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mercredi 27 juin 2012

Les " collabos" étaient aussi d'extrême gauche

Comment peut-on être assez ignorant pour croire encore que les “collabos” venaient tous de l’extrême-droite et les résistants de la gauche ?




Staline et Ribbentrop 

lors de la signature
du pacte germano-soviétique, 
au Kremlin à Moscou





Des rappels historiques s'imposent
" L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration ", c'est ainsi que Thierry Solère, député de l’UMP, a voulu distinguer l'extrême-droite de l'extrême gauche. Stéphane Courtois lui rappelle donc quelques petits faits historiques...
Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les débats internes de l’UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la déclaration de M. Thierry Solère, député de l’UMP qui vient de déclarer : " L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration. " Déclaration qui laisse pantois l’historien spécialiste de la période de la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d’un député appartenant à un parti réputé " gaulliste " et donc, en principe, concerné par l’histoire de l’occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.
M. Solère semble ignorer qu’en 1939, l’extrême gauche alors représentée par le Parti communiste fut interdite dès le 26 septembre 1939 par le gouvernement de la République dirigé par un chef du Front populaire — M. Daladier — pour avoir approuvé l’alliance entre Hitler et Staline, conclue le 23 août 1939 (le Pacte germano-soviétique) et qui aboutit, le 1erseptembre, à l’attaque allemande contre la Pologne et surtout, le 17 septembre, à l’invasion de la Pologne par l’URSS.
M. Solère semble ignorer que le 1er octobre 1939, Jacques Duclos, dirigeant du PCF, diffusa une lettre ouverte invitant le gouvernement à engager d’urgence des négociations de paix avec l’Allemagne nazie, avec qui la France était en guerre depuis le 2 septembre, ce qui entraîna la condamnation de 44 députés communistes en mars 1940. (L'Appel du 10 juillet 1940 souvent présenté comme l'engagement précoce du PCF dans la Résistance, pour cette seule phrase : "Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d'esclaves " n'appelle pas à aucun moment à la résistance contre les Allemands)
M. Solère semble ignorer que dans la nuit du 3 au 4 octobre 1939, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, fut enlevé à son régiment par un commando de l’Internationale communiste et, sous passeport soviétique, passa en URSS où il demeura de 1939 à 1944. Pour cette désertion en temps de guerre il fut condamné par contumace et déchu de la nationalité française.
M. Solère semble ignorer que le 18 juin 1940 — au moment même où le général de Gaulle lançait son premier appel à la résistance —, un dirigeant du PCF, sur ordre de Moscou et sous l’autorité de Duclos, prenait contact avec les services allemands, installés place de l’Opéra à Paris depuis deux jours, et engageait avec Otto Abetz, le représentant de Hitler à Paris, une négociation politique qui dura jusqu’à la mi-août.
M. Solère semble ignorer que si le PCF critiqua violemment le régime de Vichy, il n’est entré dans la résistance active à l’occupant qu’en juin 1941. Tout ceci n’enlève rien aux sacrifices des militants communistes entre 1941 et 1944, mais l’extrême gauche communiste a été largement absente du combat contre l’Allemagne nazie entre septembre 1939 et juin 1941.
M. Solère semble ignorer que de très nombreux hommes politiques de gauche — radicaux, socialistes — ont voté les pleins pouvoirs à Pétain et ont participé à son Conseil national, quand ils n’ont pas été des collaborationnistes actifs, en particuliers ceux qu’on appelait les néo-socialistes (Déat, etc.).
Enfin, M. Solère utilise une expression — " l’extrême droite " — qui ne signifie rien. Que dire de tous ces premiers résistants qui étaient des monarchistes de l’Action française — Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, De Vawrin le chef du BCRA (le service secret gaulliste), le fameux colonel Rémy premier agent du général de Gaulle en France occupée —, voire issus de la mouvance de la Cagoule — Guillain de Bénouville, chef du mouvement Combat, François Mitterrand ? Avec la défaite et l’occupation, " l’extrême droite " a éclaté en plusieurs courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de Vichy bientôt engagé dans la collaboration, et les troisièmes entrant tête baissée dans la Résistance par nationalisme et détestation de l’Allemagne pangermanique. Le général de Gaulle lui-même était un conservateur catholique et nationaliste, violemment critiqué pour cela, encore en juin 1941, par les communistes français : c’est pourtant lui qui a lancé le cri de ralliement initial et a dirigé de main de maître le combat pour que la France retrouve sa place de nation indépendante à la Libération.
De grâce, Monsieur le Député, faites preuve d’un peu plus de culture historique avant de lancer des anathèmes.


