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dimanche 10 août 2014

URSS: la succession de Lénine

Staline écarte Trotski des obsèques,
puis le fait exiler et assassiner

Le 21 janvier 1924, Lénine, leader bolchevique s’éteint
 
Est-ce Staline ou Trotski qui va prendre sa place ?
La prise du pouvoir par Lénine avait donné naissance à la Russie soviétique, premier régime communiste de l'histoire. Il conduira à la création de l'URSS. 

Lénine et Staline a Gorki en 1922.
Lénine (à gauche) et Staline à Gorki en 1922
En 1917, après l'effondrement du tsarisme, les bolcheviks s'emparent du pouvoir en Russie lors de la Révolution d'Octobre. 
Au pouvoir, il usa -de façon revendiquée- de la Terreur afin de parvenir à ses fins politiques. Ainsi, Lénine est-il à l'origine de la Tchéka, police politique soviétique chargée de traquer et d'éliminer tous les ennemis du nouveau régime qu'il met en place. C'est lui qui instaure en 1919 un système de camps de travail forcé, qui précède le Goulag de l'époque stalinienne. C'est encore lui qui fait du nouveau régime une dictature à parti unique
Dès mars 1923, Lénine est définitivement écarté du jeu politique par la maladie ; il meurt en début d'année suivante. La succession de Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine, révolutionnaire, théoricien d'inspiration marxiste et homme d'État soviétique, s’annonçait délicate.
 
Staline, est un “homme d'acier” qui a fait ses études au séminaire orthodoxe de Tiflis jusqu’à l'âge de 20 ans. Mais, Trotski, principal acteur (ci-contre, à l'époque tsrariste), avec Lénine de la Révolution d'Octobre qui permet aux bolcheviks d'arriver au pouvoir, est le fondateur de l’armée rouge et de loin plus populaire. Il se montre partisan de mesures de Terreur et son action contribue à la victoire des bolcheviks et à la survie du régime soviétique. Dès lors et durant plusieurs années, il est  l'un des plus importants dirigeants de l'Internationale communiste et de l'URSS naissante.
Staline, déjà secrétaire général du parti bolchevique, ordonne de préparer des obsèques grandioses, dignes de l'Empire romain, desquelles Trotski sera absent. Il aurait pu être là si,  à un jour près, le télégramme de Staline ne l'avait pas sournoisement trompé sur la date des funérailles. Quand le fondateur de l’armée rouge reçoit à Tiflis l'annonce de la mort de Lénine, il s'informe aussitôt par télégramme de la date de la cérémonie. Staline lui répond qu'elle aura lieu le samedi et qu'il ne pourra donc revenir à temps et, que vu son état de santé, il ne doit pas changer ses projets et se rendre à son lieu de cure. Trotski resta donc à la chasse dans le Sud de la Russie. En réalité, les obsèques étaient fixées au dimanche.

Staline a mis au point le système des symboles de sa religion païenne

2009, à Saint-Petersbourg
Le mausolée de Lénine sur la place Rouge, sa divinisation, le Parti, appelé "l'ordre des chevaliers porteurs d'épée", une inquisition représentée par la police secrète, furent la concrétisation de sa réflexion. 
Ainsi se plaça-t-il lui-même au centre de l'iconostase politique, façonnant habilement la symbolique du dieu mort (Lénine), lui-même devenant le nouveau dieu vivant. Les historiens lui attribuent pourtant la responsabilité de la mort de plus de vingt millions de personnes.

Statue de Lénine décapitée dans la nuit 
du 8 au 9 décembre 2013 à Kotovsk  
Le 26 janvier 1924, au XIe congrès des Soviets, treize orateurs rendent hommage au défunt. Staline, secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique (1922-1952), parle le quatrième et son discours donne le ton. Il psalmodie un texte étrangement proche de la litanie utilisant les paroles et les rythmes propres à la liturgie orthodoxe. D’une voix faible, il s’exprime lentement car il sait évaluer les effets scéniques. Chaque mot, chaque geste laisse planer des doutes sur le sens secret de son discours qui revêt alors une signification tout à fait singulière, un sens caché, mystérieux, sinon magique.
AvantAu moyen d'intrigues et d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik et avec le soutien de la toute-puissante police politique, 
Après
Exemple de
censure stalinienne
Staline parvient à imposer progressivement un pouvoir personnel absolu. 
Il transforme l'URSS en régime totalitaire caractérisé par le culte obligatoire rendu à sa propre personne. Trotski s'oppose alors à la bureaucratisation du régime et à Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche.

