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mercredi 13 novembre 2019

Vers un tassement de la croissance, annoncé par la Banque de France


Elle met en garde pour le 4ème trimestre à 0,2%

Ce n'est la faute ni à Voltaire, ni à Macron, 
mais d'un ralentissement de l'économie mondiale...

La Banque de France abaisse à 1,3% sa prévision de croissance pour 2019.


Cette prévision reposant sur un repli possible de l'activité en novembre - les Gilets Jaunes peuvent-ils être incriminés ? - est fondée sur l'enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d'entreprises.

La croissance économique française devrait atteindre 0,2% au quatrième trimestre, soit un niveau inférieur au rythme de 0,3% par trimestre observé depuis le début de l'année, selon une première estimation dévoilée mardi par la Banque de France.

Cette prévision impute la responsabilité de ce désaveu des prévisionnistes à un repli possible de l'activité en novembre dans le bâtiment et l'industrie, après un mois d'octobre plutôt dynamique, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Selon la banque centrale française, après avoir repris de la vigueur en octobre, la production industrielle pourrait se tasser en novembre, les chefs d'entreprises interrogés anticipant un ralentissement, en particulier dans l'automobile
De même, "la croissance serait moins forte" dans le bâtiment en novembre qu'en octobre. 

A l'inverse, dans les services, l'activité devrait poursuivre "au même rythme" en novembre, après avoir «progressé modérément» en octobre, .

L'INSEE préfère s'en tenir aux trois premiers trimestres de l'année, quand la croissance française avait augmenté de 0,3% par trimestre, marquant sa résistance face au ralentissement économique mondial. Mais l'INSEE est un service de Bercy...

Même pour l'INSEE, au 30 septembre, l'"acquis de croissance" était de 1,2% - c'est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait à la fin de l'année si la croissance restait nulle au cours du dernier trimestre. Et, au vu des chiffres connus de novembre, la croissance pourrait en effet être nulle à la fin de l'année .

Sur l'ensemble de l'année 2019, l'INSEE, comme la Banque de France, maintient ses prévisions optimistes de croissance à 1,3% en France, après 1,7% enregistré l'an dernier. 
Bien dans son rôle, le gouvernement n'hésite pas à tabler, quant à lui, sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4%, tandis que le FMI a revu mi-octobre sa prévision de croissance à la baisse à 1,2%. Contre 1,7% en 2018...

mercredi 22 août 2018

Budget de l'Etat : vers un serrage de vis, faute de croissance

Le budget 2019 s'annonce encore plus contraint que prévu


Macron ne réussit pas à relancer la croissance : peut-être Benalla?


La France devra revoir à la baisse sa prévision de croissance, suite à la publication de chiffres fort décevants du déficit commercial. Les carnets de commandes sont positifs dans l’industrie et l’activité est soutenue dans les services, mais elle est non productive. 
La Banque de France affiche un optimisme modéré en parlant d'un possible rebond de la croissance, après 0,4% au troisième trimestre contre 0,2% aux premier et deuxième trimestres, mais ne promet pas les 2,2% de 2017. 

Gérald Darmanin, le ministre du Budget, qui tablait sur 2%, a d'ailleurs dû revoir sa prévision à la baisse il y a une semaine. Or, ce nouvel objectif est hors d’atteinte pour les spécialistes, même si la croissance est aussi bonne au quatrième trimestre qu’au troisième. 
Une croissance plus faible, c’est moins d’activité, donc moins de rentrées fiscales et de TVA. Le gouvernement pourrait donc revoir son budget dès septembre et exiger de nouvelles économies.


Un nouveau tour de vis social en vue ?

Résultat de recherche d'images pour "patate chaude"Pendant ses deux semaines de vacances annoncées, mais trois effectives, Macron, qui avait fait venir un nombreux personnel, du chef cuisinier aux collaborateurs proches, a planché sur les moyens de faire avancer ses réformes à tout prix, tout en faisant oublier sa dernière casserole, l'affaire Benalla, du nom de cet intime à qui il a donné tous les droits sans qu'il ait les compétences de ses attributions et accordé à son favori les privilèges qui vont avec. 

Le Conseil des ministres de rentrée se tient ce mercredi 22 août. Ensuite, Emmanuel Macron réunira à l'Elysée quelques ministres (Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Murielle Pénicaud et Agnès Buzyn) pour finaliser les derniers arbitrages budgétaires. Le budget 2018 s'annonce contraint par une croissance plus faible que prévu.
Le gouvernement va devoir revoir son budget pour l'an prochain avec sans doute un nouveau serrage de vis, s'il veut continuer à contenir son déficit comme promis auprès de la Commission européenne.

