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mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ans, au gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


jeudi 23 mai 2013

Charles Hernu, ancien ministre de Mitterrand, a-t-il servi le régime de Vichy jusqu'au bout ?

Après Mitterrand, Charles Hernu, traité de collabo, preuves à l'appui

L'hebdomadaire Le Point fait état d'une accusation
de "Franc-Maçonnerie Magazine", ce jeudi
Le journaliste Jean-Moïse Braitberg a enquêté et retrouvé des témoins de l'époque et les procès-verbaux qui attestent du passé trouble de Charles Hernu.
Le député-maire socialiste de Villeurbanne, décédé en 1990, était franc-maçon. Ce sont ses frères qui les premiers l'ont sommé en vain de s'expliquer. sur le passé collaborationniste de Hernu avant qu'il ne soit évoqué par les media et historiens. L'Idiot international de Jean-Edern Hallier ou encore L'Événement du jeudi de Jean-François Kahn s'en étaient déjà fait l'écho. 

Mais,  à l'appui de ces affirmations, Franc-Maçonnerie Magazine publie cette semaine des documents inédits, à commencer par le procès-verbal de l'interrogatoire de l'ancien ministre dans sa prison de Grenoble où il est incarcéré à la Libération. 

Propagande ouvrière 

Selon le récit du magazine, Eugène Charles Hernu, âgé de 20 ans en 1943, est
appelé à servir dans les chantiers de jeunesse créés par Vichy qui remplacent le service militaire. 
Au printemps 1944, il est réformé et rejoint le service de la propagande ouvrière à Lyon, dépendant de l'information sociale. Dans sa thèse sur la propagande sous Vichy, l'ancien patron du journal Le Parisien, Philippe Amaury, écrit : "La propagande ouvrière est la plus dynamique et la mieux organisée. (...) Il s'agit de rallier les ouvriers à la Révolution nationale, à la charte du travail, de leur faire accepter la relève et le STO. (...) Les cadres du mouvement sont regroupés dans les Ouvriers de la Révolution nationale, dont le secrétaire général est Félix Fossat. (...) En juin 1942, la propagande ouvrière est placée sous la responsabilité directe de Laval et devient une direction du ministère de l'Information. Le service comprend des délégués régionaux et départementaux." 
Après un stage en avril 1944 à l'École des cadres de Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, Hernu est nommé délégué départemental à l'information sociale pour le département de l'Isère. À Grenoble, sa mission est la suivante : "Le délégué a pour mission de briser l'hostilité contre la relève et contribuer au climat de collaboration franco-allemande... en faisant comprendre le caractère européen de la lutte menée par l'Allemagne contre le bolchevisme. (... ) Le principal but de l'information ouvrière est de dresser entre les communistes et les travailleurs une digue solide et de ramener les ouvriers à la Révolution nationale." 
Le délégué est titulaire d'une carte qui porte la mention "Je déclare n'être ni juif, ni franc-maçon, ni communiste et m'engage à servir de toute ma ferveur l'oeuvre du Maréchal". 

À partir de 1943,
une commission de propagande pour le STO est formée au ministère de l'Information. 
Elle comprend des représentants des services allemands et des ministères français. "Chaque mois, les délégués départementaux étaient réunis à Vichy pour faire le point au cours d'une journée de formation et de débat." Hernu s'y rendra jusqu'en juillet 1944. 

