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mercredi 11 décembre 2013

La surfiscalité de Hollande pour le bien des clandestins ou des nôtres ?

Le vice-président des chirurgiens de France nous livre le témoignage d'un homme de terrain

Du tourisme social on dit ce qu'on veut

Il a pour objectif de permettre à chacun de partir en vacances et de pratiquer des activités de loisirs. Fort bien, mais ce n'est pas seulement cela. Pour les pays "pauvres" dont les richesses naturelles ne sont pas seulement exploitées par les multinationales occidentales, mais aussi par une élite politique locale avide et peu partageuse, c'est autre chose.


Témoignages de professionnels de la Santé qui pointent les dérives de l'"Aide médicale d'État".
Act Up appelle les malades étrangers
Cette fois-ci encore, les médecins ne lui ont rien trouvé. Depuis un an et demi, Abukaria, jeune Comorienne de 33 ans, entrée en France en touriste, séjourne illégalement sur le territoire français. "C'est pour me faire soigner, confie-t-elle. L'hiver dernier, j'ai eu des fourmis dans les mains. Parfois, ça me reprend. J'ai vu des généralistes, des spécialistes, fait des radios, des scanners, mais personne n'y comprend rien…" Grâce à l'Aide médicale d'État (AME), qui rembourse tous les soins de maladie et de maternité, Abukaria, tout comme 220.000 clandestins en 2011, n'a payé cette année qu'un droit de timbre de 30 euros.
Au Centre médical Europe, près de la gare Saint-Lazare, des "AME", on en croise à tous les étages. Et chez les médecins débordés, on sent poindre une exaspération certaine. "Beaucoup sont charmants, mais d'autres sont très exigeants !, soupire une généraliste. Il est normal que la France soigne les plus misérables, sauf que certains abusent vraiment." Il y a cette femme qui vient faire un bilan complet tous les deux mois. Cette autre qui a exigé la sclérose de ses varicosités, ainsi que six paires de bas de contention, "pour sa sœur en Algérie". Ces Africaines qui savent mieux que la dermatologue quelle crème guérira leur eczéma: le Diprosone, un dermocorticoïde qui a la particularité d'éclaircir la peau… Il y a aussi cette patiente victime d'un malaise, dont on prévient le mari, qui constate, ahuri… que ce n'est pas sa femme. "Ah oui, explique la patiente, j'ai perdu ma carte, alors j'ai pris celle d'une amie…"

"On a failli en venir aux mains!"
La plupart des médecins déplorent le manque de contrôle. Pour obtenir l'AME, «c'est superfacile!», témoigne Abukaria. Il suffit de justifier d'une résidence ininterrompue de trois mois en France, et d'un revenu inférieur à 634 euros par mois. Pour "prouver" qu'elle n'avait aucune ressource, Abukaria a simplement montré que le forfait de son portable n'était qu'à 5 euros… "La semaine dernière, j'ai reçu un homme qui voulait se faire arracher quatre dents, toutes saines, raconte un dentiste. En fouillant dans son dossier, j'ai vu qu'il était adressé par un service d'orthodontie, où il avait entamé un traitement esthétique pour aligner ses dents, facturé 4.000 euros! Rendez-vous compte que ce type bénéficie de l'AME et s'offre un service que n'ont pas les moyens de se payer la plupart des assurés sociaux ! J'ai réussi à le faire payer pour les extractions, mais on a failli en venir aux mains!"

Comment admettre qu' "un assuré social lambda qui paye ses cotisations sociales, mais qui n'a pas de mutuelle, ait une moins bonne couverture qu'un étranger en situation irrégulière?", s'interrogent plusieurs praticiens du Centre Europe, qui voient défiler de nombreuses familles modestes. "Cela fonctionne comme un supermarché, témoigne le dentiste. À partir du moment où c'est gratuit, les gens veulent tout ce à quoi ils ont droit, même s'ils n'en ont pas besoin." Comment tenir bon lorsque le patient, parfois accompagné d'un interprète ou d'un "cousin" costaud, s'énerve et exige "vingt boîtes de Doliprane et dix flacons de bain de bouche", puisque "c'est gratuit"? "Parfois on craque, avoue un médecin. De toute façon, si on ne cède pas, ils iront voir ailleurs…" Comme les bénéficiaires de l'AME n'ont pas de médecin traitant à déclarer, "cela entraîne un nomadisme et la multiplication d'examens redondants", poursuit-il.

