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vendredi 28 juin 2019

Attaque à la mosquée de Brest : plusieurs blessés, dont l'imam controversé, et un mort, l'islamiste kamikaze

Le mort est l'islamiste kamikaze, auteur présumé des tirs 

Deux blessés par balles, dont l’imam. 

L’auteur présumé a été retrouvé mort près de son véhicule, en début de soirée :
la piste du suicide est privilégiée.
La mosquée Sunna à Brest, le 15 avril 2016.

Les deux blessés, dont l’imam, Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Abou Houdeyfa pour ses prêches controversés sur les réseaux sociaux il y a quelques années ont été transportés à l’hôpital de la Cavale-Blanche. Leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Quatre balles dans le ventre.
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), Rachid Eljay – qui ne prêche plus qu’occasionnellement dans la mosquée – a reçu quatre balles, deux dans l’abdomen, deux dans les jambes. Le fidèle (son cameraman) a reçu deux balles dans les jambes.




C’est le pharmacien le plus proche qui a porté les premiers soins.Le périmètre est bouclé à proximité de la mosquée de Pontanezen, rue de Gouesnou à Brest. La police judiciaire est saisie. La police scientifique est également présente.

L’auteur présumé des coups de feu a pris la fuite dans un premier temps.

Il se serait vanté de son attaque sur les réseaux sociaux. La plaque d'immatriculation de sa voiture, une Clio grise, arborait le logo du département de la Manche. 
En début de soirée, à Guipavas, une commune limitrophe de Brest, il a été retrouvé mort près de son véhicule, avec une balle dans la tête, selon la police, qui privilégie la thèse du suicide.
Résultat de recherche d'images pour "Pontanezen"L'individu, âgé d'une vingtaine d'années, ne résidait cependant pas dans ce département. Il n'était pas non plus de la région brestoise, selon une source proche de l'enquête.

"Il est inconnu des services de police, n'est pas fiché, et n'est pas connu comme appartenant à un mouvement d'extrême droite », a précisé une source policière. Selon une autre source - non identifiée - il est déjà présumé ..."déséquilibré", qualificatif très tendance dans les milieux gouvernementaux. 

Etait-il seul pour commettre son attaque ou avait-il un complice ? 
Les témoignages divergent aux abords de la mosquée Sunna, située dans le nord-est de la ville. 
Selon un témoin, un "individu avec une casquette a demandé à faire des photos et a tiré"
Selon certains autres témoins, deux individus attendaient dans une voiture, une Clio grise. Quand l’imam et son cameraman sont sortis du bâtiment, un individu est sorti du véhicule et c'est lui qui aurait tiré avec un pistolet.
Mais selon un autre témoin, sur un chantier à proximité, le tireur, "de type européen - une indication discriminante qui n'est pas fournie lorsqu'il n'est pas caucasien -, était seul. Ce témoin a entendu "au moins six coups de feu". Il a cru que " c’était des pétards"... 

La section antiterroriste de Paris

Le maire PS, François Cuillandre, est sur place,
avec Hosny Trabelsi, l’adjoint du quartier.
Le Parquet est sur place et travaille "en lien avec la section antiterroriste du parquet de Paris", selon Jean-Philippe Récappé, procureur de la République. Il précise : "Très rapidement, on s’est aperçu que cela avait d’autres connotations qu’un règlement de comptes".


Hosny Trabelsi, ci-contre, conseiller départemental du Finistère et adjoint chargé du quartier de l'Europe qui assurait que "les habitants de Pontanezen sont une chance pour notre métropole", mais déclare aujourd'hui : "C’est un acte que tous les habitants condamnent, de s’attaquer ainsi, lâchement, à une personne innocente." 
Il rappelle, fournissant probablement une clé aux enquêteurs  : "Depuis 2015, cet imam a condamné les actes odieux contre Charlie Hebdo, de façon énergique et sincère. Il a obtenu un diplôme de laïcité à la faculté de théologie de Rennes. Ses prêches mesurés se déroulent aujourd’hui dans la sérénité." Sauf que les pressions perdurent et qu'il ne prêche plus que très rarement.

