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mercredi 12 septembre 2018

Affaire Benalla : ce proche de Macron aurait profité qu'il était en Nouvelle-Calédonie

Benalla, petit chef  de l'Elysée quand les patrons sont ailleurs

Le supérieur hiérarchique d’Alexandre Benalla, a exposé ce mercredi le rôle du chargé de mission.
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FX. Lauch, 35 ans, chef de cabinet de Macron,
après 2 ans directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes

Auditionné ce mercredi par la commission d’enquête du Sénat, François-Xavier Lauch, qui l'a nommé à sa fonction, a expliqué avoir été " choqué" en voyant la vidéo d’Alexandre Benalla violentant un manifestant. mais également les détails de la sanction prononcée avant son licenciement. Capture LCP

François-Xavier Lauch / © France3Cotedazur
"Chef d’orchestre des services de l’Elysée", comme il se plaît à se définir lui-même, François-Xavier Lauch a longuement répondu ce mercredi matin aux questions des sénateurs de la commission d’enquête sur l’ "affaire Benalla". Le supérieur hiérarchique du chargé de mission a d’une part assuré que la sanction prononcée à son encontre avait bien été appliquée et il a d’autre part détaillé les missions d’Alexandre Benalla auprès du président. L’une des nombreuses zones d’ombre qu’espéraient éclaircir les sénateurs.

Un "comportement individuel fautif", estime Lauch, tentant de s'exonérer de sa propre responsabilité individuelle
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 Commissaire Philippe Mizerski (de face à gauche)
et Alexandre Benalla (casqué à droite)
à Paris , le 1er mai 2018
Devant les représentants de la Chambre haute, François-Xavier Lauch a d’abord expliqué qu’il était en déplacement en Nouvelle Calédonie au moment de la manifestation du 1er mai, quand son chargé de mission s’est fait remarquer par ses brutalités sur deux manifestants d'extrême gauche. Il tente ainsi d'expliquer qu'il ne peut être tenu responsable de ce qu'un subalterne peut faire hors de sa vue. Il n’a pas lui-même assuré la gestion de ce cas précis et la sanction associée, se dédouane-t-il. 

Lauch se déclare solidaire, en revanche, de son supérieur hiérarchique. 
"Je ne peux que souscrire" à la décision de Patrick Strzoda [le directeur de cabinet du président] de suspendre Alexandre Benalla pour 15 joursa-t-il assuré. Et François-Xavier Lauch de préciser qu’il a en revanche ensuite géré la rétrogradation du chargé de mission de l’Elysée, à son retour de suspension, où il a été décidé d’une deuxième forme de sanction en réduisant largement son champ d'activité. Une sanction en deux temps.

Sur l’effectivité de ces sanctions, François-Xavier Lauch maintient  
Image associée
Il a répété que "M. Benalla n’a pas exercé ses fonctions de chargé de mission du 4 mai (où la sanction est entrée en application après lui avoir été notifiée le 3 mai) au 22 mai". Et de jurer : "Je ne l’ai pas vu pendant ces 15 jours. Je l’ai rappelé juste avant son retour en service. Je lui ai dit qu’il était attendu au service le 22 mai au matin et demandé à le voir le 24 mai."  A ce moment-là, François-Xavier Lauch l’aurait de nouveau "sermonné" - après l’avoir fait une première fois à chaud - car la vidéo de son chargé de mission violentant un manifestant l’avait "choqué", a-t-il assuré. 

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Par ailleurs, c’est à cette occasion que son supérieur lui a "notifié oralement ses nouvelles missions", c’est-à-dire exclusivement concentrées sur les événements organisés à l’Elysée et non plus à l’extérieur. "Il était évident qu’il ne pouvait plus avoir les mêmes missions. Nous avons décidé de lui retirer ce qui fait le sel de la fonction, les missions préparatoires propres à un déplacement. Il n’a plus accompagné en tant que chef de cabinet le président. […] Il l’a très mal vécu connaissant l’attachement qu’il avait pour les missions qu’il perdait. […] Mes équipes sont petites et donc il y a eu une charge de travail plus importante", a-t-il même commenté. Pour autant, le chef de cabinet du président de la République n’a pas remplacé Alexandre Benalla.

Lauch distingue participation et organisation d’événements

Les sénateurs ont toutefois rappelé que, à plusieurs reprises  après ces sanctions, le mis en cause avait été vu lors de visites privées du président. Et François-Xavier Lauch de justifier la présence d’Alexandre Benalla à "quatre moments". 
Lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil d’abord : "c’est moi qui ai pris en charge les missions préparatoires, sans M. Benalla. Une seule mission lui a été confiée : synchroniser l’arrivée des cortèges." 
Résultat de recherche d'images pour "benalla giverny"Dans les jardins de Claude Monet à Giverny (Eure), "c’est moi qui ai réalisé les deux missions préparatoires. Mais la visite a été déclassée en déplacement non-officiel. Donc il a pu l’accompagner :  lorsque c’est un déplacement privé ce n’est plus pareil." La question reste non élucidée sur le motif de ce déclassement...