Prêts à se faire opérer pour être régularisés
Car le système est pervers. "Plus ils ont d'ordonnances et de certificats, plus ils ont de chances d'être régularisés, explique un généraliste. C'est pour cela qu'ils veulent absolument qu'on leur trouve une maladie grave! Certains sont même prêts à se faire opérer quatre ou cinq fois… Il y a quelque temps, ils s'étaient passé le mot de manger avant les prises de sang, pour qu'on leur trouve du diabète !
Urologue et député UMP, Bernard Debré confirme: "Lundi, deux Turcs sont venus me voir, tous deux disant souffrir de brûlures urinaires, raconte-t-il. Mais leurs examens ne montraient rien! J'ai donc refusé de leur prescrire les antibiotiques et les analyses complémentaires demandés. En cas d'arrestation, cela leur aurait permis de dire "Regardez, je suis très malade, j'ai vu cinquante médecins, je suis même allé jusqu'au Pr Debré pour me soigner!". 
Il y a trois ans, c'était un député malien qui lui avait demandé de l'aide. "Sa première épouse avait déjà fait une FIV ici, en payant, se souvient le Pr Debré. Il voulait une autre FIV pour sa seconde épouse, en situation irrégulière, donc à l'AME. J'ai refusé. Il fallait du courage, car à l'époque, c'était théoriquement possible !" En 2011, après l'instauration du forfait annuel de 30 euros, le gouvernement a également restreint le panier de soins: en sont désormais exclues la procréation médicalement assistée et les cures thermales…

Durées d'hospitalisation plus longues
"Des mesures qui visaient à ralentir la progression des dépenses liées à l'AME", rappelle l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Car depuis son entrée en vigueur, il y a douze ans, le coût du dispositif a explosé: 588 millions d'euros en 2011, contre 75 millions dans le budget 2000! Pour expliquer cette courbe exponentielle, le rapport parlementaire de Claude Goasguen (UMP) et Christophe Sirugue (PS), publié en 2011, "exclut la fraude caractérisée". "Les causes sont plutôt dues à la croissance du nombre de bénéficiaires, avancent les deux députés, et aux modalités de la tarification hospitalière."

La seule facture hospitalière pèse pour trois quarts des dépenses. En contrepartie de cette "mission d'intérêt général", les hôpitaux ont tendance à surfacturer les soins accordés aux sans-papiers. "Il est pour le moins surprenant qu'une séance de dialyse coûte 349 euros en général mais 990 euros à l'APH de Paris pour les patients AME et 1.815 euros à Marseille !", souligne le député UMP Dominique Tian. Comme le note le rapport, "l'hôpital, aujourd'hui, n'est parfois pas incité à une sortie rapide du patient d'un service coûteux en raison du caractère journalier de la facturation. Cela peut conduire à des durées d'hospitalisation des bénéficiaires de l'AME sensiblement plus longues que la moyenne"...
En tout cas, même si personne n'a su mettre de nom sur ses mystérieux picotis, Abukaria est "satisfaite de (sa) prise en charge médicale». Et bien décidée à rester en France. "Si les médecins ici ne trouvent pas ce que j'ai, lâche-t-elle, vous pensez bien qu'aux Comores ils ne trouveront pas plus!"