Dans le "quartier prioritaire" de Pontanezen, au nord de Brest, les anciennes casernes de Lambézellec-Pontanézen (Finistère) connues comme le "camp des nègres" et occupées en 2019 par la gendarmerie, servaient au XVIIIe siècle à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, au tri des 1500 bagnards – dont au moins 800 guadeloupéens - en transit avant leur installation définitive au bagne de Brest, avant leur transfèrement en Corse, à l’île d’Elbe (camp de Porto Ferrajo) ou à Mantoue pour être employés aux fortifications. Elles furent utilisées à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, comme un camp de triage pour les déportés des Antilles débarqués à Brest.
En décembre 2014,  des "jeunes" du quartier "sensible" de Pontanézen ont choisi
Noël pour incendier leur centre social "Horizons", anciennement 'L’Escale', suite à des tensions de plusieurs mois entre animateurs, travailleurs sociaux et racailles du quartier, un animateur ayant même été menacé par un individu armé d’un couteau. Les racailles squattaient ainsi en toute impunité LEUR centre social, fumant et se livrant à divers trafics au vu et au su de la municipalité socialiste, la directrice du centre s’estimant "obligée de laisser faire".

En 2014, comme depuis plusieurs années, la municipalité de Brest avait pourtant attribué des centaines de milliers d’euros de subventions au Centre Social, notamment pour acheter le 'vivre ensemble' cher à la gauche. La CAF – qui a une convention avec le centre Horizons, tout comme le Conseil "général" socialiste du Finistère, attribuent également chaque année moult subventions.
485 000 euros en subventions de fonctionnement en 2014, des dizaines de milliers d’euros pour diverses opérations  du Centre Social, n’avaient donc pas suffi à acheter la "paix sociale" dans le quartier.
"Le quartier de Pontanézen est quasiment devenu une zone de non droit où des bandes règnent et se livrent à leurs trafics en toute impunité," expliquait un policier brestois. "L'Etat ayant déserté le terrain, ce sont désormais les responsables de la mosquée salafiste et leur influence croissante sur les jeunes du quartier qui permettent actuellement d’éviter une véritable explosion?" concluait-il.
Le maire (PS) de Brest est dépassé. Après avoir condamné "avec la plus grande fermeté l’incendie volontaire" qu’en langue de bois il a jugé d'"inacceptable", François Cuillandre a déclaré dans un communiqué "ensemble nous allons reconstruire les modalités (sic) pour permettre rapidement la reprise des activités. La ville engagera prochainement la rénovation des locaux touchés par l’incendie". La ville, c'est le travailleur et contribuable.
Le périmètre est interdit
Vers 17 h 45, Ivan Bouchier, le sous-préfet, est venu réconforter la communauté musulmane et l’informer de la "ferme intention des services de police de retrouver les auteurs".

Vers 18 h 15, le préfet du Finistère a demandé aux personnes "de ne pas se rendre sur site pour permettre le bon déroulement des opérations ".

L’émotion est vive dans le quartier où vit une importante communauté musulmane. 
Pour Medhi : "C’est horrible ! Ça me fait penser à l’attentat de Nouvelle-Zélande commis dans des mosquées. Heureusement, ce n’est pas vendredi, jour de forte affluence. Et il n’y avait pas de prêches à cette heure-là." 
Pour Turker : "On est choqué de vivre ça, à Brest. Sous le choc ! On se sent autant visé que les victimes. On est né ici, on a grandi ici, on a vu la vie en rose quand on était petits, c’est fini…"

Qui est l'imam Rachid Eljay, alias Abou Houdeyfa ?


Capture d'écran Youtube de l'un des cours de religion de l'imam de Brest Rachid Abou Houdeyfa.

Il est ce religieux qui exhorta des enfants à ne plus écouter de musique. Face à la polémique naissante, ce dernier assura que ses propos avaient été sortis de leur contexte. "Ceux qui aiment la musique écoutent le diable. Videz vos téléphones et vos MP3 !" avait-il pourtant déclaré, selon une vidéo Confortablement installé dans un fauteuil, le prédicateur s'adresse à une foule de jeunes enfants dont l'âge ne semble pas dépasser les 12-13 ans. Ces derniers l'écoutent attentivement et boivent chacune de ses paroles, en dépit de l'invraisemblance du discours. "Ceux qui aiment la musique, c'est ceux qui voudraient être transformés en singe ou en porc! Ils seront engloutis par la terre", martèle le barbu, suscitant des "Oh!" de dégoût chez les petits. 


