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dimanche 4 mai 2014

Hollande veut croire au miracle économique

La croissance tombera du ciel,  hallucine la "gauche molle"

Le "retournement économique" tant attendu en France "arrive" d'Allemagne

Alors qu'il entame la semaine prochaine la troisième année de son quinquennat,  Hollande promet dans le Journal du Dimanche (JDD) que cette nouvelle phase permettra même une redistribution de pouvoir d'achat.
"On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, dit le chef de l'Etat, cité par l'hebdomadaire. Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive."

Le redressement n'est pas là que se profilerait pourtant un retournement et même une redistribution de la richesse
Hollande est dans l'irrationnel et le spectaculaire. "Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d'achat par une baisse des impôts", rêve-t-il, bras ballants.

Le Larousse nous rappelle les sens possibles du mot retournement 

Soit il s'agit d'un "
bouleversement ou d'un changement complet et dans un sens opposé d'une situation", soit il peut s'agir d'une "figure de voltige aérienne"...

La potion magique de l'exécutif 
Valls a commencé par le gel pour cheveux
Le premier ministre, Manuel Valls, a fait voter mardi, malgré l'abstention d'une quarantaine de députés socialistes et l'opposition des écologistes, un programme intenable de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur trois ans. Une promesse irréaliste contrecarrée par la création de plus de 30.000 postes d'agents territoriaux. Lien PaSiDupes : "Les collectivités territoriales ont encore recruté 31.000 fonctionnaires de plus"

Le plan d'austérité de gauche voulu par Valls et Hollande a été dénaturé par l'aile gauche de la majorité présidentielle, mais l'exécutif lui prête encore des vertus miraculeuses. Ce programme tout-en-un doit notamment contribuer au financement d'une quarantaine de milliards d'euros de baisses de charges sociales et d'impôts pour les entreprises, dont le gouvernement espère une relance des investissements et de l'emploi. Mais il est également censé permettre à la France de ramener ses déficits publics à 3% du PIB en 2015. 

"On est en train de demander aux Français de payer pour se tirer une balle dans le pied"
a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avant de voter contre le plan, tout en s'affirmant toujours dans la majorité... Les écologistes radicaux sont en effet très critiques de la "politique de l'offre" que propose François Hollande.
Comment le pouvoir pourrait-il gagner seul son pari, quand la logique même de faire de la course à la compétitivité sa priorité, par delà l’incohérence crasse que cela représente pour un gouvernement qui se dit de gauche, est plus que suicidaire. Comment peut-on rentrer dans cette logique alors que le coût du travail en France est 5 à 20 fois supérieur à celui de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord ou d’une partie de l’Asie. A moins de diviser le SMIC par 5, notre pays ne sera plus jamais compétitif sur les coûts. C’est ce qui explique les récentes offensives du "socialiste" Pascal Lamy et du MEDEF contre le SMIC. Dans ce cadre, nous ne pouvons aller que vers plus de chômage et moins de pouvoir d’achat.
La logique même du plan est totalement absurde. Les variations de l’euro, toujours aussi cher peuvent du jour au lendemain ruiner l’ensemble des efforts faits, comme cela s’est déjà passé avec le CICE. Les efforts de la France sont d’autant plus illusoires que notre voisin immédiat, l’Espagne, est allée plus loin que nous et restera donc plus compétitive… Ce plan, c’est un retour en arrière catastrophique aux politiques menées par Pierre Laval au milieu des années 1930.

mardi 18 juin 2013

Austérité de gauche: les salaires de fonctionnaires resteront bloqués en 2014

Le "gel" du point d'indice indigne les syndicats

Les salaires des quelque 5,2 millions de fonctionnaires, bloqués depuis 2010, devraient de nouveau être gelés par le gouvernement en 2014

Une mesure "inacceptable" et "scandaleuse" pour les syndicats, déjà très remontés contre un éventuel nouveau mode de calcul des retraites des agents.

"Pour l'instant, dans la préparation du budget 2014, nous n'avons pas pris le choix de dégeler" le point d'indice qui sert de base au calcul des salaires des agents du public, a annoncé mardi matin sur France Info la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu. 

