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mercredi 27 novembre 2019

France : prévision de croissance abaissée de 1,3% à 1,2% par le FMI pour 2019

La France n'atteindra pas son objectif de 2019 et, en 2020 et 2021, le FMI ne mise que sur le 1,3% de... 2019


Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance

Si ce n'est pas pour 2019, peut-être pour 2021 ?
Dans la zone euro, les principaux pays membres ne font pas mieux que l'ensemble et le FMI basé à Washington prévient que l'impact des tensions commerciales risque même de se propager du secteur de l'industrie à celui des services. 

L'organisation internationale prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. 
Le PIB de la zone euro devrait croître moins qu'annoncé : le FMI le prévoit à 1,4% en 2020 et en 2021, alors qu'auparavant il attendait 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années.

1,3% de croissance en France pour 2020

Le PIB français ne devrait quant à lui progresser que de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d'avril. Et le FMI n'attend qu'une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021. Soit un objectif supposé atteint avec trois années de retard.

L'ex-ministre des Finances de Macron ne se sent évidemment pas responsable.
Et encore moins ses chantres qui se produisent sur les antennes et dans la presse de France. 
Ce ralentissement serait principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région si longtemps décriée pour sa domination de l'économie européenne,  explique-t-il, et à la stagnation de l'Italiedu fait de Salvini, probablement, et non pas de la déstabilisation de l'économie du pays accablée par un déferlement de migrants. 

L'Allemagne "anémique" fera mieux que la France.
Le Fonds compte désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l'an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. 
Pour contrer ce ralentissement, le  FMI réitère son appel en faveur d'une "réponse budgétaire synchronisée" des gouvernements de la zone euro.

lundi 9 octobre 2017

Tacle de DSK à Emmanuel Macron

Sa petite leçon de politique à Emmanuel Macron

L'ancien patron du FMI s'est exprimé face à plus de 200 personnes lors d'un hommage rendu à Nicole Bricq

Depuis son affaire de sexe au Sofitel de New York, en mai 2011, Dominique Strauss-Kahn prononçait son premier discours politique au Conseil économique, social et environnemental, mardi 3 octobre, en hommage à l'ancienne ministre du Commerce extérieur de François Hollande, ralliée à Emmanuel Macron, laquelle est brutalement décédée à l'âge de 70 ans, le 6 août dernier.

L'ancien prétendant à la présidentielle arborait un look - assez peu de circonstances - de "vieux beau qui se laisse aller" avec ses cheveux longs et son ...bouc, selon L'Opinion, jeudi 5 octobre. 

DSK n'a pas hésité à donner une petite leçon de politique à l'actuel président de la République 

Les allusions étaient limpides... 
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Ici, avec sa quatrième épouse, Myriam L'Aouffir
"Quand on est sûr de ce qu'on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d'hier et peut-être de demain. Elle l'a fait par conviction, très loin du cynisme de beaucoup. Parce qu'elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l'équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n'est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c'est savoir garder leur équilibre." 

Ancien favori de la gauche à la présidentielle de 2012 mais évincé de la course à l'Elysée par son affaire de moeurs, alors qu'il présidait le FMI, DSK n'a pas résisté à une nouvelle pulsion de conseils à l'actuel locataire de l'Élysée
VOIR et ENTENDRE le commentaire de RTL sur les critiques à peine voilées de DSK au président Emmanuel Macron :


Le 14 mai 2011, accusé d'agression sexuelle, de tentative de viol, abus sexuel et séquestration Résultat de recherche d'images pour "DSK cheveux longs"par une femme de chambre de couleur, Nafissatou Diallo, dans une suite de l'hôtel Sofitel de Manhattan,il fut arrêté à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York, peu avant le décollage du vol AF 023 d'Air France à destination de Paris, alors qu'il tentait de prendre la fuite. Il fut traduit en justice.
Outre Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, François Hollande, et Emmanuel Macron sont montés  tour à tour à la tribune pour saluer la mémoire de l'élue. 

François Hollande a également pris la parole pour remuer le couteau dans sa plaie ouverte. 
"Elle n'avait pas sa langue dans la poche. Et si ça pouvait lui jouer des tours - elle n'est pas la seule -, elle l'exprimait, elle ne gardait rien pour elle, c'eut été trop. Et, sur tout sujet, de la politique à la gastronomie, elle parlait", rappelle L'Opinion. 
Allusion à la critique de Nicole Bricq qui avait rapporté au couple Ayrault que le repas servi au président chinois à Matignon était bien plus goûtu que celui servi chez Hollandela ministre socialiste du Commerce extérieur avait jugé le repas de l'Élysée "dégueulasse".

dimanche 27 août 2017

Les Français vont offrir 430 millions d'euros à l'Irak

Macron signe le prêt; le contribuable paie

La France s'apprête à débloquer un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak d'ici la fin de l'année

La France va accorder un prêt de 430 millions d'euros à l'Irak
Depuis dix ans, aucun officiel français n'avait passé la nuit dans la capitale irakienne.
Ce prêt à Bagdad sera accordé par les travailleurs français dès 2017
Le budget de l'Irak est en effet fortement grevé par la lutte contre les djihadistes et la chute des cours du pétrole, dont le Vénézuela en crise est le plus grand producteur au monde, devant le Moyen-Orient, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, samedi.

