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mercredi 27 novembre 2019

France : prévision de croissance abaissée de 1,3% à 1,2% par le FMI pour 2019

La France n'atteindra pas son objectif de 2019 et, en 2020 et 2021, le FMI ne mise que sur le 1,3% de... 2019


Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance

Si ce n'est pas pour 2019, peut-être pour 2021 ?
Dans la zone euro, les principaux pays membres ne font pas mieux que l'ensemble et le FMI basé à Washington prévient que l'impact des tensions commerciales risque même de se propager du secteur de l'industrie à celui des services. 

L'organisation internationale prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. 
Le PIB de la zone euro devrait croître moins qu'annoncé : le FMI le prévoit à 1,4% en 2020 et en 2021, alors qu'auparavant il attendait 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années.

1,3% de croissance en France pour 2020

Le PIB français ne devrait quant à lui progresser que de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d'avril. Et le FMI n'attend qu'une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021. Soit un objectif supposé atteint avec trois années de retard.

L'ex-ministre des Finances de Macron ne se sent évidemment pas responsable.
Et encore moins ses chantres qui se produisent sur les antennes et dans la presse de France. 
Ce ralentissement serait principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région si longtemps décriée pour sa domination de l'économie européenne,  explique-t-il, et à la stagnation de l'Italie, du fait de Salvini, probablement, et non pas de la déstabilisation de l'économie du pays accablée par un déferlement de migrants. 

L'Allemagne "anémique" fera mieux que la France.
Le Fonds compte désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l'an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. 
Pour contrer ce ralentissement, le  FMI réitère son appel en faveur d'une "réponse budgétaire synchronisée" des gouvernements de la zone euro.

mercredi 8 juillet 2015

Hollande craint d'entraîner la France dans l'impasse grecque

Le mythe de la France "robuste" selon Flanby n'est pas crédible

Hollande a pris conscience de failles dans l’économie française
 
L’exécutif est transparent: il refuse un Grexit de crainte d'un précédent qui s'appliquerait à lui. Ce refus unanime des socialistes français d’envisager un Grexit n'est pas un grand élan du cœur. Depuis le 'niet' au référendum grec, l’exécutif français a changé de ton. Il y a une semaine, François Hollande intervenait sur le perron de l’Elysée pour affirmer que la France "qui est robuste, bien plus qu’il y a quatre ans, n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire". Pépère ne fanfaronne plus et se sent très isolé parmi les dix-sept. Tout le monde a désormais compris que l'exclusion de la Grèce ne serait pas une tragédie: l'extrême gauche hellène quitterait simplement l'Eurogroupe.

La zone euro, on l'aime ou on la quitte
La Grèce pourrait rejoindre le groupe des pays de l'Union européenne non membres de la zone euro:
Bulgarie, Croatie, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Pologne, Suède, Danemark et Royaume-Uni.

Depuis lundi, tous les propos lâchés par Manuel Valls et ses proches nient cette réalité. La peur de l'inconnu est certes politique pour l’ensemble de l’Europe, mais le risque est surtout économique pour la France. "La France ne veut pas prendre le moindre risque d’une sortie de la Grèce pour des raisons économiques, même si elles n’auraient rien à voir avec ce que nous avons pu connaître lors de la première crise grecque, mais surtout politiques ", a commencé par raconter Manuel Valls sur RTL. 
Un porte parole du PS, Carlos Da Silva, un proche du premier ministre, a poursuivi en jugeant "irresponsables " les propos d’Alain Juppé en faveur d’une sortie de la Grèce, "irresponsables sur le plan économique et irresponsables sur le plan politique" (Ouest-France). 
Valls redoute par ailleurs de laisser dans l'histoire le nom du premier ministre socialiste qui a lâché la Grèce.

Hollande dans la même galère que Tsipras

Alors que l’opinion commence à basculer en faveur d’un Grexit, les menaces pesant sur l’économie française sont devenues le meilleur argument de l’exécutif en faveur du soutien à la Grèce, après déjà deux plans en pure perte.
 
Pour sauver la France, il faut sauver la Grèce. Les incertitudes pesant sur l’économie française sont soudain devenues pour l’exécutif la meilleure des raisons pour aider la Grèce.