Staline fait finalement chasser Trotski du gouvernement (1924, à droite) et du Parti communiste (1927), puis l'exile en Asie centrale,
avant de le bannir d'URSS (1929). Trotski entreprend alors d'organiser ses partisans, qui se réunissent en 1938 au sein de la Quatrième Internationale. En 1940, installé au Mexique (au centre, photo ci-contre), il est assassiné par un agent du NKVD sur ordre de Staline.

Le 23 aout 1939,
Staline et Ribbentrop signeront le pacte germano-soviétique à Moscou.
Ribbentrop, qui était le ministre des Affaires étrangères (1938-1945) d'Hitler, a été condamné à mort à Nuremberg en 1946 sous la quadruple inculpation de plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crime contre l'humanité

vendredi 7 février 2014

Sotchi, repaire de Staline

Bienvenue dans la villa du "petit père des peuples"

Le dictateur soviétique avait installé sa résidence d'été 
à Sotchi en 1936
Le "bosquet vert", camouflé à Sotchi
Sotchi dissimulait la luxueuse résidence d'été de Joseph Staline,  aujourd'hui ville prisée des touristes pour la nuit.
  
Les Jeux Olympiques de Sotchi débutent ce vendredi. 
L'occasion de revenir rapidement sur l'histoire de cette ville située au bord de la mer Noire, car Sotchi porte la marque indélibile de Joseph Staline. En effet, c'est sous le règne du dictateur soviétique que ce  petit village caucasien est devenu une station balnéaire.

Salle de visionnage des films censurés
par le régime de dictature soviétique
Venu dès 1920 soigner ses rhuma tismes, Staline a fait de Sotchi un lieu recherché de villégiature, améliorant les infrastructures à grands frais, avant d'y faire construire sa résidence d'été en 1936.  Le développement est tel que Sotchi est rapidement surnommée la "Riviera russe". Aujourd'hui Sotchi demeure une ville apprécié des Russes, même Vladimir Poutine y vient régulièrement séjourner.


S'appuyant sur le parti unique, la toute-puissante police politique et sur la bureaucratisation croissante du régime, Staline imposa progressivement un pouvoir personnel absolu et transforma l'URSS en un régime totalitaire dont le culte obligatoire à sa personne fut un des traits les plus marquants. Il fit nationaliser intégralement les terres, et industrialisa l'Union soviétique à marche forcée par des plans quinquennaux, au prix d'un lourd coût humain et social. 
Son long règne fut marqué par un régime de terreur et de délation paroxystique et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes, notamment au cours de la collectivisation des campagnes et des Grandes Purges de 1937, un an après la construction de sa résidence secondaire de Sotchi. Il pratiqua aussi bien des déplacements massifs de population, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nia aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947 après les avoir en partie provoquées par sa politique brutale. Le secret et la propagande systématiquement entretenus autour le travestissement sémantique de la réalité et la réécriture de l'Histoire avec le concours de la Pravda, organe de presse unique et instrument du pouvoir absolu.


Une statue en cire représente
le "petit père des peuples"
La "datcha" de Joseph Staline est désormais un musée prisé des visiteurs comme l'indique Business Insider, plus de 70 ans après sa construction. Et pour quelques centaines d'euros, il est même possible de dormir une nuit dans les somptueux appartements du "petit père des peuples".

Selon Le Figaro, lors de la construction de la villa, tout avait été imaginé pour satisfaire Joseph Staline et notamment sa petite taille.


Comme en atteste cette photo, Joseph Staline était un grand amateur de billard -sport populaire par excellence. Toujours selon Le Figaro, la table a aussi été rabaissée pour que le dictateur soviétique - responsable de la mort de 3 à plus de 20 millions de personnes - puisse y jouer à son aise.







