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lundi 22 septembre 2014

Le Guen dénonce la volonté d'alternance de Sarkozy

L'alternance révélerait un "esprit de revanche", selon le démocrate socialiste!

Totalitaire, le Parti socialiste est-il partisan du parti unique?
Le Guen est déjà au créneau
Le Guen est secrétaire d'Etat aux relations avec le ...Parlement !
Invité de Jean-Pierre Elkabbach, lundi sur Europe 1, Le Guen a hyper-réagi à l'entretien télévisé de Nicolas Sarkozy dimanche sur France 2. Sans surprise, le socialiste a eu le sentiment qu' "il nous a parlé beaucoup de lui, mais au-delà de tout cela, on sentait que l'esprit de revanche était présent à tous les moments de son intervention". "Avant de donner des leçons à qui que ce soit, il faudra qu'il s'exprime sur son propre bilan", a-t-il lancé, sur la défensive comme l'ensemble de son camp. Il a même justifié la politique en zigzags de Hollande par l'idée folle qu' "on ne pourra pas commencer sereinement une étude du projet d'avenir pour notre pays, s'il n'a pas été mené d'abord, par Nicolas Sarkozy en premier, le bilan de sa propre action pendant cinq ans". 

Adolescent désireux de tuer le père, le PS ne réussit visiblement pas à exister sans Sarkozy. 
"Il divise son propre camp", selon le socialiste préoccupé du bien de l'UMP. "Nicolas Sarkozy revient comme candidat à la présidence d'un parti", a rappelé Jean-Marie Le Guen, le coeur débordant d'empathie pour les compétiteurs de la droite républicaine. Il estime ainsi que l'ancien président "traite avec beaucoup de condescendance" ses rivaux Alain Juppé et François Fillon. "Je pense qu'il y a un style Sarkozy qui va créer des divisions, de la difficulté dans son propre camp. Il prétend rassembler les Français, il divise son propre camp", a-t-il semblé déplorer !

Jean-Marie Le Guen glose sans fin sur Nicolas Sarkozy 

Le mastiff s'attaque aux mollets. Obnubilé par Sarkozy, le psy rose ne semble pas avoir assisté au même échange télévisé que 8 millions de Français. Il considère en effet que Sarkozy "ne reconnaît pas véritablement sa défaite. D'ailleurs, il minimise le résultat de l'élection. Fondamentalement, il n'a pas digéré ce moment, et je pense que cela le met en grande difficulté pour être capable de proposer et de rassembler demain", débite-t-il, visiblement pas tranquille au retour de l'ancien président.

Le gros lourd ne respecte pas la présomption d'innocence
Jean-Marie Le Guen s'est aussi laissé aller à juger les affaires non jugées qui restent associées à Nicolas Sarkozy, essentiellement par la presse. "Je constate que la justice n'arrête pas de poser un certain nombre de questions à M. Sarkozy", a-t-il déclaré. "Il faudra bien qu'il y ait des réponses et que la vérité apparaisse, en tout cas que les juges aillent jusqu'au bout de leur travail".  Le socialiste nourrirait-il des doutes sur l'indépendance de la justice de Madame Taubira ?

Le Guen n'est pas mécontent que le retour de Sarkozy détourne l'attention des turpitudes de la majorité

VOIR et ENTENDRE Le Guen se vautrer à la première occasion dans l'anti-Sarkozysme primaire:
"Le débat, ce n'est pas entre la gauche et la gauche", se félicite le secrétaire d'Etat. Il trouve en effet que le retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy restaure le clivage gauche-droite, dans un contexte de dissolution du gouvernement, de vote de confiance à une majorité toute relative et  de fronde au sein du Parti socialiste.

"Cela remet les enjeux du débat véritable. Le débat, c'est entre la gauche et la droite, et l'extrême droite malheureusement aujourd'hui", admet ce membre d'un gouvernement contesté de toutes parts, à l'extérieur comme en interne.

dimanche 10 août 2014

URSS: la succession de Lénine

Staline écarte Trotski des obsèques,
puis le fait exiler et assassiner

Le 21 janvier 1924, Lénine, leader bolchevique s’éteint
 
Est-ce Staline ou Trotski qui va prendre sa place ?
La prise du pouvoir par Lénine avait donné naissance à la Russie soviétique, premier régime communiste de l'histoire. Il conduira à la création de l'URSS. 