Une aide débloquée avant la fin de l'année. 
Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a indiqué au premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d'un entretien à la mi-journée à Bagdad que les fonds seraient débloqués avant la fin de l'année, a-t-on précisé de même source. 
"La France a été présente dès le début des combats contre Daech", l'acronyme désignant en arabe le groupe État islamique (EI). 

"La France sera aussi présente dans la phase de paix qui s'ouvre désormais"

Résultat de recherche d'images pour "conférence des donateurs Irak"
Jean-Yves Le Drian admet ainsi lors d'un déplacement conjoint en Irak avec la ministre française des Armées, Florence Parly, que la France reste un marchand d'armes actif et attend une contrepartie irakienne.  Au cours de cette visite, il a en outre remis à Haider al-Abadi une invitation du président français Emmanuel Macron à venir en France.

Résultat de recherche d'images pour "je suis irakien"
Ce soutien budgétaire français vise officiellement à encourager des réformes de fond et l'assainissement financier du pays. Ce prêt impose, comme ceux de la Banque mondiale, l'amélioration de la gestion des finances publiques et de la gouvernance des entreprises publiques, ainsi qu'une plus grande efficacité énergétique. 
L'EI a perdu plus de 70% des territoires irakiens qu'il avait conquis en 2014, notamment la cité emblématique de Mossoul, deuxième ville du pays. Samedi, les forces irakiennes, appuyées par les frappes aériennes et tirs d'artillerie de la coalition internationale, ont annoncé avoir repris le contrôle du centre de Tal Afar, l'un des derniers bastions de l'EI dans le pays.

La France participera, comme l'Allemagne, à l'effort irakien de reconstruction. 
D'autres pays ont déjà accordé des prêts de soutien budgétaire ou d'investissement à l'Irak, comme l'Allemagne (500 millions d'euros), se justifie le gouvernement. 
L'enveloppe de 430 millions d'euros représente toutefois un effort important pour la France au regard de ses contraintes budgétaires concrétisés par un appel de Bercy à des économies dans tous les territoires de l'Hexagone. 
Elu en mai, Emmanuel Macron a notamment décidé de réduire de 850 millions d'euros les crédits destinés à l'achat d'équipements militaires en 2017. 

La facture de la reconstruction irakienne est estimée entre 700 et 1.000 milliards de dollars"On a été dans le combat; on entend être là ensuite", a lâché Jean-Yves Le Drian devant son homologue.
Dans un premier temps, après de longs et violents combats pour la reconquête de bastions djihadistes comme Mossoul, les villes reconquises doivent être déminées et les services de base rétablis (eau, santé, etc...).
L'un des objectifs avoués est de permettre le retour des populations déplacées. L'Irak compte 3,3 millions de déplacés sur un total de 39 millions d'habitants. Au total, 11 millions de personnes auraient besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations Unies. Dont des femmes et des enfants...

Un prêt sur 17 ans, avant remise de dette

Résultat de recherche d'images pour "conférence des donateurs"Une conférence des donateurs est prévue à la fin de l'année au Koweït.
Le prêt français, d'une durée de 17 ans, offre un taux plus favorable que les conditions du marché (6,75%), a-t-on indiqué de source diplomatique française sans plus de précision.
L'Irak sollicite aussi l'aide du Fonds monétaire international (FMI). 

mercredi 4 janvier 2017

Gestion de S. Royal en Poitou-Charentes: des conseillers régionaux UDI portent plainte

Des pétitionnaires se déchaînent contre Ch. Lagarde, alors que la Cour des Comptes de Nouvelle Aquitaine envoie la facture Royal aux contribuables

Des conseillers régionaux de l'UDI (opposition centriste) ont déposé une plainte contre X mardi 

Les chiffres de la "dérive financière" de l'ex-Poitou-Charentes
ont conduit Rousset et Royal à l'affrontement
Coup de sang chez les Centristes qui se respectent, suite à la publication en décembre d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine sur la gestion financière d'abord qualifiée de "désastreuse" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans par Ségolène Royal.