Cette annonce survient à deux jours d'une conférence sociale
où devrait être abordée la question du calcul des retraites des agents, un dossier potentiellement explosif pour le gouvernement, plusieurs syndicats ayant prévenu que toucher au système serait pour eux un "casus belli". 

Tout en disant comprendre que les fonctionnaires "ont une impression d'injustice", Mme Lebranchu a expliqué le gel du point, revalorisé de 0,5% pour la dernière fois en 2010, par un "déficit public extrêmement important".

Selon la Cour des comptes, une hausse de 1% du point augmenterait de fait de 800 millions d'euros la seule masse salariale de l'État (80,6 milliards d'euros en 2013). Ils faut donc qu'ils se serrent la ceinture.

La ministre, une proche de Martine Aubry, avait entretenu le flou sur le risque que le blocage se prolonge, évoquant d'ailleurs le cas de "retour à meilleure fortune"... 

En annonçant le gel du point pour 2013, elle avait aussi annoncé des "mesures immédiates" pour améliorer les carrières des plus bas salaires (catégories C) et des négociations pour améliorer la progression dans la carrière. Elle a souligné que la carrière des catégories C serait revalorisée "dès le 1er janvier 2014." En cas de "retour à meilleure fortune" ?...

Alors que les syndicats s'étaient indignés dans la journée d'apprendre la nouvelle à la radio, Mme Lebranchu a répliqué en soirée par communiqué pour estimer qu'elle avait eu des ..."échanges" avec eux sur la question. Elle a rappelé le fait qu'une "clause de rendez-vous 2014" est prévue "sur les mesures générales salariales, dont le point d'indice" dans le cadre de la négociation engagée sur les carrières et les rémunérations. 


"Scandaleux", "inacceptable", "suicidaire"



Mardi, les représentants ont condamné l'annonce de la ministre aussi bien sur la forme que sur le fond. 
Seul Guy Barbier (UNSA)  a jugé que l'annonce de la ministre était "plus nuancée" qu'il n'y paraît et n'était "pas définitive", n'excluant pas un revirement dans le courant de l'année 2014.

Depuis le changement de gouvernement il y a plus d'un an, les syndicats de la fonction publique, réservoir électoral de la gauche, réclament une revalorisation du point. 
Jean-Marc Canon (CGT) a notamment jugé "hallucinant" que Mme Lebranchu fasse une telle annonce par voie de presse alors qu'elle "voit les syndicats régulièrement" et que la conférence sociale approche.
Sur le fond, le syndicaliste juge la mesure "tout à fait inadmissible" et estime qu'elle "sera absolument catastrophique pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires déjà en chute libre"
Mais, dit-il, ce sera aussi un problème pour l'économie "parce qu'en comprimant ainsi le pouvoir d'achat des fonctionnaires, on modère les possibilités de relance". 

"C'est proprement scandaleux", a estimé de son côté Christian Grolier (
FO), relevant que cette annonce survient "quasiment dans la même semaine" que la publication du rapport Moreau qui évoque la possibilité de remettre en cause le calcul des retraites des agents pour le rapprocher de celui du privé.

De son côté, Bernadette Groison (FSU), a estimé que poursuivre le gel n'est "pas possible".
"Si un gouvernement de gauche ne porte pas le service public et les agents, ils vont désespérer les fonctionnaires", a-t-elle prévenu, jugeant la mesure "suicidaire pour la fonction publique". 

Début juin, ces syndicats ainsi que Solidaires, la CFTC et la CFE-CGC avaient déjà annoncé une éventuelle journée d'action "au plus tard début octobre" sur cette question.
"A l'évidence, l'annonce de la ministre ce matin ne peut que renforcer cette détermination commune", a indiqué mardi M. Canon. 

La CFDT, qui comme l'Unsa ne s'était pas associée à cette démarche, s'est elle aussi "indignée" de l'absence de concertation avec les organisations syndicales et de cette "quatrième année de gel".

dimanche 14 avril 2013

Remaniement du gouvernement: amateurisme, mensonges et errances, jusqu'où ?