Pour le 14 juillet, "M. Benalla était en charge de la question des invitations, environ 15.000, c’est vraiment quelque chose de masse... La vérification du placement etc. Mais pas en matière de coordination", a-t-il nuancé
Enfin, l’accueil bâclé des Bleus de retour de leur victoire à la Coupe du monde, " c’était un événement exceptionnel, qui a mobilisé fortement les services de l’Elysée auprès de la préfecture. Il a été organisé sans M. Benalla mais il lui était demandé d’être le garant de l’arrivée du bus, en contact avec moi. » Là aussi, a-t-il précisé, « il ne s’agit pas d’un déplacement officiel du président. Donc je considère que nous avons appliqué la sanction."
Mais nul ne sait qui remplaçait Benalla à chaque fois que celui-ci était déchargé...

Lauch confirme une crainte de braquer l'intime du président
Interrogé sur la durée prévue de cette rétrogradation, François-Xavier Lauch a expliqué qu’il était avant tout question de "marquer le coup", "lui redire par cette sanction que son comportement était inacceptable". 
Puis, " malheureusement, il y a eu ces faits nouveaux qui ont mené à son licenciement et donc je n’ai pas eu à me poser la question de la durée", a répondu son supérieur, en référence à sa garde à vue mi-juillet, la révélation d’une deuxième vidéo accablante du 1er mai et surtout la révélation de l’obtention illégale de preuves, qu’il n’aurait jamais dû avoir en main. Trois policiers, soupçonnés d’avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla, ont d’ailleurs été suspendus.

Ses missions et son rôle exact, avant son licenciement, sont globalement au cœur des auditions du Sénat.
Les sénateurs ont également relevé que Benalla avait alors été privé des missions pour lesquelles il avait a priori été recruté. François-Xavier Lauch a notamment confirmé qu’il n’avait "pas de mission de police" et ce, malgré la justification utilisée pour obtenir son permis de port d’armes. "Cette demande n’a pas transité par mes mains," s'est défendu Lauch et "je n’ai jamais vu M. Benalla avec son arme", a précisé François-Xavier Lauch, qui décidément ne voit jamais rien. 

Mais Lauch aurait l'ouïe fine... "J'ai entendu parler de milice" à la présidence, "ce n'est absolument pas le cas", a certifié, sous serment, l'ex-supérieur hiérarchique de celui que certains ont qualifié de "Rambo" de l'Elysée. 

Selon le chef de cabinet aveugle, ses fonctions étaient "extrêmement claires", "cadrées" : "l'organisation des déplacements nationaux du président de la République", "l'organisation des événements au palais de l'Elysée" et enfin "la coordination, sous l'autorité du directeur de cabinet [Strzoda], des deux services de sécurité de l'Elysée". 
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En l'occurrence "des choses très administratives", a-t-il minimisé - bien qu'elles aient été confiées à un simple garde du corps, en apparence - alors que la commission cherche à savoir si, en vérité, M. Benalla n'a pas rempli une fonction de protection personnelle du chef de l'Etat, tâche sensible qui incombe à des unités d'élite de la police et de la gendarmerie sous la responsabilité de généraux.

mardi 1 mai 2018

1er mai : pied de nez de Macron aux syndicats depuis ...l'Australie

Pendant que les syndicats manifestent, Macron voyage aux antipodes

Depuis l’Australie, Macron fait de la provocation

Il nargue les syndicats en déclarant qu' il "n'esquive pas." 
"Je continue à travailler, n'hésite-il pas à assurer, tout en continuant de faire visiter le monde à Brigitte à chaque weekend prolongé. Ce n’est pas la première fois en effet que le président sera loin de Paris pendant que les Français prennent du repos ou défilent sous ses fenêtres.

Le président a même trouvé le moyen de s’agacer des critiques sur son déplacement. "Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République", argumente-t-il.  Mais Macron préfère se mettre à l'abri dans un pays où les luttes sociales sont feutrées comme une banque et, si les manifestants du 1er mai veulent qu’Emmanuel Macron les entende, ils vont devoir crier très fort. 

Pendant que les syndicats battent le pavé, partout en France, le chef de l’Etat est dans l'hémisphère sud… à Sydney. 
Le président et  son épouse entament une tournée de plusieurs jours dans le Pacifique. Son avion a atterri ce mardi en Australie, où il restera jusqu’au 3 mai, avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie jusqu’au 5 mai. 

