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lundi 8 août 2016

Violences à personnes d'Air France: El Khomri valide le licenciement d'un délégué CGT

"Chemise arrachée": vision réductrice et complice d'un lynchage

Licencié pour s'être rendu
 coupable de participation à "l'épisode' (sic) dit de la "chemise arrachée" sur le DRH
, mais pas que

Exfiltration du DRH, torse nu,
par des gardes du corps
Le "lynchage" du DRH par un délégué CGT d'Air France et des non syndiqués en colère à l'issue d'un CCE avait conduit à la mise en accusation des agresseurs,  lors de ce que la presse qualifie maintenant d'"incidents" qui fut en fait une chasse à l'homme d'intimidation de plusieurs cadres de l'entreprise, en octobre dernier à Roissy.
Suite aux violences commises lors du comité central d'entreprise (CCE) du 5 octobre dernier, 4 salariés d’Air France ont été licenciés pour faute lourde. Une cinquième personne fait l'objet d'une procédure de licenciement spécifique. "On les condamne fermement", a indiqué Mathieu Santel, porte-parole du syndicat Sud aérien. 

Le ministère du Travail a annoncé lundi que la ministre Myriam El Khomri a validé la décision d'Air France.
"A l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge [ou à l'occasion] du comité central d'entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé", est-il indiqué dans le communiqué de la ministre.

"Cette décision est cohérente avec le licenciement des quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne bénéficient d'aucun mandat syndical et dont le cas n'est donc pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail", ajoute-t-il.

"Le salarié concerné conserve bien entendu la possibilité de former un recours de la décision de la Direction générale du travail devant le tribunal administratif", conclut le ministère, soulignant la valeur toute symbolique de la décision ministérielle, prochainement contredite par un juge "social"...
Saisie en cas de licenciement d'un salarié protégé, l'Inspection du travail n'avait-elle pas d'ailleurs refusé en janvier le licenciement pour faute lourde du représentant du personnel (CGT), magasinier à la maintenance. La direction avait alors formé un recours auprès du ministère du Travail.

La Direction générale du travail (DGT) avait décidé de "procéder à un complément d'instruction", selon le ministère du travail.
Réintégré à son poste après une mise à pied, le délégué CGT impuni - Vincent Martinez (ci-dessous, poing levé) - est accusé par son employeur d'avoir alors physiquement agressé le DRH  de la compagnie (habituellement, la presse parle d'agression... "violente," quand un syndicaliste n'est pas impliqué), Xavier Broseta, ainsi que deux vigiles, le 5 octobre à l'occasion d'une manifestation organisée au siège d'Air France à Roissy contre des suppressions d'emplois.

X. Broseta avait été contraint de fuir les militants cégétistes en colère en escaladant une grille, sa chemise ayant déjà été arrachée sur lui.

VOIR et ENTENDRE les faits de violences syndicales niés par les syndicats d'extrême gauche:

Le délégué et les quatre autres salariés licenciés doivent
répondre de "violences en réunion" les 27 et 28 septembre au tribunal correctionnel de Bobigny.

La CGT dénonce l'esprit de "vengeance" de la ministre

Le directeur des ressources humaines d'Air France,
agressé par des salariés à l'issue d'une réunion annonçant un plan de "restructuration" menaçant 2.900 postes.




"Ma fille est révoltée (par ces images), déclare le DRH. Je lui dis que c'est le prix à payer parfois pour la démocratie. Le monde est fou. J'ai été le visage de la France, mais quel visage ?". Et d'ajouter : "Nous ne sommes pas dans un esprit de vengeance".

"On est dans une logique de répression et de mise de pression par la direction. Ces licenciements sont faits sans preuve à l’appui [sic]", raconte en revanche le syndicaliste haineux.

Dans un communiqué, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, celui à la moustache à la Staline, a jugé "proprement scandaleu[se]" la décision de la ministre du Travail, y voyant une "attitude revancharde" du gouvernement à la suite du conflit sur la loi travail
Et ce n'est pas une première: en juillet, le ministère avait déjà annulé un refus de licenciement émis par la direction du travail concernant un délégué CGT de Sodexo, après une grève jugée "illicite" par le Tribunal de Grande Instance.

