La France n'atteindra pas son objectif de 2019 et, en 2020 et 2021, le FMI ne mise que sur le 1,3% de... 2019
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance
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| Si ce n'est pas pour 2019, peut-être pour 2021 ? |
Dans la zone euro, les principaux pays membres ne font pas mieux que l'ensemble et le FMI basé à Washington prévient que l'impact des tensions commerciales risque même de se propager du secteur de l'industrie à celui des services.
L'organisation internationale prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018.
Le PIB de la zone euro devrait croître moins qu'annoncé : le FMI le prévoit à 1,4% en 2020 et en 2021, alors qu'auparavant il attendait 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années.
1,3% de croissance en France pour 2020
Le PIB français ne devrait quant à lui progresser que de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d'avril. Et le FMI n'attend qu'une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021. Soit un objectif supposé atteint avec trois années de retard.
L'ex-ministre des Finances de Macron ne se sent évidemment pas responsable.
Et encore moins ses chantres qui se produisent sur les antennes et dans la presse de France.
Ce ralentissement serait principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région si longtemps décriée pour sa domination de l'économie européenne, explique-t-il, et à la stagnation de l'Italie, du fait de Salvini, probablement, et non pas de la déstabilisation de l'économie du pays accablée par un déferlement de migrants.
L'Allemagne "anémique" fera mieux que la France.
Le Fonds compte désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l'an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021.
Pour contrer ce ralentissement, le FMI réitère son appel en faveur d'une "réponse budgétaire synchronisée" des gouvernements de la zone euro.






