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mercredi 2 mars 2016

Les Etats-Unis s'imposent contre la France comme premier partenaire commercial de l'Allemagne

Nos amis allemands n'ont que faire de la préférence européenne

En 2015, l
es États-Unis ont relégué la France derrière eux comme principal partenaire commercial de l'Allemagne

C'est une première depuis le milieu des années 1970,
selon des chiffres officiels publiés mercredi. Nommé secrétaire d'État au Commerce extérieur en septembre 2014, Matthias Fekl (ci-contre), 36 ans, n'a donc pas rempli son contrat, si délicate soit la tâche derrière Thomas Thévenoud, débarqué en raison de sa situation fiscale liée à une "allergie administrative". La jeunesse du premier n'a rien arrangé, pas plus que le second n'a réglé le conflit entre catégories de chauffeurs de taxis.
Ancien partisan de Dominique Strauss-Kahn, devenu un fidèle de François Hollande et sorti de l'ombre lors de l'affaire Cahuzac, Fekl avait un moment été pressenti comme successeur de Fabius aux Affaires étrangères !
Né à Francfort d'un père allemand et d'une mère française, il a grandi à Berlin avant de rejoindre Paris pour ses études et a conservé la double nationalité française et allemande. La question se pose donc de savoir si a démarché les USA pour l'Allemagne.
"En 2015, des biens d'une valeur de 173,2 milliards d'euros ont été échangés entre l'Allemagne et les États-Unis (exportations et importations)", ce qui fait des États-Unis "le partenaire commercial le plus important de l'Allemagne", devant la France (170,1 milliards d'euros) et les Pays-Bas (167,6 milliards d'euros), détaille l'Office fédéral des statistiques Destatis, dans un communiqué. A seulement 3 milliards derrière, les Pays Bas également doubleront-ils la France en 2016 ? 

Les États-Unis sont les principaux clients de l'Allemagne en Europe

C'est vers le nouveau continent que l'Allemagne a le plus exporté en 2015. La France, premier pays client des produits allemands depuis 1961, est passée au second rang. C'est de Chine que l'Allemagne a le plus importé, la France arrivant en troisième position derrière les Pays-Bas. 

Le recul de la France est général.
Le qualificatif de "premier partenaire commercial" était pourtant très souvent utilisé pour convaincre de la solidité des liens politiques et économiques entre les deux pays et louer la relation privilégiée entre la France et l'Allemagne, moteurs de l'économie européenne. L'un des moteurs est en panne, à l'instar de l'A330 présidentiel cloué au sol à Lima.

Dans la presse, les diseurs de patenôtres à Hollande marmonnent que c'est la faute au dynamisme de l'économie américaine et à la faiblesse de l'euro par rapport au dollar qui ont fortement stimulé les échanges entre l'Allemagne et les États-Unis, sur l'année écoulée. Sauf que l'euro est le même en France et en Allemagne et que sa faiblesse est censée stimuler pareillement les exportations des deux partenaires européens hors de la zone euro, quoi qu'en dise l'AFP.

dimanche 17 novembre 2013

La crise rend-elle raciste ?

Georges Marchais avait la réponse, il y a 30 ans...

La crise semble rendre raciste les ouvriers et les partis qui les défendent


A moins qu'ils ne soient simplement réalistes ? 
Un discours de Georges Marchais, secrétaire national du PCF est assez étonnant à écouter avec le recul historique : période antérieure à la création de la LICRA, de SOS-racisme, des ONG et de l'espace Schengen, quand  la "pensée unique" n'était pas le cancer généralisé d'aujourd'hui. 
Ce n'était plus la belle époque des illusions marxistes, mais encore le temps de la dictature du prolétariat...  

VOIR et ENTENDRE Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français, de 1972 à 1994:



jeudi 25 octobre 2012

Harvard invite G. Papandreou à donner des cours d'...économie...

L'université américaine révolte les Grecs



Le site Internet Greekpayback publie la photographie d'un chômeur brandissant une pancarte en anglais: "Aidez-moi, mon professeur à Harvard était Georges Papandréou:"je n'ai aucun avenir"



Les internautes grecs s'indignent du salaire versé à l'ancien premier ministre grec qui a ruiné la Grèce

Ses compatriotes laissent éclater leur colère en apprenant la nouvelle du job de Georges Papandréou: enseignant à Harvard, la prestigieuse université américaine du Massachusetts.
 ."Comment détruire votre pays en dix leçons; les Américains ont tout compris." Voilà ce que l'on peut lire en grec sur la Toile. 

