir si Mohammed Merah n'aurait pas pu être interpellé plus tôt, Jean-Luc Mélenchon rétorque : " Il ne faut pas se lancer dans les analyses et enquêtes de comptoir de bistrot ". "Comme d'habitude Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence, d'abord on doit dire le respect aux policiers et après on va regarder. Peut être qu'il y a des failles."


En fustigeant Marine Le Pen qui est sur la même ligne que le PS et Europe Ecologie-les Verts, le candidat des communistes s'oppose au candidat  François Hollande.


Lionnel Luca salue "la mort d'un salaud" et "d'un islamo-fasciste"
Le député UMP Lionnel Luca s'est félicité mercredi de l'issue de l'intervention du Raid à Toulouse, qui a "mis hors d'état de nuire un islamo-fasciste", Mohamed Merah. Il a salué dans un communiqué la "mort d'un salaud". "Justice a été faite... et bien faite !"
Si Lionnel Luca rend hommage à "l'efficacité des forces de l'ordre comme la maîtrise du chef de l'Etat et du ministre de l'Intérieur, qui ont été à la hauteur des évènements", le porte-parole de la Droite populaire affirme qu'on "ne saurait en dire autant de l'opposition et tout particulièrement du candidat socialiste, qui s'est ridiculisé à vouloir jouer le président qu'il ne sera pas".