A deux ans de l’élection présidentielle, François Hollande commençait à écrire le scénario d’une nouvelle candidature. Une croissance, même fragile, voire fantasmée, qui se confirmerait, une soudaine embellie de l’emploi dans les mois à venir, la reprise de déplacements sur le terrain pour tenter de renouer avec les Français, des signaux à Syriza pour rallier  l'extrême gauche hexagonale. 

A condition que l'extrême gauche grecque n'écrive pas une autre histoire. La décision surprise du référendum a donné des boutons aux états-membres solidaires et pourtant méprisés. Une sortie de l’euro qui fasse monter les taux, une dette française qui s’alourdisse, un contexte qui mine ce qui reste de confiance... et François Hollande apparaîtrait pour ce qu'il est: un bonimenteur qui s’est avancé en déclarant la France assez " robuste" pour encaisser le choc. Or, sa crédibilité est aussi basse que sa popularité et sa description d'une économie robuste ne sont pas des atouts pour empêcher une sortie de la Grèce.

dimanche 14 avril 2013

Remaniement du gouvernement: amateurisme, mensonges et errances, jusqu'où ?

Sur quels récifs le "capitaine de pédalo" va-t-il nous précipiter ?

Cerné, villipendé, François Hollande a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'un remaniement 
Hollande est rejeté
 à droite comme à gauche

Depuis le Maroc, le jeudi 4 avril, il a décrété que le scandale Cahuzac n'est rien d'autre que le signe de la faillite d'un seul homme et non de l'ensemble de son gouvernement. Depuis, la belle Najat et la bête Moscovici répète à qui veut encore les entendre. Cette façon qu'a François Hollande de s'exonérer en tout temps et en tous lieux "de toute responsabilité, de tenter de passer entre les gouttes, de traiter légèrement d'une affaire aussi grave, n'est pas à la hauteur de la fonction de Président de la République, insiste Jean-François Copé.

Oui, ce gouvernement doit être remanié.



D'abord, parce que, depuis plus de 10 mois, il accumule les échecs pour notre pays au point de se couper des Français.
 
Le chômage explose dans des proportions inédites : chaque jour, il y a plus de 1000 chômeurs en plus dans notre pays. Le pouvoir d'achat s'effondre : pour la première fois depuis 1984, il a reculé à cause du matraquage fiscal de plus de 30 milliards d'euros imposé par le gouvernement (-0,8% au 4ème trimestre 2012). L'insécurité est repartie à la hausse pour la première fois depuis 10 ans: violences physique, traffics divers, etc. L'accumulation de ces résultats désastreux a rompu la confiance entre les Français et la majorité.
Cette rupture totale de confiance suffirait à elle seule à justifier un changement de gouvernement et un changement de cap politique, ce que Copé a demandé en défendant une motion de censure, au nom des députés UMP.
Les camarades de la CGT PSA Aulnay
 interrompent la "teuf" PS
Oui ce gouvernement doit être remanié car à cette faillite politique s'ajoute une terrible faillite morale et humaine qui mine la crédibilité de la parole des ministres. Personne ne peut plus faire confiance à un gouvernement dont l'un des piliers a, quatre mois durant, menti aux Français et à la représentation nationale. En outre comment croire que l'affaire Cahuzac ne concerne qu'un seul homme ? L'accumulation de questions sans réponses fait douter de la version angélique d'un François Hollande trompé et de ministres crédules. Nous sommes en droit de demander si Jérôme Cahuzac n'a pas été « couvert ».

Moscovici se fait interpeller
par l'extrême gauche
Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il restreint, alors que rien ne l'y obligeait, le champ (nom de la banque, période, pays…) de l'enquête fiscale sur le compte de Jérôme Cahuzac ? Manuel Valls peut-il affirmer, que ni lui, ni ses proches collaborateurs, n'étaient régulièrement tenus informés des évolutions de l'enquête par la direction générale de la police nationale sur l'affaire Cahuzac ? Christiane Taubira pouvait-elle ignorer l'avancée de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 8 janvier sur Jérôme Cahuzac ? Pourquoi François Hollande explique-t-il le 28 mars qu'il a « confiance en la parole de Jérôme Cahuzac » et le 2 avril qu'il est « stupéfait » de ses aveux alors que Manuel Valls a certifié que le Président a exigé la démission de Jérôme Cahuzac quand il a appris le 18 mars que la bande son qui l'accusait avait été authentifiée ?