L'ancien premier ministre socialiste a commencé une série de séminaires sur la crise politico-économique

Prime à l'incompétence

Si les étudiants curieux semblent se presser vers les cours de Georges Papandréou, le ton à Athènes est bien moins enthousiaste. La classe politique tout comme l'opinion publique s'étonnent de son salaire, 46.000 euros par mois.

Le problème n'est pas seulement qu'il est grassement payé, alors que le pays connaît un chômage sans précédent (25%) et que ses compatriotes sont soumis à une terrible austérité.  
Il réside aussi et surtout dans le fait que l'université américaine, d'une part,  accorde du crédit à un politicien incompétent qui a préféré démissionner plutôt que de mener le combat contre la crise économique et, d'autre part, soumet ses étudiants à l'enseignement de théories économiques qui ont conduit la Grèce  à la banqueroute.  

Au pouvoir de manière quasi-continue depuis 1988, le sexagénaire est toujours député socialiste du Pasok et à l'abri du besoin, bien qu'à la suite de son père, le socialiste soit à son tour très largement responsable de la corruption et du marasme économique dans son pays. 

L'internationale socialiste est-elle une mafia ?

Université privée et la plus riche du monde, Harvard est pourtant progressiste et féministe. Et si elle fait appel à un socialiste, c'est pour répondre aux pressions d'étudiants totalitaires qui s'opposent au cours d'économie libérale de N. Gregory Mankiw, dont ils dénoncent le “biais conservateur”.

Pourquoi le très controversé Papandréou ?

Papandréou est le président en exercice de l’Internationale socialiste, dont fait partie le Parti Socialiste français. 
Conflit d'intérêts ? Pensez donc !

Et qui a écrit, le 23 avril 2012 sur le site web real.gr: "Je souhaite à l'ami et camarade François Hollande une large victoire au second tour. Cette victoire sera, en plus, très significative pour l'ensemble de la famille progressiste à l'Internationale Socialiste " ? Allez, vous avez tout compris: Papandréou est ici, de profil à droite, avec Hollande et son ex-concubine. C'est une mafia...

Harvard va-t-elle inviter Dominique Strauss-Kahn ?
Cambridge a déjà eu cette indécence en mars dernier, mais des manifestations ont accueilli l'ancien chef du FMI, invité de la prestigieuse université anglaise bien qu' accusé de viol et poursuivi pour ses activités sexuelles.

LIRE aussi: 
"Avec Ségolène Royal, c'est Harvard-sur-Seine... ouvert à tous!" du Huffington Post (16/6/2009) d'Anne Sinclair, l'ex-madame Strauss-Kahn. 

Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont virulents



Le franc-maçon Andréas Papandréou, le père,
ici au centre,
avec François Mitterrand et ...Khadafi


"Est-ce que Harvard est encore une faculté réputée, ou est-ce devenu un simple BTS pour politiciens qui ont échoué ?"  "Il est plus difficile d'être étudiant que professeur à Harvard", ou encore: "Enseigne-t-il comment mourir de rigueur ou comment entretenir sa moustache?" 

L'ancien premier ministre est tenu pour responsable par la majorité de la population, saignée à blanc par la rigueur, de la mise sous tutelle de la Grèce par l'Union européenne et le FMI. Il est même accusé d'être celui qui a fait sombrer le pays dans l'austérité la plus injuste. 
Lors de son premier cours, le défaitiste a avoué à ses étudiants qu'il savait que la cure de rigueur infligée à son peuple n'aboutirait pas. Au moment où l'actuel gouvernement de coalition vient de trouver un accord sur un énième plan de redressement budgétaire, nombre d'observateurs estiment que le "professeur Papandréou" a bel et bien perdu une réelle occasion de se taire.

Nombre de blogueurs demandent que Harvard verse son salaire à l'État grec pour rembourser la dette abyssale du pays.
Enfin, une poignée de commentateurs estiment, plus amèrement, que Georges Papandréou a réussi à transformer la Grèce, un pays paisible et onirique, en un cas d'école économique et politique à ne pas suivre.

mercredi 6 juillet 2011

Une agence dégrade la note du Portugal; la bourse de Lisbonne plonge


L'agence de notation financière internationale plombe les efforts du Portugal


La bourse de Lisbonne a reculé de plus de 2,5% mercredi après la dégradation de la note du Portugal par Moody's, une agence de notation financière internationale qui estime que ce pays pourrait être contraint de solliciter un deuxième plan de sauvetage financier international pour atteindre ses objectifs de réduction de sa dette.