Sur quels récifs le "capitaine de pédalo" va-t-il nous précipiter ?

Cerné, villipendé, François Hollande a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'un remaniement 
Hollande est rejeté
 à droite comme à gauche

Depuis le Maroc, le jeudi 4 avril, il a décrété que le scandale Cahuzac n'est rien d'autre que le signe de la faillite d'un seul homme et non de l'ensemble de son gouvernement. Depuis, la belle Najat et la bête Moscovici répète à qui veut encore les entendre. Cette façon qu'a François Hollande de s'exonérer en tout temps et en tous lieux "de toute responsabilité, de tenter de passer entre les gouttes, de traiter légèrement d'une affaire aussi grave, n'est pas à la hauteur de la fonction de Président de la République, insiste Jean-François Copé.

Oui, ce gouvernement doit être remanié.



D'abord, parce que, depuis plus de 10 mois, il accumule les échecs pour notre pays au point de se couper des Français.
 
Le chômage explose dans des proportions inédites : chaque jour, il y a plus de 1000 chômeurs en plus dans notre pays. Le pouvoir d'achat s'effondre : pour la première fois depuis 1984, il a reculé à cause du matraquage fiscal de plus de 30 milliards d'euros imposé par le gouvernement (-0,8% au 4ème trimestre 2012). L'insécurité est repartie à la hausse pour la première fois depuis 10 ans: violences physique, traffics divers, etc. L'accumulation de ces résultats désastreux a rompu la confiance entre les Français et la majorité.
Cette rupture totale de confiance suffirait à elle seule à justifier un changement de gouvernement et un changement de cap politique, ce que Copé a demandé en défendant une motion de censure, au nom des députés UMP.
Les camarades de la CGT PSA Aulnay
 interrompent la "teuf" PS
Oui ce gouvernement doit être remanié car à cette faillite politique s'ajoute une terrible faillite morale et humaine qui mine la crédibilité de la parole des ministres. Personne ne peut plus faire confiance à un gouvernement dont l'un des piliers a, quatre mois durant, menti aux Français et à la représentation nationale. En outre comment croire que l'affaire Cahuzac ne concerne qu'un seul homme ? L'accumulation de questions sans réponses fait douter de la version angélique d'un François Hollande trompé et de ministres crédules. Nous sommes en droit de demander si Jérôme Cahuzac n'a pas été « couvert ».

Moscovici se fait interpeller
par l'extrême gauche
Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il restreint, alors que rien ne l'y obligeait, le champ (nom de la banque, période, pays…) de l'enquête fiscale sur le compte de Jérôme Cahuzac ? Manuel Valls peut-il affirmer, que ni lui, ni ses proches collaborateurs, n'étaient régulièrement tenus informés des évolutions de l'enquête par la direction générale de la police nationale sur l'affaire Cahuzac ? Christiane Taubira pouvait-elle ignorer l'avancée de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 8 janvier sur Jérôme Cahuzac ? Pourquoi François Hollande explique-t-il le 28 mars qu'il a « confiance en la parole de Jérôme Cahuzac » et le 2 avril qu'il est « stupéfait » de ses aveux alors que Manuel Valls a certifié que le Président a exigé la démission de Jérôme Cahuzac quand il a appris le 18 mars que la bande son qui l'accusait avait été authentifiée ?

Autant de zones d'ombres et non plus de flou, d'incohérences et non plus de tâtonnements, d'ambiguïtés et non plus d'habiletés, qui témoignent a minima d'une défaillance complète dans toute la chaîne de commandement de l'exécutif et au pire d'une complaisance coupable envers Jérôme Cahuzac.

Les conditions de la confiance dans ce gouvernement ne sont plus réunies.

Dans ce contexte,
François Hollande ne peut pas s'en tirer pour solde de tout compte en arguant de sa naïveté et en promettant des réformes qui n'auraient en aucun cas permis d'éviter l'affaire Cahuzac. Une seule décision s'impose pour rétablir la confiance : un remaniement immédiat et profond.