Vers une nouvelle réduction des emplois aidés et des aides au logement ? 
L'ex-banquier va donc vraisemblablement chercher à faire davantage d'économies, surtout qu'il doit financer des réformes coûteuses comme la suppression progressive de la taxe d'habitation et le remplacement du Crédit d'impôt compétitivité emploi (mesure du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le CICE minore l'impôt à payer des entreprises) par une baisse pérenne des cotisations patronales.

En ligne de mire du gouvernement, il y a entre autres les emplois aidés (le CUI, contrat unique d'insertion, est en vigueur depuis le 1er janvier 2010,), qui pourraient encore diminuer l'an prochain, tout comme les aides au logement. 

L'exécutif envisage aussi de transférer aux employeurs une partie du coût lié aux arrêts maladie. Cette piste a entraîné une levée de boucliers du patronat au cœur de l'été.


Quelles seront les économies réalisées sur les effectifs de la fonction publique d'Etat ? est une autre question pour l'instant sans réponse : malgré ses promesses de transparence et de dialogue, le gouvernement s'est refusé jusqu'à présent à avancer le moindre chiffre.

Un budget plus contraint est-il opportun ? 

Le renouvellement de la vie politique retombe sous la menace  des vieilles recettes de l' "ancien monde"...
Car l'interrogation de Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management est rhétorique.  "En terme de gestion du déficit public jusqu'à la fin de l'année, la question est de savoir s'il faut contraindre davantage la demande privée au risque de peser encore plus sur l'activité ? Ce serait le cas si on voulait absolument tenir le déficit public à l'objectif de 2,3 du PIB. Ou alors est-ce qu'on laisse filer pour limiter le risque de contraction ou de ralentissement supplémentaire de l'activité ?"

L'accroissement du déficit public ne fait pas peur à Philippe Waechter. "Il me semble qu'il est nécessaire de laisser filer le déficit pour limiter le risque sur la croissance parce que l'enjeu est là, estime l'économiste. La vraie question, c'est est-ce qu'on a un objectif sur l'activité ou l'emploi ou un objectif plutôt comptable ? Je crois que les questions de croissance et d'emploi sont plus importantes dans la gestion de la politique économique."
Les générations à venir ne seront décidément pas épargnées.

mercredi 8 août 2018

Intox ou info: la Banque de France prévoit 0,4% de croissance supplémentaire

La Banque de France veut croire à 0,4% de croissance supplémentaire

Le BdF est-elle dans son rôle en participant à la manipulation de l'opinion ? 

La Banque de France est théoriquement indépendante, mais son gouverneur est nommé par décret du président de la République. 
Or, elle a tablé mercredi sur une légère accélération de la croissance au troisième trimestre après le "trou d'air" des six premiers mois de l'année. Mais, si optimiste soit-elle, la croissance selon la BdF pourrait s'avérer insuffisante pour atteindre les objectifs du gouvernement. Dans son point de conjoncture de fin juillet, la BdF estime néanmoins que "le produit intérieur brut (PIB) progressera de 0,4% au troisième trimestre 2018", après 0,2% au premier et au deuxième trimestres. Alors la question se pose de savoir à quoi joue cette institution. Depuis une dizaine de jours, Bercy mène une bataille de chiffres qui ressemble fort à de l'intox politicienne. Lien PaSiDupes : Croissance: le gouvernement contraint de revoir ses ambitions à la baisse

La BdF tente de rapprocher ses prévisions de celles de Darmanin qui prend l'engagement d'une croissance à 1,8 % en 2018

La semaine dernière, après le coup de mou du premier semestre, le ministre des Comptes publics,
Gérald Darmanin avait abaissé  la prévision de croissance du gouvernement, qui tablait jusqu'alors sur 2% cette année. Dans un langage fallacieux, il assura qu'elle ne serait "pas inférieure" à 1,8%, soit tout de même 2 points de moins qu'annoncés.

Alors que les objectifs de croissance du gouvernement semblent compromis et qu'il confirme néanmoins son objectif de réduire le déficit public à 2,3%, le gouvernement pourrait avoir des difficultés à tenir son nouvel objectif avec 0,4% de croissance au troisième trimestre. D'où l'intervention de la Banque de France.

Philippe Waechter, économiste chez Ostrum AM, estime ainsi qu'il faudrait "un rebond spectaculaire" au troisième et au quatrième trimestres" pour y parvenir, beaucoup plus fort que l'estimation faite aujourd'hui par la Banque de France.

Selon l'INSEE, officine du Ministère de l'Economie, l"'acquis de croissance" pour l'année en cours (le niveau que le PIB atteindrait si l'activité stagnait d'ici la fin de l'année) serait de 1,3%, loin de l'objectif de 1,8% à atteindre en décembre. L'organisme public prévoit 1,7% de croissance pour l'ensemble de l'année.En se montrant plus optimiste avec une prévision de 1,8%, la Banque de France risque de perdre en crédibilité.