Source Atlantico (Stéphane Courtois est un historien et universitaireIl est directeur de recherche au CNRS (Université de Paris X), professeur à l'Institut Catholique d'Études Supérieures (ICES) de La Roche-sur-Yon, spécialiste de l'histoire des mouvances et des régimes communistes.)

vendredi 19 février 2010

Cohn-Bendit dérape: "Le fréchisme, c'est du Mussolini"

Fascisme, nazisme,antisémitisme et socialisme

La maladie de Alzheimer a frappé la gauche vertueuse

Devoir de mémoire: Benito Mussolini

  • Mussolini, fondateur du fascisme
    À partir de 1938, le dictateur italien et son régime fasciste promulguent une série de décrets, dont l’ensemble porte le nom de lois raciales, qui introduisent des mesures de discrimination et de persécution à l’encontre des Juifs italiens.

    Edourad Daladier, chef du parti radical, est l'initiateur le 7 juin 1933 du « pacte à quatre », signé avec l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni, pour favoriser l'intégration de l'Allemagne au sein de la Société des Nations. Il est le signataire, en tant que président du Conseil, des accords de Munich en 1938.
    30 septembre 1938 – rencontre Daladier-Ribbentrop

  • Edouard Daladier participa plus tard au rassemblement de la gauche pour les élections (juin 1936), en permettant l'alliance du PCF, de la SFIO (ex-PS) et des Radicaux. Il devint ministre de la Défense nationale durant le gouvernement du Front populaire de 1936 à 1937.

    Mussolini et les « lois raciales » fascistes (septembre 1938)
    Secrétaire de fédération socialiste et collaborateur de la revue socialiste Soffitta en 1910, Mussolini fit voter un corps de lois raciales en Italie à partir de 1938, Lien Wikipedia

    La gauche recycle le fascisme, le nazisme et l'antisémitisme

    « Ce type, il a complètement dérapé ! »
    Il nous a habitué à des écarts de langage. Qui ? Frêche ou Cohn-Bendit ? Les deux !
    On savait que la gauche qui défile « tous ensemble » dans les rues se déteste et se déchire. La nouveauté des régionales 2010, c'est qu'ils se stigmatisent, alors que Désirdavenir Royal les exhorte à s'aimer les uns les autres. Sont-ils donc tous déphasés ?

    Antisémitisme et stalinisme

    Les insultes volent et la droite n'est donc pas l'unique cible.
    La peur de perdre ne serait-ce qu'une seule région et la crainte de n'en gagner aucune rendent le PS et Europe Ecologie fébriles. Leur vraie nature profonde affleure et transpire. Les débordements ne se compte plus. Les media associés font en effet de l'auto-censure militante à l'endroit des uns, tandis qu'ils revendiquent haut et fort leur droit à l'insolence vigilante et citoyenne à l'encontre des autres.

    Cohn-Bendit, c'est l'hôpital qui se fout de la charité

    => Soufflant et transpirant, il a invectivé le Président de la République française en plein Parlement européen, qualifiant son action de « minable ».