VOIR et ENTENDRE les mises en garde de Nicolas Doze au plan de la politique économique d'austérité contestée par des socialistes, Montebourg et Hamon, et une écologiste radicale,  Cécile Duflot: 



Valls a-t-il aussi lâché le dangereux détenu de Séquelin (Nord) dans la nature pour
occuper les media et nous détourner de la politique d'austérité de Hollande ?


lundi 1 avril 2013

Joyeuses Pâques de Hollande !

Le président François ne changera donc jamais ?
Le chocolat, c'est pas maintenant non plus 
L'austérité, oui !
Dans 2 ans, si jamais !

mardi 12 février 2013

Hollande ne peut plus rêver d'atteindre 3% de déficit en France fin 2013

Cour des comptes: la France a peu de chances de ramener son déficit public à 3% du PIB cette année

Mise en cause du manque de maîtrise des dépenses publiques

La Cour estime que la faiblesse de la croissance exige de donner la "priorité absolue" à la lutte contre les déficits publics.
Elle souligne dans son rapport annuel présenté mardi que l'effort structurel de redressement des comptes publics prévu cette année "représente 1,9 point de PIB, soit 38 milliards d'euros, ce qui est inédit en France", un pays dont le déficit public reste supérieur à la moyenne européenne.
"L'objectif de déficit effectif de 3% n'a que peu de chances d'être atteint, en raison notamment d'un niveau de croissance vraisemblablement inférieur aux prévisions", a déclaré le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, devant des journalistes.

Le gouvernement doit réviser d'ici avril sa prévision de croissance pour 2013, sans aucun doute à la baisse, la prévision actuelle de 0,8% étant très supérieure à celles des économistes et des institutions internationales.

François Hollande a déclaré mardi que la France ferait un choix équilibré entre le sérieux budgétaire et la préservation de l'activité économique, après une réévaluation de sa prévision de croissance 2013 qui pourrait intervenir dans les prochains jours.
"Nous devons tout faire pour que dans l'année 2013 nous ayons le sérieux budgétaire sur lequel nous sommes engagés mais que nous ayons aussi une volonté de préserver l'activité. Et c'est en fonction de ces deux exigences (...) que nous aurons à faire les choix liés à cette perspective de croissance", a-t-il commenté.
VOIR et ENTENDRE les prévisions de déficit public : Bruxelles prédit 4,2% en 2013


Contrôle absolu des dépenses signifie austérité

Si la croissance n'était que de 0,3% cette année, l'impact sur les recettes publiques - et sur le déficit - sera de 0,25 point de PIB, estime la Cour des comptes. La Commission européenne et le Fonds monétaire international prévoient un déficit à 3,5% du PIB en France fin 2013.
Selon Didier Migaud, "dans ce contexte, la Cour considère qu'il y a nécessité pour les autorités responsables de l'Union européenne de préciser le poids respectif qu'il importe de donner aux critères de soldes effectif et de solde structurel".

Les autorités françaises se défendent de vouloir que les objectifs structurels - indépendants de la conjoncture -supplantent les objectifs nominaux de déficit pour la France

Hollande se décharge sur l'U.E.
L'exécutif socialo-écolo estime qu'une réflexion doit avoir lieu au niveau européen pour trouver un équilibre entre assainissement budgétaire et soutien à la croissance. 

Mais la Cour des comptes insiste sur "une priorité absolue : des efforts accrus d'économies sur les dépenses de toutes les administrations publiques". En effet,  pour les prélèvements obligatoires, c'est déjà fait: les fortes hausses de la fiscalité sont déjà  décidées pour cette année !

La Cour des comptes tire le signal d'alarme
"Aucune réforme porteuse d'économies substantielles au-delà de 2013 ne peut être identifiée", souligne-t-elle. "Aussi, la priorité absolue est-elle aujourd'hui de prendre sans tarder les décisions et d'engager les réformes nécessaires dans l'ensemble des administrations publiques."
Le "chef de guerre" au Mali saura-t-il mener le combat contre la gabegie amorcée depuis son arrivée au commandement ?