Dans son projet de loi de finances, voté en décembre, Bercy avait prévu 1,7% de croissance pour 2018. Mais ce chiffre avait été relevé à 2% dans le cadre du programme de stabilité ("PSTAB") envoyé fin avril à Bruxelles, considéré comme la dernière prévision officielle du gouvernement.

"Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture, on peut leur faire dire ce qu'on veut", mais quand les institutions s'y mettent, est-on toujours en démocratie ?

mardi 31 janvier 2017

Quand la croissance rebondit en 2016, elle recule !

Le "rebond" du quatrième trimestre: une farce, à l'heure de la primaire socialiste ?

A quoi ça sert une "accélération" de la croissance de l'économie française au quatrième trimestre, si elle est artificielle ? 

Hypnose gouvernementale de Sapin
par l'entremise des media
A la vérité, 2016 ne s'achève pas sur une meilleure note que 2015 mais déjà les marchands de sable de la presse partisane ont repris leur vente de rêves en entrevoyant "des éléments positifs en termes de consommation et d'investissement qui augurent d'un début d'année 2017 solide". On verra bien après les législatives...

L’Institut national de la statistique et des études économiques, l'INSEE, officine de Bercy, a resservi mardi la hausse de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2016, bien qu'elle n'ait aucun sens sur le moyen terme, en ligne avec les attentes des économistes. Certains d'entre eux...

En charge de la production (gouvernementale), de l'analyse (politique) et de la publication des statistiques officielles en France, l'institut a confirmé dans le même temps le niveau de croissance du troisième trimestre, +0,2%, ce qui fait que, sur l'ensemble de l'an passé, le PIB de la France a progressé en moyenne de 1,1%, après +1,2% en 2015: une "progression" qui constitue une baisse.

Le PIB ressort en fait nettement en dessous de la moyenne de la zone euro

Afficher l'image d'origineAnnoncée à 1,7% en première estimation, le Produit Intérieur Brut est aussi "en deçà de l'objectif": en clair, il n'est finalement pas "en ligne avec les attentes des économistes"... Il a pourtant été revu à la baisse de 1,5% à 1,4% en cours d'année, retenu par le gouvernement. Au final, la croissance moyenne annuelle sur l'ensemble du quinquennat se limite à 0,75% par an.

Dans une déclaration, le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin s'est néanmoins félicité que "2016 se termine sur une note positive, avec une activité qui accélère nettement au 4e trimestre."
"Pour la deuxième année consécutive, l’activité économique aura été dynamique et aura permis de faire reculer le chômage, tout en réduisant le déficit public", dont le niveau sera connu en mars (!), a raconté l'illuminé de Bercy.

"Avec 1,1% de croissance, nous avons créé beaucoup d'emplois", a-t-il assuré par la suite sur France Inter, en dépit des chômeurs déplacés en stage de formation, sans garantie d'embauche. L'illusionniste en gros sabots de Bercy fait référence à l'emploi salarié dans les secteurs marchands qui a augmenté de 178.700 sur les douze mois à fin septembre 2016, mais fait l'impasse sur 

La croissance du quatrième trimestre a été portée par la demande intérieure, qui y a contribué pour 0,6 point.

La prévision de croissance pour 2016 avait été revue à la baisse par l'Insee

Dès le début octobre 2016, l'INSEE ne prévoyait plus qu'une progression de l'activité de 1,3 % en 2016. Ses prévisionnistes avaient battu leur coulpe et Michel Sapin avait admis à demi-mots que l'objectif de 1,5% fixé par le gouvernement Valls ne serait pas atteint. Et il avait même maintenu la prévision de déficit. Au lieu du 0,3 % de hausse attendu de la croissance, l'activité a reculé de 0,1 %, savait-on déjà dans le courant de l'été.
 
A la rentrée, l'INSEE a donc revu à la baisse sa prévision de croissance sur l'année de 1,6 % à 1,3 %. Ce chiffre, sensiblement aussi terne que celui de 2015 (+ 1,2 %), plaçait encore la France à la traîne de l'économie de la zone euro, qui devrait croître de 1,6 % cette année. 

Des faits qui ne devraient pas permettre au gouvernement Cazeneuve, à Sapin et leur presse aux ordres, comme ils tentent encore de le faire, de nous endormir aujourd'hui avec des chiffres appréciés positivement mais sur une base revue à la baisse.