Moody's a en effet ramené la note de la dette du Portugal au rang de "spéculative",
jugeant que ce pays ne pourra pas emprunter à nouveau sur les marchés en 2013, comme il l'espère.

Le gouvernement socialiste José Sócrates a jeté l'éponge
Le Portugal a obtenu un prêt de 78 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) au début de l'année, sous la gouvernance de car il ne pouvait plus emprunter à des taux d'intérêt supportables sur les marchés, les investisseurs craignant qu'il ne rembourse pas dans les délais. Cette dégradation par Moody's ne lui facilitera donc pas la tâche.

Le nouveau gouvernement portugais de centre-droit, dirigé par Pedro Passos Coelho, (1964) depuis le 21 juin 2011, a annoncé fin juin son intention de prendre des mesures d'austérité plus drastiques encore que celles exigées en contrepartie du prêt accordé à Lisbonne. Le gouvernement prévoit notamment de modifier les dates des dates des jours fériés pour améliorer la productivité en mettant fin aux week-ends prolongés, réduire les droits aux prestations sociales, augmenter la taxe sur la valeur ajoutée et maintenir une politique d'embauche "très restrictive" dans la fonction publique.

La dégradation de la note du pays par Moody's a suscité consternation et indignation au Portugal. Le Premier ministre Pedro Passos Coelho a parlé d'un "coup de poing à l'estomac", tandis que le directeur de la banque publique Caixa Geral de Depositos, la plus importante du pays, a dénoncé une décision "immorale et insultante".

A Berlin, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaeuble s'est également dit surpris. "Je ne vois pas sur quoi cette décision est fondée", a-t-il souligné.

Une agence de notation est comparable aux entreprises de sondages
Elle est également rémunérée par le demandeur de notation
, sauf qu'elle attribue des notes aux acteurs économiques, collectivités (États, etc…) ou aux entreprises, selon certains critères financiers définis par une réglementation interne ou par les acteurs de marché.
La notation est apparue aux États-Unis au XIXe siècle lors de la panique de 1837, pour évaluer la solvabilité des entreprises.

La crise financière de 2008 a mis en question la notion d'indépendance des agences de notation financière.
Nombre d'investisseurs se sont plaints du manque de réactivité de ces agences
pendant la crise mais surtout du manque d'exactitude de leur note: elles n'ont pas permis de protéger réellement des risques liés aux instruments financiers censés être sans risque.
Sur les 150 agences de notations financières dans le monde, seulement trois, « The Big Three » (les 3 grandes), émergent. Elles réalisent 94 % du chiffre d’affaires de la profession : Moody's et Standard & Poor's qui détiennent chacune 40% du marché, et Fitch Ratings, 14%.

Ces oligopoles fragilisent la zone euro

Bien qu'elles ne soient pas infaillibles et que leur notation soit une opinion, elles ont contribué au coulage d'entreprises et d'états.
La Grèce ne leur dit pas merci et le Portugal devra faire face aux attaques des experts, si peu fiables soient-ils.

Aux Etats-Unis, Obama s'est fait pointer.
Lien PaSiDupes

En France, l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) publie un guide de ces agences de notation avec leur méthodologie.
Lien PaSiDupes

La crise des subprimes n'a pas radicalement remis en cause le rôle des agences et leur indépendance. Elles continuent de faire la pluie et le beau mauvais temps, bien qu'elles n'aient pas prévu la crise actuelle.
Confortables, ces agences de notation n'ont de comptes à rendre à personne.

mercredi 10 novembre 2010

Claude Allègre apprécie le quinquennat de Nicolas Sarkozy

Mais Le Monde n'apprécie pas Claude Allègre...

Voici ce que la presse -pourtant 'aux mains du pouvoir'- n'écrit, ni ne dit !

L'ancien ministre de Jospin (PS) a préféré Le Point pour publier un bilan favorable de l'action du chef de l'Etat. A l'approche du changement annoncé d'équipe gouvernementale, il dresse le bilan de l'époque précédente.
Il rend ainsi un hommage à la capacité de Nicolas Sarkozy à résister aux grèves contre la réforme des retraites et aux manifestations de la rue contre le travail des élus.