"Il faut que l'on sache qui sont les responsables. Quand on a une entreprise, on a des comptes à rendre. Et bien aujourd'hui, c'est aussi ça le rôle des élus", a déclaré Christelle Chassagne, élue centriste des Deux-Sèvres lors d'un point presse à Poitiers. Les conseillers UDI, soutenus notamment par des élus Les Républicains, ont déposé plainte dans l'après-midi au commissariat.

La chambre régionale des comptes (CRC) avait publié en décembre un rapport confirmant les impayés à hauteur de 111 millions d'euros, que les contribuables de la région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente) ont réglé, et la dette laissée par l'ex-présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dont 46 millions d'emprunts toxiques que les travailleurs de la nouvelle région doivent aujourd'hui rembourser.

Une pétaudière Royal étendue à la nouvelle grande région 

"Un directeur financier signait, contractait des prêts sans délégation de signature ni délibération du Conseil régional pour le faire. Donc, pour nous [à la différence des godillots socialistes], c'est reprendre ni plus ni moins ce qui est écrit dans le rapport de la chambre régionale des comptes qui dit que cette procédure n'est pas légale", a expliqué l'élu centriste de Charente-Maritime, Bruno Drapron, adjoint au maire Divers Droite de Saintes, en charge des sports.
Lors de l'assemblée plénière du Conseil régional à Bordeaux le 19 décembre, de nombreux élus de différents partis avaient demandé à la Région "d'établir les responsabilités" sur cette gestion financière. Et puis plus rien... 

"Au nom du groupe UDI, nous vous demandons de porter plainte contre Daniel Parizot", directeur financier de l'ex-Poitou-Charentes, avait déclaré le président de ce groupe, Jean Dionis du Séjour, en s'adressant au président du Conseil régional Alain Rousset (PS). 

Ne souhaitant pas passer la mandature "à regarder dans le rétroviseur", Alain Rousset s'était bravement retranché derrière la CRC. Or, celle-ci - libre de toute tutelle et souveraine autant que juste -  n'avait pas jugé bon de mécontenter la coquecigrue du marais poitevin - aujourd'hui ministre, au vu de ses immenses compétences - et de saisir la Cour de discipline budgétaire, seule habilitée à poursuivre pénalement. 
Dans l'oeil du cyclone depuis le mois de mars, Jean-François Monteils, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la chambre régionale des comptes, devrait être bientôt récompensé de son "intégrité"...

Le 8 décembre, toute honte bue et "les yeux dans les yeux", Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, avait estimé que le rapport de la CRC validait la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes dont elle a  été présidente de 2004 à 2014. Moralité socialiste..."Il n’y a pas d’insincérité, c’est clair et net," a fait valoir Monteils.

  Une notion... intéressante que ne vaut pas pour Christine Lagarde ?



Une pétition réclamant un "vrai procès" pour Christine Lagarde récolte plus de 140.000 signatures de vertueux quand aucun procès n'a perturbé la Royal ministre.  La pétition a été lancée par un Manceau, Julien Cristofoli, syndicaliste SNUipp-FSU comme instituteur à l'Education nationale, quand sa décharge syndicale de co-secrétaire départemental  lui en laisse le temps. Il établit ce parallèle :

"Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes "par nécessité" - car les Restos du Coeur de la ville (12 Avenue Casimir Marcenac) seraient inactifs - a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors - où le Secours populaire est également défaillant (460 avenue des FTPF). Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre "démocratie"! Qu'est-ce donc sinon un tribunal d'exception qui vient d'appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés!»

Une des pétitions les plus virales depuis 2012



N'en déplaise à Caroline de Haas, cette pétition (200.000) enterre la sienne visant la Loi Travail de Manuel Valls
dont la mère-porteuse a été la féministe Myriam El Khomri. 
Adressée au président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, au premier président de la Cour de Cassation Bertrand Louvel, à François Hollande et au président du Sénat Gérard Larcher, elle exige "que le droit s'applique à Madame Christine Lagarde comme il s'applique à n'importe lequel des citoyens ordinaires de ce pays". "L'ancienne Ministre de l'Économie doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire et en assumer les conséquences", jugent les signataires, invoquant la fameuse phrase issue de la fable de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste": "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

La décision de la Cour - où siègent 12 parlementaires - de déclarer la dirigeante du FMI coupable de négligence sans la condamner à une quelconque peine a suscité l'ire de nombre de citoyens sur les réseaux sociaux, jugeant incompréhensible le "deux-poids, deux-mesures" de cette décision de justice.
Caroline de Haas, féministe haineuse et vulgaire, a fait la limande pendant ces jours-là mais refait entendre sa voix partisane: pour tempêter contre son ancienne patronne ?  Voyons si l'honnête femme est de ceux et celles qui se flattent d'une haut degré de moralité. 
Qui sont les pétitionnaires ?
Le trotskiste Edwy Plenel ou Henri Maler, maître de conférences en Science politique et fondateur d'Acrimed, Jacques Krabal, député PRG de l'Aisne ou Maxime Cochard, mairie de Paris avec Ian Brossat, responsable de la com' du PCF Paris. syndiqué CGT, Christophe Grébert élu à Puteaux avec le soutien du MoDem et des Verts (journaliste RFM & blogueur, catho & "laïque", sic), ou un autre journaliste, Frédéric Martel (FranceCulture), Bernard Pivot, poussent "un cri de colère citoyen"...