Une décision dont la droite pourra se prévaloir lors de l'alternance politique. 
Tels des terroristes d'al-Qaïda au Maghreb islamique, des syndicalistes de la CGT, avec à leur tête leur délégué Mickaël Wamen, avaient en effet pris en otages deux cadres de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord et les avaient séquestrés pendant près de trente heures à l'intérieur du site, début janvier 2014. 
L'un d'entre eux avait été privé de liberté huit fois, dans huit entreprises différentes, entre 1972 et 2014. Sa plus longue séquestration avait duré 40 heures, soit deux nuits. A leur libération des locaux de Goodyear, les cadres avaient été accueillis aux cris de "Les voyous, c'est pas nous", scandés par les salariés. L'entreprise américaine Titan que Montebourg avait brandie comme repreneur de Goodyear, avait battu en retraite. En janvier 2016, des ex-salariés de l'usine d'Amiens-Nord avaient été condamnés avec sursis.

VOIR et ENTENDRE
l' "absence de preuves" ci-dessus et la mauvaise foi du syndicat révolutionnaire SUD-aérien ci-dessous :

Vincent Martinez, l'agresseur des cadres d'Air France, dénonce l'esprit de "vengeance" de la ministre du Travail de Valls et Hollande. 



VOIR et ENTENDRE comment le journal Le Monde avait fait de l'information en prenant le parti des syndicats violentsen novembre 2015:

lundi 22 septembre 2014

Le Guen dénonce la volonté d'alternance de Sarkozy

L'alternance révélerait un "esprit de revanche", selon le démocrate socialiste!

Totalitaire, le Parti socialiste est-il partisan du parti unique?
Le Guen est déjà au créneau
Le Guen est secrétaire d'Etat aux relations avec le ...Parlement !
Invité de Jean-Pierre Elkabbach, lundi sur Europe 1, Le Guen a hyper-réagi à l'entretien télévisé de Nicolas Sarkozy dimanche sur France 2. Sans surprise, le socialiste a eu le sentiment qu' "il nous a parlé beaucoup de lui, mais au-delà de tout cela, on sentait que l'esprit de revanche était présent à tous les moments de son intervention". "Avant de donner des leçons à qui que ce soit, il faudra qu'il s'exprime sur son propre bilan", a-t-il lancé, sur la défensive comme l'ensemble de son camp. Il a même justifié la politique en zigzags de Hollande par l'idée folle qu' "on ne pourra pas commencer sereinement une étude du projet d'avenir pour notre pays, s'il n'a pas été mené d'abord, par Nicolas Sarkozy en premier, le bilan de sa propre action pendant cinq ans". 

Adolescent désireux de tuer le père, le PS ne réussit visiblement pas à exister sans Sarkozy. 
"Il divise son propre camp", selon le socialiste préoccupé du bien de l'UMP. "Nicolas Sarkozy revient comme candidat à la présidence d'un parti", a rappelé Jean-Marie Le Guen, le coeur débordant d'empathie pour les compétiteurs de la droite républicaine. Il estime ainsi que l'ancien président "traite avec beaucoup de condescendance" ses rivaux Alain Juppé et François Fillon. "Je pense qu'il y a un style Sarkozy qui va créer des divisions, de la difficulté dans son propre camp. Il prétend rassembler les Français, il divise son propre camp", a-t-il semblé déplorer !

Jean-Marie Le Guen glose sans fin sur Nicolas Sarkozy 

Le mastiff s'attaque aux mollets. Obnubilé par Sarkozy, le psy rose ne semble pas avoir assisté au même échange télévisé que 8 millions de Français. Il considère en effet que Sarkozy "ne reconnaît pas véritablement sa défaite. D'ailleurs, il minimise le résultat de l'élection. Fondamentalement, il n'a pas digéré ce moment, et je pense que cela le met en grande difficulté pour être capable de proposer et de rassembler demain", débite-t-il, visiblement pas tranquille au retour de l'ancien président.

Le gros lourd ne respecte pas la présomption d'innocence
Jean-Marie Le Guen s'est aussi laissé aller à juger les affaires non jugées qui restent associées à Nicolas Sarkozy, essentiellement par la presse. "Je constate que la justice n'arrête pas de poser un certain nombre de questions à M. Sarkozy", a-t-il déclaré. "Il faudra bien qu'il y ait des réponses et que la vérité apparaisse, en tout cas que les juges aillent jusqu'au bout de leur travail".  Le socialiste nourrirait-il des doutes sur l'indépendance de la justice de Madame Taubira ?