'Par ailleurs, Sarkozy a montré qu'il savait aussi ne pas plier pour défendre un ministre qu'il juge capable et honnête. C'est une vraie innovation !
', écrit l'ancien ministre de l'Education, rendant justice à Eric Woerth.

Gestion de la crise C. Allègre souligne que Nicolas Sarkozy a 'créé le G20 (...), entraîné l'Europe dans une action solidaire de recapitalisation des banques (...), stoppé net la panique qui avait saisi les épargnants'.

Et politique internationale
Il salue également la politique internationale de la France, 'de nouveau en bons termes avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil'.

Allègre est pourtant critique

En spacialiste, il relève des lacunes dans la loi sur l'autonomie des universités et le Grenelle de l'environnement, mais il déclare l'action politique du chef de l'Etat depuis 2007 globalement satisfaisante. "Qui osera revenir là-dessus ?", lance-t-il, en défi à la gauche.


Une critique réelle, mais nuancée
"Je n'ai pas aimé l'épisode des Rom. Il était inutile et maladroit. Fustiger une population fragile, repoussée de partout, ne correspond pas à notre tradition", écrit Claude Allègre. "Mais je n'ai pas aimé davantage les réactions outrancières de Michel Rocard, Dominique de Villepin ou Viviane Reding", tempère-t-il immédiatement.

Claude Allègre explique la perplexité des Français envers Nicolas Sarkozy

Il évoque son âge et sa méthode de gouvernance.
"Un président décontracté parlant comme tout le monde, cela sera peut-être apprécié, mais pas avant le XXIIe siècle !", dit-il.
Question rhétorique
"Dans les circonstances de cette terrible crise, qui aurait fait mieux pour la France ?
Celle que l'on n'a pas élue ? Chaque Français doit réfléchir à cette question !", suggère-t-il dans une allusion transparente à Ségol'haine Royal, dont il a eu l'occasion de faire le tour, lorsqu'elle était placée à son côté.

Lien PaSiDupes vers les mensonges de l'amère Royal que dénonça Allègre en 2007
Aussi mortifiant que mortifère !

lundi 26 juillet 2010

L'opposition sape le moral des ménages

La crise est-elle seule responsable de la morosité ?

Les Français ne paient pas seulement les frais de la crise internationale

Les ménages français sont aussi pessimistes sur la situation économique en juillet qu'en juin, l'indicateur qui mesure leur moral s'est stabilisé 'à un bas niveau' (- 39 points), a annoncé jeudi 22 juillet l'INSEE. Mais l'indicateur qui mesure l'opinion des ménages sur la situation économique a baissé depuis le début de l'année, chutant de 9 points depuis janvier, selon l'Institut national de la statistique.
En juillet, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle se dégrade (- 2 points, à - 28) mais leur opinion sur leur situation financière personnelle future est stable, tout comme sur l'opportunité de faire des achats importants.
Comparé à juin, les ménages estiment plus difficile d'épargner en juillet alors qu'ils jugent le moment plus opportun pour le faire (+ 8 points). Selon eux, leur capacité à épargner dans les mois à venir se dégraderait (- 3 points). De même, les craintes des ménages vis-à-vis du chômage persistent selon l'INSEE.

Querelle aile gauche-aile droite du PS au détriment du pays

Lorsque, début mai 2010, François Fillon annonça la décision de geler les dépenses de l'État pendant trois ans, les socialistes intensifièrent leur dénonciation du «plan de rigueur» du gouvernement sur l'air du «on l'avait bien dit». «C'est un vrai coup de bambou qui tombe sur les Français (…), un plan de rigueur, un plan d'austérité, d'une sévérité sans précédent», déplora Benoît Hamon, le porte-parole officiel du PS, inconscient peut-être, mais plus sûrement ravi du coup qu'il pouvait porter au gouvernement, au détriment des Français.
Le premier ministre se préoccupe du moral des troupes et refuse de parler de rigueur, mais les socialistes -constructifs- trouvent leur plaisir dans la démoralisation des électeurs.

Le tir de mortier PS fera des victimes bien au-delà du gouvernement

=>
L'ancien ministre de l'Économie n'a pas tardé à se positionner face à Benoît Hamon.