Les faits sont connus mais occultés, lorsqu'ils ne sont pas contestés et leurs auteurs vilipendés. 
ECOUTER ce témoignage du Didier Legeais, chirurgien urologue à Grenoble, vice-président de l'Union des Chirurgiens de France, sur R.M.C:

"[...] les passeurs peuvent avoir plusieurs noms : certains sont même des associations Loi 1901 qui profitent des réseaux pour ramener des patients se faire opérer en France et une fois que les patients sont ici, ils restent ici [...]
Quand un jeune arrive et qu'il est en insuffisance rénale, il passe immédiatement en dialyse. Il va être dialysé chez nous (70 000 € par an) puis il va passer en greffe rénale prioritaire parce qu'il est mineur et qu'il est étranger. Mais il ne repartira pas chez lui car les traitements immunosuppresseurs (comme la Cyclosporine) n'existent pas dans son pays. Il va donc rester sous statut CMU et comme il ne pourra pas jamais travailler parce qu'il a été dialysé-greffé et qu'il ne parle pas la langue, il sera par la suite déclaré 'adulte-handicapé' [...] Pas de problème pour soigner un patient étranger, mais que son pays nous rembourse et nous prenne en charge [...]
Sachant que dans le pays il y a 500.000 AME, vous arrivez à près de 1 milliard 7 de déficit, juste avec la générosité des Français pour soigner des étrangers en situation irrégulière."
(extrait de 'Carrément Brunet' du 7 octobre 2013)

Si vous vous demandez au réveil pourquoi vous vous levez, 
L'arbre qui cache la forêt est-il celui-là?
si c'est pour travailler pour payer des impôts toujours plus lourds, dites-vous que vous êtes un humaniste qui s'ignore: si vous en doutiez, soyez désormais convaincu que vous êtes une vache à lait financière pour ceux qui considèrent que la France ne serait pas ce qu'elle est sans eux et qui vous qualifient d'ex-exploiteur colonial, de mécréant et de sale Blanc raciste.

Et nous ne cotisons pas assez
"Dans certains secteurs, il n’y a même plus de docteur… Alors l’ARS sort l’alibi Pompiers et SAMU. C’est un peu comme un pays où il n’y aurait plus ni sécurité ni justice, juste le GIGN ou la BAC pour éviter le chaos. Maintenir un SMUR, ça fait bien devant les élus et les caméras du 20-heures, mais ça ne sert que pour les urgences vitales, soit 5% des urgences. Quant aux pompiers, le contre-argument vient de leur puissante fédération; les véhicules de secours vont de plus en plus loin et attendent des heures que des brancards se libèrent dans des centres d’urgences sursaturés. Et les malades dans tout cela ? Ils sont bien loin, car les ARS ne s’occupent que des euros, pas des êtres." C'est ce que publiait le Dr Pelloux dans ...Charlie Hebdo. Et ce n'était même pas pour accabler le président Sarkozy quand il était pourtant confronté à la crise économique et financière internationale. Non, c'est publié le 14 août 2013 et ça vise donc Hollande et Touraine qui n'ont rien changé en mieux.

Hollande a supprimé le forfait annuel
Elu en mai, suppression du forfait le 12 juillet 2012. La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, n'a pas tardé à annoncer que les clandestins n'auront plus longtemps à attendre leur régularisation. Puisqu'ils n’ont plus à s’acquitter du forfait annuel de 30 euros pour bénéficier de l’aide médicale de l’Etat (AME), ils obtiennent ainsi plus de facilités pour s'engager dans un parcours de santé qui les maintient le temps qu'il faut sur le territoire jusqu'à l'obtention de papiers.
En 2010, plus de 200.000 personnes avaient accès à cette couverture maladie. Ils sont aujourdh'ui 500.000 !  Merci, non pas Hollande, mais les Français ! 

jeudi 5 décembre 2013

Budget 2013 : maquillage gouvernemental de la "maîtrise des dépenses"

Mensonges du gouvernement socialo-écolo mis en en évidence par l'étude du budget rectificatif 2013

Le gouvernement se targuait d'avoir tenu la dépense de l'État. Or, il augmente par rapport à 2012
,
 
comme le montre l'étude mardi du budget rectificatif 2013s par les députés.