Projet PS insuffisant au départ

La Cour estime que le projet du gouvernement dans ce domaine était "insuffisant au départ" mais elle ajoute qu'avec les 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires annoncées pour financer le crédit d'impôt compétitivité, "l'effort sur les dépenses de 2012 à 2017 (...) (2,7 points de PIB) est désormais supérieur à la hausse des prélèvements (2,1 points)".

Elle rappelle que le Conseil européen a recommandé fin 2009 à la France de réduire son déficit structurel de quatre points de PIB à l'horizon 2013 et estime que cet "engagement peut être tenu, notamment si l'évolution des dépenses publiques est strictement conforme aux objectifs du gouvernement".

La France reste dans une situation moins favorable que la moyenne européenne, avec un déficit public qui s'élevait à environ 4,5% du PIB fin 2012 contre 3,3% estimé dans la zone euro et 3,6% dans l'Union européenne.

Selon la Commission européenne, l'ampleur de la réduction du déficit engagé par la droite en 2012 a été globalement conforme en France à celle observée en Europe, à 0,7 point de PIB en France contre 0,8 point en moyenne dans la zone euro et l'Union européenne.

Le déficit structurel estimé par la Commission devrait avoir été réduit de 1,1 point de PIB en France, à 3,4%, contre -1,3 point en moyenne dans la zone euro, à 2,2%, et -1,1 point dans l'Union européenne, à 2,7%.

L'avenir du pays repose pour beaucoup entre leurs mains du PCF et  surtout du Parti de gauche, ainsi que la CGT, qui veulent exploiter les plans sociaux pour imposer leurs vues à la majorité socialo-écolo.

mercredi 23 janvier 2013

Mélenchon lance sa "campagne contre l'austérité" de gauche

Le Front de gauche ouvre les municipales 2014 à Metz 


Mélenchon dans son spectacle d'ombres chinoises  cubaines



Le "lider massimo" du Front de gauche lance sa "campagne contre l'austérité" 



Lors d'un meeting mercredi soir à Metz, au coeur de la Lorraine sidérurgique, les têtes d'affiche de l'extrême gauche, le vitupérant coprésident du Parti de gauche (PG) et le secrétaire national falot du PCF,  Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ouvrent les hostilités avec les partis au pouvoir.

Ce sera à partir de 19 heures, 
au parc des expositions de Metz, 
rue de la Grange-aux-Bois.

" On n’a pas cherché un lieu pouvant rassembler des gens en masse, mais plutôt un lieu symbolique de ce que l’on veut d’abord mettre en avant : l’emploi et l’industrialisation ", a confié Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. " C’est une terre ouvrière, une terre de luttes mais aussi de souffrances. Le message, c’est que nous n’acceptons pas la petite musique du renoncement."

Alors que mercredi matin une dizaine de salariés CFDT de Florange ont tenté de s'enchaîner aux portes de Matignon avant d'être reçus au siège du PS par le premier secrétaire Jean-Philippe (Harlem) Désir, tandis que le président Hollande a tenu les grilles de l'Elysée closes,  ce sont également des sidérurgistes du site d'Arcelor-Mittal de Florange qui ouvriront la réunion publique.

Seule une petite délégation a finalement été admise en fin de matinée par le conseiller social de François Hollande, Michel Yahiel, pour lui remettre une pétition en faveur de la nationalisation du site.


Le Front de gauche a invité les syndicalistes à Metz

Mais seule la CGT a répondu présente, selon les uns
 
C'est le secrétaire général de la CGT de Florange, proche du PCF, Lionel Buriello, qui interviendra au Parc des expositions où se tient le meeting.

Jean-Luc  Mélenchon s'est de nouveau attiré les foudres des socialistes en jugeant dans la presse que la chancelière Angela Merkel "tient le guidon" alors que "Hollande pédale. C'est tout ce qu'il a le droit de faire".
D'autres assurent que des syndicalistes de SUD 
ouvriront le meeting, avec des salariés en grève d’AcelorMittal, de Virgin et de Sanofi .