Comme Hitler, Joseph Staline ne mesurait qu' 1,73 
Aussi la piscine ne fait que 1,50 mètre de profondeur...
F. Hollande mesure 1,70 m, Nicolas Sarkozy 1,69 m et Napoléon 1,68 m.

Considérant l'état de la société soviétique et donc la situation de grande pauvreté de ses concitoyens,
le camarade Staline était un privilégié au modeste rang de nos capitalistes du CAC 40.

jeudi 23 mai 2013

Charles Hernu, ancien ministre de Mitterrand, a-t-il servi le régime de Vichy jusqu'au bout ?

Après Mitterrand, Charles Hernu, traité de collabo, preuves à l'appui

L'hebdomadaire Le Point fait état d'une accusation
de "Franc-Maçonnerie Magazine", ce jeudi
Le journaliste Jean-Moïse Braitberg a enquêté et retrouvé des témoins de l'époque et les procès-verbaux qui attestent du passé trouble de Charles Hernu.
Le député-maire socialiste de Villeurbanne, décédé en 1990, était franc-maçon. Ce sont ses frères qui les premiers l'ont sommé en vain de s'expliquer. sur le passé collaborationniste de Hernu avant qu'il ne soit évoqué par les media et historiens. L'Idiot international de Jean-Edern Hallier ou encore L'Événement du jeudi de Jean-François Kahn s'en étaient déjà fait l'écho. 

Mais,  à l'appui de ces affirmations, Franc-Maçonnerie Magazine publie cette semaine des documents inédits, à commencer par le procès-verbal de l'interrogatoire de l'ancien ministre dans sa prison de Grenoble où il est incarcéré à la Libération. 

Propagande ouvrière 

Selon le récit du magazine, Eugène Charles Hernu, âgé de 20 ans en 1943, est
appelé à servir dans les chantiers de jeunesse créés par Vichy qui remplacent le service militaire. 
Au printemps 1944, il est réformé et rejoint le service de la propagande ouvrière à Lyon, dépendant de l'information sociale. Dans sa thèse sur la propagande sous Vichy, l'ancien patron du journal Le Parisien, Philippe Amaury, écrit : "La propagande ouvrière est la plus dynamique et la mieux organisée. (...) Il s'agit de rallier les ouvriers à la Révolution nationale, à la charte du travail, de leur faire accepter la relève et le STO. (...) Les cadres du mouvement sont regroupés dans les Ouvriers de la Révolution nationale, dont le secrétaire général est Félix Fossat. (...) En juin 1942, la propagande ouvrière est placée sous la responsabilité directe de Laval et devient une direction du ministère de l'Information. Le service comprend des délégués régionaux et départementaux." 
Après un stage en avril 1944 à l'École des cadres de Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, Hernu est nommé délégué départemental à l'information sociale pour le département de l'Isère. À Grenoble, sa mission est la suivante : "Le délégué a pour mission de briser l'hostilité contre la relève et contribuer au climat de collaboration franco-allemande... en faisant comprendre le caractère européen de la lutte menée par l'Allemagne contre le bolchevisme. (... ) Le principal but de l'information ouvrière est de dresser entre les communistes et les travailleurs une digue solide et de ramener les ouvriers à la Révolution nationale.
Le délégué est titulaire d'une carte qui porte la mention "Je déclare n'être ni juif, ni franc-maçon, ni communiste et m'engage à servir de toute ma ferveur l'oeuvre du Maréchal". 

À partir de 1943,
une commission de propagande pour le STO est formée au ministère de l'Information. 
Elle comprend des représentants des services allemands et des ministères français. "Chaque mois, les délégués départementaux étaient réunis à Vichy pour faire le point au cours d'une journée de formation et de débat." Hernu s'y rendra jusqu'en juillet 1944. 