Le Guen n'est pas mécontent que le retour de Sarkozy détourne l'attention des turpitudes de la majorité

VOIR et ENTENDRE Le Guen se vautrer à la première occasion dans l'anti-Sarkozysme primaire:
"Le débat, ce n'est pas entre la gauche et la gauche", se félicite le secrétaire d'Etat. Il trouve en effet que le retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy restaure le clivage gauche-droite, dans un contexte de dissolution du gouvernement, de vote de confiance à une majorité toute relative et  de fronde au sein du Parti socialiste.

"Cela remet les enjeux du débat véritable. Le débat, c'est entre la gauche et la droite, et l'extrême droite malheureusement aujourd'hui", admet ce membre d'un gouvernement contesté de toutes parts, à l'extérieur comme en interne.

lundi 16 juin 2014

Mondial de foot: l' "absence" de Marseillaise est "un manque de respect", pour certains seulement

Mamadou Sakho s'indigne: et Karim Benzema ?

Le Bleu a condamné cet amateurisme
 
Pour des raisons techniques, les hymnes, et donc La Marseillaise, ont été supprimés par les hôtes brésiliens du Mondial-2014, lors de l’avant-match entre la France et le Honduras.

"C’est dommage, je l’avais en travers la gorge, a témoigné l’ancien Parisien, dans des propos recueillis par 20 minutes. On nous a expliqué qu’il y avait une panne de courant. Je trouve que c’est quand même un manque de respect. Si ça avait été le Brésil ils auraient trouvé une solution. C’est une fierté pour nous de pouvoir chanter l’hymne de notre pays avant chaque rencontre. Ça a été rattrapé par le public qui l’a chanté à un moment dans la rencontre."

De son côté, la FIFA a tenu à s’excuser par communiqué. 

"La Fifa et le comité d'organisation local du Mondial (COL) sont vraiment désolés que le système audio pour les hymnes nationaux n'ait pas fonctionné convenablement pour jouer ceux du Honduras et de la France. Nous sommes en train d'évaluer les causes de cette situation et de travailler pour régler le problème", écrit ainsi l’instance dirigeante du football mondial.

Pour mémoire
Le 12 juillet, la finale de la Coupe du monde de football 1998 a vu la victoire de la France face au Brésil sur le score sans appel de trois à zéro...

Si les Brésiliens ont des problèmes techniques, en revanche, leur mémoire fonctionne bien ! 
Quand à Karim Benzema, né à Lyon, il a oublié les paroles mais ne se plaint de rien ?

samedi 14 janvier 2012

AA+: Nora Berra, secrétaire d'État, fait la part des choses

La perte du triple A par la France : la jubilation malsaine et un peu morbide d’une gauche improductive et vaine.

L’agence Standard et Poor’s vient de dégrader la note de la France de AAA à AA alors que les deux autres grandes agences Moody’s et Fitch confirment pour l’instant la perspective de notation de la France. Notée jusque là 21/21 la France passe de manière circonstancielle à 20/21 ce qui traduit dans les faits une économie qui est et demeure solide, diversifiée et résistante, comme l’indique d’ailleurs Standard and Poor’s qui motive sa décision pour la France au regard de la situation générale dans la zone euro et non en raison de facteurs strictement spécifiques à notre pays . Il n’y a franchement pas de quoi se jeter du haut du pont de l’Alma en dépit des invectives trucidaires et un peu ridicules d’une gauche dont la jubilation malsaine constitue aujourd’hui la seule contribution à la résolution de la crise mondiale que nous connaissons.

[Après les Etats Unis d'Obama,] De nombreux pays de la zone euro ont ce soir connus une dégradation de leur note par cette Agence et pour des niveaux beaucoup plus préoccupants que le nôtre.

Standard and Poor’s souligne que le Gouvernement de la République française a mis en œuvre des réformes et la bonne stratégie de réduction du déficit et de la dette, cette appréciation étant largement partagée par nos partenaires allemands par la voix de leur ministre fédéral des finances, Wolfgang Schäuble. Il faut dire que l’Allemagne qui conserve ce soir son triple A a su s’engager, en son temps, dans les courageuses réformes qui s’imposaient, au moment où la gauche française imposait son idéologie dramatique des 35 heures par exemple.