Cette étrange scène est tirée d'une vidéo révélée par le site Breizh-info. Elle a également été publiée - à l'époque de l’effarant Salon musulman du Bourget, Val d’Oise - par le militant nationaliste breton Boris Le Lay sur sa page Facebook. Ils apportent la preuve que le prédicateur de la séquence est "un imam salafiste soutenu par la mairie socialiste de Brest". Sollicité par L'Express a voulu apprendre de l'entourage de Boris Le Lay des détails sur la provenance de la vidéo et les raisons de sa diffusion, plutôt que de s'interroger sur le fond et le formatage des jeunes esprits en situation de faiblesse face à l'adulte. Mais l'effarement général provoqué par ces propos a suffi à mobiliser le journal suisse de centre-droit libéral  Le Temps - 'quality paper' et co-propriété du quotidien Le Monde - reprenne l'information.
Un ancien salafiste, comme on peut être un "ancien trotskiste"...
L’homme de 40 ans est tristement connu pour avoir tenu des propos sulfureux sur les réseaux sociaux. Des vidéos restées inconnues jusqu’en 2015. On est alors au lendemain des attentats du 13-Novembre, à Paris, et ce qu’on découvre sur son compte passe très mal. Outre ses prises de position sur les femmes, dont il prônait plutôt la soumission, c'est un prêche filmé devant des enfants qui va provoquer la colère. Il explique alors qu’écouter de la musique revient à écouter "le diable". "Il y a un risque qu'Allah le transforme soit en porc, soit en singe", assurait-il ainsi dans cette vidéo. Déterrée des mois après sa publication, la séquence est ensuite retirée des réseaux sociaux par l’imam, qui exprime des excuses. Il avait par la suite publié un communiqué sur son site internet, affirmant que ce n’était qu’une "métaphore" [de l'humour au second degré ?] et qu’elle n’était pas à prendre au premier degré.
Le président François Hollande demandera l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cet homme aux propos salafistes. Mais, ouverte en avril 2016, elle ne vise pas ses propos mais ses activités, comme les dons reçus pour financer une école coranique ou les revenus générés par les ...vidéos postées sur internet. Elle sera classée sans suite en février "faute d'infraction établie".
En même temps, c'est aussi un détracteur du djihad guerrier et du terrorisme islamiste, qu’il décrit comme "salissant l’islam". Le Télégramme, quotidien régional de Bretagne, titrait ainsi en 2015 : "L’imam brestois qui hérisse les djihadistes". Après les attentats de novembre, il avait notamment appelé à être solidaires des victimes des attaques afin d’éviter les amalgames en "agissant concrètement". Voilà pourquoi il était notamment dans le viseur d’Omar Omsen, un proche de la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui lui reprochait d'encourager les musulmans à s'intégrer en France, terre "mécréante". Et qui lui aura valu d’avoir son nom inscrit à côté de la mention "rechercher l’imam mort" dans le journal de propagande de Daech "Dar al-Islam". 
Détenteur d'un diplôme universitaire sur l'islam et la laïcité.
Depuis, le jeune prédicateur aux lunettes fines et au qamis blanc fait profil bas, disant même en décembre 2016 à l’AFP observer un islam "du juste milieu". Il a délaissé sa longue barbe noire pour les bancs des classes. De quoi lui permettre, en juin 2017, d’être diplômé du cursus "Religions, Droit et Vie sociale" à l'université de Rennes, comme le notait alors l'agence. Un diplôme universitaire (DU) souhaité par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur à l'époque, qui permet d’apprendre, en 125 heures de cours, les relations entre l’Etat et les religions, l'individu et la liberté de religion, le Droit des organisations religieuses, l'éthique ou encore la fiscalité des cultes, et de former des référents laïcité...
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mercredi 27 mars 2019

Violences contre les Roms : la communauté musulmane est-elle lavée de tout soupçon ?

Après des rumeurs de rapts d'enfants et de traffic d'organes, les media mettent en cause les réseaux sociaux !

"Chasse aux Rom" en Seine-Saint-Denis : 
19 personnes en garde à vue


Des inconnus ont mené des expéditions punitives contre la communauté Rom, après une rumeur selon laquelle des Tziganes auraient tenté d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. 

Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, plusieurs individus ont alors tenté de mener des expéditions punitives contre la communauté Rom en Seine-Saint-Denis. 