De quoi alimenter les rubriques de "fact-checkers", vérificateurs de faits et chiffres ?
 

vendredi 3 avril 2015

Reprise économique au 1er semestre: une prévision vendue comme un fait

Reprise économique annoncée, mais chômage attendu en hausse

Le gouvernement attend désespérément une
 reprise de l'activité économique

L'INSEE lui offre l'annonce d'une prévision positive lors de la première moitié de l'année 2015, mais elle sera encore insuffisante pour enrayer la hausse du chômage ou provoquer le "déclic" de l'investissement des entreprises.

Dans sa note de conjoncture publiée jeudi, l'Institut national de la statistique et des études économiques prévoit une croissance du produit intérieur brut français de 0,4% au premier trimestre (révision légèrement en hausse par rapport à l'estimation de décembre) et de 0,3% au deuxième trimestre.

La gauche saute allègrement de la prévision à la réalité 
Les éléments de langage de l'AFP répandent la confusion  ensuite entretenue par les organes de presse, tel Libération. "Ces prévisions, qui assurent à la France un acquis de croissance" (croissance annuelle s'il n'y a pas de variation les deux trimestres suivants) de 0,8%, confortent la position du gouvernement qui prévoit 1% sur l'année, mais qui espère aussi aller au-delà", écrit l'agence de presse officielle. 
L'INSEE est d'ailleurs présenté comme une arme de propagande. "De plus, si le scénario conjoncturel de l'Insee se réalise, le produit intérieur brut (PIB) à mi-2015 [dans trois mois] aura crû de 1,1% par rapport à mi-2014."

La voie est ainsi ouverte  au ministre des Finances Michel Sapin qui politise ouvertement le débat. L'économie n'irait-elle donc mal que du fait d'un ressenti mauvais des acteurs? "Le 1% pour l'année 2015, perçu par beaucoup comme irréaliste il y a quelques mois, apparaît aujourd'hui comme un plancher", a polémiqué devant la presse le marchand de sable de Bercy, rappelant que "l'objectif est de faire plus".

Si les chiffres remontaient, deux nuages très noirs hypothéquent encore la reprise

D'une part, l'INSEE ne dissimule pas que le taux de chômage va encore augmenter et, d'autre part, la confiance des entrepreneurs ne revient pas puisque leurs investissements resteront "atones" au premier semestre, malgré un "net redressement" du taux de marge des entreprises.

- 10,2% de chômage dans la seule métropole
Le taux de chômage, qui a atteint la barre des 10% de la population active fin 2014, devrait ainsi continuer à augmenter jusqu'à 10,2% en métropole mi-2015, retrouvant un niveau inégalé depuis près de 20 ans,  fin 1997: 10,8 %, un niveau record depuis la fin des Trente Glorieuses, le socialiste Lionel Jospin étant devenu premier ministre en juin. (Pour mémoire, il annonça alors la fermeture du réacteur Superphénix.) Les économistes et le gouvernement estiment qu'il faut au moins 1,5% de croissance pour faire baisser le chômage: d'où l'intox actuellement développée par l'INSEE, organisme rattaché au ministère de l'Économie.
Comme son prédécesseur, mon beau Sapin, roi de l'intox, le ministre du Travail, François Rebsamen, anticipe le moindre frémissement en prenant ses désirs pour des réalités. Il  "pense" (si, si) que l’année 2015 sera "meilleure que l’année 2014" en matière de lutte contre le chômage, et qu’elle devrait "être le tournant". Le ministre s’attend à "un début de régression" (du nombre des inscrits à Pole emploi), 
à "la fin de l’année." En faisant disparaître certains chômeurs de la photo de l'INSEE 
"On s'attend à une légère augmentation de l'emploi total, de l'ordre de 20.000 emplois, raconte Vladimir Passeron, chef du département conjoncture de l'Insee. Mais, il y aurait un 'mais' !  La population active augmente d'environ 60.000 personnes, donc on observera une hausse du taux de chômage, sur le même rythme que les trimestres précédents", a a-t-il tenté de faire comprendre, lors d'une conférence de presse jeudi.

En attendant, si on veut bien inclure l’Outre-mer, le chômage, qui touchait 10,4% de la population active à la fin de l’année 2014, culminerait cet été à 10,6%.
Fin février, Pôle emploi recensait 3,49 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité en métropole, flirtant avec son record absolu, atteint fin 2014. Sans exclure les chômeurs ayant exercé une petite activité, le deuxième thermomètre du chômage a atteint de nouveaux records, à 5,26 millions en métropole, 5,56 millions avec l’Outre-mer

Et la méthode Coué se heurte aux réalités têtues. Parallèlement, si les perspectives d'investissements dans l'industrie augmentent légèrement, celles des services grèvent la prévision (0,0% en moyenne au premier trimestre, 0,1% au deuxième). Et, avant que le gouvernement n'annonce de nouvelles mesures pour inciter les entreprises à investir, pour l'Insee, c'est comme si c'était assuré, "les conditions sont réunies" pour une reprise de l'investissement.