Michel Sapin assura en effet qu'«il faut arrêter de jouer sur les mots car, en réalité, c'est une rigueur gigantesque qui est programmée».
=> Pour Jérôme Cahuzac, le président PS de la commission des finances à l'Assemblée nationale, le premier ministre s'abrite derrière la crise grecque pour annoncer un plan de gel des dépenses publiques bâti depuis plusieurs mois. «Ce n'est que la confirmation, dans une mise en scène dramatisée, du programme de stabilité transmis par la France aux autorités communautaires en janvier, soit avant le début de la crise grecque», a dénoncé Jérôme Cahuzac dans Le Monde.

Et que propose invariablement le PS ?
Annuler le bouclier fiscal !

Claude Bartolone n'en démord pas sur France 2. «Je pense que le gouvernement devrait revenir sur les baisses fiscales qu'il a accordées pour essayer de faire face aux déficits plutôt que de donner l'impression qu'il veut redonner un nouveau tour de vis social».

Or, Bartolone est ce brillant gestionnaire qui a fait ses preuves à la présidence du CG socialiste de Seine-Saint-Denis en plombant lourdement le budget de son département avec des emprunts toxiques. Un joueur de poker de cette envergure est-il donc habilité à distribuer des conseils de bonne gouvernance ? Ce qu'il est parvenu à faire dans le 9 Cube doit être évité à la France.
Lire PaSiDupes

La démagogie socialiste autorise toutes les incohérences
Dans la majorité, on se gausse de l'attitude des socialistes qui votent le lundi le plan d'aide à la Grèce, mais qui dénoncent le vendredi les mesures gouvernementales pour éviter qu'une telle crise ne se produise en France. Au PS, on voit le piège et on tente de sauver la face en rappelant que si les parlementaires ont voté le plan d'aide, ils en ont dans le même temps dénoncé les contraintes, à savoir, la cure d'austérité imposée aux Grecs. Au PS, on sait tout faire: tout et son contraire.
Lire aussi PaSiDupes sur le problème que pose au PS l'Espagne socialiste dans la tourmente

Le PS boit et la France trinque


Ces prises de parole multiples mettent au jour la bataille entre l'aile gauche et l'aile droite du parti qui se joue Rue de Solferino. L'opinion ne réalise pas que le harcèlement du gouvernement préjudiciable à l'ensemble de la collectivité est en fait la résultante des luttes internes au PS pour la prise du pouvoir.

=> Quand les partisans de Dominique Strauss-Kahn évitent de hausser le ton contre un plan d'aide à la Grèce auquel le directeur général du FMI a largement contribué, les tenants d'un virage à gauche du PS ont du mal à retenir leurs coups.

Les Français cotisent pour la schizophrénie socialiste

Les sujets propres à renvoyer l'image d'un PS écartelé entre ses deux tendances ne manquent pas et entre ces deux camps, la tension est vive.
=> La participation en mai d'un représentant du PS au meeting unitaire de la gauche contre la réforme des retraites a provoqué un
coup de colère du maire socialiste de Quimper, Bernard Poignant. Il a dénoncé «une forme de schizophrénie de la direction du PS» : « J'entends à la fois une partie de la direction appeler Dominique Strauss-Kahn à sortir du FMI pour entrer dans la compétition présidentielle et, de l'autre côté, j'entends qu'une autre moitié de la direction participe à un meeting autour d'Olivier Besancenot Jusqu'à présent, Martine Aubry a réussi à naviguer entre deux eaux, mais les acteurs des primaires risquent fort de lui appuyer sur la tête.

Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau
Quant aux Français dans la tempête, tandis que le PS sabote les canots de sauvetage, ils devront s'en remettre au maître nageur et aux bouées du gouvernement.

mercredi 25 mars 2009

Vers la maîtrise des rémunérations des dirigeants des entreprises aidées

Le gouvernement décidé d'agir "au plus vite"


Le gouvernement profite de la crise économique internationale pour moraliser le système de rémunérations des grands patrons français.
Les dirigeants des entreprises aidées par des fonds publics vont se voir interdire toute rémunération variable et le gouvernement a décidé d'agir "au plus vite.