Un dispositif de sécurisation a été mise en place sur le département par les effectifs locaux de la Bac en Seine St Denis et à Paris.Le fait démographique marquant est que la moitié de cette population se trouve concentrée dans cinq départements de la région parisienne. Si l'on y ajoute une dizaine de départements de province, comprenant notamment les agglomérations de Lille, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier et Grenoble, on parvient à 85 % des implantations", expliquent les rapporteurs. Enfin, ceux-ci ont estimé la population rom à plus de 20.000 personnes, "fourchette basse" de l'estimation faite par les associations qui oscille entre 15.000 et 20.000. "Cette incertitude sur 20 % à 25 % de la population ne peut pas être réduite en raison de l'imprécision et de l'hétérogénéité des types de décomptes actuels." 
La vérité se situerait de fait à 350.000 Rom en France. Valls, le ministre socialiste de l'Intérieur avait provoqué des cris d'orfraie, en niant la volonté d'intégration d'une majorité de Rom. Tout en donnant "raison au ministre de s'inquiéter de l'exaspération de nombreux citoyens", le député Razzi Hammadi a précisé qu'il n'aurait "pas employé les mêmes mots".

Entre 20 heures et 3 heures du matin, au moins 3 expéditions ont eu lieu dans le département. 
A Clichy sous Bois (38,33 % d'immigrés), une vingtaine d’individus armés de bâtons se sont introduits dans un pavillon squatté par 23 membres de la communauté Rom qui ont dû prendre la fuite. Poursuivis par les malfaiteurs, ils se sont réfugiés dans une grande surface située à proximité. Cette agression a conduit à l'interpellation de 5 hommes, dont rien n'a filtré sur l' identité. Deux policiers ont été légèrement blessés.

A Bobigny (38,55 %), une cinquantaine d’individus armés de couteaux et de bâtons ont incendié 2 camionnettes de Rom et un véhicule particulier, en bordure de la nationale RN3. Les forces de l'ordre ont interpellé 7 "personnes" qui ne semblent pas avoir quelle que caractéristique ethnique que ce soit. 
Dans cette même ville, une rixe a éclaté entre des Rom et une quinzaine d’"individus" armés qui avaient suivi une camionnette. Cela a donné lieu à 5 interpellations. Des incidents ont également été signalés à Aubervilliers (42,83 %), Noisy-le-Sec et Bondy (30,90 %). Etrangement, les victimes sont interpellées et identifiées, mais les agresseurs ne le sont pas...


Ces faits font suite à une rumeur qui circule dans le département de Seine-Saint-Denis depuis quelques jours, selon laquelle des personnes de la communauté Rom tenteraient d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. La préfecture a déjà communiqué en indiquant qu’il s’agissait d’une 'fake news'.
La police a eu besoin de nombreux renforts tout au long de la soirée. Les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 20 individus. Mardi soir, 19 suspects étaient placés en garde à vue.

Les chiffres ne sont pas une information sur les auteurs des "infox". 
Alors que les députés de la majorité présidentielle se répand sur les media accueillant pour certifier que tout va mieux qu'avant, quel que soit le domaine considéré, les statistiques ne servent qu'à masquer l'embarras du pouvoir qui veut, par peur, éviter l'affrontement avec la population à dominante musulmane de Seine-Saint-Denis. Elle se dit chez elle dans le 9.3, à l'exclusion de tout autre.

Le gouvernement dénonce des "dérives inacceptables". Et puis voilà !

Benjamin Griveaux a rappelé "la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'". De son côté, le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre s'est déclaré "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux. 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a qualifié mercredi 27 mars de "dérives inacceptables" les violences qui ont visé des Rom. Face à la rumeur sur les réseaux sociaux et aux expéditions punitives consécutives aux rumeurs d'enlèvements d'enfants et d'adolescents pour des prélèvements d'organes ou pour la prostitution, "il faut qu'on puisse adapter nos réponses, à la fois judiciaires, pénales, à la violence qu'on peut aujourd'hui constater et aux dérives absolument inacceptables qui visent en particulier la communauté rom depuis quelques jours", a déclaré - aussi finement qu'utilement - Griveaux, le représentant du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.


C'est "la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'", a encore commenté Benjamin Griveaux, en soulignant "l'importance de l'information, de la qualité des sources, (...) et du travail journalistique" et le besoin "de faire la différence entre des sites d'information et des sites de propagande, entre des sites d'information qui ont pignon sur rue et des sites complotistes, conspirationnistes". Une analyse conventionnelle et superficielle  faisant une large place, précisément, aux rumeurs de complot partout d'un gouvernement paranoïaque, mais notamment sur Facebook et WhatsApp ou Twitter qui épargneraient les media globalement dignes de fois, comme peuvent l'être les sondages...   