- "Redressement spectaculaire" des marges 
En effet, le taux de marge des entreprises s'est nettement redressé, estime l'Institut, retrouvant son niveau de 2011 (31,3%). Il l'explique par l'effet conjugué de plusieurs baisses de l'euro, du crédit d'impôt compétitivité emploi et des premières baisses de cotisations patronales prévues dans le pacte de responsabilité, mais aussi des conditions de financement favorables et d'un prix du pétrole qui reste bas grâce au gaz de schiste américain.

L'INSEE tente de minimiser l'impact négatif de la faiblesse de l'investissement sur la reprise économique



"Le taux d'investissement français n'a pas baissé autant en France que dans d'autres pays pendant la crise, il n'y a pas de rattrapage nécessaire", a positivé Laurent Clavel, chef de la division Synthèse conjoncturelle de l'Insee. "Historiquement, la plupart des redémarrages économiques s'accompagnent d'un investissement suiveur, pas moteur", a-t-il précisé.

Pour Michel Sapin, si les taux de marge opèrent un "redressement spectaculaire",
le but du gouvernement est de retrouver les niveaux d'avant la crise débutée en 2007 et ressentie en 2008 (32,7%). Et il en profite pour se féliciter de cet... objectif qui justifie, selon lui, "le maintien du cap" de la politique économique du gouvernement, une ligne socio-libérale très contestée à gauche, après comme avant la défaite de la majorité présidentielle aux départementales. "Il faut que le monde économique soit certain que le cap (des baisses de charges et d'impôts) soit maintenu", a insisté le ministre soucieux de rassurer l'entreprise, quitte à irriter les socialo-socialistes. 

Reste que, dans l'immédiat, le pouvoir mise sur une activité portée par la consommation des ménages, traditionnel moteur de croissance en France. Celle-ci ne se fera qu'à la condition d'une "accélération du pouvoir d'achat", selon l'Insee, grâce à la baisse des prix des carburants du fait des cours du baril à l'international, mais aussi au "moindre dynamisme des prélèvements obligatoires". 
Quant au commerce extérieur, il devrait avoir une influence marginale sur la croissance du premier semestre, du fait d'une faible compétitivité de nos entreprises et malgré les bons effets de la baisse de l'euro sur les exportations.

mercredi 6 août 2014

Bercy nie l'aveu d'une faible croissance par Michel Sapin

Bercy dément à la place de Michel Sapin 

Le ministère des Finances a "démenti formellement" la révélation du "Canard enchaîné"
Non, Michel Sapin n'aurait pas avoué une prévision de croissance calamiteuse en Franceau deuxième trimestre, mardi 5 août. A Bercy, sous couvert d'anonymat, on en voulait pour preuve que les chiffres de l'INSEE ne seront pas disponibles avant la semaine prochaine. Mais Sapin  a pris l'habitude d'anticiper la publication des chiffres, histoire, peut-être, d'apparaître en observateur lucide et informé...

Pourtant, selon le Canard enchaîné de ce jour, Michel Sapin aurait lâché vendredi dernier lors d'un séminaire du gouvernement : "Si l'on est au-dessus de 0,5% de croissance à la fin de l'année, ce sera déjà bien". Et d'ajouter également vendredi dernier lors d'un séminaire du gouvernement: "0,5% de croissance, c'est certes mieux que ce que l'on a connu, mais moins bien que ce que l'on pouvait espérer.Chez celui qui depuis deux ans assure que la France est toujours "à deux doigts" d'inverser la courbe du chômage, c'est une lucidité toute neuve... 

Confirmation le 14 août


La prévision de croissance officielle du gouvernement était jusqu'ici fixée à 1% pour l'année, un chiffre supérieur à celui de l'Institut national des statistiques, l'Insee, qui table sur 0,7%.
Une croissance plus faible que prévu aurait des conséquences négatives sur le budget.
L'INSEE doit publier le 14 août sa première estimation de croissance au deuxième trimestre.

Le gouvernement est en fait en train de préparer les esprits à une mauvaise surprise avant de partir en vacances. Et pendant le weekend du 15 août. 
Le Premier ministre Manuel Valls a, quant à lui, fait état vendredi dernier de conditions économiques "difficiles"...

jeudi 5 décembre 2013

Budget 2013 : maquillage gouvernemental de la "maîtrise des dépenses"

Mensonges du gouvernement socialo-écolo mis en en évidence par l'étude du budget rectificatif 2013

Le gouvernement se targuait d'avoir tenu la dépense de l'État. Or, il augmente par rapport à 2012
,
 
comme le montre l'étude mardi du budget rectificatif 2013s par les députés.