Autant de zones d'ombres et non plus de flou, d'incohérences et non plus de tâtonnements, d'ambiguïtés et non plus d'habiletés, qui témoignent a minima d'une défaillance complète dans toute la chaîne de commandement de l'exécutif et au pire d'une complaisance coupable envers Jérôme Cahuzac.

Les conditions de la confiance dans ce gouvernement ne sont plus réunies.

Dans ce contexte,
François Hollande ne peut pas s'en tirer pour solde de tout compte en arguant de sa naïveté et en promettant des réformes qui n'auraient en aucun cas permis d'éviter l'affaire Cahuzac. Une seule décision s'impose pour rétablir la confiance : un remaniement immédiat et profond.

VOIR et ENTENDRE les mises en garde de Nicolas Doze au plan de la politique économique d'austérité contestée par des socialistes, Montebourg et Hamon, et une écologiste radicale,  Cécile Duflot: 



Valls a-t-il aussi lâché le dangereux détenu de Séquelin (Nord) dans la nature pour
occuper les media et nous détourner de la politique d'austérité de Hollande ?


vendredi 16 novembre 2012

France, bombe à retardement en Europe, selon The Economist

Ayrault n'accepte pas la mise en garde 


Dans sa dernière édition,désigne la France comme une "bombe à retardement" au coeur de l'Europe. Après avoir dénoncé un "déni" français avant la présidentielle (Une ci-dessous), le magazine lance un sain rappel aux réalités dans le dossier de 14 pages de son numéro du 17 novembre 2012.

L'image ci-contre qui illustre ce dossier spécial est éloquente: non pas une botte d'asperges, selon l'interprétation de Laurence Parisot (MEDEF) ce matin, mais sept baguettes de pain entourées d'un ruban bleu-blanc-rouge, telles des bâtons de dynamite, reliés à une mèche allumée, prêts à exploser. Selon le journal, "la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne", et "la crise pourrait frapper dès l'an prochain".

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a dénoncé jeudi soir "l'outrance" du magazine britannique The Economist, un influent hebdomadaire britannique du monde des affaires, qui qualifie la France de "bombe à retardement au coeur de l'Europe" à la une de sa dernière édition.

Interrogé sur i>Télé, cette Une suggère que la France est archaïque et représente un danger économique pour l'Europe

Le Premier ministre - en déplacement à Berlin - a rétorqué : "Vous parlez d'un journal et l'outrance pour faire vendre du papier, je vous le dis, n'impressionne pas du tout la France."

"Ni M. Hollande ni M. Ayrault ne semble être le genre de leader suffisamment courageux, capable d'imposer des réformes à l'encontre d'une opposition généralisée", explique-t-il dans un communiqué.

A en juger par une précédente couverture de The Economist, l'expertise de Hollande,  pourtant ancien professeur d'économie  à Sciences Po-Paris, inquiète depuis longtemps. L'hebdomadaire récidive et vilipende l'équipe dirigeante pour son incompétence qui, elle, semble véritablement "impressionner" l'Europe.

Pendant la campagne présidentielle, The Economist avait dépeint une France en plein "déni". Il avait exprimé une méfiance particulière à l'endroit de François Hollande, un "homme plutôt dangereux" (ci-dessous) dont la victoire était qualifiée de "mauvaise pour son pays et pour l'Europe".

Changements "trop tardifs et insuffisants"

Si The Economist reconnaît que "le gouvernement a semblé devenir plus réaliste sur la gravité de la situation et comprendre la nécessité de réforme", notamment en faveur de la compétitivité, il n'en démord pas: "On peut craindre que ces récents changements d'orientation soient trop tardifs et insuffisants". Du coup, même si les marchés ont été "indulgents" jusqu'ici, "tôt ou tard" le vent va tourner, estime-t-il. D'autant que, dans le même temps, Espagne, Italie et Grèce ont mis en place "de substantielles et douloureuses réformes structurelles".