"Il faudra que les réseaux sociaux se donnent les moyens d'être transparents"

Alors que près d'une demi-douzaine de proches collaborateurs de l'Elysée ont des comptes à rendre à la justice pour leur manque de transparence et, rappelons-le, pour dissimulation de conflit d'intérêts ou pour faux témoignages, "c'est aussi le travail (...) des responsables politiques, membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux de, en permanence, rappeler la rationalité du débat politique", a ajouté Griveaux. Débat qu'Edouard Philippe et Richard Ferrand reprochent au Sénat de mener sur les affaires Benalla qui impliquent des hommes de confiance de Macron puisque, depuis deux semaines, ces républicains vertueux boycottent les rencontres avec le président du Sénat. 

Le porte-parole souligne en outre que cette séquence trouble tombe à pic pour justifier la volonté du pouvoir macronien de museler les internautes. 
"Quand on voit que ce type de rumeurs, propagées de manière extrêmement virale et extrêmement organisée sur les réseaux sociaux, ont pour conséquence de la violence, la stigmatisation d'une communauté (...), c'est évidemment détestable", a ajouté le porte-parole du gouvernement. 


Le parti du président élude la question de l'identité présumée des auteurs de la rumeur

Se retranchant dans l'amalgame fourre-tout et systématique des "fake-news"sur internet, le chef de peloton des députés En Marche !, Gilles Le Gendre, s'est dit "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux"le cas échéant (...)même si "techniquement, c'est très compliqué de déterminer qui est derrière tout cela," admet, en même temps, le député finaud de Paris. "Il faudra que les réseaux sociaux, les plateformes se donnent les moyens d'être très transparents sur ces sujets-là", a-t-il ajouté, mercredi matin sur Franceinfo. LREM délègue à d'autres à chaque fois que le sujet est sensible : la piste de la rumeur pourrait ainsi passer par les quartiers en guerre permanente avec les Rom.

L'élu LREM a rappelé que les députés avait "un énorme chantier concernant les 'fake news', le complotisme, la manipulation. Nous l'attaquons par petits bouts. Nous allons voter bientôt une proposition de loi sur les propos haineux sur internet. C'est une première étape." 
Les attaques de Rom sont-elles utiles à la justification du projet gouvernemental de mise au pas des internautes ? Alors, leurs auteurs seraient de mèche !...

 

lundi 9 février 2015

Des tirs contre des policiers brouillent la propagande sécuritaire du Premier ministre

Manuel Valls était venu lundi annoncer des résultats, selon lui, "encourageants", en matière de ... sécurité
Des rafales de kalachnikov pour la venue de Manuel Valls
ont nécessité le bouclage de Castellane, dans les quartiers nord de Marseille
"Ces tirs sont inacceptables", a tonné Manuel Valls à la conférence de presse de la préfecture, quelques heures après la fusillade survenue à La Castellane, cité emblématique de la drogue dans les quartiers nord.
Appelés le matin pour des tirs de kalachnikov en l'air, des hommes du GIPN sont entrés vers midi à bord d'un véhicule blindé dans ce quartier populaire, haut lieu du trafic de stupéfiants. Les premiers tirs ont été suivis d'autres coups de feu, visant les forces de l'ordre: "Nous avons été 'rafalés' à notre arrivée sur place", a expliqué le directeur de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, à bord d'une des trois voitures prises pour cible. Les tirs n'ont fait aucun blessé.
L'ancien ministre de l'Intérieur a commencé la journée au côté des forces de l'ordre, se vantant que le "gouvernement est lucide sur la situation" et admettant que "les événements de ce (lundi) matin à La Castellane en sont évidemment une démonstration". Car le Premier ministre a eu droit à une comité d'accueil très spécial et il n'a pas dissimulé sa colère.