72 milliards. Une nouvelle fois en 2013, l'État a dépensé beaucoup plus qu'il n'a gagné. C'est surtout bien plus que ce que prévoyait la loi de finances initiale 2013, il y a un peu plus d'un an. 

Baisse des rentrées d'impôts  

Le "dérapage" du déficit s'expliquerait uniquement par des recettes décevantes liées à la politique du gouvernement qui dégrade l'activité économique. En cassant les conditions de la reprise, la prévision de croissance a chuté en cours d'année de 0,8 % à 0,1 % du PIB. Les rentrées fiscales en ont inévitablement souffert. 

La méthode Coué, la "détermination" 
 et la sémantique n'y font rien...
Une surestimation du volume de la création de richesses qui a aussi conduit le gouvernement à tabler sur un taux trop élevé "d'élasticité des recettes à la croissance", comme disent les sémanticiens de la politique. Le gouvernement rêvait de retombées de la reprise internationale sur la France et tablait sur une élasticité égale à 1 point, puisque le taux des recettes fiscales est censé être de 1 % également lorsque celui de la croissance du PIB est de 1 %). Sauf que sur les huit premiers mois de l'année, la variation a dû être révisée à... 0,4 point. En clair, l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la TVA et les prélèvements locaux n'ont pas eu le rendement espéré.  

La droite est confortée dans son idée que "trop d'impôt tue l'impôt"
Dit autrement, l'UMP reproche au gouvernement d'avoir tellement augmenté les prélèvements obligatoires que les Français ne voient plus l'intérêt de travailler plus pour gagner plus, si c'est pour payer plus d'impôts. Une réaction d'auto-défence que la gauche a provoquée en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires décidée en 2007 par le gouvernement de François Fillon. 
Le gouvernement s'est pris au piège. Le 31 juillet 2013, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, réaffirma l'entêtement du gouvernement. "Je confirme que nous n’allons pas revenir sur la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires " et le justifia sur RMC et BFM-TV par un engagement prioritaire: "dans cette période où l’objectif prioritaire du gouvernement est d’inverser la courbe du chômage", une telle mesure "ne va pas dans le bon sens". 

Résultat: alors que le taux de chômage est passé à 10,5% au troisième trimestre, au plus haut en France métropolitaine depuis fin 1997 et qu'il atteint même 10,9% de la population active en tenant compte des DOM, la baisse des recettes fiscales s'est creusée de 10,8 milliards entre la loi de finances initiale et les constatations du budget rectificatif de 2013 

Des dépenses publiques continuent d'augmenter...

Le gouvernement se félicite d'avoir parfaitement tenu les dépenses de l'État. C'est vrai lorsqu'on les compare avec les objectifs inscrits dans la loi de finances initiale. Celles-ci devraient même baisser de 1,3 milliard à 378,3 milliards d'euros contre 379,6.

A y regarder de plus près, le pouvoir n'a pas lieu de se féliciter de ce résultat. Il n'est pas aussi bon qu'il le dit. Contrairement à 2012, où les dépenses de l'État avaient légèrement baissé par rapport à celles constatées en 2011, les dépenses de 2013 seront en fait supérieures à celles réalisées l'année précédente, à hauteur de 1,6 milliard d'euros (2,4 milliards lorsqu'on inclut les dépenses dites "exceptionnelles" liées cette année au budget rectificatif de l'Union européenne).

Autrement dit, le gouvernement s'est laissé aller à augmenter les dépenses de l'État, malgré le matraquage fiscal -en pure perte- qui provoque la "révolution fiscale" instrumentalisée par l'extrême gauche partout dans le pays

L'État, mauvais gestionnaire, a pourtant payé moins d'intérêts sur sa dette en 2013 (45 milliards contre 46,3 milliards en 2012) grâce à la baisse des taux réclamée par les investisseurs internationaux.

Les boucs émissaires

Dans son incohérence, d'une part, le gouvernement se félicite de créer des postes de fonctionnaires, 60.000, rien que dans l'Education, mais d'autre part il accuse les retraites de fonctionnaires de peser sur la mauvaise tendance, prétendant de surcroît que ce paramètre est difficilement maîtrisable à court terme : les pensions pèseront 44 milliards en 2013 contre 42,3 en 2012. 

Autre cible, dans le périmètre de l'État. L'écart atteint plus d'un milliard d'euros par rapport à 2012, là où il est seul maître et où il s'est engagé à ne pas dépenser un euro de plus d'une année sur l'autre, hors charge de la dette et pensions des fonctionnaires, là où il devrait avoir la meilleure capacité à maîtriser la dépense rapidement! 