La peste Ségolène Royal a été déclarée coupable
de gestion "désastreuse"

par la Cour Régionale des Comptes, mais avait menacé Rousset de procès en diffamation: elle a été dispensée de peine ! "L'actuelle Ministre de l'Environnement doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire"... 
Sa peine s'appliquera démocratiquement aux salariés assujettis à l'impôt de Nouvelle Aquitaine. "Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés".

Le FMI renouvelle sa "pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d'assumer ses fonctions efficacement" malgré sa condamnation, cette misérable pétition partisane et la mobilisation des réseaux sociaux par ailleurs vilipendés par la presse. 
Le conseil d'administration du FMI représente ses 189 Etats membres.

mercredi 13 avril 2016

Deux très mauvaises nouvelles du FMI aux pays occidentaux

Le FMI est plus pessimiste que jamais

La croissance économique mondiale est "trop faible, depuis trop longtemps."

Dévoilé mardi 12 avril, le nouveau diagnostic du Fonds monétaire international (FMI) est encore plus pessimiste que les précédents et manque aux convenances les plus politiquement correctes. Mme Lagarde s’est-elle affranchie de sa technostructure  ou bien le  départ de son économiste en chef produit-il ses premiers effets ? Dans ses diagnostics et ses recommandations, Olivier Blanchard s’arrangeait toujours pour reprocher aux gouvernements leur trop grande rigueur budgétaire et à ménager ainsi les opinions publiques et à conseiller les solutions keynésiennes. Le FMI n'évite plus désormais de mettre en cause dans ses prescriptions critiques la politique économique américaine et à  émettre des avis plus clairs sur la politique monétaire de la Réserve fédérale. Mme Lagarde a donc choisi de lâcher des informations que jusqu’à maintenant le Fond monétaire retenait.

Selon la dernière édition des Perspectives de l’économie mondiale du FMI, le PIB mondial ne devrait s’accroître que de 3,1 à 3,2 % en 2016 et de 3,5 % en 2017, un niveau "décevant", souligne Maurice Obstfeld, l’économiste en chef du FMI, institution créée en 1944. La dernière prévision, faite en janvier, escomptait plutôt une croissance de 3,4 % de la richesse mondiale en 2016.
Dans un discours prononcé devant las acteurs de la finance mondiale réunis cette semaine à Washington, ce professeur à l'université de Berkeley n’a pas caché son inquiétude. "Nos prévisions sont de moins en moins optimistes", a souligné l'universitaire nommé au FMI en septembre 2015, et qui était auparavant conseiller économique du président américain, Barack Obama.

L’absence d’efficacité des remèdes conventionnels interpelle le FMI

Les risques encourus par l’économie mondiale sont notamment la chute du prix du pétrole, les conséquences de la guerre en Syrie, les menaces terroristes, ou encore la perspective du 'Brexit' (c’est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne).
Compte tenu des politiques monétaires "accommodantes" des banques centrales, l’argent n’a jamais été si bon marché, et pourtant,
la demande – qu’il s’agisse de la consommation ou de l’investissement - est en berne. S’ils ne veulent pas s’enliser dans cette situation que plusieurs économistes, parmi lesquels l’Américain Lawrence Summers, qualifient de "stagnation séculaire", – les Etats doivent réagir "immédiatement". "Il n’y a plus beaucoup de place pour l’erreur", a averti Maurice Obstfeld.

Dans ce
contexte incertain, le FMI se soucie plus particulièrement de l’avenir des pays émergents, frappés de plein fouet par l’effondrement du prix des matières premières. Tant qu’ils n’auront pas diversifié leur économie, un retour à la croissance semble peu probable. "En principe, les pertes enregistrées par les pays producteurs devraient se traduire par des gains équivalents pour les pays importateurs, mais le bilan s’avère négatif", soulignent les économistes du Fonds.
Entre janvier et avril, ils ont notamment abaissé de 0,9 point leurs perspectives pour le Nigeria, premier exportateur africain de pétrole, dont la croissance devrait se limiter à + 2,3 % en 2016. Le Brésil, plongé dans une grave crise politico-financière impliquant directement la présidente de la République, Dilma Rousseff, une économiste, et la Russie, frappée par les sanctions occidentales liées à l’Ukraine -au bord de la faillite- et soutenues par Laurent Fabius, devraient de leur côté s’enfoncer dans la récession cette année avec un PIB en recul respectivement de 3,8% et 1,8%, d’après ces nouvelles prévisions.