Pour son 1er anniversaire à l’Elysée, le président a donc laissé les syndicats s'agiter:
la France perturbée par ses réformes laisse le président indifférent. La semaine sociale est pourtant très chargée : la manifestation du 1er mai intervient entre deux séquences de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF et avec deux nouvelles journées de grèves chez Air France (3-4 mai). 
Et le 5 mai, le député de la France Insoumise François Ruffin a appelé à une manifestation nationale "pour dire stop à Macron et à sa politique"

A des milliers de kilomètres de Paris, le président a tenté d'apaiser les esprits

Dès son arrivée en Australie, il a fait venir les journalistes de son escorte pour expliquer, sur les conseils de son entourage, que "les voyages sont programmés longtemps avant, je m’occupe de ce qui se passe à Paris comme ailleurs […] Je ne suis pas de tempérament à esquiver quoi que ce soit," estime-t-il. "Vous vouliez que je reste chez moi à regarder la télévision, a-t-il caricaturé, avec agacement. J’ai autre chose à faire," s'est-il encore flatté. Et d'assurer qu’il "continue à travailler, les réformes continuent à être menées." 

Imbu de sa personne, le président fait de nouveau la leçon à ses détracteurs.
"Le 1er mai est une journée universelle, il n’y a pas de jour férié pour le président de la République," a-t-il expliqué à la populace, s'exprimant à la troisième personne, comme Alain Delon. 
Jupiter est courroucé par les critiques sur son déplacement loin de Paris. "Mon travail n’est pas de regarder la télé et de faire des commentaires" tacle-t-il, dédaigneux.

En Australie, Emmanuel Macron entend "réhausser le partenariat stratégique" entre les deux pays

La défense, le climat et la gastronomie sont au programme de ce déplacement  du fanfaron, avec des accords commerciaux et institutionnels. Le président doit également commémorer l’engagement australien pendant la Première Guerre mondiale en France. Il faudrait toutefois qu'il soit plus efficace en Australie qu'aux USA d'où il est rentré bredouille, qu'il s'agisse de l'environnement ou du nucléaire en Iran. 
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Assez de rodomontades et de voeux pieux : le 25 avril à Washington, le président Macron a affiché ses divergences avec Donal Trump en défendant l'accord sur le nucléaire iranien et la lutte contre le réchauffement climatique. "Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l'Iran", a lancé Macron lors de la conférence de presse qui a suivi ses entretiens avec son homologue Donald Trump, mardi 24 avril. Et puis après ? 
Sans compter que, sur la question de la hausse de la fiscalité des GAFAles ministres des Finances européens réunis à Sofia ont infligé à Bruno Le Maire une claque magistrale.

A partir de jeudi,
il sera en Nouvelle-Calédonie en pleine commémoration du 30e anniversaire du drame d’Ouvéa et à six mois du référendum d’autodétermination. 
Il fera un saut à Saint-Martin, pendant un défilé contre la réforme du Code du Travail. 

Les hasards du calendrier font qu'Emmanuel Macron met à chaque fois de la distance entre lui et les manifestants. 
Le 22 mars dernier, pour la première manifestation des fonctionnaires et des cheminots, il était à Bruxelles au Conseil européen.
Le 12 septembre 2017, pendant que les opposants à la réforme du Code du travail défilaient en métropole, le président était allé se montrer auprès des sinistrés de l’ouragan Irma à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Les autorités locales - et plus encore la population - pourront lui présenter le piètre bilan de son action.

mardi 19 décembre 2017

Le voyage retour à 350.000 euros d’Edouard Philippe et sa suite de 60 personnes

Le premier ministre Edouard Philippe a besoin de confort et de luxe

Le premier ministre a embarqué à Tokyo dans un A340 de luxe

Edouard Philippe reçoit le traditionnel collier de fleurs de bienvennu sur l'île de Tiga dans l'archipel de la Loyauté en Nouvelle Calédonie, le 3 décembre 2017 - Fred Payet - AFPEn rentrant de quatre jours en Nouvelle-Calédonie, Philippe a été pris d'une envie de rapidité et de confort, selon la première version de Matignon livrée sur cette extravagance
Au début du mois de décembre, le jeune premier ministre, 47 ans, a voulu s'épargner de terminer le voyage dans un avion de l’Etat jugé trop inconfortable. Matignon a donc dû affréter l’appareil d’un loueur privé. Et la note du contribuable est salée: 350.000 euros, pour ce caprice de diva. 