Le rapporteur général (PS) de la commission des Finances minimise ce dérapage, dans son rapport sur le budget rectificatif 2013. "Cela est conforme à l'engagement du gouvernement de geler en valeur ces dépenses par rapport au montant fixé en loi de finances initiale pour 2012, et non pas par rapport au montant résultant de l'application d'un rabot de 1,2 milliard d'euros décidé lors de la première loi rectificative", déclare Christian Eckert-l'embrouille. Il n'empêche, l'écart est bien là. 

Un déficit structurel toujours élevé

Et des frais de secrétariats
de concubine et d'épouse 
En sémantique indécente, la presse banalise des recettes moins "dynamiques" qu'annoncé,  des dépenses qui continuent d'augmenter pour l'État: le bilan de l'année 2013 souligne à quel point la réduction du déficit va être compliquée.

La conjoncture aurait bon dos. D'une part, Hollande a misé sur ses voisins pour "dynamiser" l'économie de la France: il  comptait sur un coup de boost à sa croissance venu de l'extérieur et cette dépendance ne lui a pas profité.

La part structurelle du déficit, celle qui ne dépend pas de la croissance à court terme, se réduit aussi beaucoup moins vite que prévu dans la loi de finances initiale. Les Français peuvent être amers et irrités:  Malgré les plus de 20 milliards de hausses d'impôts et les 12,5 milliards de baisses de dépenses par rapport à la tendance "naturelle" (?) à l'augmentation prévue dans le budget 2013, le déficit structurel ne devrait s'améliorer que de 1,3 point, contre 2 points qui étaient espérés initialement. Résultat, il devrait encore atteindre 2,6 % du PIB cette année contre 1,6 % espéré.
D'autres sacrifices en perspective réclamés aux Français?

dimanche 4 août 2013

Le gouvernement doit réviser ses prévisions de croissance à la baisse

L'excès d'optimisme ne crée pas de la croissance 

Bercy a commencé à bâtir le budget sur la base d’une prévision inférieure à 1%.

La mauvaise foi de l'exécutif
Alors que François Hollande répète à l'envi que la crise est derrière nous, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a admis, en feignant l'optimisme, que l'objectif de croissance pour 2014 était plus proche de 0,8% que de 1,2%.
Interrogé sur un changement à venir pour 2014 (la prévision est pour l’heure établie à 1,2%), Pierre Moscovici, le ministre des Finances, a indiqué sur RTL : "Notre objectif, c’est 0,8%, puis ensuite repasser nettement (!) au-dessus de 1%, 1,5%, pourquoi pas 2% en 2015 et 2016."
 
Moscovici veut positiver malgré la stagnation : "2014 devrait être la première année de croissance véritable depuis trois ans."

Pierre Moscovici reconnaît toutefois que
"l’ensemble des prévisions sont plutôt à la baisse pour l’ensemble de la zone euro et la France. Le FMI dit 0,8% [Comme l’OCDE], nous verrons quel est le chiffre que nous retenons."  
La prévision de croissance ne sera actualisée que fin août. Toute prévision jugée trop optimiste serait retoquée par le Haut Conseil des finances publiques.

Espoir de 0 et 0,5% et non pas 0.8%

Entre baffes et caresses, les entrepreneurs ne sont pas dans une dynamique de rebond... 
La frénésie fiscale du gouvernement casse les velléités de reprise économique et l'oblige à réviser, l'air de rien, la croissance à la baisse.

Le 1 août, Emmanuel Lechypre s'est intéressé à la prévision de croissance qui devrait être révisée à 0.8%: le gouvernement pratique toujours la méthode Coué!
VOIR et ENTENDRE 
Selon les imposteurs, la croissance à la baisse n’impliquera pas une rigueur accrue.

jeudi 1 août 2013

Reprise de la croissance: le gouvernement forcé d'arrêter de nous berner

Le gouvernement encore trop optimiste sur la croissance

L'exécutif est contraint de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2014

Hollande avait fixé l'objectif 
de réduction du déficit à 3 % du PIB fin 2013, 
mais Moscovici a fini par avouer qu'il ne serait pas atteint...

Hollande devra vraisemblablement la faire passer de 1,2% à 0,8%
, 
comme 

l'a discrètement admis Pierre Moscovici, le 31 juillet sur RTL.
"Notre objectif, c'est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas [sic !] 2% en 2015 et 2016".Jusqu'ici, le ministre des Finances tablait sur une croissance de 1,2% pour l'année prochaine.
Les margoulins du gouvernement doivent se rendre à l’évidence, leurs prévisions étaient devenues beaucoup trop optimistes: le FMI et l’OCDE tablent sur 0,8%, les experts privés, en moyenne, ne tablent que sur 0,5% environ, ce qui paraît aujourd’hui un possible maximum !