    => Débraillé, bavant et hors d'haleine, il s'en prend vertement à la majorité de la Commission européenne et se demande pourquoi Martin Schultz s'énerve... Au nom du groupe des Verts/ALE et avec sa courtoisie coutumière, Dany-le-rouge s'en est également pris, le 9 février 2010, à José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et à « la coalition des hypocrites ».
    Martin Schultz a eu droit à un tonitruant « Ta gueule ! » (à 5mn 23)
    VOIR et ENTENDRE l'anarchiste devenu altermondialiste avec Europe Ecologie:

    Dany Cohn-Bendit-Investiture de la Commission Barroso II
    envoyé par EurodeputesEE.

    Frêche vient tout juste de déclarer la tête du « mec » Fabius « pas très catholique »...
    Le baron socialiste de Languedoc-Roussillon nous assure que ce n'est pas insultant le moins du monde, pas plus que d'assimiler les Jeunes Pop aux « jeunesses hitlériennes », selon les termes d'un professeur d'histoire, Philippe Lavaud, maire socialiste d'Angoulême et proche de Sa Cynique Majesté Royal... L'amère de Melle ne demande pas pardon pour lui; il ne fait pas d'excuses et n'exprime pas même des regrets !

    Dany-le-Rouge repasse une couche «"Le fréchisme, c'est du Mussolini"
    Le nazisme est décidément un fond de commerce socialo-communiste qui ne connaît pas la crise. Les adversaires de la gauche reçoivent les stigmates du nazisme et sont en permanence insultés.

    Ce n'est pas « toujours les autres »
    Les discours de l'anarchiste altermondialiste et ses insultes redonnent vie au stalinisme antisémite.
  • Quoi qu'en dise Cohn-Bendit, la gauche n'est pas tranquille sur le sujet de nazisme
    Le Pacte germano-soviétique (ou Pacte Molotov-Ribbentrop) est le nom donné au Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Signé le 23 août 1939 avec l'Allemagne nazie, définissait en outre -et dans un protocole secret- une répartition des territoires séparant l'Allemagne et l'URSS.
    Ce pacte glorieux n'est qu'évoquée par l'Education nationale dans les livres scolaires officiels d'histoire validés par la FSU.
    Le soviétique Molotov serre la main du nazi Ribbentrop


  • La gauche n'est pas plus sereine sur la question de l'antisémitisme
    Certains souligneront d'ailleurs que c'est la même chose et tous ceux qui n'ont pas trouvé dans les livres scolaires la trace des pogroms staliniens s'indigneront. Pour en savoir plus de l'antisémitisme de Staline . Lien Wikipedia

    Caricature de l'allégeance du nazi Ribbentrop au soviétique Staline


    Après la Seconde Guerre mondiale, Staline tenta de récupérer à son profit les sentiments antisémites d’une partie importante des populations de l'URSS ainsi que du bloc de l'Est et, à la fin de sa vie, réactiva les théories du "complot juif".

    Les Grandes Purges soviétiques et les Juifs

    Les « Grandes Purges » désignent une période de répression politique antisémite massive

    En Union soviétique dans la seconde moitié des années 1930, alors qu'il est totalement dominé par Joseph Staline, le Parti communiste soviétique utilisa à grande échelle l'emprisonnement, la déportation et l'exécution pour éliminer ses opposants politiques réels ou supposés, dont des Juifs. Lien Wikipedia
    Cette politique calculée de meurtre collectif est aussi appelée « Grande Terreur ».
    L'Histoire aurait-elle donc été passée au kärcher ?