Le Président de la République qui n’a jamais caché aux français la gravité de cette crise et leur a tenu un langage de vérité à Toulon, comme à l’occasion de ses voeux, est donc légitimé et reconnu dans ses choix comme dans son action pour réformer notre pays. Ceux qui aujourd’hui hurlent à la mort en se frottant les mains pour le petit bénéfice électoraliste dérisoire qu’ils croient pouvoir tirer de cette situation sont les mêmes qui, il y a peu, accusaient Nicolas Sarkozy de dramatiser la situation. …

Plus que jamais, le sommet social du 18 Janvier prochain devra se traduire par des décisions importantes qui seront prises par le Chef de l’Etat -je n’ai aucun doute à ce propos– pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. Cette dégradation de notre note, loin d’être un drame, constitue au contraire un signal fort pour accélérer et amplifier encore le rythme et l’ambition de nos réformes sans tarder, n’en déplaise aux pompiers-pyromanes d’une gauche hystérique dont l’intérêt bien compris pour la France s’efface rageusement devant une petite perspective électoraliste aux petits pieds.

Les français doivent garder confiance, il s’apercevront très vite que la France restera reconnue comme une économie forte, susceptible d’emprunter à des taux raisonnables en inspirant d’autant plus confiance aux investisseurs qu’elle est déjà sur la voix des réformes appropriées pour sortir de la crise et que sa volonté de conduire ces réformes n’est pas prise en défaut.

Que les Cassandre se taisent à présent et commencent à réfléchir honnêtement en cessant de brader notre intérêt général et celui de la France sur l’autel de leurs petites et incompétentes ambitions partisanes et revanchardes.

lundi 5 septembre 2011

Les rouages du PS ont un grain: sEGOlène Royal

La battue de 2007 rêve de faire mieux en 2012

I have a dream ('Je rêve', en picto-charentais)

La présidente de la Région Poitou-Charentes aimerait bien créer la surprise à la primaire du PS et rebattre les cartes du PS.

La picto-charentaise joue la carte de la confiance et de la détermination
Désirdavenir Royal se voulait sûre d'elle-même et positivait, le week-end dernier, à l'université d'été de La Rochelle. « Je serai en tête à l'issue du premier tour de la primaire.» Relevant le nouveau défi des mauvais sondages qui ne cessent de la figer au troisième rang, largement derrière François Hollande et Martine Aubry, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes se défend d'être près de perdre ses étriers.

Elle veut interférer dans le duel Hollande-Aubry
Ségol'haine Royal peut-elle compter sur une bavure de l'un de ses adversaires, l'un surpris en train de sniffer ou l'autre ivre morte dans le fossé ? Dans son camp, on veut croire à la rumeur et lui accorder son pardon...

Ne garde-t-elle pas un souvenir enchanté du fameux congrès de Reims en 2008 ?...
A cette époque, les premiers sondages ne la plaçaient pas du tout en position favorable: le 28 septembre, cette année-là, une étude de l'entreprise commerciale de sondages IFOP présenta comme un fait scientifique que seulement 18 % des personnes interrogées souhaitaient que Sa Cynique Majesté Royal soit désignée premier secrétaire du PS. Loin derrière Martine Aubry (22 %) et Bertrand Delanoë (44 %), l'homme qui faisait à ce moment-là figure de favori. La suite lui a appris qu'il fallait garder espoir, puisque lors du vote des motions au congrès, la troisième des savantes estimations de l'IFOP arriva en tête avec 29 % des voix contre 25 % à Delanoë et 24 % à Aubry. C'est même la troisième d'alors qui trouva les moyens de coiffer tout le monde sur le poteau. D'un cheveu coloré.

Au second tour, alors que les experts du PS annonçaient un excellent report des voix de Hamon sur Aubry, Royal tutoya la barre des 50 %, et peut-être l'aurait-elle escamotée s'il n'y avait eu quelques arrangements avec la démocratie dans certaines fédérations vertueuses du PS !
Est-ce donc à dire que, pour arriver à ses fins, l'éternelle candidate s'apprête à recourir aux mêmes méthodes que la Ch'tite Aubry d'alors ? Encore faudrait-il qu'elle n'ait pas tout verrouillé...