Collabo zélé ? 
Charles Hernu, ministre de la Défense

(1981-85) de François Mitterrand
"Fin mai 1944, les carottes sont cuites pour la politique de collaboration" écrit Braitberg. Le 4 mai, le général de Gaulle a signé le décret décernant la croix de la Libération à la ville de Grenoble. "Mais, plutôt que de s'engager dans la Résistance ou de rejoindre le maquis à l'instar de nombreux garçons parfois plus jeunes que lui, le zélé délégué à l'information continue à travailler en étroite collaboration avec la préfecture de l'Isère qui, sous les ordres de Philippe Frantz, mène une politique de répression impitoyable contre les maquis de l'Isère. Ce qui vaudra à ce préfet de 33 ans d'être exécuté par les FFI. À la suite de cette exécution, Hernu écrit à son chef, l'ancien communiste Félix Fossat, une lettre indignée, demandant que soit accrue la répression contre la Résistance." 
Charles Hernu sera incarcéré à la Libération. 
Non pas, comme il l'a prétendu, en raison de rumeurs anonymes sur son action durant l'Occupation mais à la suite de ses activités de délégué départemental à l'information sociale
En outre, il fait alors l'objet d'une plainte d'un commerçant juif qui l'accuse de l'avoir exproprié de son magasin. Des faits que Charles Hernu nie, reconnaissant au passage sa fonction de délégué départemental à l'information sociale, comme l'atteste cet extrait du P-V d'interrogatoire publié par le magazine : "Je suis arrivé à Grenoble fin mai 1944. (...) Le but de ma venue à Grenoble était d'exercer les fonctions de délégué départemental à l'information sociale. (...) je n'ai jamais eu en ma possession les clefs du local en question, dans lequel je n'ai jamais pénétré. Dans ces conditions, si M. Wolberg, fourreur, a été victime de vols, ce que j'ignore, ils ne peuvent m'être imputables."

Charles Hernu, espion ?


Lionel Jospin, Premier ministre en 1998, a levé le secret défense sur "l'affaire Hernu", verrouillée depuis huit ans dans les coffres de la DST, et le juge parisien Jean-Paul Valat a consulté, dans les locaux de la DST (le contre-espionnage français), le "dossier Hernu", l'ancien ministre de la Défense socialiste suspecté d'avoir dans sa jeunesse joué l'agent des pays de l'Est.  Dans une lettre datée du 30 juillet, selon l'Express, Lionel Jospin a autorisé le magistrat  afin de juger sur pièces si Charles Hernu a été entre 1953 et 1963 un agent des services bulgares, voire soviétiques

Les ministères de l'Intérieur et de la Défense, deux fiefs maçons

Rue de Grenelle
, Vincent Peillon est très inspiré par les idées défendues dans les loges.
L'un de ses plus proches conseillers politiques, Marc Mancel, qui officie aux côtés de George Pau-Langevin, la ministre chargée de la Réussite éducative, serait membre du GO. Parmi d'autres "frères" influents à l'Éducation nationale, figure également l'ancien recteur Christian Forestier, qui fut directeur de cabinet de Jack Lang au ministère de 2000 à 2002. Administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et membre du Haut Conseil de l'Éducation, il coprésidait le comité de pilotage des rythmes scolaires instauré par Luc Chatel et il a été nommé en juillet parmi les quatre animateurs de la concertation sur l'école par Vincent Peillon.

Place Beauvau, Manuel Valls est en phase avec une administration où l'appartenance aux loges est réputée pouvoir accélérer les carrières. "Sous l'Empire, 90 % des commissaires de police étaient maçons. Cette proportion a diminué pour atteindre environ 10 % aujourd'hui", estime Alain Bauer, criminologue de profession et coauteur de nombreux ouvrages sur la maçonnerie. Lorsque Nicolas Sarkozy dirigeait le ministère de l'Intérieur, il avait justement recours aux "lumières" du frère Bauer, nommé en 2003 président du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance. Claude Guéant, considéré comme plus proche de la Grande Loge nationale française (GLNF), obédience spiritualiste, n'a pas dérogé à cette règle Place Beauvau, s'appuyant quand il le fallait sur les réseaux maçonniques, notamment au sein des syndicats de policiers et de la préfecture de police de Paris.
Manuel Valls, épaulé par son conseiller Yves Colmou, autre initié au GO, peut compter sur son passé maçonnique pour conforter son assise. "Il n'en a pas besoin pour asseoir son autorité politique", avance l'un de ses conseillers. Mais l'un de ses meilleurs amis, croisé naguère chez les jeunes rocardiens, demeure Alain Bauer, auprès de qui il continue de puiser régulièrement quelques conseils. La nomination de Renaud Vedel, ancien bras droit du préfet de police de Paris Michel Gaudin, comme directeur adjoint de cabinet de Valls, ne serait pas sans rapport avec l'appui dont il a bénéficié de la part de Bauer. Ce dernier, en expert, résume: "La franc-maçonnerie a peu de pouvoir réel ; en revanche, elle a une grosse capacité de résistance. Elle peut faire échouer à peu près tout!"