Le sénateur PS Luc Carvounas a riposté en l'accusant d'aller vers "des sommets de la démagogie et du populisme"
Il a demandé au PCF de se désolidariser des attaques de son tribun contre  François Hollande dont le PS ne supporte pas qu'il puisse être fustigé.
"En s'attaquant une nouvelle fois au président de la République (...), Jean-Luc Mélenchon dépasse les bornes !", s'est exclamé le maire d'Alfortville, pour qui l'ex-candidat à la présidentielle "poursuit son échappée vers les sommets de la démagogie et du populisme, au service de sa seule ambition personnelle".
Le sénateur Carvounas s'était révélé l'homme-lige de Manu Valls en assumant la défense du premier ministre de l'Intérieur qui ait jamais livré un ressortissant français à l'Espagne,  Aurore Martin (Lien PaSiDupes)

Interrogé par i>TELE sur les mêmes propos de l'eurodéputé Mélenchon, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a assuré qu' "il a été déjà plus habile dans ses caractérisations. Je crois qu'il se trompe, il n'y a pas le Merkoland comme il y avait le Merkozy".

Les communistes sentent un relent d'anti-communisme...
Loin de se désolidariser, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui doit conclure le meeting, a déclaré "partager l'idée que le couple franco-allemand est trop sous la domination d'exigences financières et économiques de l'Allemagne".
"Le PS doit admettre que dans la gauche il y a un débat d'orientation", a ajouté Pierre Laurent.

"Dézingueur en chef !", a lancé Eric Coquerel, secrétaire national du PG à l'adresse de Carvounas. Les propos de "Carvounas ont un relent d'anticommunisme", s'est-il plaint.

La question du redressement industriel devient une question centrale

Au meeting de Metz, Pierre Laurent veut "envoyer le signal" de la réindustrialisation.

Myriam Martin (gauche anticapitaliste), Christian Picquet (Gauche unitaire) et Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et économique) devraient également prendre la parole.

Après avoir défilé fin septembre "contre l'austérité" de gauche, puis proposé, au moment de la préparation du budget 2013, un "contre-budget", , au cours de cette réunion publique, le Front de gauche présentera ses "25 premières mesures pour changer d'orientation".

"Augmentation du SMIC à 1.700 euros brut", instauration d'un salaire maximum, mise en place de "nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général", retraite à 60 ans, blocage des loyers pendant deux ans, limitation des CDD, mesures pour "l'expansion des services publics" etc, figurent parmi celles-ci, qui reprennent des propositions de la campagne présidentielle du FG.

Des propositions que le sénateur Pierre Laurent entend "mettre sur la table" au Parlement.

Quelles suites à ce coup d'envoi ? 
Un autre meeting est prévu le 13 février à Rouen, non loin de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne
Le FG est aussi séduit par l'idée de mettre en place des "marches" et veut par ailleurs "redynamiser ses assemblées citoyennes".



dimanche 16 décembre 2012

Austérité: le Père Hollande n'a pas de hausse du SMIC dans sa hotte

Les plus défavorisés devront croire au Père Noël   et à la baisse de l'inflation

C'est "mon beau Sapin" qui annonce le blocage du SMIC



Les travailleurs pauvres
t'ont reconnu,
 François Hollande !
Ministre du Travail de Hollande, Michel Sapin ne fait pas de cadeaux aux pauvres
Aucun coup de pouce le 1er janvier: l'aide aux plus défavorisés se limite aux mécanismes automatiques, la hausse devant donc se situer autour de +0,3%, a-t-on appris à l'approche de Noël, dimanche 16 décembre.

Les précaires devront se contenter de belles paroles de la gauche sociale
Le Huffington Post, dont la richissime patronne est  Anne Sinclair,  comprend le peuple sans connaître ses problèmes : " cette annonce est conforme à ce qu'il avait dit aux Échos, vendredi 14 décembre ", assène-t-elle.


C'est en effet la procédure au gouvernement Z-Ayrault, zéro augmentation du SMIC et zéro hausse du Livret A, mais hausses "justes" des prix des carburants ou du gaz et  baisse de 2,5% des effectifs publics, contre une hausse royale du RSA de 10 % sur ...cinq ans.