C'est donc cet exploit que rêve de répéter Désirdavenir Royal les 9 et 16 octobre, jours des deux tours de la primaire. Au cas contraire, son score lui permettra de jouer les arbitres de la primaire. Elle sait qu'elle détient en effet les clés de ce scrutin et Martine Aubry et François Hollande veillent d'ailleurs à tenir la serrure bien huilée. « On la ménage », confirme un lieutenant de François Hollande, le père de ses enfants.

Une communauté d'intérêts rassemble les deux candidates

Les deux féministes partagent les seconds rôles derrière Hollande


La Ch'tite Aubry doit donc culbuter le favori.
Ils étaient tous dans l'esquive permanente et elle a dû se battre pour arracher des débats, concède un proche de Ségol'haine Royal. On les a obtenus quand Martine Aubry a vu que c'était aussi dans son intérêt.
Mais il faut pourtant avouer que sa capacité à débattre n'a pas sauté aux yeux des téléspectateurs de l'émission On n'est pas couché de Ruquier: même entre filles, elle n'a pas même impressionné les deux santons en jupons.

François Hollande ménage son ancienne compagne
Favori des sondages, il ne pense plus qu'au second tour et à l'après-primaire, quand il faudra conclure des accords avec ces drôles de dames et panser les plaies des socialistes. C'est pourquoi le président du Conseil général de Corrèze fait le gracieux, non sans ironie toutefois: « Ségolène Royal a toujours raison, vous le savez bien. »
Une explosion du réacteur Royal leur paraît improbable
Le risque nucléaire les fait même sourire. « Elle a des voix, bien sûr, concède un allié de Martine Aubry. Mais ce sont des gens qui ne se déplaceront pas pour aller voter, les jeunes et les gens issus des milieux populaires», lance-t-il avec une assurance condescendante.
Chez François Hollande, on fait en effet le compte de tous ceux qui ont quitté l'armée Royal pour trouver asile sous son aile, depuis les élus (Vincent Peillon, Gérard Collomb, François Rebsamen...) jusqu'à ceux qui paradaient dans l'équipe de la campagne présidentielle. Ils sont persuadés que l'hémorragie est trop forte pour que la candidate puisse s'en relever.

L'amère Royal se croit en capacité de transformer l'essai de 2006

Ne décrocha-t-elle pas l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007, contre toute attente, à la trompe et à la barbe des éléphants. Un fin stratège Royal se prend à rêver à son tour: il l'imagine dans l'état d'esprit du maréchal Foch lors de la bataille de la Marne en 1914: « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque ! » Et l'esprit de Désirdavenir Royal de battre la campagne...

Elle bourre les canons jusqu'à la gueule
Elle insiste ainsi sur les augmentations d'impôts que la maire de la métropole transfère sur la communauté urbaine de Lille ! « Elle a les idées claires, elle sait ce qu'elle veut pour le pays », commente un partisan, son bras droit, le député de la Mayenne Guillaume Garot.

Elle ne se prive pas non plus d'attaquer la Corrèze, le département que préside François Hollande, son ex-compagon, affirmant qu'il est l'un des plus endettés de France ! Flamby 1er refuse pourtant de se frotter à celle qui fera manger le vainqueur de la primaire dans sa main. Que donnerait donc un rencontre avec un partenaire aussi mou et fuyant ?

Tous les mois, elle réunit ses experts au sein des « universités populaires participatives » où elle n'écoute pourtant toujours pas, mais où elle pousse les idées, toujours iconoclastes, de son think tank. Elles tranchent avec les propositions plus classiques de ses principaux concurrents, au risque de se marginaliser.

La rebelle brushée compte en outre sur les débats télévisés pour vulgariser ses idées et obliger ses rivaux à faire de la surenchère, au point de les pousser à l'erreur.
La méthode est donc simple et peu innovante
Réchauffer la recette de 2006 à feu doux, tout en agitant doucement son expérience à la tête d'une collectivité locale. « La Ségolène Royal de 2011 n'est plus la même que celle de 2006, assure un de ses proches qui préfère toutefois rester anoyme. Elle a gagné en densité, en surface politique.» A tout bien considérer, si la bientôt sexagénaire a pris en largeur et en épaisseur, la flatterie est celle d'un malotru !