Collabo zélé ? 
Charles Hernu, ministre de la Défense

(1981-85) de François Mitterrand
"Fin mai 1944, les carottes sont cuites pour la politique de collaboration" écrit Braitberg. Le 4 mai, le général de Gaulle a signé le décret décernant la croix de la Libération à la ville de Grenoble. "Mais, plutôt que de s'engager dans la Résistance ou de rejoindre le maquis à l'instar de nombreux garçons parfois plus jeunes que lui, le zélé délégué à l'information continue à travailler en étroite collaboration avec la préfecture de l'Isère qui, sous les ordres de Philippe Frantz, mène une politique de répression impitoyable contre les maquis de l'Isère. Ce qui vaudra à ce préfet de 33 ans d'être exécuté par les FFI. À la suite de cette exécution, Hernu écrit à son chef, l'ancien communiste Félix Fossat, une lettre indignée, demandant que soit accrue la répression contre la Résistance." 
Charles Hernu sera incarcéré à la Libération. 
Non pas, comme il l'a prétendu, en raison de rumeurs anonymes sur son action durant l'Occupation mais à la suite de ses activités de délégué départemental à l'information sociale. 
En outre, il fait alors l'objet d'une plainte d'un commerçant juif qui l'accuse de l'avoir exproprié de son magasin. Des faits que Charles Hernu nie, reconnaissant au passage sa fonction de délégué départemental à l'information sociale, comme l'atteste cet extrait du P-V d'interrogatoire publié par le magazine : "Je suis arrivé à Grenoble fin mai 1944. (...) Le but de ma venue à Grenoble était d'exercer les fonctions de délégué départemental à l'information sociale. (...) je n'ai jamais eu en ma possession les clefs du local en question, dans lequel je n'ai jamais pénétré. Dans ces conditions, si M. Wolberg, fourreur, a été victime de vols, ce que j'ignore, ils ne peuvent m'être imputables."

Charles Hernu, espion ?


Lionel Jospin, Premier ministre en 1998, a levé le secret défense sur "l'affaire Hernu", verrouillée depuis huit ans dans les coffres de la DST, et le juge parisien Jean-Paul Valat a consulté, dans les locaux de la DST (le contre-espionnage français), le "dossier Hernu", l'ancien ministre de la Défense socialiste suspecté d'avoir dans sa jeunesse joué l'agent des pays de l'Est.  Dans une lettre datée du 30 juillet, selon l'Express, Lionel Jospin a autorisé le magistrat  afin de juger sur pièces si Charles Hernu a été entre 1953 et 1963 un agent des services bulgares, voire soviétiques. 

Les ministères de l'Intérieur et de la Défense, deux fiefs maçons

Rue de Grenelle
, Vincent Peillon est très inspiré par les idées défendues dans les loges.
L'un de ses plus proches conseillers politiques, Marc Mancel, qui officie aux côtés de George Pau-Langevin, la ministre chargée de la Réussite éducative, serait membre du GO. Parmi d'autres "frères" influents à l'Éducation nationale, figure également l'ancien recteur Christian Forestier, qui fut directeur de cabinet de Jack Lang au ministère de 2000 à 2002. Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et membre du Haut Conseil de l'Éducation, il coprésidait le comité de pilotage des rythmes scolaires instauré par Luc Chatel et il a été nommé en juillet parmi les quatre animateurs de la concertation sur l'école par Vincent Peillon.

Place Beauvau, Manuel Valls est en phase avec une administration où l'appartenance aux loges est réputée pouvoir accélérer les carrières. "Sous l'Empire, 90 % des commissaires de police étaient maçons. Cette proportion a diminué pour atteindre environ 10 % aujourd'hui", estime Alain Bauer, criminologue de profession et coauteur de nombreux ouvrages sur la maçonnerie. Lorsque Nicolas Sarkozy dirigeait le ministère de l'Intérieur, il avait justement recours aux "lumières" du frère Bauer, nommé en 2003 président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance. Claude Guéant, considéré comme plus proche de la Grande Loge nationale française (GLNF), obédience spiritualiste, n'a pas dérogé à cette règle Place Beauvau, s'appuyant quand il le fallait sur les réseaux maçonniques, notamment au sein des syndicats de policiers et de la préfecture de police de Paris.
Manuel Valls, épaulé par son conseiller Yves Colmou, autre initié au GO, peut compter sur son passé maçonnique pour conforter son assise. "Il n'en a pas besoin pour asseoir son autorité politique", avance l'un de ses conseillers. Mais l'un de ses meilleurs amis, croisé naguère chez les jeunes rocardiens, demeure Alain Bauer, auprès de qui il continue de puiser régulièrement quelques conseils. La nomination de Renaud Vedel, ancien bras droit du préfet de police de Paris Michel Gaudin, comme directeur adjoint de cabinet de Valls, ne serait pas sans rapport avec l'appui dont il a bénéficié de la part de Bauer. Ce dernier, en expert, résume: "La franc-maçonnerie a peu de pouvoir réel ; en revanche, elle a une grosse capacité de résistance. Elle peut faire échouer à peu près tout!"

