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samedi 10 novembre 2012

L'Allemagne craint un décrochage de l'économie française

Le ministre allemand des Finances veut une étude sur l'économie française
Hollande, un danger
pour la France et l'Europe 
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a demandé aux "Sages" du Conseil des experts économiques  de réfléchir à des propositions de réformes économiques pour l'Hexagone.

L'Allemagne redoute un dévissage de la deuxième économie de la zone euro. La demande présentée par le ministère des Finances met en exergue la montée des inquiétudes vis à vis d'un de ses partenaires privilégiés.

Le FMI et Bruxelles ont déjà évoqué le risque pour la France de ne pas atteindre ses objectifs de déficits l'an prochain: le premier estime que la France doit viser une réduction des dépenses "plus ambitieuse" et la Commission européenne attend une croissance plus faible pour 2013, mais aussi un déficit à 3,5 % du PIB.
 
"Les inquiétudes s'accumulent en raison du manque d'action du gouvernement français sur la réforme du marché du travail", a dit Lars Feld, un des membres du comité des Sages. Aucune requête formelle n'a toutefois été formulée. Le ministère des Finances a d'ailleurs refusé de faire le moindre commentaire sur des "discussions non officielles".

L'ancien Premier ministre Fillon appelle pour sa part à "travailler plus" pour sauver l'économie française.Lors d'une rencontre avec des militants et cadres UMP, dont les anciens ministres Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Eric Woerth, aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), "il n'y a aucune chance de s'en sortir en étant le pays au monde avec le temps de travail le plus faible", a-t-il ajouté, demandant une remise à plat des 35 heures.Critiquant l'action de François Hollande, coupable selon lui de "sectarisme" pour avoir pointé du doigt "les patrons", François Fillon a estimé que le président n'est plus à même de rassembler les Français. "Il ne pourra plus jamais espérer rassembler une large majorité. C'est fini. En cent jours, il a perdu toutes ses chances d'effectuer ce rassemblement", a-t-il assuré.

L'exécutif socialo-écolo n'a pas voulu commenter cette information 

Le ministère allemand des Finances a refusé de faire le moindre commentaire sur des "discussions non officielles" pouvant mener à un rapport susceptible de suggérer des pistes de réformes pour la France.
Le Premier ministren'a pas confirmé s'il avait connaissance d'une telle démarche. Lors de sa visite dans la société de biotechnologies Cellectis à Paris, Jean-Marc Ayrault a continuer d'encaisser à la place de François Hollande et de Pierre Moscovici, comme si le fusible en surchauffe était près de sauter.
Le dogmatisme de l'exécutif à l'épreuve de la réalité 
"C'est vous qui le dites", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur les craintes de l'Allemagne à propos de la France, avant d'ajouter : "Nous communiquons en permanence avec eux (les Allemands) et d'ailleurs la semaine prochaine je serai à Berlin où je rencontrerai Mme (Angela) Merkel, et juste avant j'aurais eu l'occasion de parler aussi avec M. Schäuble."
"Je suis convaincu que ce que la France entreprend, c'est utile non seulement pour la France, mais c'est aussi utile pour l'Europe", maintient l'obstiné.
Les rencontres se multiplient, confirme pourtant le Premier Sinistre, et les discussions "non officielles" sont donc désormais officielles.