Le bonhomme Sapin annonce les mauvaises nouvelles et Najat Vallaud-Belkacem passe derrière pour vanter la "cohérence" du gouvernement, élément de langage valable à toutes les sauces les plus piquantes, avec le mâle renfort du premier secrétaire désigné du PS, l'illustre  Désir Jean-Philippe, alias Harlem, en soutien sur son flanc gauche.


Mauvais signal à plus d'un titre


Invité du Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien, Michel Sapin a également déclaré que la réforme du mode de calcul du SMIC ne sera pas indexé sur la croissance, "cohérence" mise à part, puisque le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé le contraire en juillet. Est-ce à dire que la situation se dégrade ?

Allez, envoyez-nous Harlem et Najat !
Les entreprises commerciales de sondages vont nous assurer que leur cote de popularité remonte.
Et ça aussi c'est "cohérent"...

vendredi 9 novembre 2012

Les Verts, quantité négligeable au gouvernement, selon J.-V. Placé

Europe Ecologie-les Verts au bord de la crise de nerfs



Si Canfin est la potiche des Verts,
Duflot est une jarre
et Placé, le jars du capitole écolo

Le sénateur Placé (EELV) pose une question déplacée

Savoir ce que les deux EELV, Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement), font au gouvernement"

"Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement", a lancé le sénateur Jean-Vincent Placé vendredi sur Radio Classique.
Et le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV)  au Sénat de dénoncer notamment un "virage post-rapport Gallois et les annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique" (faites mardi par Jean-Marc Ayrault).

Au point que  "de plus en plus les écologistes s'interrogent".
"Je suis moi-même de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale", a-t-il poursuivi.
"Heureusement que nos ministres (Cécile Duflot, ministre du Logement et Pascal Canfin, ministre délégué du Développement) sont bons et qu'ils font le boulot. Parce qu'il est vrai que la tournure et le virage, quelque part sinon idéologique, du moins d'une politique économique, fait depuis trois jours, nous laissent très perplexes", a-t-il expliqué.
"Heureusement qu'elle (Cécile Duflot) est dans ce gouvernement, parce que, aujourd'hui, au bout de six mois, c'est vrai que le bilan est bien maigre ", a poursuivi le sénateur dans une charge sans précédent de sa part contre le gouvernement.

Duflot, prise en étau
Pressé de dire si ses analyses embarrassent la ministre du Logement, Jean-Vincent Placé a répondu que Cécile Duflot est "tenue à un devoir de réserve" gouvernementale: elle est " très solidaire " du gouvernement et en même temps " " vis-à-vis des écologistes, a-t-il souligné.

Ce coup de semonce du sénateur retentit alors que le Front de Gauche se crispe également
L'humeur de ce allié d'extrême gauche s'est  notamment manifestée par le rejet au Sénat de deux textes importants par les sénateurs communistes..
Il s'agissait d'une proposition de loi socialiste sur l'énergie et de la programmation budgétaire 2012-2017  Les sénateurs communistes ont voté contre ces deux textes, avec les sénateurs UMP et centristes, entraînant leur rejet.

Mamère,  péteux fort en gueule
En novembre 2011, Noël Mamère était en colère contre le PS et le clamait sur les toits. Alors que son parti, Europe Ecologie-Les Verts, et le PS reprenaient leurs négociations pour un accord de gouvernement et des circonscriptions, le député et maire écologiste de Bègles (Gironde) avait dénoncé la sortie d'André Vallini, du mercredi 20 octobre, dans laquelle le sénateur socialiste de l'Isère avait déclaré que le PS n'a pas "à céder à quelque diktat que ce soit de la part des Verts". Il faisait ainsi référence à la candidate écologiste, Eva Joly, qui avait exigé dans un entretien au Monde la sortie du nucléaire avant tout accord entre partis. On sait quel intérêt Hollande a accordé à ces cris.


Aujourd'hui, Mamère n'est pas amer. Non, non, non !  
En milieu de matinée, ce vendredi, Noël Mamère abonde dans le sens du sénateur Placé, revendiquant des droits d'auteur sur BFMTV en rappelant qu'il s'était "posé la question la semaine dernière".