Le climat est similaire au ministère de la Défense, où les obédiences se livrent, traditionnellement, à des bagarres de prés carrés. 
"Difficile de nier l'influence maçonnique à l'hôtel de Brienne, siège du ministère", confirme l'initié Patrice Hernu, fils de l'ancien ministre de Mitterrand. L'arrivée de Jean-Yves Le Drian et de son directeur de cabinet Cédric Léwandowski, deux frères, au ministère a fait jaser dans les loges. Cédric Léwandowski possède un réseau étendu, constitué au fil de sa carrière: il a, entre autres, travaillé comme conseiller au groupe socialiste à l'Assemblée, chargé de mission auprès du frère député Christian Pierret, chef de cabinet du frère Jean-Jacques Queyranne à la mairie de Bron, assistant parlementaire puis collaborateur du ministre de la Défense Alain Richard, chef de cabinet du président d'EDF, le frère François Roussely, et membre du groupe de réflexion sur la recherche stratégique piloté en 2007 par le frère Alain Bauer. Un CV très maçonnique - que l'intéressé ne commente pas - qui explique en partie sa nomination comme bras droit de Jean-Yves Le Drian !

Charles Hernu, ministre de la Défense, a dû démissionner en 1985, et se consacrer exclusivement à la mairie de Villeurbanne, après avoir finalement endossé l’ordre de faire exploser en 1985 le bateau Rainbow Warrior dans laquelle est impliqué Gérard Royal, un frère de l'ex-concubine du Président Hollande, pour ne pas gêner les essais nucléaires français dans le Pacifique, un photographe ayant été tué dans l’explosion. 



Le sénateur-maire PS, Gilbert Chabroux, n'a-t-il pas été mal inspiré de donner
le nom de son prédécesseur Charles Hernu à la place des Charpennes et à une station de métro de Villeurbanne ?

jeudi 3 janvier 2013

Paris: la passivité du PS excite les sans-papiers lillois

Manifestation de Ch'tits au siège de PS parisien


Des manifestants réclament la régularisation de sans-papiers lillois 


Comité des sans-papiers 59 (ici en 2007)


Les clandestins se sont rassemblés jeudi dans la cour du siège du Parti Socialiste, dans le VIIe arrondissement de Paris, certains manifestants s'enchaînant aux grilles de la permanence.

Une délégation a été reçue au Cabinet du premier secrétaire désigné.
Jean-Philippe-Harlem Désir n'était pas "au travail" et bien qu'il n'ait pas remonté les manches comme promis au gouvernement, il s'est fait excuser "par courtoisie et par respect", a-t-on commenté sans vergogne au PS.

"Les situations individuelles seront étudiées par le ministère de l'Intérieur. Il n'appartient pas au PS de se prononcer sur le fond", a éludé ..."Solférino".

Le Cabinet de Harlem pallie l'absence de Désir

Il "s'est engagé à remonter les informations au ministre de l'Intérieur pour que la question de la grève de la faim à Lille soit soldée"Un représentant des manifestants a déclaré de son côté que .

Toute affaire cessante, "les soixante dossiers seront étudiés dès demain. Même si l'engagement n'est que verbal, nous considérons qu'il est ferme", a estimé Anzzoumane Sissoko, porte-parole de la Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM).

Les huit personnes enchaînées se sont détachées après avoir pris connaissance du compte-rendu de ce porte-parole.

L'avatar parisien d'une grève de la faim d'illégaux à Lille

Les manifestants disent agir en soutien à une cinquantaine de personnes qui disent avoir entamé à Lille une grève de la faim depuis début novembre, sont arrivés à la mi-journée dans la cour de l'hôtel particulier à deux cours et porte cochère, construit à la fin du XIXe siècle servant de siège au PS au n°10.Sous l’Occupation, c’est au n° 10 Rue de Solférino que s’installa le ministère de l’Information chargé de la propagande du régime de Vichy, symbole de la Collaboration.