Les griefs cités par The Economist sont nombreux: économie stagnante, chômage élevé, déficit commercial abyssal, poids de l'Etat "démesuré" et "un climat des affaires qui s'est détérioré", notamment avec les hausses d'impôts décidées par le président Hollande. Qui plus est, selon le journal, "l'élite et les électeurs ne sont pas prêts à de nouveaux transferts de souveraineté" au niveau européen.

The Economist avait déjà dépeint, pendant la campagne présidentielle, une France en plein "déni". Il avait exprimé une méfiance particulière à l'endroit de François Hollande, un "homme plutôt dangereux". Sa  victoire était qualifiée de "mauvaise pour son pays et pour l'Europe".

La France,  bombe à fragmentation au-dessus des 27 ?

samedi 10 novembre 2012

L'Allemagne craint un décrochage de l'économie française

Le ministre allemand des Finances veut une étude sur l'économie française
Hollande, un danger
pour la France et l'Europe 
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a demandé aux "Sages" du Conseil des experts économiques  de réfléchir à des propositions de réformes économiques pour l'Hexagone.

L'Allemagne redoute un dévissage de la deuxième économie de la zone euro. La demande présentée par le ministère des Finances met en exergue la montée des inquiétudes vis à vis d'un de ses partenaires privilégiés.

Le FMI et Bruxelles ont déjà évoqué le risque pour la France de ne pas atteindre ses objectifs de déficits l'an prochain: le premier estime que la France doit viser une réduction des dépenses "plus ambitieuse" et la Commission européenne attend une croissance plus faible pour 2013, mais aussi un déficit à 3,5 % du PIB.
 
"Les inquiétudes s'accumulent en raison du manque d'action du gouvernement français sur la réforme du marché du travail", a dit Lars Feld, un des membres du comité des Sages. Aucune requête formelle n'a toutefois été formulée. Le ministère des Finances a d'ailleurs refusé de faire le moindre commentaire sur des "discussions non officielles".

L'ancien Premier ministre Fillon appelle pour sa part à "travailler plus" pour sauver l'économie française.Lors d'une rencontre avec des militants et cadres UMP, dont les anciens ministres Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Eric Woerth, aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), "il n'y a aucune chance de s'en sortir en étant le pays au monde avec le temps de travail le plus faible", a-t-il ajouté, demandant une remise à plat des 35 heures.Critiquant l'action de François Hollande, coupable selon lui de "sectarisme" pour avoir pointé du doigt "les patrons", François Fillon a estimé que le président n'est plus à même de rassembler les Français. "Il ne pourra plus jamais espérer rassembler une large majorité. C'est fini. En cent jours, il a perdu toutes ses chances d'effectuer ce rassemblement", a-t-il assuré.

L'exécutif socialo-écolo n'a pas voulu commenter cette information 

Le ministère allemand des Finances a refusé de faire le moindre commentaire sur des "discussions non officielles" pouvant mener à un rapport susceptible de suggérer des pistes de réformes pour la France.
Le Premier ministren'a pas confirmé s'il avait connaissance d'une telle démarche. Lors de sa visite dans la société de biotechnologies Cellectis à Paris, Jean-Marc Ayrault a continuer d'encaisser à la place de François Hollande et de Pierre Moscovici, comme si le fusible en surchauffe était près de sauter.
Le dogmatisme de l'exécutif à l'épreuve de la réalité 
"C'est vous qui le dites", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur les craintes de l'Allemagne à propos de la France, avant d'ajouter : "Nous communiquons en permanence avec eux (les Allemands) et d'ailleurs la semaine prochaine je serai à Berlin où je rencontrerai Mme (Angela) Merkel, et juste avant j'aurais eu l'occasion de parler aussi avec M. Schäuble."
"Je suis convaincu que ce que la France entreprend, c'est utile non seulement pour la France, mais c'est aussi utile pour l'Europe", maintient l'obstiné.
Les rencontres se multiplient, confirme pourtant le Premier Sinistre, et les discussions "non officielles" sont donc désormais officielles.