Et puis, après avoir aboyé avec Placé, le roquet de la république bananière EELV a admis que les écologistes n'ont guère le choix, se disant "pris en quelque sorte dans un piège".
"C'est suicidaire de se soumettre et d'avaler des couleuvres mais ce serait aussi suicidaire pour nous et pour l'avenir de l'écologie que de partir du gouvernement et de quitter cette majorité", a-t-il avoué à des journalistes. "Donc nous n'avons pas beaucoup le choix." La gauche, c'est Alcatraz ?


Le frêle de Rugy, député écologiste (Loire Atlantique) aux dents longues, qui s'accommode fort bien de l'aéroport Ayrault (N-D-des-Landes) à  Nantes, s'est également déplacé sur le service public pour s'exprimer sur le "Placé Comedy Club"
Le président du groupe écologiste à l'Assemblée s'est dissocié de son homologue du Sénat tout en concédant un "trouble" dans les rangs écologistes. "Le moment n'est pas venu de dire 'nous allons peut-être quitter le gouvernement demain matin', parce que je crois que quand on s'engage dans une majorité, dans un gouvernement, on ne le fait pas pour le remettre en cause tous les quatre matins", a commenté l'arriviste sur France Info. Il est clair qu'il répondrait présent, en cas de remaniement...

Les socialistes montent au créneau


Jean-Vincent Placé s'interroge parce qu'il n'est pas ministre

C'est le socialiste David Assouline, un laissé-pour compte du gouvernement Ayrault, qui a lâché ce commentaire. Porte-parole du PS, il a ainsi ironisé sur son compagnon d'infortune: "Il dit qu'il se pose des questions. Je pense que les ministres écologistes n'ont pas l'air de se poser des questions. Ils ont l'air épanoui, ils sont utiles (...) Peut-être que Jean-Vincent Placé se poserait d'autant moins la question s'il était ministre lui-même."

 


Le ministre de l'Intérieur bondit sur le service public

Valls nie 'sincèrement' tout état d'âme : les "écologistes sont solidaires de la majorité."


Désir H., le premier secrétaire nommé du PS, marginalise Placé
Selon lui, la "remarque" du patron des sénateurs est à la fois "personnelle" et "décalée". Bien qu'il n'ait évidemment pas le feu à gauche, la déclaration mobilise néanmoins les cadres socialistes: 

L
'UMP observe le spectacle avec compassion


Invitée sur France 2, vendredi matin, Valérie Pécresse a déclaré voir dans les interrogations du sénateur écologiste la démonstration que la majorité continue de "se fissurer". "Il y a une grande fragilité de la majorité hétéroclite que François Hollande a soudée uniquement sur l'anti-sarkozysme". 

L'ancienne ministre du Budget déplore qu' "ils ne pensent rien de commun sur rien".


Les propos de Placé ne cassent pas quatre pattes au canard Hollande 
Le même matin,  Marianne publie des propos fatalistes tenus par François Hollande que  diffuse l'A*P. Dans l'édition du samedi 10 novembre, le président dit qu'il juge"possible" un départ des écologistes du gouvernement, mais qu'il "ne le souhaite pas". Anticipant sur les interrogations de Placé, il ajoute avec indifférence : "  Enfin nous verrons bien...Dans tous les cas, pas de panique !"

EELV lâche Placé, qui se renie

Jean-Philippe Magnen, porte-parole d'EELV, a réagi officiellement aux propos de Jean-Vincent Placé en fin de matinée. Selon lui, le pékinois du groupe des sénateurs écologistes s'est exprimé en son nom "personnel" et que ses propos n'engageaient "que lui".

Placé est rapidement revenu sur ses propos. 
"Ce n'est pas une mise au point, a-t-il assuré. C'est la position du parti. Bien sûr que nous sommes inscrits dans la durée. Je n'ai jamais indiqué que nous sortirions demain du gouvernement."


Le soufflé est retombé et les Français n'avaient donc encore rien compris...Placé va-t-il maintenant menacer de rejoindre le Parti de gauche de Mélenchon ?