Le climat est similaire au ministère de la Défense, où les obédiences se livrent, traditionnellement, à des bagarres de prés carrés. 
"Difficile de nier l'influence maçonnique à l'hôtel de Brienne, siège du ministère", confirme l'initié Patrice Hernu, fils de l'ancien ministre de Mitterrand. L'arrivée de Jean-Yves Le Drian et de son directeur de cabinet Cédric Léwandowski, deux frères, au ministère a fait jaser dans les loges. Cédric Léwandowski possède un réseau étendu, constitué au fil de sa carrière: il a, entre autres, travaillé comme conseiller au groupe socialiste à l'Assemblée, chargé de mission auprès du frère député Christian Pierret, chef de cabinet du frère Jean-Jacques Queyranne à la mairie de Bron, assistant parlementaire puis collaborateur du ministre de la Défense Alain Richard, chef de cabinet du président d'EDF, le frère François Roussely, et membre du groupe de réflexion sur la recherche stratégique piloté en 2007 par le frère Alain Bauer. Un CV très maçonnique - que l'intéressé ne commente pas - qui explique en partie sa nomination comme bras droit de Jean-Yves Le Drian !

Charles Hernu, ministre de la Défense, a dû démissionner en 1985, et se consacrer exclusivement à la mairie de Villeurbanne, après avoir finalement endossé l’ordre de faire exploser en 1985 le bateau Rainbow Warrior dans laquelle est impliqué Gérard Royal, un frère de l'ex-concubine du Président Hollande, pour ne pas gêner les essais nucléaires français dans le Pacifique, un photographe ayant été tué dans l’explosion. 



Le sénateur-maire PS, Gilbert Chabroux, n'a-t-il pas été mal inspiré de donner
le nom de son prédécesseur Charles Hernu à la place des Charpennes et à une station de métro de Villeurbanne ?

jeudi 24 février 2011

Un chapître de l'Histoire de l'URSS sous Staline

Pain amer de Marie-Odile Ascher (Anne Carriere)

La révolution bolchevik avait fait fuir entre 4000 et 6000 émigrés qui s'étaient installés en France en 1920.

En 1947, Staline proposa aux russes blancs de les amnistier et de revenir au pays et nombre d'entre eux se laissèrent tromper par l'appel du dictateur soviétique.

Ce roman retrace l’épopée émouvante et tragique d’une de ces familles, l’histoire vraie des grand-parents de l'auteur.
Marina, l’héroïne, vit dans le sud de la France avec ses 7 frères et sœurs. Leur père est simple jardinier alors qu’il était cadre supérieur en Russie.
Elle a dix-neuf ans et vit un immense amour avec un étudiant en médecine. Elle a réussi son bac et veut devenir professeur d’anglais, mais son père l’oblige à partir en exerçant sur elle le pire des chantages. Il lui promet aussi qu’elle pourra rentrer dès que la famille sera correctement installée.
Le voyage et le cauchemar commencent, de Vence à la Volga, au Caucase puis en Crimée. Il va durer 30 ans.

Pain amer est le récit de ce voyage de retour et des premières années d'installation en URSS d'une jeune fille née et grandie en France.

Fondé sur une solide documentation historique, c'est aussi une réflexion sur la part de liberté dont l'Histoire nous prive, lorsque le destin des hommes est tributaire de régimes totalitaires, et qu'il nous faut reconquérir à force de pugnacité. C'est le récit bouleversant d’une jeune femme piégée dans une sombre manipulation de l’Histoire.

Depuis janvier 2011, date de sa parution, ni Libération, ni Le Nouvel Observateur n'en a parlé...
Allez savoir pourquoi ? Peut-être ce livre dérange-t-il l'idéologie du 'politiquement correct' .

mercredi 4 août 2010

Cap Nègre: festival de la haine par une troupe d'extrême gauche

Titre du spectacle: "L'abolition des privilèges". Sociaux ?