  • dimanche 15 mars 2009

    La majorité et le PS s'opposent sur la loi création et Internet

    Les pirates socialistes passent à l'abordage

    La ministre de la culture, Christine Albanel, a défendu devant les députés le 'réalisme' du projet de loi création et Internet, dont l'examen a commencé mercredi 11 mars à l'Assemblée Nationale. 'Il ne prétend pas éradiquer entièrement le phénomène de masse que constitue le piratage des oeuvres culturelles sur Internet, a assuré la ministre. Il a plutôt pour vocation de contribuer à une prise de conscience, à l'instauration chez les internautes d'un état d'esprit nouveau'. A 'l'économie parasite du piratage', elle a opposé 'un Internet civilisé'.
    'Vous avez un temps de retard', a estimé Patrick Bloche (PS, Paris), plaidant pour 'de nouveaux modes de financement de la création à l'ère numérique'.
    'La vraie vie est loin du protectionnisme de votre texte devenu furieusement ringard, a à son tour défendu Christian Paul (PS, Nièvre). Votre loi fait déjà partie de la longue traîne des lois aveugles.' Alors que les sénateurs socialistes avaient approuvé le texte du gouvernement, le PS a décidé de voter contre à l'Assemblée.
    'On vend aux artistes une illusion sécuritaire', a justifié M. Paul, défendant 'solennellement', au nom du groupe socialiste, 'l'idée d'une alliance libre de l'Internet et de la culture'.

    Les députés socialistes ont dénoncé 'une nouvelle ligne Maginot'
    La comparaison de ce belliciste socialiste est hardie ! Cette ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et l'Italie au cours des années 1920-1930, avait été voulue par Paul Painlevé.
    Ministre de la Guerre en mars 1917, Paul Painlevé devint président du Conseil en septembre et nomma alors Philippe Pétain commandant en chef des armées. ministre de la Guerre de 1925 à 1929 (avec une interruption de 3 semaines en juin 1926), sous Aristide Briand (Cartel des gauches), Édouard Herriot (parti radical) et Raymond Poincaré. Il fit voter la loi sur le service militaire obligatoire d'un an (1928) et ordonna les premiers travaux de la ligne Maginot.
    Aristide Briand, (1862 - 1932) était un homme politique et diplomate français qui a occupé de hautes fonctions au sein des gouvernements français successifs : onze fois président du Conseil et vingt fois ministre.
    Il est connu pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. En 1928, il poursuivit son rêve de paix par la sécurité collective (dont l'axe serait la Société des Nations, SDN) en signant avec l'Américain Kellogg un pacte qui voulait mettre la guerre hors-la-loi. Finalement, sa construction diplomatique fut un château de sable qui s'écroula sous les coups de butoir de …la crise économique de 1929, de la montée du nazisme et du communisme. Il avait déjà reçu…le Prix Nobel de la paix en 1926. Son pacifisme idéologique avait entravé la modernisation de l’armement français et facilité l’invasion nazie.

    -> Max Gallo le qualifie de « modèle le plus achevé de parlementaire français de la IIIe République », illustrant « l'incapacité de toute une classe politique à saisir la nouvelle donne qui change le jeu du monde ». Il pense que Briand, comme Pétain, était de ces hommes, nés sous le Second Empire, qui n'ont pas eu à « passer le témoin à des hommes » plus jeunes — morts dans les tranchées de 14-18 — et ils « tenaient encore la barre » dans les années 1930 et 1940. Finalement de « trop vieux capitaines pour une mer déchaînée. Elle les a engloutis.»

    -> D'autres personnalités ont partagé les positions pacifistes de Briand, même après l'arrivée au pouvoir d'Hitler (Briand est mort avant), et le réarmement de l'Allemagne : Léon Blum au moment de Munich exprime son « lâche soulagement », Marcel Déat clame qu'il ne veut pas « mourir pour Dantzig ». L'opinion publique française les suit : Édouard Daladier, signataire des accords de Munich, reçoit un triomphe à sa descente d'avion, alors qu'il pensait que la foule était là pour le lyncher.
    Patrick Bloche (1956), maire du XIe arrondissement de Paris, rapporteur de la loi sur le PACS dont il fut le coauteur avec Jean-Pierre Michel, est la dernière recrue de Martine Aubry qui en a fait le secrétaire national du PS aux media.
    Il accuse Christine Albanel d'arriver après la bataille de l'Internet. Pour couronner le sujet sur la ligne Maginot vue par Bloche et souligner la cohérence du foudre de guerre pacifiste, rappelons qu'en 1991, Bloche faisait partie des partisans socialistes de l'engagement de la France dans la Guerre du Golfe.