À la Libération, le 10 rue de Solférino fut réquisitionné au bénéfice de la CGT-FO. Entre la CGT et FO, les enseignants choisirent l’autonomie. C’est donc la Fédération de l’Éducation Nationale (F.E.N.) et ses syndicats qui héritèrent de l’essentiel des locaux, mais il subsistait des syndicats FO et aussi les retraités CGT.
Siège du Parti socialiste,
10, rue de Solférino,

Paris VIIe

Trop à l’étroit, le SNI (instituteurs), puis la FEN et le SNES émigrèrent à l’extérieur et les locaux furent occupés par la M.G.E.N. C’est la Mutualité qui les céda au Parti socialiste.


Le PS a acheté l'hôtel particulier à la GMF 
(Garantie Mutuelle des Fonctionnaires, dont le premier président fut un ...directeur d'école) en 1980.


Ils ont pénétré dans la cour du bâtiment, mais ne sont pas parvenus à entrer dans le siège du parti. Une dizaine de personnes lançaient dans la cour des slogans comme "Valls a oublié les sans-papiers !" ou "Des papiers pour toutes les familles !".

Sous le regard d'une vingtaine de policiers en civil et en tenue, deux d'entre eux portaient une banderole sur laquelle était écrit "Faut-il mourir pour avoir des papiers ?".

26 mai 2012
La "gauche sociale" fait déchanter les illégaux

Les manifestants réclament le changement et accusent le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "mener la même politique que Sarkozy" en matière de régularisation et de reconduites à la frontière.

A Lille et à Paris, des manifestations ont déjà eu lieu en soutien aux sans-papiers lillois, qui avaient occupé une église, avant d'en être évacués et assurent être
en grève de la faim depuis près de deux mois.




samedi 20 octobre 2012

Valls appelle à la dénonciation des personnes tombées dans l'"islam sectaire"

Les islamistes le renvoient-ils aux heures les plus sombres de notre Histoire ?


D'après un article du Huffington Post consacré au terrorisme islamiste


Un appel à la dénonciation lancé Manuel Valls dans un entretien publié par Paris Match mardi 9 octobre. 

Dans cet entretien [...], dont des extraits ont été dévoilés sur le site internet du magazine , le ministre de l'Intérieur appelle les Français à se mobiliser et à alerter la police lorsqu’ils sont témoins de dérives vers un "islam sectaire".
"La prévention du terrorisme passe aussi, avez-vous dit, par la mobilisation des Français. Qu’entendez-vous par 'mobilisation'? Des dénonciations ?", demande Paris Match au ministre, qui répond : "Je suis frappé d’entendre depuis quelques jours, dans les médias, nombre de témoignages de personnes qui parlent de proches, tombés dans cet islam sectaire. Donc, oui, j’en appelle à la responsabilité des parents et des citoyens". 
Dénonciation qualifiée de "témoignage":  citoyen  ?

Le "changement maintenant"
frappe la  sémantique:
les mots dans la bouche des socialistes
n'ont plus le même sens !...
 "L’appel à la dénonciation, cela peut aussi amener à certaines dérives…", s'inquiète Paris Match . "C’est évident, mais le témoignage sous le contrôle de la loi ou du juge peut être précieux", se justifie Manuel Valls.
Ou Juifs ?
Valls protège Charlie Hebdo
Dans ce même entretien,
le ministre cite en exemple une femme qui a dénoncé son frère à la police en septembre dernier.
Celui-ci prévoyait de se rendre à Paris pour "égorger tout ceux qu'il allait croiser"  dans les locaux de Charlie Hebdo, à la suite de la publication par le magazine des caricatures insultantes de Mahomet. "Une sœur a essayé de protéger son jeune frère pour l’empêcher de passer à l’acte. Elle a alors alerté la police qui a pu l’interpeller et, sans doute, éviter le pire", justifie Manuel Valls.
Onze personnes, dont près de la moitié interpellées à Cannes, restaient en garde à vue lundi matin, deux jours après un vaste coup de filet dans la mouvance islamiste radicale. Manuel Valls avait évoqué d'autres arrestations. Qui tardent...