La suite de Sarkozy
Des congés payés superflus
Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi 4 août en fin de matinée en compagnie de son épouse Carla Bruni-Sarkozy dans la résidence du Cap Nègre, propriété de la famille Bruni-Tedeschi au bord de la Méditerranée. Le chef de l'Etat devrait séjourner trois semaines dans le Var.
La suite présidentielle était à pied d'oeuvre
Dans le rôle du prolétariat, une quarantaine d'apparatchiks, élus PCF, de membres du Front de gauche et de syndicalistes ont manifesté mercredi après-midi au Cap Nègre (Var), devant la résidence de vacances du chef de l'Etat pour demander "l'abolition des privilèges".

Il ne manquait que les chars soviétiques

Les nostalgiques de la bureaucratie, classe dominante soviétique, ont photocopié un communiqué.
"Il est indécent que 200 familles se partagent 80% du patrimoine national alors que 80% de la population n'en ont que 20%", a déclaré le secrétaire fédéral du PCF et conseiller régional du Var Alain Bolla devant la presse et les militants: en bref, la presse militante.

Les manifestants communistes ne souhaitaient pas commémorer l'invasion de Budapest par les camarades soviétiques.
Ils voulaient célébrer l'anniversaire de l'abolition des privilèges par l'Assemblée constituante le 4 août 1789, ont déployé devant la résidence du Cap Nègre deux banderoles proclamant "Non au retour des privilèges", "Faisons payer les banques, pas les peuples". C'est leur choix et on comprend que ce soit même leur préférence.
Quel journaliste, dans un sursaut improbable d'objectivité, contre-balancera cette propagande surannée et dérisoire ? Excluant les illettrés du site LePost, quelle plume politiquement correcte, Libération ou Médiapart, citerait Léon Blum, qui, en 1920 au Congrès de Tours, qualifia la politique léniniste de « dictature sur le prolétariat » ? Certainement pas le spectacle off de la troupe politique en tournée sur la Riviéra.

Les démocrates s'en prennent à l'élu du suffrage universel
Il aura fallu un discret mais efficace service d'ordre mis en place par la gendarmerie pour cantonner les manifestants à une trentaine de mètres de l'entrée du domaine du Cap Nègre, évitant ainsi tout incident.
"Il n'y a jamais eu autant de différences entre les habitants du Cap Nègre, du Cap d'Antibes et la population", a estimé Gérard Piel, le conseiller régional Front de Gauche (PCF) venu des Alpes Maritimes.

Il ont toutefois pris le risque de croiser la diaspora russe sur la Côte d'Azur ainsi que les nouveaux riches de la Russie d'aujourd'hui: pour le coup, de vrais nababs !

Lutte des classes: le pouvoir doit être privé de vacances

Le communiste Gérard Piel est magnanime
Il n'envoie pas le couple présidentiel au camping de la Kolyma en Sibérie (ci-dessus). C'est l'un de ces camps de travail forcé, voulus par le camarade Staline et qui ont pourtant acquis une réputation certaine jusqu'au delà des frontières de l'URSS, mais dont les livres scolaires ne vantent pas les mérites. Ce système totalitaire a néanmoins conservé son aura dans les salles des profs. Et sur la Côte d'Azur, aujourd'hui.

L'élu communiste avait décidé (6,11% au 1er tour) que "Nicolas Sarkozy ne mérite pas les vacances, il doit retourner à l'Elysée travailler".
Sa Cynique Majesté Royal est d'accord avec ça, puisqu'elle considère qu'il reste les « bras ballants ». C'est tellement vrai que la gauche essaie de l'exhorter à l'action !...
Très peu regardant, l'élu (dans le sillage de Michel Vauzelle, PS) n'a pas fait le tri de ses sources et nous joue la scène fétiche du ver Verts Mamère: "Il est temps de retrouver les valeurs de la République car la France, avec ses 12.000 euros de cigares et son permis de construire bidonné est devenue une République bananière".