La Chine enregistre à l'inverse une croissance de 6,5%,  un peu plus positive que prévu et devenant la première économie du monde. Mais la transition de Pékin vers une économie davantage fondée sur la consommation pourrait être "moins douce" que prévu, au risque de créer de nouvelles turbulences financières, avertit le FMI. Il doit y avoir un rapport entre la richesse des uns et l'appauvrissement des autres. Honte à l'Union européenne, donc.
Première petite bombe, le PIB de la Chine serait arrivé en tête de tous les PIB de la planète (17% du PIB mondial), devant celui des Etats-Unis (16%), de l’Inde (7%°) et du Japon (4,3%). En 5e position, on trouve l’Allemagne (3,4%), puis le Brésil et la Russie. Du coup, le Royaume Uni (2,4%) est au huitième rang et la France est en 9e position avec 2,3%…

L'intention du FMI est de donner le modèle chinois en exemple.
L'objectif du FMI n’est pas de souligner la faiblesse des européens mais bien de valoriser la performance de la Chine à un moment où Pékin essaie de changer son modèle économique en orientant l'activité beaucoup plus sur le marché interne que sur la marche externe. Ses performances prouvent que la mutation apporte déjà quelques résultats. Si les Chinois profitent des PIB, les pays occidentaux qui ont massivement délocalisé en Asie pour obtenir de prix bas vont en pâtir. Et ils en pâtissent déjà.


La prédiction du FMI d'un quasi stagnation des économies avancées est tout aussi préoccupante
: ses estimations pour les Etats-Unis, comme la zone euro, sont encore plus faibles que prévues (−0.2 point), avec une croissance de 2,4 et 1,5 % respectivement. Selon ses calculs,
le Japon devrait par ailleurs tomber en récession l’année prochaine. Dans ces économies, "l’impact négatif de la démographie, la faible croissance de la productivité et les séquelles de la crise financière continuent d’entraver la reprise de l’activité", regrette le FMI.

Les préconisations d'urgence du FMI 

Le Fonds préconise des politiques classiques de grands travaux. "Pour un certain nombre de pays, il peut être opportun d’investir dans les infrastructures […] afin de
profiter de la baisse des taux réels d’emprunt", indique Maurice Obstfeld. Afin d’inciter les entreprises à investir, notamment dans la recherche, l’économiste encourage aussi les gouvernements à adopter des politiques fiscales plus "amicales". Le tout sans plomber les finances publiques

Préoccupé par le niveau élevé du chômage dans de nombreux pays, le Fonds consacre un chapitre entier de son rapport à la réforme du marché du travail.
Pour faciliter le travail des femmes par exemple, il plaide pour des réductions du coût des gardes d’enfant, des aménagements dans les congés parentaux et des allègements d’impôts sur le deuxième salaire au sein d’un couple.
Il insiste aussi sur la nécessité de mieux intégrer les jeunes en mettant l’accent sur la formation, la baisse des cotisations sociales et l’adoption d’un salaire minimum spécifique.
L’intégration des migrants fait l’objet de recommandations spécifiques comme l’autorisation de travailler pendant l’examen de la demande d’asile, la prise en charge d’une partie de leur salaire ou encore la reconnaissance des qualifications professionnelles

Le Fonds suggère en revanche de limiter la durée et le niveau des indemnités versées à ceux qui ont perdu leur
emploi et de faciliter l’ajustement du temps de travail et du salaire en fonction de l’activité. Il reconnaît cependant que les effets de telles réformes peuvent créer des tensions à court terme. "Des réformes dans les systèmes de protection de l’emploi peuvent déclencher des licenciements rapidement alors que les embauches peuvent prendre plus de temps à se concrétiser", indique le rapport.

Mais un tel exercice d’équilibrisme est loin d’être gagné à l’échelle mondiale,
le FMI demande aux Etats de plancher sur un "plan de secours" au cas où la croissance économique continuerait de ralentir. Pour "améliorer à la fois le fonctionnement du système monétaire international et la stabilité des marchés financiers, la coopération internationale est fondamentale", a-t-il insisté. "Beaucoup de progrès ont été accomplis depuis la crise financière [de 2008] mais il reste beaucoup à faire". Un constat amer qui sonne d’abord comme un aveu d’inadaptation.

samedi 23 janvier 2016

L'afflux de migrants menace les institutions européennes, estime la patronne du FMI

La crise migratoire mal gérée peut détruire l'Europe 

Bien gérée, elle pourrait profiter économiquement à certains pays européens, estime Christine Lagarde.