72 milliards. Une nouvelle fois en 2013, l'État a dépensé beaucoup plus qu'il n'a gagné. C'est surtout bien plus que ce que prévoyait la loi de finances initiale 2013, il y a un peu plus d'un an. 

Baisse des rentrées d'impôts  

Le "dérapage" du déficit s'expliquerait uniquement par des recettes décevantes liées à la politique du gouvernement qui dégrade l'activité économique. En cassant les conditions de la reprise, la prévision de croissance a chuté en cours d'année de 0,8 % à 0,1 % du PIB. Les rentrées fiscales en ont inévitablement souffert. 

La méthode Coué, la "détermination" 
 et la sémantique n'y font rien...
Une surestimation du volume de la création de richesses qui a aussi conduit le gouvernement à tabler sur un taux trop élevé "d'élasticité des recettes à la croissance", comme disent les sémanticiens de la politique. Le gouvernement rêvait de retombées de la reprise internationale sur la France et tablait sur une élasticité égale à 1 point, puisque le taux des recettes fiscales est censé être de 1 % également lorsque celui de la croissance du PIB est de 1 %). Sauf que sur les huit premiers mois de l'année, la variation a dû être révisée à... 0,4 point. En clair, l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la TVA et les prélèvements locaux n'ont pas eu le rendement espéré.  

La droite est confortée dans son idée que "trop d'impôt tue l'impôt"
Dit autrement, l'UMP reproche au gouvernement d'avoir tellement augmenté les prélèvements obligatoires que les Français ne voient plus l'intérêt de travailler plus pour gagner plus, si c'est pour payer plus d'impôts. Une réaction d'auto-défence que la gauche a provoquée en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires décidée en 2007 par le gouvernement de François Fillon. 
Le gouvernement s'est pris au piège. Le 31 juillet 2013, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, réaffirma l'entêtement du gouvernement. "Je confirme que nous n’allons pas revenir sur la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires " et le justifia sur RMC et BFM-TV par un engagement prioritaire: "dans cette période où l’objectif prioritaire du gouvernement est d’inverser la courbe du chômage", une telle mesure "ne va pas dans le bon sens". 

Résultat: alors que le taux de chômage est passé à 10,5% au troisième trimestre, au plus haut en France métropolitaine depuis fin 1997 et qu'il atteint même 10,9% de la population active en tenant compte des DOM, la baisse des recettes fiscales s'est creusée de 10,8 milliards entre la loi de finances initiale et les constatations du budget rectificatif de 2013 

Des dépenses publiques continuent d'augmenter...

Le gouvernement se félicite d'avoir parfaitement tenu les dépenses de l'État. C'est vrai lorsqu'on les compare avec les objectifs inscrits dans la loi de finances initiale. Celles-ci devraient même baisser de 1,3 milliard à 378,3 milliards d'euros contre 379,6.

A y regarder de plus près, le pouvoir n'a pas lieu de se féliciter de ce résultat. Il n'est pas aussi bon qu'il le dit. Contrairement à 2012, où les dépenses de l'État avaient légèrement baissé par rapport à celles constatées en 2011, les dépenses de 2013 seront en fait supérieures à celles réalisées l'année précédente, à hauteur de 1,6 milliard d'euros (2,4 milliards lorsqu'on inclut les dépenses dites "exceptionnelles" liées cette année au budget rectificatif de l'Union européenne).

Autrement dit, le gouvernement s'est laissé aller à augmenter les dépenses de l'État, malgré le matraquage fiscal -en pure perte- qui provoque la "révolution fiscale" instrumentalisée par l'extrême gauche partout dans le pays

L'État, mauvais gestionnaire, a pourtant payé moins d'intérêts sur sa dette en 2013 (45 milliards contre 46,3 milliards en 2012) grâce à la baisse des taux réclamée par les investisseurs internationaux.