Le gouvernement a fixé un nouvel ultimatum au patronat pour obtenir un encadrement des rémunérations des patrons d'entreprises;

Quant aux ministres concernés et des parlementaires de la majorité réunis mercredi à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, ils ont décidé de "se donner au plus vite les moyens pour imposer aux entreprises aidées de ne pas faire profiter les mandataires sociaux ou les dirigeants des entreprises aidées de rémunérations variable", a rapporté un participant..

Le gouvernement privilégie la voie réglementaire
Mais il veut encore vérifier qu'une loi n'est pas nécessaire sur le sujet. S'il était nécessaire de modifier la loi, un amendement serait déposé mardi prochain au Sénat dans le cadre du collectif budgétaire.

mardi 28 octobre 2008

Aubry, candidate à la prise du PS, instrumentalise la crise économique

A une semaine du vote des adhérents PS, la maire de Lille aurait des propositions de mesures !

Les Français auront-ils la faiblesse d’y voir son intérêt pour leurs emplois et leur pouvoir d’achat ?
Il est évident qu’elle souhaite plutôt capter les votes des adhérents du PS…

Martine Aubry se met sur orbite du congrès de Reims
La postulante au poste de premier secrétaire du PS fait sa com par communiqué, puisqu'elle n’est pas députée : elle a voulu se préserver pour le combat municipal de 2007. Aussi pour la prise du pouvoir au PS, comme Désirdavenir Royal ! Bien vu ? Pas sûr, car l'amère Royal s'est prise cinq points dans la vue à la présidentielle et que la gauche à Lille –sans elle, mais avec les Verts et le MoDem- en a profité pour faire 60,1 % …
L’ex-ministre PS des Affaires sociales de Jospin (1997-2000) a réclamé lundi au Président Nicolas Sarkozy "des mesures d'urgence" face à la crise économique, et notamment "l'annulation du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires" qu'elle juge nuisible à l'emploi. Trou de mémoire ? C’est à Aubry que l’économie française doit la mise en œuvre des 35 heures (cf. ci-dessous)…

Martine Aubry, candidate à la direction du PS, fait sa promo
Faisant mine d’ignorer que la crise économique est internationale, elle prenait hier lundi les devants du discours du chef de l'Etat sur l'emploi aujourd’hui mardi dans les Ardennes. Dans un communiqué, elle "souhaite lui demander avec force de prendre des mesures d'urgence pour sortir notre économie de l'ornière, car sans cela l'explosion du chômage est inévitable".
Selon la Ch’tite maire de Lille, "le président de la République doit immédiatement suspendre l'examen du budget, qui ajoute de la crise à la crise, et demander au gouvernement de revoir sa copie". On a tout son temps au PS…

La démagogie, Aubry connaît
Pour elle, "la priorité absolue, c'est de redonner du pouvoir d'achat" car "son blocage est la cause majeure de la panne de l'économie et des immenses difficultés des Français". Les difficultés de la Ch’tite Aubry ne sont en revanche, pas « immense » : depuis 2006, elle est conseiller d'Etat 'en service ordinaire', grâce au 'hors tour', et 'en disponibilité', c'est-à-dire à l’abri du besoin dans ses vieux jours.
La Ch’tite Aubry propose notamment de "mettre en place, au 1er janvier 2009, le chèque transport, d’augmenter les allocations familiales, de revaloriser de manière exceptionnelle le SMIC". Rien qui n’ait un coût qu’elle ne chiffre pas, mais qui en revanche peut lui rallier les benêts socialistes.

Aubry n’a pas toujours été dure avec le secteur privé
N’évoquons pas le privé religieux qu’elle connaît également bien, de l’intérieur, puisque Jacques Delors, l'ancien ministre, l’avait confiée au Couvent des Oiseaux (authentique !) où elle croisa Chantal Goya, le pinson favori des enfants.
Cette ‘fille de’ s’est faite les dents dans le privé économique
Elle n’a pas connu le chômage et a trouvé à s’employer sans délai à Pechiney, entre 1989 et 1991, comme simple directrice adjointe du grand patron, Jean Gandois, accessoirement grand chef également du CNPF (le MEDEF de l’époque). À ce poste, elle participa même à la fermeture de l'usine d'aluminium de Noguères (Pyrénées-Atlantiques).
Devenue grande, en 2008, elle veut faire chanter les patrons du secteur privé. Elle préconise en effet de "donner jusqu'au 31 mars 2008 aux entreprises pour conclure un accord salarial avec leurs syndicats et supprimer les allégements de charges à celles qui ne le font pas".