Il n'a surtout pas lu la marxiste révolutionnaire Rosa Luxemburg
Celle-ci écrit en effet dès septembre 1918 que
le pouvoir bolchevik est « une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d'une poignée de politiciens, c'est-à-dire une dictature au sens bourgeois »

Piel (6,23% aux législatives 2007) a aussi demandé "l'arrêt des lois scandaleuses, comme celles sur la sécurité, les gens de voyage".
Devoir de mémoire /devoirs de vacances
A l'attention des professeurs de la FSU et des ex-IUFM:
Dès le début, les Soviétiques ont essayé de déraciner le judaïsme, le Bund, et le sionisme. Pour atteindre leur but, ils ont créé la Yevsektsia (« Section juive » du parti communiste soviétique) pour les assimiler les intégrer les noyauter.
Puis, à partir du début des années 1930, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, Staline tenta de récupérer au profit de son régime les sentiments antisémites traditionnels d’une partie importante des populations de l'URSS ainsi que du bloc de l'Est. En fin de règne, il renoua finalement avec les
théories du « complot juif. »

Les 35 heures, moins la décharge syndicale, laissent des loisirs
Après trois quarts d'heure aux cris de "A bas les privilèges, réveillons Sarkozy", la manifestation s'est disloquée. Le rideau tombe.
« Ce qui existe en Russie est un capitalisme d’État. Ceux qui se réclament du communisme doivent aussi attaquer ce capitalisme d’État ». « Le bolchévisme, capitalisme d’État et dictature des bureaucrates » selon le marxiste conseilliste Otto Rühle.

A quand le prochain spectacle des humoristes marxistes ?

2008 -Les Russes pénètrent en Georgie par l'Ossétie


vendredi 31 octobre 2008

Quand le syndicat du livre casse la presse française

C’est Agoravox qui le disait déjà en mars 2007…
L’attitude du syndicat du livre depuis trente ans ne peut que provoquer l’étonnement, voire l’indignation.
Rares sont les organisations syndicales qui scient la branche sur laquelle elle sont assises avec autant d’opiniâtreté et de constance. Osons écrire que le syndicat du livre porte une lourde part de responsabilité dans la difficulté de la presse française à se moderniser depuis quelques décennies. On pourrait citer des exemples édifiants sur ce plan affectant tout autant la presse nationale et régionale.
Le dernier coup d’éclat du syndicat du livre concerne le quotidien La Croix. Depuis le 15 mars dernier [2007], La Croix n’est plus présent en kiosque ni adressé à ses abonnés pour la simple et bonne raison qu’il n’est plus imprimé !
Sans entrer dans le détail du conflit, la direction de La Croix, pour des raisons économiques, ne passera plus par un imprimeur et un routeur unique, mais par deux imprimeurs et deux routeurs. Soyons clairs, La Croix ne se délocalise ni en Chine ni au Maroc ! Mais opère un choix logique si l’on prend la peine d’aller au fond du dossier. Le quotidien veut rapprocher une partie de l’impression et du routage de ses lecteurs du sud de la France. Au lieu d’imprimer et de router à partir d’un seul site parisien, La Croix souhaite le faire à partir de deux sites - situés tous deux en France, j’insiste.
Inacceptable pour le Syndicat du livre qui bloque l’impression du quotidien depuis six jours. Inacceptable pour le syndicat du livre... mais catastrophique pour La Croix qui pourtant opérait un redressement de ses ventes depuis janvier. Le Syndicat du livre qui ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, menace désormais d’étendre le conflit à d’autres titres. La presse française, littéralement sous perfusion et mal en point, avait évidemment besoin de ce conflit anachronique et stupide. (Eric-nicolier, jounaliste indépendant: «Sans entrer dans le détail du conflit », tout en prenant «la peine d’aller au fond du dossier »… )


Qu’y a-t-il à ajouter à çà ?
Un commentaire sur le site mettait les points sur les ‘i’, pour ceux à qui cela aurait pu échapper :
jak : "le syndicat du livre est une mafia bolchévique, qui racket, prends en otage, la presse Française ..."
Cà va mieux, comme çà ?

Le journal La Croix doit se protéger de la dictature des syndicats : qui lui reprocherait ?