"Ca passe ou ça casse"La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé samedi 23 janvier lors d'un débat du forum économique mondial de Davos que la crise des migrants en Europe compromet la survie de l'espace Schengen. Interrogée  sur le fait de savoir si on peut dire de l'espace de libre circulation européen de Schengen "ça passe ou ça casse", Mme Lagarde a répondu: "Oui je le pense".
Le point de vue personnel de Ch. Lagarde renforce la voix de plusieurs dirigeants européens qui ont déclaré à Davos que l'afflux massif de migrants en Europe compromet la survie des institutions européennes qui peinent à trouver une solution, poussant les pays membres à prendre des mesures individuelles.
Le Premier ministre français Manuel Valls s'était rendu jeudi dans la ville suisse pour lancer "un message d'alerte". Affirmant la faible estime qu'il a des capacités de l'Union européenne, le premier ministre de François Hollande a dit craindre que l'Europe ne se disloque "dans les mois qui viennent", si elle ne peut répondre aux défis sécuritaires et migratoires.
Si cette crise était bien gérée, elle pourrait in fine profiter économiquement à certains pays
Christine Lagarde s'exprimant au nom du FMI dit toutefois espérer que la crise migratoire puisse leur octroyer un supplément de croissance. D'un point de vue économique, "l'Europe est sans aucun doute en meilleur état que l'an dernier", a déclaré la patronne de l'institution internationale, "mais nous avons deux préoccupations importantes" pour le continent. L'une est la crise des migrants, et l'autre est le risque de "Brexit", une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

mardi 28 juillet 2015

Les Grecs votent non à l'Europe, mais la Grèce reste dans la zone euro

La Grèce peut-elle se maintenir dans la zone euro ? 

Après la victoire du non au référendum, la logique veut que le pays quitte la zone euro. 
Mises au point de J-C Juncker, président de la Commission européenne, avec F. Hollande , en arrière-plan
et Alexis Tsipras, premier ministre grec, en premier plan

Or, rien n’a été anticipé
et les leaders européens ne semblent pas prêts à prendre cette responsabilité
.

Rappel des faits

Varoufakis, ministre voyou

Le "non" au référendum sur le plan d'aide proposé par les créanciers l'a emporté avec 61,31%,  face au "oui" crédité de 38,69%. Angela Merkel et François Hollande ont aussitôt annoncé une réunion à l'Elysée pour "évaluer les conséquences" du scrutin en Grèce, tandis que le Premier ministre, Alexis Tsipras, jugea  de son côté que ce référendum ne constituait plus "un mandat de rupture avec l'Europe, mais un mandat qui renforce notre position de négociation afin de chercher une solution viable".

Personne 
n'avait rien préparé pour un éventuel sauvetage de la Grèce en cas de "non". Au lendemain du référendum, le naufrage annoncé du pays est une affaire de quelques mois en 2015. La mission de sauvetage du pays paraît impossible aux créanciers  européens comparés à des terroristes par Yanis Varoufakis, le très mesuré ministre des Finances rejeté par l'ensemble des membres de l'eurogroupe.

Alors que les Grecs se rendaient aux urnes,
certains dirigeants européens affirmaient que les négociations reprendraient, que
 la réponse soit oui ou non. "Quel que soit le vote en Grèce, nous devons dès demain [lundi] reprendre des discussions politiques", avait ainsi interféré le ministre français Emmanuel Macron, aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, poussant ainsi à un vote de rejet qui serait sans conséquences. "Si le non l'emporte, ce serait une erreur historique d'écraser le peuple grec", avait insisté l'ex-banquier et actuel ministre de l'Economie de Hollande, appelant à "ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro" car, on le sait, les références du jeune homme sont saisissantes, historiques, littéraires, à la différence des salariées "illettrées" des abattoirs Gad, empruntant aux slogans publicitaires. Le patron de Bercy a ainsi nivellé le débat par le bas : "Le message important était en effet de montrer la cohérence de l'action économique et de la politique économique de l'État et du gouvernement parce que ce qu'on fait à l'intérieur se voit à l'extérieur et on ne peut pas avoir deux politiques."