La faute aux Français qui ne sont pas de "bons" citoyens ? 

Le ministre de l'Intérieur est-il sous influence ? 
Patrick Buisson, sors de ce corps ?

lundi 23 juillet 2012

Rafle du Vél'd'Hiv : les propos de Hollande scandalisent

Henri Guaino dénonce l'injustice de Hollande


Hollande méprise la France libre,
comme la Résistance intérieure ou extérieure (
Tchad, Cameroun français, Congo, Oubangui-Chari, "Comptoirs de l'Inde" et Nouvelle-Calédonie) 


"Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé lundi le député UMP.
Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, s'est déclaré lundi "scandalisé" après les propos de François Hollande selon lequel la rafle du Vél'd'Hiv avait été commise "par la France", le député UMP soulignant que   "Ma France, elle n'était pas à Vichy, elle était à Londres depuis le 18 juin", a lancé le député, visiblement ulcéré, sur BFMTV et RMC. Les déclarations de François Hollande "personnellement me scandalisent", a-t-il ajouté.

"Nous devons aux martyrs juifs du vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a 70 ans" et "la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France", a affirmé dimanche le chef de l'État, à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle de juillet 1942. 
François Hollande, "bien qu'il soit président de la République, n'a pas à parler en mon nom, n'a pas à parler au nom de la France que j'aime, de la France qui est ma France", a poursuivi Henri Guaino. Et celle-ci, "elle était à Londres, elle était avec la France libre, elle était dans les maquis", a-t-il souligné.

La France de Vichy, "ce n'est pas ma France"

"Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vél'd'Hiv est une abomination. C'est une horreur. (...) Mais la France, qu'est-ce qu'elle a à voir avec cela ?" a relevé le député. 
"La France, la patrie des droits de l'homme, la France libre, la France combattante et résistante, (ceux) qui sont morts au Vercors, qui sont morts aux Glières, est-ce que c'est les respecter, est-ce que c'est leur rendre l'hommage qu'on leur doit ?" s'est indigné Henri Guaino. Avant de conclure : "Peut-être que M. Hollande se sent plus proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l'armistice ? Ce n'est pas ma France."

Pour sa part sur Europe 1? La députée européenne UMP et ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a rappelé que "tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie" qu'a été la rafle. 

"Moi, je m'associe à ces déclarations. Je dis simplement attention. Tous les Français n'ont pas été complices de cette barbarie. Il faut aussi le rappeler", a souligné la maire du 7e arrondissement de Paris.

mercredi 27 juin 2012

Les " collabos" étaient aussi d'extrême gauche

Comment peut-on être assez ignorant pour croire encore que les “collabos” venaient tous de l’extrême-droite et les résistants de la gauche ?