Venu en Nouvelle-Calédonie en vol commercial, le premier ministre est reparti le 5 décembre dans l’A340 de l’armée de l’air mobilisé : cet avion de ligne quadriréacteur long-courrier de grande capacité fabriqué par Airbus avait pourtant emmené une partie de sa délégation à l’aller, pour l’occasion. Ni vu ni connu au départ de Paris, comme de Nouméa : les apparences étaient sauves.
Mais il n'a pas pu rouler les Français dans la farine, car l’Agence France-Presse (AFP) a été informée et a révélé la tromperie le  mardi 19 décembre. 
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E. Philippe est descendu de l’appareil avec sa suite, dont plusieurs ministres, lors de l’escale technique à Tokyo, pour embarquer dans un autre gros-porteur, un A340 de luxe avec 100 sièges de type première classe, loué à l’entreprise spécialisée Aero Vision.

La moralisation de la vie publique, c'est hors économies gouvernementales 

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Finalement, cet avion de location aura permis au grand nicodème 
de rentrer dans de meilleures conditions de confort et de gagner deux heures.
Il s'est posé le 6 décembre à 07h30 à Orly. 
L'avion militaire initialement affrété s’est quant à lui posé à Roissy, à 09h30, quasiment à vide. Il n'était pas assez bien non plus pour sa suite... Dont Annick Girardin, Nicole Belloubet et Sébastien Lecornu, par exemple, sans compter Urvoas, Bussereau et Perben. Ou Teddy Riner.
Cet avion militaire était jugé assez ancien et sans ...sièges business. Matignon tente maintenant de faire valoir qu'en temps normal "il ne sert à transporter ni des autorités militaires ni des membres du gouvernement en long-courrier et de nuit". Il suffit amplement aux troupes de combat ? Il est notamment utilisé par l'escadron de transport "Esterel" basé à Creil et n'a que dix ans d'âge.

A défaut de l’A330 présidentiel, mobilisé par le président de la République vers l'Algérie, l'A340  militaire a été utilisé "exceptionnellement" par le premier ministre entre Nouméa et Tokyo "justement pour faire des économies", raconte Matignon. 
Résultat de recherche d'images pour "A330 présidentiel"
Autre justification : les deux heures ainsi gagnées ont permis à l'Edouard de revenir "dans les temps impartis", alors qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à décoller pour l’Algérie pour un voyage éclair de quelques heures, le 6 décembre - en direction du Qatar - et qu’un conseil de défense était prévu à l’Elysée tôt ce matin-là. Pour son premier déplacement en Algérie, qui n'en attendait rien, "le président Macron avait dû se contenter d’un format réduit".


Le bilan carbone de ces trois avions moyen et long courrier - sous-employés,  
à 16.000 km de la métropole, aux antipodes - a-t-il été établi ?

mardi 24 octobre 2017

Elections territoriales : les nationalistes corses s'unissent pour obtenir l'autonomie

Après le Brexit et la Catalogne, la Corse. Et la Nouvelle Calédonie et la Guyane ?

Les Corses pourraient poursuivre leur marche vers l'autonomie

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Appelés au urnes pour de nouvelles élections territoriales en décembre,  porteront-ils à nouveau au pouvoir les candidats nationalistes qui se présentent unis pour obtenir un statut d'autonomie, alors que le Brexit pose problème et que le spectre de l'indépendance catalane agite l'Espagne.

Pour cette élection, le mot d'ordre des autonomistes et indépendantistes unis est simple: "construire un pays". Pas question pour eux de rater la marche des élections démocratiques des 3 et 10 décembre, qui donneront naissance en 2018 à une Collectivité unique qui remplacera les deux départements et la collectivité territoriale (CTC). 

Depuis deux ans, les nationalistes accumulent les succès: après avoir gagné les élections territoriales des 6 et 13 mars 2015, décroché la direction de la CTC en décembre 2015, ils ont obtenu en juin dernier trois sièges de députés sur les 4 que compte l'île. "Le nationalisme en Corse a symbolisé ce que le vote Macron a symbolisé sur le continent: le dégagisme", assène Jean-Charles Orsucci, candidat LREM à ces élections. 

"Des citadelles sont tombées", se félicite Jean-Guy Talamoni, président de l'actuelle Assemblée de Corse, et dirigeant de Corsica Libera, indépendantiste. Le prochain scrutin devrait confirmer, selon lui, le vote de 2015, pour cette "collectivité unie", comme il la surnomme, rappelant: "Nous avons plaidé pendant 40 ans pour la suppression des conseils départementaux qui faisaient le jeu du clientélisme". 

Les adversaires des nationalistes manifestent leur inquiétude

L'Assemblée de Corse a reconnu publiquement la légitimité du gouvernement de la Catalogne. "On ne peut pas continuer à laisser penser que seule la voie de l'autodétermination, de l'indépendance soit une voie salutaire", s'est insurgé Jean-Martin Mondoloni, tête de liste LR, sur Corse Net Infos.