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre (BFMTV) dénoncer la mauvaise foi de ce gouvernement:

La consommation des ménages asphyxiée


Le gouvernement tentera vraisemblablement de nous faire encore rêver à 0,8% à l'automne, mais il faudrait que la croissance dépasse 0,2% chaque trimestre à partir de maintenant jusqu’à fin 2013.
Or, on voit mal d’où pourrait venir le rebond. 
La consommation est asphyxiée par la rigueur salariale, le chômage et les hausses d’impôts : quand on regarde toutes les enquêtes, les ménages vont se serrer la ceinture.

Le baromètre Ca Com BFM Business montre, par exemple, que les parents d’enfants scolarisés sont 35% à penser boucler leur budget de rentrée scolaire plus difficilement que l’an dernier dont 15% beaucoup plus difficilement.

La France  manque aussi de compétitivité et peine à exporter. 
De plus, la pression fiscale notamment plonge les entreprises dans une situation financière très dégradée et elles peuvent craindre encore de nouveaux changements réglementaires et fiscaux, ce qui ne les incitera guère à investir.

Malgré ses incohérences, Bercy mise sur le logement
A la condition que le gouvernement relâche la pression sur les propriétaires, un seul levier pourrait être toutefois actionné avec un impact réel sur la croissance : le secteur du logement et de la construction compte beaucoup de main d’œuvre mobilisable sur le territoire, mais dans un contexte de crise persistante du logement. La balle est dans le camp du gouvernement, lequel vient encore de tracasser le secteur. Si la ministre du Logement, Cécile Duflot, veut plafonner les frais d'agence et encadrer les tarifs des syndics, les niches fiscales sur le logement et la rénovation thermique des bâtiments vont être rabotées de 1,1 milliard d'euros en 2013, alors que François Hollande lance dans le même temps un plan d'urgence pour le logement.
Deux niches vont faire les frais de la rigueur: la déductibilité des intérêts d’emprunts sur l’achat de la résidence principale et la rénovation énergétique des habitations. Le "crédit d’impôt développement durable", qui touche les dépenses d’équipements des habitations principales en faveur des économies d’énergies, va ainsi être réduit de 500 millions d’euros. En 2009, cette niche pesait 2,7 milliards d’euros. En 2013, elle sera réduite à 650 millions d’euros. 600 millions supplémentaires seront économisés sur le crédit d’impôt lié aux intérêts d’emprunts pour l’habitation principale, ramené de 2,1 milliards à 1,46 milliard entre 2012 et 2013.Des hausses d’impôts qui concernent donc le logement et la rénovation énergétique, pourtant placés comme des priorités du quinquennat Hollande !

0% pour l'Observatoire BFM Business

En attendant, le "social ecorama", leur indicateur du climat des affaires à partir de l’humeur des réseaux sociaux qui avait annoncé la fin de la récession dès le printemps, se dégrade à nouveau depuis la mi-juillet
Au final, l’Observatoire BFM Business reste calé sur une prévision de 0% pour 2014.

Le gouvernement rêve du contexte des années Jospin et d'une relance extérieure
Le nouveau chiffre de prévision de croissance pour 2014 va en outre compliquer le bouclage du prochain budget.

Si la croissance est revue à la baisse, comment respecter le partage des efforts qui était initialement promis ? C'est une question délicate qui se pose à Hollande, un casse-tête aussi pour ce pauvre Moscovici, dont on ne se demande plus s'il est plus compétent que son maître. 

A l'origine il y a une promesse présidentielle:
il faudrait que les 
2/3 des efforts qui seront demandés l'année prochaine viennent des économies sur les dépenses. 
Autrement dit, en 2014, ce sont principalement l'Etat, les collectivités
t les organismes publics qui devraient faire des sacrifices importants.
Cette nouvelle répartition est très importante car elle est censée rassurer ou en tout cas calmer des ménages et des entreprises échaudés par un budget 2013 qui s'appuyait principalement sur eux. 8 milliards d'euros à trouver en plus.


En mars 2013, 
le magicien Hollande avait justifié les mesures prises alors pour redresser les comptes publics 
"Redresser les comptes est une obligation financière, morale 
mais c'est également une obligation de souveraineté
parce que la France ne doit jamais être
en difficulté sur les marchés", avait-il argué.

En prévision, ce gouvernement a mangé son pain blanc en plusieurs gueuletons
 offerts aux ministres et aux parlementaires (cf. libellés "grande bouffe", ci-dessous), à Matignon comme à l'Elysée en juillet...

Les cigales ont bâfré entre elles, aux fourmis de payer l'addition.