Cette formule, "ce qu'on fait à l'intérieur se voit à l'extérieur" n'est rien d'autre qu'est que le recyclage du célèbre slogan des yaourts Bio de Danone, ou Activia comme on les appelle aujourd'hui.
La dette publique et le chômage n'ont aucun effet sur le transit intestinal des enfants de la génération Hollande, aka Monsieur P'tite Blague, car son collègue du gouvernement, Matthias Fekl, nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur en remplacement du phobique administratif, Thomas Thévenoud, avait donné le ton sur le sujet au sémillant ministre de l'Economie. Après que le président de la commission des Affaires économiques François Brottes a annoncé que Matthias Fekl ne sera auditionné que jeudi 18 septembre, le secrétaire d'État a lancé : "Demain, j'enlève le bas," autre référence à une célèbre publicité des années... 80 pour l'afficheur 'Avenir'. Bref, pendant que les Français peinent à trouver un emploi et à joindre les deux bouts, la 'Croisière s'amuse' à la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale...


Même message de Matteo Renzi à la Grèce: "Le jour d'après, on devra se remettre à parler. La première à le savoir est précisément Angela Merkel", a déclaré au quotidien Il Messagero le chef du gouvernement italien, un publicitaire et membre du Parti démocrate (PD), comme certains en France sont "Les Républicains'. La chancelière allemande, elle, n'a fait aucun commentaire prématuré, préférant attendre le résultat du référendum. En revanche, le chef du gouvernement conservateur espagnol a quelque peu détoné dans ce concert socialiste de voix conciliantes, se démarquant de Podemos, mouvement d'extrême gauche arrivé à la tête de Madrid et Barcelone: "L’euro n’est pas et ne peut pas être un club à la carte; il y a des normes et des règles destinées à assurer sa survie", a affirmé Mariano Rajoy.


L'Europe cherche en Grèce un interlocuteur fiable

Reprendre les discussions? Mais avec qui ? 
Euclide Tsakalotos, successeur de Varoufakis 
depuis le 6 juillet 2015, derrière A. Tsipras

Pendant le scrutin, l'universitaire Kostas Vergopoulos évoqua une rumeur courant à Athènes, selon laquelle Alexis Tsipras appellerait à un gouvernement d'union nationale en cas de victoire du 'non'. Un changement incontournable aussi dans l'hypothèse du oui: Yanis Varoufakis avait menacé de démissionner si le oui l'emportait, mais au moment de se rendre aux urnes dans la précipitation aucun électeur ne connaissait les intentions d'Alexis Tsipras, qui avait déjà perdu toute crédibilité aux yeux de ses partenaires. Serait-il parti avec son ministre révolutionnaire, aurait-il convoquer des élections anticipées ou tenté de constituer un gouvernement de coalition avec la gauche modérée? Quel aurait été son mandat de négociation ? Le 'non' ne répond à aucune des questions posées, mais l'éjection de Varoufakis déverrouille la situation.
Ce mandat, le chef du premier gouvernement de gauche radicale au pouvoir le devra au soutien des deux grands partis qui ont gouverné alternativement le pays depuis 40 ans, la Nouvelle Démocratie (droite, comme qui dirait 'Les Républicains'...) et le Pasok (socialiste), auxquels s'ajoute celui de la formation de gauche modérée Potami et du parti de droite souverainiste ANEL, membre de la coalition gouvernementale: la quadrature du cercle ! Une humiliation pour Syriza et Mélenchon en France....


Dans la panade et pourtant sans égards, le Premier ministre grec a pris ses partenaires par surprise. 
Il a organisé un référendum sans prévenir ses alliés Renzi et Hollande, en appelant à voter non, en présentant aux électeurs un texte qui n’était pas clair, car ni finalisé ni consolidé, et en faisant l'impasse sur les autres volets de l’accord en discussion:  les électeurs étaient appelés à voter sans rien savoir d'une inflexion sur les réformes demandées, d'une ouverture sur la dette et les besoins de financement ou d'un plan de relance de 35 milliards d’euros prévoyant une activation des fonds structurels.

Tsipras comptait faire fi de l’aval de l’Eurogroupe le 27 juin, faisant entériner le paquet dans la foulée par les parlements nationaux concernés et permettant une prolongation du plan d’aide au-delà de la date butoir du 30 juin. Mais ce beau scénario s’est effondré avec l’annonce du référendum. "Il faudra revoir les conditionnalités à la lumière de la situation nouvelle créée par le référendum", expliqua une source européenne. Voeu pieux !

Un départ de Tsipras, suivant une victoire du oui, n’aurait pas rendu les choses beaucoup plus prévisibles : on serait alors entré dans un tunnel sans fond, car au mieux les Grecs auraient revoté pour des législatives, mais pas avant le 9 août. Or, l’échéancier des créanciers d’Athènes était figé. Comment pouvait-il en être autrement, sachant qu'Athènes doit 2 milliards d'euros de bons du Trésor, près de 500 millions au FMI et plus de 3 milliards à la BCE. Sachant aussi que les Grecs ont fait défaut (étaient insolvables) pour 1,7 milliards fin juin ! "Il est clair qu’il faudra un gouvernement stable et la pire des solutions serait une rapide démission du gouvernement grec", craignait un diplomate français, dans l'attente des résultats. Garder Tsipras, faute de mieux !