"Nos adversaires politiques essaient de dramatiser les enjeux et de construire artificiellement la campagne comme si l'enjeu était l'indépendance d'un côté et le maintien des liens avec la République de l'autre", accuse Gilles Simeoni, qui dirige l'exécutif corse.

"L'objectif, c'est d'obtenir un statut d'autonomie dans les trois ans à venir,"
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Gilles Simeoni confirme même encore que leur volonté est de "le mettre en oeuvre sur une période de dix ans". Pour le leader autonomiste, l'indépendance de l'île de Beauté "n'est pas souhaitable". C'est ce qu'il affirme pour l'heure, comme les tenants du PACS qui ne voulaient pas du "mariage pour tous" ou le passage de la PMA (procréation médicalement assistée) à la GPA (gestation pour autrui)...

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"Je pense rigoureusement le contraire de Simeoni sur ce point", réagit Jean-Guy Talamoni. Mais le leader indépendantiste reconnaît "l'avance qu'a la Catalogne sur le plan institutionnel et économique par rapport à la Corse"

Les deux alliés objectifs s'accordent pour dire que les Corses décideront "plus tard"

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"Notre accord stratégique est la demande d'autonomie, et il n'y a aucun caractère mécanique pour aller plus loin", insiste Gilles Simeoni. Dans leur programme en dix points, les nationalistes se prononcent pour "une autonomie de plein droit et de plein exercice, avec pouvoir législatif, réglementaire et fiscal".

Le chercheur Thierry Dominici, docteur en sciences politiques, ne veut pas croire en un scénario à la catalane pour la Corse, même si les idées nationalistes progressent dans l'électorat - "la 'corsité' touche tout le monde", prévient-il. Mais il compare plutôt l'île de Beauté à l'Ecosse où, "par crainte économique, 55% ont voté contre l'indépendance en 2014". 
Ce socio-politologue auteur d'une étude comparée des forces nationalitaires contemporaines corses estime que les mouvements nationalistes sont plus culturels que politiques et conclut : "Aujourd'hui en Corse, je ne suis pas certain que les insulaires voteraient même pour l'autonomie".

Ce spécialiste de la jeunesse insulaire l'assure, "la plupart des jeunes n'adhèrent pas à la démarche hégémonique de Femu a Corsica (de Gilles Simeoni), et le militant de base ne comprend pas la démarche de l'exécutif". "Ils pensaient qu'en mettant des élus nationalistes au pouvoir, ils auraient un gouvernement corse, alors que ce ne sont que les gestionnaires d'une région", commente-t-il.

Les nationalistes "n'ont pas révolutionné le système, d'autant plus qu'ils ne le peuvent pas : ils sont tenus par le droit", poursuit le chercheur. Jean-Guy Talamoni juge néanmoins que ces deux ans à diriger la CTC ont "rassuré ceux qui n'avaient pas voté pour nous". L'indépendantiste mise manifestement sur la durée.
Aux élections de décembre, un petit parti indépendantiste fera cavalier seul : le Rinnovu promet d'ailleurs aux insulaires un référendum d'autodétermination, en 2032.

L'Outre-mer a-t-il aussi des velléités d'autonomie ?

Après une troisième et vaine tentative d'élection, la Nouvelle-Calédonie se cherche toujours un chef de l'exécutif.
Résultat de recherche d'images pour "mouvement Nouvelle caledonie INDEPENDANTISTE"Les onze membres du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont tenté ce jour - pour la troisième fois depuis le 31 août - d'élire leur président, mais les divisions entre non-indépendantistes ont à nouveau conduit à l'échec. "Il n'y avait qu'un seul candidat en lice, Philippe Germain. Il a recueilli cinq voix et six bulletins étaient blancs", a déclaré à la presse une porte-parole du gouvernement collégial de l’archipel, déjà très autonome. Le président sortant et candidat de la Plateforme, qui réunit les principaux partis de la droite, Philippe Germain, n'a pas obtenu la voix du sixième ministre non-indépendantiste et non membre de la Plateforme.
Selon des sources concordantes, le comité des signataires de l'Accord de Nouméa, qui rassemblera les acteurs locaux début novembre à Matignon sous l'égide d'Edouard Philippe, pourrait amorcer une sortie de crise. La Nouvelle-Calédonie traverse une période politiquement sensible avec la tenue au plus tard en novembre 2018 d'un référendum sur l'indépendance.