Staline et Ribbentrop 

lors de la signature
du pacte germano-soviétique, 
au Kremlin à Moscou





Des rappels historiques s'imposent
" L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration ", c'est ainsi que Thierry Solère, député de l’UMP, a voulu distinguer l'extrême-droite de l'extrême gauche. Stéphane Courtois lui rappelle donc quelques petits faits historiques...
Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les débats internes de l’UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la déclaration de M. Thierry Solère, député de l’UMP qui vient de déclarer : " L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration. " Déclaration qui laisse pantois l’historien spécialiste de la période de la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d’un député appartenant à un parti réputé " gaulliste " et donc, en principe, concerné par l’histoire de l’occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.
M. Solère semble ignorer qu’en 1939, l’extrême gauche alors représentée par le Parti communiste fut interdite dès le 26 septembre 1939 par le gouvernement de la République dirigé par un chef du Front populaire — M. Daladier — pour avoir approuvé l’alliance entre Hitler et Staline, conclue le 23 août 1939 (le Pacte germano-soviétique) et qui aboutit, le 1erseptembre, à l’attaque allemande contre la Pologne et surtout, le 17 septembre, à l’invasion de la Pologne par l’URSS.
M. Solère semble ignorer que le 1er octobre 1939, Jacques Duclos, dirigeant du PCF, diffusa une lettre ouverte invitant le gouvernement à engager d’urgence des négociations de paix avec l’Allemagne nazie, avec qui la France était en guerre depuis le 2 septembre, ce qui entraîna la condamnation de 44 députés communistes en mars 1940. (L'Appel du 10 juillet 1940 souvent présenté comme l'engagement précoce du PCF dans la Résistance, pour cette seule phrase : "Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves " n'appelle pas à aucun moment à la résistance contre les Allemands)
M. Solère semble ignorer que dans la nuit du 3 au 4 octobre 1939, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, fut enlevé à son régiment par un commando de l’Internationale communiste et, sous passeport soviétique, passa en URSS où il demeura de 1939 à 1944. Pour cette désertion en temps de guerre il fut condamné par contumace et déchu de la nationalité française.
M. Solère semble ignorer que le 18 juin 1940 — au moment même où le général de Gaulle lançait son premier appel à la résistance —, un dirigeant du PCF, sur ordre de Moscou et sous l’autorité de Duclos, prenait contact avec les services allemands, installés place de l’Opéra à Paris depuis deux jours, et engageait avec Otto Abetz, le représentant de Hitler à Paris, une négociation politique qui dura jusqu’à la mi-août.
M. Solère semble ignorer que si le PCF critiqua violemment le régime de Vichy, il n’est entré dans la résistance active à l’occupant qu’en juin 1941. Tout ceci n’enlève rien aux sacrifices des militants communistes entre 1941 et 1944, mais l’extrême gauche communiste a été largement absente du combat contre l’Allemagne nazie entre septembre 1939 et juin 1941.
M. Solère semble ignorer que de très nombreux hommes politiques de gauche — radicaux, socialistes — ont voté les pleins pouvoirs à Pétain et ont participé à son Conseil national, quand ils n’ont pas été des collaborationnistes actifs, en particuliers ceux qu’on appelait les néo-socialistes (Déat, etc.).
Enfin, M. Solère utilise une expression — " l’extrême droite " — qui ne signifie rien. Que dire de tous ces premiers résistants qui étaient des monarchistes de l’Action française — Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, De Vawrin le chef du BCRA (le service secret gaulliste), le fameux colonel Rémy premier agent du général de Gaulle en France occupée —, voire issus de la mouvance de la Cagoule — Guillain de Bénouville, chef du mouvement Combat, François Mitterrand ? Avec la défaite et l’occupation, " l’extrême droite " a éclaté en plusieurs courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de Vichy bientôt engagé dans la collaboration, et les troisièmes entrant tête baissée dans la Résistance par nationalisme et détestation de l’Allemagne pangermanique. Le général de Gaulle lui-même était un conservateur catholique et nationaliste, violemment critiqué pour cela, encore en juin 1941, par les communistes français : c’est pourtant lui qui a lancé le cri de ralliement initial et a dirigé de main de maître le combat pour que la France retrouve sa place de nation indépendante à la Libération.
De grâce, Monsieur le Député, faites preuve d’un peu plus de culture historique avant de lancer des anathèmes.


Source Atlantico (Stéphane Courtois est un historien et universitaire. Il est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes communistes.)

mercredi 25 avril 2012

Libération milite, ment et trompe lecteurs et électeurs

Le PS nie avoir envoyé ses troupes au Front


Nicolas Sarkozy a fustigé les media partisans devant les militants UMP


"Les Français ont pris la mesure du choix historique qu'ils ont à faire."
"Ils ont démenti toute les prédictions et déjoué tous les pronostics (...) Nous pouvons aborder le second tour avec confiance. J'appelle tous les Français qui mettent l'amour de la patrie au-dessus de toute considération partisane à s'unir et à me rejoindre", a-t-il déclaré à la Mutualité: .
Une partie du centre,  proche de François Bayrou (MoDem, 9,14%), s'est déjà déterminée, en la personne des sénateurs François Zocchetto et Jean Arthuis.

S'exprimant d'abord depuis Tulles, le député-candidat Hollande a aussitôt polémiqué avec bien peu de dignité

"Le premier tour représente une sanction du quinquennat qui s'achève et un désaveu du candidat sortant, dont le discours tout au long de ces derniers mois a fait le jeu de l'extrême-droite." (...) Mais,  déjà, le candidat arrivé en pole position se montré ambigü: " Je deviens le candidat de toutes les forces qui veulent clore une page et en ouvrir une autre." Il n'avait pas encore franchement le courage de ses intentions frontistes.

