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mercredi 23 décembre 2015

Marseille: un homme à scooter met une rouste à ses agresseurs

Savoir à qui on a affaire, le b.a.ba oublié de la petite pègre

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin à côté du directeur de la police marseillaise, Marc Labouz, qui a réussi à mettre en fuite quatre voleurs bien décidés à s'emparer de son puissant scooter.Lundi soir, quatre hommes ont tenté de dérober le scooter d'un homme qui circulait à Marseille. Comme un débat télévisé où l'invité est livré à des journalistes en bande et experts de mèche, le combat semblait perdu à un contre quatre. 
Vers 20h10, il est serré par deux autres engins embarquant chacun deux passagers aux intentions suspectes. Il est interdit de préciser s'ils sont blonds et de type indo-européen: la "race blanche" est pourtant mal considérée à Paris par le président de l'Assemblée nationale, le dénommé Claude Bartolone, battu aux régionales et pourtant réélu au perchoir...

Sauf que leur victime n'était autre qu'un policier, de ceux qui n'arrivent pas seulement par la politique. Ce soir-là, Marc Labouz circulait dans ce quartier "calme" du XIIIe arrondissement de Marseille, selon La Provence, mais néanmoins situé dans les quartiers nord où les dealers et la kalach font loi. La cité de Frais Vallon voisine est classée dangereuse.
Sur l'avenue des Olives, M. Labouz stoppe son véhicule à un feu rouge et quatre hommes, cagoulés et casqués, tentent d'ailleurs de le faire descendre de son deux-roues,  un puissant scooter, le TMax. 

Mais Marc Labouz ne s'en laisse pas compter: il est  l'actuel directeur de la police municipale de la cité phocéenne. Arrivé en 2012 à la tête de la police municipale de Marseille, le policier, aujourd'hui âgé de 55 ans, a passé 17 ans au GIPN, le Groupe d'intervention de la police nationale. La victime réagit en professionnel et les quatre malfrats préfèrent prendre courageusement  la fuite et aller plus loin agresser un bobo sans défense. 

Les voyous sont très bien organisés: il y a celui "qui vous jette très rapidement à terre et qui vous donne des coups", a raconté le quinquagénaire sur RTL. Alors que les coups de poings pleuvent, le policier réussit toutefois à plaquer ses agresseurs et a finalement s'en débarrasser. Trois d'entre eux n'ont été que légèrement blessés, mais le quatrième qui a été le plus tenace a, selon La Provence, été sévèrement corrigé. Pourvu qu'il ne se sente pas humilié et qu'une association ne lui assure pas une assistance médiatique et judiciaire...


Le chef de la police aurait-il dû faire le 17 ?

L'opposition socialiste de Marseille pourrait lui reprocher de s'être fait justice... Mennucci acceptera-t-il l'excuse de légitime défense ?
Pour mémoire, en mai 2014, le XIIIe arrondissement de Marseille a déjà été le théâtre d'un autre accident peu banal. Le directeur -départemental, cette fois- de la Sécurité publique de Marseille a heurté un adolescent, le blessant à l’épaule, alors qu’il était au volant, a-t-on appris du procureur de la République. Pierre-Marie Bourniquel conduisait lui-même son véhicule administratif (avec permis, ose-t-on espérer) lors d'un déplacement professionnel dans... le 13ème arrondissement, au moment du choc, a précisé le procureur Brice Robin.

Le chef de la police municipale, quant à lui, souffre seulement d'une blessure légère à la cuisse.

A noter que le site de L'Express tente de taxer le lecteur sur une dépêche de l'AFP... Les malfrats ne sévissent pas qu'à Marseille et il faut bien que Patrick Drahi, le repreneur d'organes de presse, fasse de l'argent sur le dos des internautes et paye ses dettes.


lundi 10 août 2015

Cazeneuve pleure le suicide d'un policier

Un policier du Raid se suicide dans un commissariat 

Catalogué dépressif et déclassé

Le brigadier s'est donné la mort avec une arme de service dans un commissariat de Lille, ce lundi. 

Il avait été éliminé de l'unité d'élite de la police depuis quelques temps et se déprimait. Ce nouveau drame a frappé le Raid (ex-GIPN) vers 8H10 et le décès du fonctionnaire a été constaté par un médecin légiste peu de temps après. 

En dépression depuis plusieurs mois, ce fonctionnaire de 51 ans s'était vu retirer son arme de service personnelle mais "a réussi à accéder à un atelier d'armes de ses collègues", avant de mettre fin à ses jours "d'une balle dans la poitrine dans les vestiaires" du commissariat, a précisé le Parquet de Lille.
 
Les suicides de policiers se multiplient depuis ces dernières années
 
Le militaire avait été affecté à des tâches "de secrétariat", a indiqué le Parquet. Ce brigadier de police "travaillait depuis longtemps dans ce service", a affirmé une source policière anonyme. L'enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). 

Depuis avril 2015, les unités du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) des grandes métropoles ont été versées dans les unités du Raid. Ainsi les sept GIPN métropolitains, situés dans les villes de Lille, Bordeaux, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg, sont été officiellement incorporés au sein du RAID dont ils sont devenu les antennes régionales, comme à Lille où le policier délite s'est senti déclassé.

En 2014, 55 policiers ont mis fin à leurs jours. 
Un véritable "malaise" qui a conduit le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à promettre un plan de... prévention.