Lénine et Staline a Gorki en 1922.
Lénine (à gauche) et Staline à Gorki en 1922
En 1917, après l'effondrement du tsarisme, les bolcheviks s'emparent du pouvoir en Russie lors de la Révolution d'Octobre. 
Au pouvoir, il usa -de façon revendiquée- de la Terreur afin de parvenir à ses fins politiques. Ainsi, Lénine est-il à l'origine de la Tchéka, police politique soviétique chargée de traquer et d'éliminer tous les ennemis du nouveau régime qu'il met en place. C'est lui qui instaure en 1919 un système de camps de travail forcé, qui précède le Goulag de l'époque stalinienne. C'est encore lui qui fait du nouveau régime une dictature à parti unique
Dès mars 1923, Lénine est définitivement écarté du jeu politique par la maladie ; il meurt en début d'année suivante. La succession de Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine, révolutionnaire, théoricien d'inspiration marxiste et homme d'État soviétique, s’annonçait délicate.
 
Staline, est un “homme d'acier” qui a fait ses études au séminaire orthodoxe de Tiflis jusqu’à l'âge de 20 ans. Mais, Trotski, principal acteur (ci-contre, à l'époque tsrariste), avec Lénine de la Révolution d'Octobre qui permet aux bolcheviks d'arriver au pouvoir, est le fondateur de l’armée rouge et de loin plus populaire. Il se montre partisan de mesures de Terreur et son action contribue à la victoire des bolcheviks et à la survie du régime soviétique. Dès lors et durant plusieurs années, il est  l'un des plus importants dirigeants de l'Internationale communiste et de l'URSS naissante.
Staline, déjà secrétaire général du parti bolchevique, ordonne de préparer des obsèques grandioses, dignes de l'Empire romain, desquelles Trotski sera absent. Il aurait pu être là si,  à un jour près, le télégramme de Staline ne l'avait pas sournoisement trompé sur la date des funérailles. Quand le fondateur de l’armée rouge reçoit à Tiflis l'annonce de la mort de Lénine, il s'informe aussitôt par télégramme de la date de la cérémonie. Staline lui répond qu'elle aura lieu le samedi et qu'il ne pourra donc revenir à temps et, que vu son état de santé, il ne doit pas changer ses projets et se rendre à son lieu de cure. Trotski resta donc à la chasse dans le Sud de la Russie. En réalité, les obsèques étaient fixées au dimanche.

Staline a mis au point le système des symboles de sa religion païenne

2009, à Saint-Petersbourg
Le mausolée de Lénine sur la place Rouge, sa divinisation, le Parti, appelé "l'ordre des chevaliers porteurs d'épée", une inquisition représentée par la police secrète, furent la concrétisation de sa réflexion. 
Ainsi se plaça-t-il lui-même au centre de l'iconostase politique, façonnant habilement la symbolique du dieu mort (Lénine), lui-même devenant le nouveau dieu vivant. Les historiens lui attribuent pourtant la responsabilité de la mort de plus de vingt millions de personnes.

Statue de Lénine décapitée dans la nuit 
du 8 au 9 décembre 2013 à Kotovsk  
Le 26 janvier 1924, au XIe congrès des Soviets, treize orateurs rendent hommage au défunt. Staline, secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique (1922-1952), parle le quatrième et son discours donne le ton. Il psalmodie un texte étrangement proche de la litanie utilisant les paroles et les rythmes propres à la liturgie orthodoxe. D’une voix faible, il s’exprime lentement car il sait évaluer les effets scéniques. Chaque mot, chaque geste laisse planer des doutes sur le sens secret de son discours qui revêt alors une signification tout à fait singulière, un sens caché, mystérieux, sinon magique.
AvantAu moyen d'intrigues et d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik et avec le soutien de la toute-puissante police politique, 
Après
Exemple de
censure stalinienne
Staline parvient à imposer progressivement un pouvoir personnel absolu. 
Il transforme l'URSS en régime totalitaire caractérisé par le culte obligatoire rendu à sa propre personne. Trotski s'oppose alors à la bureaucratisation du régime et à Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche.

Staline fait finalement chasser Trotski du gouvernement (1924, à droite) et du Parti communiste (1927), puis l'exile en Asie centrale,
avant de le bannir d'URSS (1929). Trotski entreprend alors d'organiser ses partisans, qui se réunissent en 1938 au sein de la Quatrième Internationale. En 1940, installé au Mexique (au centre, photo ci-contre), il est assassiné par un agent du NKVD sur ordre de Staline.

Le 23 aout 1939,
Staline et Ribbentrop signeront le pacte germano-soviétique à Moscou.
Ribbentrop, qui était le ministre des Affaires étrangères (1938-1945) d'Hitler, a été condamné à mort à Nuremberg en 1946 sous la quadruple inculpation de plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crime contre l'humanité