Le chef du gouvernement n'a pas pu ignorer la fusillade qui a justifié l'évacuation des enfants des écoles et le confinement des habitants par d'importants effectifs, dont un hélicoptère, Venu présenter le bilan de l'action des forces de l'ordre, le Premier ministre s'est montré à plusieurs reprises agacé par les media qui, selon lui, auraient accordé trop d'importance à la fusillade. 
Valls a tenté de retourner à son avantage ce défi à son autorité. 
Selon lui, la manière dont ont répondu les forces de l'ordre ne ferait qu'illustrer l'efficacité de la méthode employée à Marseille : "Il y a peu de temps, on n'aurait pas pu intervenir aussi rapidement", a-t-il assuré. Les semaines précédentes, les forces de polices n'étaient pas sur le pied de guerre pour sa venue... 
Il a également loué "l'approche globale", qui associe sur le long terme présence des forces de l'ordre à un volet social. "Cette approche nous allons la poursuivre", a-t-il affirmé.
Dans le cadre des opérations de police qui ont suivi les tirs en rafales, une cache d'armes a été découverte dans un appartement, a affirmé la police. Sept kalachnikovs auraient été trouvées, ainsi que "plusieurs kilos de drogue" et enfin la voiture des tireurs, a précisé Bernard Cazeneuve, qui accompagnait Valls. Mais le ministre de l'Intérieur n'a pas été en mesure de préciser qui est propriétaire de cet appartement et de cette voiture... Manuel Valls avait ouvert son séjour en PACA en se rendant au site mémorial du Camp de déportation des Milles, à Aix-en-Provence, où il a promis, devant de jeunes élèves d'établissements d'éducation prioritaire, de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France. "Ces murs, qui sont souvent dans les têtes, c'est une priorité. Cela fait 30 ans qu'on fait ça; tous les gouvernements l'ont fait avec la même bonne volonté. Mais on sent bien maintenant qu'il faut passer à un autre stade, sinon tout va exploser", a dramatisé Manuel Valls.

Valls a multiplié les gestes en direction de la communauté musulmane

Au fond, Mennucci colle au train...
Dans un entretien à La Provence publié en préambule à sa venue, le Premier ministre n'avait pas craint le paradoxe: il s'était en effet félicité d'un "recul significatif de la délinquance" dans une ville certes en mutation sous la gouvernance du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin, mais encore pointée sur les questions sécuritaires par la presse parisienne. Mal à propos au regard de la fusillade, le locataire de Matignon a notamment cité une baisse de 30% des vols à main armée en deux ans et une diminution de 20% des violences physiques contre les personnes. 


Dans l'après-midi, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve se sont montrés dans le quartier cosmopolite de Noailles, au centre-ville de Marseille. Au milieu d'une foule grouillante, Valls s'est laissé interpeller par un passant: "Il n'y a pas beaucoup de blancos ici, hein!". La remarque a fait sourire le Premier ministre, également salué de slogans pro-palestiniens.

Le Premier ministre, qui souhaite s'attaquer aux "caricatures" et aux "raccourcis", a choisi d'instrumentaliser Marseille pour étendre son message au-delà de la sécurité. "Marseille doit faire l'objet de la plus grande attention de la part de l'Etat", selon le chef du gouvernement, qui promet "encore plus de moyens à Marseille, notamment pour l'école, la vie associative, le développement économique et l'emploi". En fin d'après-midi, Manuel Valls s'est décidé à rendre visite au sénateur-maire UMP de Marseille. 

Le Premier ministre en a profité pour s'accaparer le "sens du projet métropolitain" auquel, depuis des années, est attaché Jean-Claude Gaudin qui travaille à l'association de Marseille et d'Aix-en-Provence. 

Dans la soirée, le Premier ministre a visité l'espace multiculturel de la Friche-Belle de Mai, où il a notamment vu une exposition d'hommage à... Charlie Hebdo, avec des dizaines d'anciennes Unes de l'hebdomadaire. "Les événements de janvier nous ont peut-être fait perdre une part de notre insouciance. Mais ils ne doivent pas nous faire perdre notre impertinence", a-t-il déclaré, dans un discours prononcé dans cette ancienne usine Seita, où il a rendu hommage à la culture populaire. 

Ainsi, sans pudeur, Valls s'est-il approprié les tirs de kalachnikov contre le journal provocateur des croyants musulmans, histoire de boucler sa journée marseillaise comme elle avait commencé.

samedi 20 décembre 2014

Un homme blesse trois policiers au cri d' "Allahu Akbar" avant d'être abattu

Ce dieu-là ne s'est encore pas grandi

Allez, Cazeneuve, envoie la cellule psychologique !

Cet homme n'a pas été une chance pour la France: il est entré au commissariat pour tuer des policiers avec un couteau. Des cris en arabe ("Allahu Akbar") ont retenti dans la France profonde d'Indre-et-Loire, au commissariat de Joué-lès-Tours, dans la ZUP de la Rabière, où il a blessé trois policiers qui ne lui demandaient rien et le Parquet antiterroriste s'est - "aussitôt" (la presse est merveilleuse) - saisi de l'enquête qui s'oriente vers l'"islamisme radical".