Macron favorable au maintien dans la communauté nationale.
"J’ai la volonté de travailler davantage à l’inclusion des territoires d’outre-mer dans leur environnement régional. Dans ce cadre-là, il est important pour la France de rappeler son attachement au Pacifique ", a affirmé, dans un entretien avec Nouvelles Calédoniennes, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, en déplacement dans l’archipel du Pacifique, cet été. "La France respectera le choix qui sera fait, a-t-elle assuré. 
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré souhaiter "que la Nouvelle-Calédonie reste dans la communauté nationale. […] Je suis convaincu que la présence de la France est nécessaire pour garantir la paix civile et le développement."
Deux options : Etat associé ou Etat fédéré ?
"Aucun État associé n’est pleinement indépendant, mais les compétences régaliennes qu’il délègue le sont toujours de manière volontaire", expliquait Jean-Jacques Urvoas. Alors ministre, il rappela que l’article 88 de la Constitution autorise la France à "conclure des accords avec des États, qui désirent s’associer à elle". Ils demandent à entrer dans la communauté française et non à en sortir.
La seconde option serait la création d’un État fédéré, une fédération de Nouvelle-Calédonie qui "permettrait de satisfaire les revendications des deux parties - un État pour les indépendantistes, le maintien dans la République pour les non-indépendantistes ". Ce statut nécessiterait une révision constitutionnelle pour créer "un lien de nature fédérale entre la République et un seul de ses territoires", instituant "un fédéralisme asymétrique d’une rare originalité sans équivalent dans le reste du monde !"

Et la Guyane ?
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Un référendum local sur l'autonomie de la Guyane a eu lieu le 10 janvier 2010, le même jour que le référendum sur l'autonomie de la Martinique, organisé en Martinique. Comme ce dernier, il se solda par une large victoire du Non. Il avait été décidé courant 2009 à la suite de la grève générale aux Antilles en début d'année. Cette consultation proposait une autonomie accrue, en passant sous le statut de collectivité d'outre-mer au lieu de celui de département et de région.
A la suite de ce rejet, un nouveau référendum fut organisé le 24 janvier, proposant simplement un régime d'assemblée unique remplaçant le Conseil général et le Conseil régional. Après ce scrutin, la création de l’Assemblée de Guyane était prévue pour le 1er janvier 2016. C'est l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale unique de Guyane (CTG), présidée par Rodolphe Alexandre (DVG) qui fut exclu du PS de Guyane et battit Christiane Taubira aux Régionales de 2010. Lors du référendum de 2010 sur le passage de la Guyane à un statut de collectivité d'outre-mer, bien que critique du caractère flou du projet, cette ministre PRG de Hollande appella à voter "Oui". Cette militante indépendantiste devenue députée de Guyane retournait donc ainsi à ses amours de jeunesse.

mercredi 19 août 2015

Un gendarme blessé par balle en Nouvelle Calédonie

Un départ de feu à Saint-Louis dégénère en tir à balles

Un gendarme a été blessé par balle 
en banlieue de Nouméa (Nouvelle-Calédonie)

Les forces de l'ordre étaient intervenues lundi vers 21h30 pour éteindre un début d'incendie en bordure de route dans la commune du Mont-Dore, à proximité de Saint-Louis, raconte Les Nouvelles calédoniennes. "Un coup de feu a été tiré directement en direction du véhicule. La balle l'a traversé et un gendarme a été blessé", explique la procureure de la République, Claire Lanet sur Nouvelle Calédonie Première.
Si ses jours ne sont pas en danger, le militaire a toutefois été transféré vers le CHT Gaston-Bourret."Son pronostic vital n'est pas engagé", précise la procureure qui qualifie ces faits d' "inacceptables" et annonce qu'une procédure judiciaire a été ouverte.

L’exportation vers la Chine divise la Nouvelle-Calédonie
 
Depuis 13 jours, un conflit oppose en effet les rouleurs (camionneurs) et les mineurs indépendants au gouvernement à propos de l’ouverture d’un canal d’exportation de minerai de nickel à faible teneur vers la Chine.
 
Le Comité du commerce extérieur minier (CCEM) et le Groupe de travail des présidents et signataires de l’accord de Nouméa (GTPS) ont tour à tour refusé d’octroyer des autorisations d’ex­portation vers la Chine, au motif qu’elles contrevenaient au schéma minier voté en 2009.
Des barrages filtrants sont régulièrement installés. L’entrée du Mont-Dore a particulièrement été perturbée par ces actions.

Problèmes de concurrence avec les pays à bas coût de main d'oeuvre

L’australien Queensland Nickel (QNI) a durci les conditions des contrats proposés aux mineurs calédoniens tout en maintenant les volumes. Dans le même temps, il a augmenté ses approvisionnements aux Philippines, où le minerai est moins cher. Les exportations calédoniennes de latérites vers l’Australie sont de l’ordre de 2 à 2,5 millions de tonnes par an. Elles représentent un chiffre d’affaires annuel d’environ 6 milliards de francs CFP (50 millions d’euros) et un millier d’em­plois. 