Aubry n’a pas toujours paru si sympathique aux syndicats
Bien qu’elle fut militante CFDT dans son jeune âge (elle est née en 1950), elle s'entendit assez mal avec les syndicats, en particulier avec la secrétaire général de la CFDT, Nicole Notat, avec laquelle elle avait un profond désaccord sur le plan Juppé.

Aubry n’a de social que l’apparence
Selon l'ancien ministre, "il faut relancer une politique active de l'emploi que la droite a supprimée", en annulant le "dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires", et en rétablissant "les emplois aidés dans les associations et les collectivités locales".
En cas de licenciements, "il faut absolument rétablir les congés de conversion" et prévoir "le déblocage immédiat de 200.000 formations supplémentaires pour les chômeurs afin que le temps passé au chômage ne soit pas du temps perdu".
Selon elle, ces mesures de "très court terme" sont "finançables": "il suffit de suspendre la loi TEPA et de revenir sur une partie des 72 milliards de niches fiscales".

Sociale? Mais qui serait responsable du scandale de l’amiante, si ce n’était elle !
Alors qu’elle est ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle de Pierre Bérégovoy, son adjoint direct, Jean-Luc Pasquier, assure qu’elle défendit le concept d'usage contrôlé de l'amiante, là où tous les membres de la Communauté économique européenne (CEE) voulaient interdire purement et simplement ce produit
, bloquant le décret européen d'interdiction de l'amiante.

"Nicolas Sarkozy veut refonder le capitalisme international...
...qu'il commence par combattre la crise économique et sociale française", a-t-elle lancé.
N’est-ce pas pourtant à Aubry que le CNPF et Aubry doivent la démission de leur ancien patron Jean Gandois et à qui l’économie française doit notamment les 35 heures ?

La politique Aubry de réduction du temps de travail a eu un coût considérable pour les finances publiques.
  • L’INSEE pose la « question de la pérennité de ces emplois », dont 150 000 sont d'ailleurs des créations dues aux allègements de charges, et montre en outre que la loi a eu un impact négatif sur le pouvoir d'achat des travailleurs.
  • Des études plus récentes montrent qu’à long terme, « compte tenu notamment du coût du financement [des] allègements de charges et de la dynamique du SMIC horaire induite par l’instauration des garanties mensuelles minimales », et « en dépit des importantes créations qui ont pu les accompagner sur la période 1998-2001 », les lois Aubry auraient détruit des emplois.

    Dommage que son palmarès la rende si peu fiable
    Si ses mesures sont bonnes pour appâter les gogos de Sa Cynique Majesté Royal, ce n’est pas un problème, mais qu’elle reste dans l’ombre du beffroi de Lille…
  • vendredi 10 octobre 2008

    La crise financière fait des heureux en France

    François Fillon appelle à l'unité nationale...
    La voix qui crie dans le désert de la gauche.
    Puisse la crise abattre Sarkozy, répond la gauche.

    Sa Cynique Majesté Royal n'a-t-elle donc rien de mieux à faire que de danser au Zénith sur le volcan de la crise financière ?
    Certains dessins politiques en disent plus long sur l'état d'esprit de l'opposition que tous les discours de ses (ir)responsables.


    La droite au pouvoir gère la crise internationale et s'efforce d'en limiter les effets sur les Français.
    Au moins fait-elle ce qu'elle peut pour servir la France.
    Mais l'opposition dessert le pays.
    Qu'à donc fait le PS de la démocratie citoyenne dont il nous rebat les oreilles ?
    L'heure est-elle à la "vigilance citoyenne" , à la "résistance citoyenne" ou à la "désobéissance citoyenne" ? Peut-être plutôt à l'esprit citoyen !
    La presse et les partis d'opposition appuient chaque jour davantage sur la tête de Marianne ? Ainsi, France Info matraque-t-elle l'information de la peur et de l'angoisse. Les journalistes militants voient dans la crise internationale une opportunité nationale de revanche. Si la crise financière n'y suffit pas, vivement que la crise économique ait raison de Sarkozy, nous dit cet humoriste politique !
    Et la France, alors ? Et les Français?
    Celle des plus défavorisés? Oubliés, les plus faibles, les sans logis, les clandestins, les chercheurs d'emploi, les pauvres gens?
    Les Français, le jour venu, n'oublieront pas
    ce comportement hostile et destructeur.