Les boucs émissaires

Dans son incohérence, d'une part, le gouvernement se félicite de créer des postes de fonctionnaires, 60.000, rien que dans l'Education, mais d'autre part il accuse les retraites de fonctionnaires de peser sur la mauvaise tendance, prétendant de surcroît que ce paramètre est difficilement maîtrisable à court terme : les pensions pèseront 44 milliards en 2013 contre 42,3 en 2012. 

Autre cible, dans le périmètre de l'État. L'écart atteint plus d'un milliard d'euros par rapport à 2012, là où il est seul maître et où il s'est engagé à ne pas dépenser un euro de plus d'une année sur l'autre, hors charge de la dette et pensions des fonctionnaires, là où il devrait avoir la meilleure capacité à maîtriser la dépense rapidement! 

Le rapporteur général (PS) de la commission des Finances minimise ce dérapage, dans son rapport sur le budget rectificatif 2013. "Cela est conforme à l'engagement du gouvernement de geler en valeur ces dépenses par rapport au montant fixé en loi de finances initiale pour 2012, et non pas par rapport au montant résultant de l'application d'un rabot de 1,2 milliard d'euros décidé lors de la première loi rectificative", déclare Christian Eckert-l'embrouille. Il n'empêche, l'écart est bien là. 

Un déficit structurel toujours élevé

Et des frais de secrétariats
de concubine et d'épouse 
En sémantique indécente, la presse banalise des recettes moins "dynamiques" qu'annoncé,  des dépenses qui continuent d'augmenter pour l'État: le bilan de l'année 2013 souligne à quel point la réduction du déficit va être compliquée.

La conjoncture aurait bon dos. D'une part, Hollande a misé sur ses voisins pour "dynamiser" l'économie de la France: il  comptait sur un coup de boost à sa croissance venu de l'extérieur et cette dépendance ne lui a pas profité.

La part structurelle du déficit, celle qui ne dépend pas de la croissance à court terme, se réduit aussi beaucoup moins vite que prévu dans la loi de finances initiale. Les Français peuvent être amers et irrités:  Malgré les plus de 20 milliards de hausses d'impôts et les 12,5 milliards de baisses de dépenses par rapport à la tendance "naturelle" (?) à l'augmentation prévue dans le budget 2013, le déficit structurel ne devrait s'améliorer que de 1,3 point, contre 2 points qui étaient espérés initialement. Résultat, il devrait encore atteindre 2,6 % du PIB cette année contre 1,6 % espéré.
D'autres sacrifices en perspective réclamés aux Français?

dimanche 1 décembre 2013

La communiste MG Buffet réclame plus de taxes et d'impôts !

Marie-George Buffet (PCF) critique François Hollande

L'ancienne ministre des sports Marie-George Buffet
Dommage qu'elle n'ait personne
pour la suivre et l'écouter !
Le président de la République n'écoute pas "les hommes et femmes de gauche qui ont voté pour lui", déplore l'ancienne ministre des Sports de Jospin.

Hollande ne doit pas être, selon elle, le président de tous les Français
La député communiste Marie-George Buffet demande à François Hollande d'écouter "pour une fois les hommes et les femmes de gauche qui ont voté pour lui."
Buffet reproche au pouvoir socialo-écolo de reculer sur la surfiscalisation à outrance ! 
"Quand je vois combien de fois le gouvernement a fait marche arrière face à l'action de telle ou telle catégorie - on l'a vu sur l'écotaxe, sur les 75 % avec l'affaire des clubs de foot - je me dis qu'il pourrait peut-être pour une fois écouter des hommes et des femmes de gauche, qui l'ont élu en votant pour lui au second tour. Nous avons des propositions très concrètes."

La droite ne demande rien d'autre que du concret, mais ne cherche pas à étrangler les contribuables !

jeudi 21 novembre 2013

Les agriculteurs en colère bloquent l'accès à Paris

Le Foll mobilise les tracteurs contre lui 

Des barrages filtrants

Mobilisation agricole du 8 novembre dernier
Les agriculteurs d'Ile-de-France ont commencé le blocus des axes routiers majeurs pour faire entendre leurs revendications d'un gouvernement dont la prétendue méthode du dialogue n'est que sémantique.