"Cela ressemble au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique", qui mène le djihad en Syrie et en Irak, et recommande aux croyants "de s'en prendre ainsi aux forces de l'ordre" et de faucher les enfants de mécréants dans la rue au volant de sa voiture, a déclaré "une source proche de l'enquête". "L'enquête s'oriente vers un attentat (...) motivé par l'islamisme radical," commente cet anonyme auprès de l'AFP dont on espère qu'elle s'est enquise de l'identité.

Il va sans dire que le Premier ministre Manuel Valls a -"aussitôt"- apporté son "soutien" aux policiers "gravement blessés et choqués", promettant "la sévérité de l'Etat" -et du p'tit Cazeneuve- à "ceux qui s'en prennent à eux".

Un ("jeune"?) homme d'une vingtaine d'années armé d'un couteau s'est présenté au commissariat vers 14h00 et a blessé grièvement deux policiers, dont l'un au visage. Un troisième, une femme policière, "très choquée, a été plus légèrement atteinte", selon le ministère de l'Intérieur. Les pronostics vitaux des policiers ne sont plus engagés, a précisé le procureur de la République à Tours Jean-Luc Beck. La "source proche de l'enquête"A noter qu'on ne fait pas mystère de l'identité des honnêtes gens: l'anonymat est le privilège des délinquants. De là à conclure que, s'il est bien Français, et plus que la majorité, il ne l'est néanmoins que depuis peu...  Si nous pouvons nous permettre. 

L'agresseur, un Français, mais né au Burundi en 1994 et converti 

Il "a crié "Allahu Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe, précise  l'AFP, où on connaît l'arabe) du moment où il est entré jusqu'à son dernier souffle", a rapporté la source proche de l'enquête. De plus en plus proche, à ce niveau de précision...

Selon le ministère, il a ensuite [et non pas avant de rendre "son dernier souffle" - dixit la fameuse source intarissable - ce qui révèle un niveau élevé de réactivité] été "abattu" par "des policiers présents", lequel "ont fait usage de leur arme administrative", selon qui vous savez, au cas où vous auriez pensé que le jet de canettes est mortel à tout coup. "Selon les premiers éléments de l'enquête - les choses vont vite, mais c'est comme ça quand Valls diligente une affaire -, tous les éléments de la légitime défense" sont réunis, a estimé le procureur. Il s'en est visiblement assuré, ainsi que "la source proche de l'enquête": les deux journalistes de l'AFP ne pouvaient dérailler.

A 20 ans, l'agresseur était connu des services de police"
Il se prénommait Bertrand, mais se faisait appeler Bilal et  avait déjà commis "des actes de délinquance classiques" (sic) et si vos enfants n'en ont pas encore commis, ils ont raté leur vie. 
Que les citoyens se rassurent donc, il "n'était pas fiché" pour "des activités à caractère terroriste" (bien qu'on s'interroge rétrospectivement s'il n'aurait peut-être pas dû l'être !), a affirmé au commissariat de Joué-lès-Tours le ministre Bernard Cazeneuve, après avoir condamné cette "agression brutale" et a salué "le sang-froid et le professionnalisme des policiers". Et patati, et patata. Le ministre et son escorte n'ont pas fait 240 km pour rien.

En revanche, son frère, Driss, est quant à lui connu pour ses positions religieuses radicales, au point d'avoir un temps envisagé de partir en Syrie avant de renoncer, selon la source proche de l'enquête. Finalement, cette petite famille modèle était plus que suspecte. 
L'homme se trouverait actuellement, sinon en Syrien, du moins au Burundu, la terre de ses ancêtres, avec des liens avec la Belgique mais aucun avec la France. Les origines de la familles sont pen fait plus compliquées, peut-être, puisque la population du Burundi est très mêlée, pour avoir dû accueillir près de 20.000 réfugiés et demandeurs d’asile en provenance du Congo-Kinshasa et du Rwanda.

La section antiterroriste du Parquet de Paris s'est saisie de l'enquête pour tentative d'assassinat et association de malfaiteurs, le tout en lien avec une entreprise terroriste.