Alors qu'il accuse le président-sortant d'aller à la chasse aux voix sur les terres du FN, le candidat de la gauche est pourtant allé mardi après-midi à la pêche aux voix frontistes à Laon, puis à Hirson dans l'Aisne, département qui a placé Marine Le Pen en deuxième position au premier tour

Il comptait s'y montrer "attentif" aux "votes de souffrance".  Interrogé par les journalistes sur le vote FN de dimanche dernier, il a souhaité que "ces électeurs qui ont pu aller dans cette direction puissent comprendre que l'intérêt du pays, leur intérêt personnel, c'est de faire le changement". Interrogé par les journalistes sur le vote FN de dimanche dernier, il a souhaité que "ces électeurs qui ont pu aller dans cette direction puissent comprendre que l'intérêt du pays, leur intérêt personnel, c'est de faire le changement".
Les malades frontistes en fin de vie que Hollande place d'office en soins palliatifs se portent pourtant comme des charmes avec 18,27%, à la différence de la septuagénaire bi-nationale de l'espèce des altermondialistes qui a subi un tsunami et qui avec 2,26% est menacée de disparition. 

Le candidat PS tente donc lui aussi de séduire les électeurs du FN, mais sépare le bon grain de l'ivraie. Désireux de cliver le FN et de se prévaloir ensuite du lot des "bons", il fait une distinction entre ceux qui par leur vote du premier tour ont exprimé une "très grande révolte" et non "pas un vote d'extrême droite" et les autres, comme il l'a expliqué mercredi au Midi Libre. 
Et le candidat socialiste de s'enhardir : "C'est ma responsabilité de m'adresser tout de suite à ces électeurs qui n'adhèrent pas forcément aux idées du FN, l'obsession de l'immigration en particulier, mais qui expriment, avant tout, une colère sociale".
Même Marie-sEGOl'haine Royal est envoyée au Front
La sexagénaire a repris du service avec également pour mission de tenter de séduire les électeurs du Front national, "les victimes de la crise". Elle s'adresse à eux au JT de France 3, le 23 avril aussi, à Public Sénat le lendemain, et encore sur France Inter, ce mardi. Elle  évoque des formes d'insécurité "tant dans la rue qu'au niveau de l'emploi avec la précarité. Le rentre-dedans de la battue de 2007 fait craindre un recul sur certains points du programme, comme le droit de vote des étrangers.

Le Front de gauche dénonce déja les "danses du ventre" du PS devant le FN et regrette notamment que l'amère Royal ait déclaré (avant d'être recadrée) que cet engagement ne soit plus "une priorité".   

Il faudrait également citer Arnaud Montebourg.
"Elle apporte certes sa pierre à l'édifice, mais elle n'est pas la seule, nuance Frédéric Dabi, le sondeur de l'IFOP qui remarque: "Arnaud Montebourg, lors de la primaire d'octobre 2011, avait obtenu un score supérieur à sa moyenne nationale dans les zones du nord-est, bastion des classes populaires." Des régions où le vote FN est traditionnellement élevé.   

Il se trouve pourtant une partie de la presse aux ordres du PS pour nier les appels du pied du PS.

 
Libération manipule l'opinion par une désinformation grossière 


Le secrétaire général de l'UMP a dénoncé mercredi la désinformation du journal Libération qui a  travesti  les propos de Nicolas Sarkozy sur le FN de façon "malhonnête".
Jean-François Copé souligne que parler aux électeurs FN ne signifie pas faire alliance avec lui.
Libération publie en outre une photo en noir et blanc de Nicolas Sarkozy en une avec la citation suivante: " Le Pen est compatible avec la République ". Signé: "Nicolas Sarkozy, 24 avril 2012". Dans ce communiqué, Jean-François Copé "dénonce avec la plus grande force la tentative grossière, malhonnête et inacceptable de désinformation du journal Libération".
Il estime en effet qu'en interprétant les propos de Nicolas Sarkozy sur le FN et sur Marine Le Pen" le quotidien "montre son vrai visage, celui de l'organe de propagande officiel du PS".