Aubry fait du Royal pour lui prendre ses voix

Depuis le temps des exploits et des bourdes de la candidate vétérante, les enquêtes de popularité ne l'ont pas gâtée non plus. « Elle est, parmi les politiques, celle qui suscite le plus fort rejet chez les électeurs », constate en effet un observateur de la vie politique.

Ce constat incite l'amère Royal à se faire tout sucre et à miser sur la force de son réseau militant. Il a certes perdu de sa vigueur au cours de sa traversée du désert, mais ce noyau dur de ces kamikazes est son socle unique.
Elle compte bien le mobiliser le 10 septembre, à Montreuil, en organisant un grand rassemblement, la fête de la Fraternité fête de la République, destiné à montrer ses muscles. Les bodybuilders de Royal parient sur le réseau de correspondants locaux de la patronne pour aller faire du porte-à-porte, en province comme en banlieue, terre électorale où les tablettes de chocolat peuvent prétendre impressionner encore.
Mais si le scrutin d'octobre reste confiné aux militants socialistes, ses chances sont faibles. Et pourrait-elle encore créer la surprise, si elle arrivait à rattraper par la manche une partie de ceux qui ont voté pour elle en 2007 (17 millions de voix) ? Rien n'est moins sûr: ils ont déjà payé !

Peu imaginatifs, ses adversaires ringards la copient
Ils n'ont pas la même capacité de visibilité et savent que les soutiens de Royal forment le dernier carré de fidèles, prêts à tout jusqu'au bout. Le début de la campagne de la primaire montre qu'ils savent utiliser d'autres armes.
Pire, en s'invitant à un débat de partisans de Hollande à l'université d'été de La Rochelle, la maire de Lille a joué la partition de l'amère de Melle. Et en décidant d'aller lundi dernier à Marseille parler des enjeux de la sécurité, un thème de prédilection de Nicolas Sarkozy, le jour de la venue du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans la cité phocéenne, Martine Aubry a fait du Royal. « On veut lui siphonner ses voix », explique un finaud de l'entourage de la Ch'tite Brochen-Aubry.

Quand la Royal lancera-t-elle ses navires ?
Pendant que le raseur pensait à la course présidentielle en se rasant, depuis 2007, elle fourbissait ses armes. Elle n'en peut plus désormais. Elle a en effet deux revanches à prendre et elles n'attendent plus à force de refroidir: contre la Ch'tite Aubry qui l'a spoliée en 2008 et contre l'appareil socialiste dirigé par François Hollande qui n'ont eu de cesse de l'écarter.

Ce qui laisse encore à Nicolas Sarkozy un peu de temps devant lui pour aider les Français.


vendredi 10 octobre 2008

La crise financière fait des heureux en France

François Fillon appelle à l'unité nationale...
La voix qui crie dans le désert de la gauche.
Puisse la crise abattre Sarkozy, répond la gauche.

Sa Cynique Majesté Royal n'a-t-elle donc rien de mieux à faire que de danser au Zénith sur le volcan de la crise financière ?
Certains dessins politiques en disent plus long sur l'état d'esprit de l'opposition que tous les discours de ses (ir)responsables.


La droite au pouvoir gère la crise internationale et s'efforce d'en limiter les effets sur les Français.
Au moins fait-elle ce qu'elle peut pour servir la France.
Mais l'opposition dessert le pays.
Qu'à donc fait le PS de la démocratie citoyenne dont il nous rebat les oreilles ?
L'heure est-elle à la "vigilance citoyenne" , à la "résistance citoyenne" ou à la "désobéissance citoyenne" ? Peut-être plutôt à l'esprit citoyen !
La presse et les partis d'opposition appuient chaque jour davantage sur la tête de Marianne ? Ainsi, France Info matraque-t-elle l'information de la peur et de l'angoisse. Les journalistes militants voient dans la crise internationale une opportunité nationale de revanche. Si la crise financière n'y suffit pas, vivement que la crise économique ait raison de Sarkozy, nous dit cet humoriste politique !
Et la France, alors ? Et les Français?
Celle des plus défavorisés? Oubliés, les plus faibles, les sans logis, les clandestins, les chercheurs d'emploi, les pauvres gens?
Les Français, le jour venu, n'oublieront pas
ce comportement hostile et destructeur.