Cet attentat sera exploité par le gouvernement et sa presse

Certes, tout musulman n'est pas un djihadiste en puissance. Mais Bernard Cazeneuve a annoncé avoir "donné des instructions" pour "renforcer les mesures de sécurité" des policiers et gendarmes et a demandé "des mesures de même nature" pour les policiers municipaux et les sapeurs-pompiers. A quelle population pense-t-il ? Aux Zemmouriens ?
Pour Alliance, premier syndicat des gardiens de la paix, ce genre d'attaques "très violentes" doit "amener l'Etat à réviser les conditions de la légitime défense" des policiers. Délicate entreprise, si on désarme les forces de l'ordre - privées de flash-ball et, en cas d'affrontements, de grenades offensives - et si on se refuse à identifier les populations à risques... 

Le risque d'attentats islamistes commis en France est pris très au sérieux par les services.
L'AFP nous en refait des tonnes et ressort un copié-collé précédent, indiquant que l'organisation Etat islamique (EI) encourage les candidats au djihad à lancer des attaques contre les "infidèles", militaires, policiers ou même civils. La France avait été nommément citée comme cible par l'EI après la décision souveraine de Hollande de lancer des frappes françaises en Irak, et de tels appels sont régulièrement relayés dans des vidéos du groupe djihadiste.

Le retour de djihadistes français qui ont combattu en Syrie, avec des projets individuels ou commandités par l'EI, reste d'ailleurs le principal risque aux yeux des services. Mais l'individu isolé auto-radicalisé qui mène un attentat de faible ampleur est aussi une crainte, d'autant qu'il s'agit d'actes plus difficiles à déjouer, estime une source antiterroriste (anonyme !). Et au final, ça fait du monde, sans s'avouer que chaque musulman, au train où vont les choses, est exposé à une dérive fanatique.

Depuis l'été 2013, cinq "projets d'actions terroristes" djihadistes ont été déjoués en France, a déclaré cette semaine Bernard Cazeneuve, qui nous défend de nous faire du souci. Plus de 1.200 Français ou personnes résidant en France sont impliquées dans les filières djihadistes vers la Syrie ou l'Irak, un chiffre qui "a doublé depuis le début de l'année". Mais Le ministricule veille sur nous.

Sans alarmisme de mauvais aloi, les autorités craignent que certains djihadistes ne déclenchent des opérations à leur retour, à l'instar du Français Mehdi Nemmouche, soupçonné d'avoir perpétré la tuerie du Musée juif de Bruxelles qui avait fait quatre morts fin mai 2014

Et l'AFP nous ressert les affaires de mars 2012, quand l'islamiste radical de 23 ans Mohamed Merah avait tué sept personnes dont trois enfants dans la région de Toulouse en se réclamant du djihad, avant d'être abattu dans son appartement. Et si certains mauvais Français venaient à développer une psychose de la djellaba ou une fixation malsaine sur le voile islamique, ce serait la responsabilité de Zemmour et non de l'AFP. La Gauche forte s'en fait forte !

Et ce n'est pas tout ! L'AFP, qui tient à mettre plus de sérénité et de liant dans les relations inter-communautaires - Galut-la-galoche parle de "vivre ensemble" -, l'AFP, donc, rappelle qu'un an plus tard, fin mai 2013, un Français de 22 ans converti à l'islam et radicalisé avait blessé à la gorge un militaire dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris.

Il est minuit, braves gens, dormez tranquilles!
Ce n'est pas PaSiDupes qui rappelerait que le 28 août 2013, à Joué-lès-Tours justement, une voiture de police a eu le malheur de croiser la route d’une Renault Mégane qui roulait à vive allure en faisant des embardées. "Il y avait sept personnes à bord, très alcoolisées", y compris le conducteur qui roulait sans permis. Les policiers se trouvaient à l'aube, au bon endroit, au bon moment. Mais la concubine du conducteur a tenté de défendre son mâle bec et ongles, en mordant l’un des policiers à plusieurs reprises.
VOIR et ENTENDRE un classique d'interpellation, ici, le  18 août 2013, dans la ZUP de la Rabière à Joué-les-Tours (alors PS):

Galut y voit des violences polocières ! 
Et quand Sélim a vu des policiers blancs agresser des Noirs, il a tout naturellement affirmé que la police française est raciste, puisque les rappeurs ne cessent de glapir qu’ils les voudraient morts. La presse respecte la consigne de "paix sociale" et tait la vérité. C'est un fait que 9 fois sur dix, c’est l’oumma qui s’embrase via le téléphone arabe et le smartphone…


Si vous vous sentiez menacé, vous alliez vous réfugier au commissariat ? Oubliez ça!