VOIR et ENTENDRE le patron de l'UMP dénoncer une campagne de presse mensongère, avec une caricature du "politiquement correct" et exprimer son indignation de la manipulation de l'opinion par une certaine presse dite d'information:


De son côté, le ministre UMP, Xavier Bertrand, a stigmatisé mercredi l'engagement politique du journal Libération, ironisant:"autant l'imprimer en rose !"
Sur Canal +, le ministre du Travail a commenté la Une du jour du quotidien militant : une photo en noir et blanc du président-candidat avec la citation : "Le Pen est compatible avec la République", Nicolas Sarkozy, 24 avril 2012. " Rue de Solférino, ils n'ont plus besoin d'imprimer les tracts, Libération, ça suffit !", s'est exclamé Xavier Bertrand. "Il y a la Une, mais à l'intérieur, même les tracts du PS n'en font quasiment pas autant. C'est leur droit, mais autant afficher la couleur, autant l'imprimer en rose, ce sera beaucoup plus simple!", a lancé M. Bertrand. "A l'intérieur il y a des mensonges sur l'emploi, c'est du jamais vu", a observé l'élu de l'Aisne, puisque la déontologie professionnelle s'est abîmée au caniveau.


Libération indigne Renaud Revel dans L'Express

L'éthique journalistique d'Arnaud Revel n'a fait qu'un tour. Il écrit:

" Sèche, la réaction est venue de Jean-François Copé. Le secrétaire général de l’UMP a accusé, dans un communiqué le quotidien Libération de tordre de manière « malhonnête » la réalité des propos de Nicolas Sarkozy sur le FN, soulignant que parler aux électeurs FN ne signifie pas faire alliance avec lui.
C’est notamment cette photo en noir et blanc de Nicolas Sarkozy accompagnée de cette citation, - "Le Pen est compatible avec la République ". Signé: « Nicolas Sarkozy, 24 avril 2012″ – qui a mis le feu aux poudres. Dans son communiqué, Jean-François Copé « dénonce avec la plus grande force la tentative grossière, malhonnête et inacceptable de désinformation du journal Libération ». Il estime qu’en travestissant les propos de Nicolas Sarkozy sur le FN et sur Marine Le Pen » le quotidien « montre son vrai visage, celui de l’organe de propagande officiel du PS ».

Si Jean-François Copé est dans son rôle, Libération remplit-il le sien en renvoyant Nicolas Sarkozy, par le choix délibéré de cette photo, aux années 40 ? Peut-on en effet convoquer de la sorte l’Histoire et procéder à tous les amalgames en assimilant Nicolas Sarkozy aux heures sombres du pétainisme, puisque c’est de cela dont il s’agit?


 Libération a tort. L’hostilité au Front National mériterait sans aucun doute une analyse plus fine que ces raccourcis qui ont pour but d’assimiler le locataire de l’Elysée à une idéologie et à une période de notre histoire qui ne lui ressemble pas.

Cette photo est odieuse pour tout ce qu’elle semble vouloir symboliser et traduire : ce cliché suinte la haine et dégage des relents nauséeux. En appeler à l’Histoire de la collaboration et au régime de Vichy pour fustiger ce propos de Nicolas Sarkozy n’est pas simplement hors sujet: c’est verser dans l’ignominie. C’est tomber tout simplement dans des réflexes journalistiques à l’emporte-pièce qui n‘ont en l’occurrence rien de républicain. Cette photo me gêne, me dérange, m’insupporte : il y avait sans doute mieux à faire que placarder ce portrait d’un Nicolas Sarkozy en « Maréchal nous voilà »."

Beaucoup de bêtise, en somme, mais en pensant que ses lecteurs ne seront pas plus fins et critiques, Libération leur fait aussi injure. Une" injure juste", dirait l'amère Royal !
Enfin, en publiant leur surplément de haine, ces  journaux auront  probablement un effet contre-productif sur les électeurs du FN !