Sur quoi pouvaient porter les négociations en cas de reprise ?
Malgré l'optimisme béat affiché par Hollande devant les caméras, "c’est toujours entre adversaires qu’on fait la paix. Si les Français et les Allemands ont réussi à faire la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1950, cinq ans après l’Armistice, on devrait bien arriver à faire signer à un accord entre les Grecs et l’Allemagne", estima Yves Bertoncini, directeur de l’Institut Jacques Delors. Il y aura des marges pour un accord dont tous les éléments sont déjà sur la table. Il faudra juste bouger quelques curseurs. Même si, entre temps, le Grecs auront bien tiré sur la corde". Tout et son contraire...

La Commission devait tout d’abord envisager une  nouvelle demande d'aide par la Grèce. Elle devait surtout vérifier qu'elle réponde aux critères d’éligibilité prévus par le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES). Tout ce processus prend du temps, d'une part pour confirmer l’éligibilité et recevoir l’aval de certains parlements nationaux – dont le Bundestag allemand, ce qui sera fait pour éviter le pire –, et d'autre part pour négocier un protocole d’accord. Rien n'était alors fixé non plus sur le montant précis de prêts qu'il faudrait accorder à Athènes pour faire face à ses besoins.

Quel sera le montant du 3e "don" européen à la Grèce 


Dans ses calculs établis courant mai, le FMI estimait que la Grèce aurait besoin de 50 milliards d'euros de plus entre octobre 2015 et fin 2018, ce qui impliquait au moins 36 milliards d'aide provenant de l'Europe. Une somme tenant compte de l'incapacité à atteindre les objectifs d'assainissement budgétaire depuis plusieurs mois (13 milliards) auxquels s'ajoutent 9 milliards dus au fait que les objectifs de privatisation non plus n'ont pas été tenus. Si on y ajoute l'aggravation de la récession, la remontée des taux d'intérêt ou encore les besoins de refinancement des banques, on atteint facilement 50 milliards.
Après une longue nuit de négociation début juillet, la zone euro accordera à la Grèce le bénéfice d’un troisième plan d’aide financier, dont les conditions de l’accord seront jugées dures, voire “humiliantes”, selon les observateurs qui ne sont pas les payeurs
. La chancelière allemande Angela Merkel estimait que l’accord serait d’une valeur de 86 milliards à 87 milliards d’euros sur trois ans. "De nombreux membres de Syriza, le [propre] parti de Tsipras, ont dénoncé [de l'intérieur] l’accord comme une capitulation humiliante imposée [à la Grèce], notamment par l’Allemagne", rapporte le site d’actualités européennes ment le type de conditions que le peuple grec vient de rejeter par référendum Politico.eu à Bruxelles.
L’un des points clés de l’accord est au final la création d’un fonds basé à Athènes (une concession européenne qui ne confirme pas la critique d'humiliation) regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d’euros pour garantir les privatisations exigées par l’Eurogroupe. Et, pour commencer, l’Union européenne accorde une aide d’urgence de 7 milliards d’euros à Athènes, en attendant le déblocage des fonds du plan de sauvetage. "Je suis heureux de vous annoncer que l'Union Européenne et l’ECOFIN ont trouvé un accord pour le financement à partir de maintenant jusqu'à mi-août", a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, le 16 juillet.

Le 3e plan d'aide sera de 83 millions d'euros, inférieur au montant envisagé par A. Merkel ! Trop généreuse, la chancelière allemande? 
Reste la question de l'échelonnement de la dette.


Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, assure à qui veut l'entendre que des calculs ont été établis avant le référendum 

Tsipras et Juncker

La note finale sera plus lourde, surtout qu'il faudra y rajouter les arriérés de paiement accumulés auprès du FMI et du FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui n'ont pas été payés par Athènes. Autant dire qu'avant de se retrouver à la table des négociations, les dirigeants européens devront affiner leurs calculs…


D'autant que le FMI a lancé le 3 juillet un pavé dans la mare. Dans son rapport préliminaire, il estime que pour ramener la dette grecque sur une trajectoire plus soutenable, "de nouvelles concessions seront nécessaires". Le FMI envisageait un allègement de la dette de 30 % conjugué à un allongement de sa maturité de 20 ans, mais pas sûr que cela agrée l'Allemagne et les pays du nord. "C'est une femme intelligente, découvre un conseiller de... François Hollande. Elle prend les problèmes les uns après les autres." Mais rien n'ayant été préparé, il reste un paquet de problèmes à régler dans les quatre semaines à venir.