Pour diversifier leurs débouchés, les mineurs calédoniens veulent donc se tourner vers la Chine, à l’exemple de la SLN, qui souhaite vendre 350.000 tonnes de minerai pauvre à Tsingshan, premier producteur mondial d’acier inoxydable. "Les rouleurs ont raison de craindre une baisse d’activité liée à la fragilité de QNI, aux conditions imposées à ses fournisseurs qui les obligent à travailler à perte, au manque d’alternatives commerciales, à la baisse du prix du nickel et aux difficultés financières touchant la plupart des sociétés du secteur ", explique Louis Ballande, le président de la Société des Mines de la Tontouta.
 
" Nous ne voulons pas mourir", clament les banderoles accrochées aux camions, exprimant la détresse des sous-traitants - comme les éleveurs hexagonaux des filières du porc et du lait - acheminent le minerai de la mine au bord de mer et sont payés au voyage, quel que soit le type de minerai transporté.

Le président du gouvernement, Philippe Germain, refuse de céder à la pression. "Il faut garder le minerai pour les clients traditionnels que sont le Japon et l’Australie ainsi que les usines détenues par des intérêts calédoniens", comme celle de Gwangyang, co­-entreprise du coréen Posco et de la SMSP gérée par les indépendantistes de la Province Nord, dit-il. Le chef de l’exécutif propose d’examiner la question des exportations vers la Chine dans le cadre des discussions pour l’établissement d’une "doctrine pays", prévues en 2015 et 2016



lundi 23 juillet 2012

Rafle du Vél'd'Hiv : les propos de Hollande scandalisent

Henri Guaino dénonce l'injustice de Hollande


Hollande méprise la France libre,
comme la Résistance intérieure ou extérieure (
TchadCameroun françaisCongo, Oubangui-Chari"Comptoirs de l'Inde" et Nouvelle-Calédonie) 


"Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé lundi le député UMP.
Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, s'est déclaré lundi "scandalisé" après les propos de François Hollande selon lequel la rafle du Vél'd'Hiv avait été commise "par la France", le député UMP soulignant que   "Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé le député, visiblement ulcéré, sur BFMTV et RMC. Les déclarations de François Hollande "personnellement me scandalisent", a-t-il ajouté.

"Nous devons aux martyrs juifs du vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a 70 ans" et "la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France", a affirmé dimanche le chef de l'État, à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle de juillet 1942. 
François Hollande, "bien qu'il soit président de la République, n'a pas à parler en mon nom, n'a pas à parler au nom de la France que j'aime, de la France qui est ma France", a poursuivi Henri Guaino. Et celle-ci, "elle était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis", a-t-il souligné.

La France de Vichy, "ce n'est pas ma France"

"Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vél'd'Hiv est une abomination. C'est une horreur. (...) Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela ?" a relevé le député. 
"La France, la patrie des droits de l'homme, la France libre, la France combattante et résistante, (ceux) qui sont morts au Vercors, qui sont morts aux Glières, est-ce que c'est les respecter, est-ce que c'est leur rendre l'hommage qu'on leur doit ?" s'est indigné Henri Guaino. Avant de conclure : "Peut-être que M. Hollande se sent plus proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice ? Ce n'est pas ma France."

Pour sa part sur Europe 1? La députée européenne UMP et ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a rappelé que "tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie" qu'a été la rafle. 

"Moi, je m'associe à ces déclarations. Je dis simplement attention. Tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie. Il faut aussi le rappeler", a souligné la maire du 7e arrondissement de Paris.

vendredi 3 juin 2011

La bi-nationalité, une quasi-spécificité française en Europe

La bi-nationalité, c'est en France et non pas en l'Allemagne

La double nationalité, ou bi-nationalité, cas le plus fréquent de la « multinationalité », est le fait de posséder deux nationalités en même temps. Avec les droits (et devoirs ?) afférents à chacune.

La Belgique accepte la double nationalité. La législation belge a été modifiée en 2008 et les Belges qui acquièrent la nationalité de l'un des dix pays faisant partie de la Convention de Strasbourg du Conseil de l'Europe du 6 mai 1963 ne perdent plus la nationalité belge. Ces pays étaient : l'Autriche, le Danemark, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège et les Pays-Bas.
En Allemagne, depuis le 1er janvier 2000, tout enfant né sur le territoire allemand de parents étrangers eux-mêmes nés sur le sol allemand, ou arrivés à l’âge de 8 ans, est allemand à sa naissance. Mais la double nationalité est inenvisageable: l'acquisition de la nationalité allemande entraîne la perte de la nationalité d'origine (avec quelques exceptions).