Selon la Préfecture de police, "les secteurs sud et ouest franciliens sont fortement impactés", notamment les autoroutes A6, A10, A12, A13 et A15, et les routes nationales N12, N20 et N118 - sans exclure d'autres axes du réseau ainsi que les voies ferrées sur l'ouest - dont la ligne TGV.
La mobilisation concerne les départements de l'Essonne, des Yvelines et du Val-d'Oise, les autres appelant à une autre journée de mobilisation le 29 novembre.
Dès 5h30, des tracteurs se rassemblaient ainsi au rond-point à Monfort-l'Amaury (Yvelines), à 40 km de Paris. Une vingtaine de véhicules, arborant des panneaux "Fauchés comme des blés" ou "Le Foll démission", attendaient un second convoi, avant d'emprunter la Nationale 12 en direction de la Capitale. Ils devraient toutefois laisser libre une voie de circulation.

Les barrages filtrants tendent à respecter en effet les automobilistes. Peu avant 06h00, le Centre national d'informations routières ne signalait d'ailleurs pas encore de perturbations. "On appelle plutôt à du filtrant, l'idée c'est de pas être totalement impopulaires", a expliqué mercredi le président de la FDSEA Damien Greffin.

Explosion de colère

Deux organisations, la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) et la section régionale des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé lundi leurs adhérents à organiser un "blocus de Paris", selon les uns, jusqu'en fin de matinée mais, selon d'autres, jusqu'à ce que le ministre les reçoive

Elles dénoncent la "surfiscalité" et l'excès de réglementations parfois contradictoires.
Le mot d'ordre s'est recentré contre la redistribution des aides européennes entre céréaliers et éleveurs (au profit de ces derniers) à la faveur de la nouvelle Politique agricole commune (PAC).
La FDSEA est particulièrement remontée contre la disposition, défendue par le gouvernement, qui consiste à surdoter les 52 premiers hectares, pour avantager les petites exploitations. 
C'est pourquoi elle réclame  la démission du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et la Confédération paysanne ne s'est donc pas associée au mouvement. 

Selon Damien Greffin, qui exploite seul 150 ha de céréales et betteraves dans l'Essonne, cette nouvelle répartition représenterait "une perte de revenus de 30 à 40% pour les céréaliers""On va massacrer l'agriculture végétale et laitière avec ce dispositif qu'on sera les seuls à appliquer en Europe. Ca va faire dévisser nos entreprises", prévient-il. 
"Le vrai chiffre est 25%," oppose le ministre dans un entretien au Figaro jeudi: soit "une diminution de 45 millions d'euros sur une enveloppe annuelle de 179 millions versée à quelque 5.000 exploitants".

Le président des JA, François Thabuis, mise  plutôt sur "la force de proposition" de son mouvement lors de l'examen de la loi d'avenir agricole, en janvier.

Mais Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, la puissante fédération nationale, souligne que le mouvement n'est "pas isolé" : "les contraintes mises bout à bout finissent par faire exploser la colère sur le terrain", observe-t-il.

Pour sa part il a demandé et obtenu dit-il "deux rendez-vous la semaine prochaine sur l'écotaxe et la fiscalité en général", avec les ministres de l'Agriculture et des Transports d'une part, et avec le Premier ministre d'une autre, dans le cadre de la remise à plat de la fiscalité, dont le président Hollande a précisé qu'elle pourrait s'étaler sur les quatre années à venir. Mais la FNSEA entend "aller plus loin", notamment sur des questions réglementaires.

"Il y aura de la gêne" jeudi autour de Paris, "mais pas de blocus", confirmela FNSEA. Et "on n'est pas des terroristes", insiste Damien Greffin rejettant toute assimilation aux "bonnets rouges" de Bretagne.
Le ministre dont les choix provoquent cette "Foll journée" contre lui,  a prévenu les manifestants qu'il "n'a pas pour habitude de céder aux ultimatums".