Claude Goasguen veut limiter la binationalité

Le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité, le député UMP Claude Goasguen, estime qu'il faut limiter la binationalité ou en tout cas les droits politiques des binationaux , tel leur droit de vote.
Ainsi, les Français ne seraient pas "moins égaux" que les binationaux !
Dans un entretien paru lundi 9 mai dans La Croix, le député-maire d'arrondissement de Paris déclare:
"Il est certes impossible, comme le suggèrent certains extrémistes, de supprimer la binationalité, mais il faut la limiter", alors que la mission dont il est le rapporteur doit achever ses travaux d'ici à la fin mai après une ultime réunion.

Vers un recensement des binationaux ?
"Je souhaite que l'on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d'un registre des binationaux", explique-il.

"
En France aujourd'hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions", reconnaît-il.

"Je souhaite aussi qu'on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays
", précise-t-il.

Elle est interdite en Allemagne
Interrogé sur les conséquences concrètes pour les gens concernés, Claude Goasguen répond : "Cela veut dire qu'on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu'on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu'une personne puisse voter en France et dans un autre Etat. En procédant ainsi un binational se retrouverait en quelque sorte avec 'une nationalité et demie'".

Certains pays, comme l'Australie et la Bulgarie, interdisent à toute personne détentrice d'une deuxième nationalité le droit de se présenter à une élection législative (ou présidentielle, en Bulgarie).
En Nouvelle-Calédonie (collectivité française d'Outre mer), il le corps électoral est restreint aux « citoyens » calédoniens qui seuls sont électeurs au Congrès et au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
La gauche sera-t-elle hostile à l'application du principe démocratique: "une personne, un vote" ?

La meilleure solution: une convention internationale

A propos de l'affaire des quotas dans le football français, l'élu parisien juge que "le débat de la Fédération a dérapé sur ces questions de couleur de peau", qui "n'ont rien à voir" avec la nationalité, et que la polémique "vient polluer la réflexion de fond sur la binationalité qui devient un problème majeur non seulement en France mais dans tous les pays".

"Je pense qu'il faudra en arriver un jour à une convention internationale au niveau de l'Onu pour élaborer un droit commun de la nationalité", conclut-il.

La mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité en France, créée en octobre 2010 lors du débat sur le projet de loi sur l'immigration, est composée de 15 membres (8 UMP, 4 PS, 1 Nouveau Centre, 1 GDR et 1 non inscrit).
Elle est présidée par le député PS de l'Essonne Manuel Valls.
Le maire d'Evry s'est déclaré "totalement opposé à une remise en cause de la binationalité" réclamée par la présidente du Front national Marine Le Pen. Bientôt la bi-nationalité tibétaine en Chine et un jour en Palestine ?

Qui sont-ils ?

Les bi-nationaux notoires ne sont pas tous footballeurs !

Mais lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu'ils avaient porté le maillot de l'équipe de France en sélection de jeunes. Ces "binationaux" sont nés et ont grandi dans l'Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d'origine de leurs parents.
Le fils basketteur de Yannick Noah, citoyen du monde, cumule trois nationalités: par son père, par sa mère et par son employeur américain. Cool !
En politique, Joly Eva est accessoirement française, puisque norvégienne de naissance. Mais c'est en France qu'elle veut être présidente de la République...

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour le 3 juin 2011:

"Z comme Zemmour" du 3 juin 2011 par rtl-fr

Henri Guaino juge que la question "mérite d'être débattue"

Le conseiller spécial du président s'est exprimé, alors que Marine Le Pen demande aux députés de proscrire la binationalité.
"Est-ce que c'est vraiment l'urgence du moment ou est-ce que, au contraire, l'urgence du moment c'est précisément la moralisation du capitalisme, le chômage, le rapport à l'argent ? J'ai tendance à penser qu'il y a dans l'immédiat des points plus importants et que, peut-être même, ouvrir ce débat dans le climat actuel n'est pas forcément la meilleure des choses", a poursuivi la "plume" de Nicolas Sarkozy.

"Sur le fond, c'est une question qui mérite légitimement d'être posée", a ajouté le conseiller du Chef de l'Etat.
Mme Le Pen a écrit aux 577 députés pour leur demander d'abroger la possibilité d'avoir une double nationalité, française et étrangère, qu'elle juge être une "atteinte à la cohésion républicaine". Un certain nombre de députés UMP, notamment au sein du collectif de La Droite populaire(courant nationaliste et identitaire), réclament aussi l'abrogation de la binationalité.