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jeudi 30 janvier 2020

Le cardinal Barbarin, relaxé en appel

Les juges rendent justice au bouc émissaire des furies anti-cléricales exemplaires 

La Cour d'appel de Lyon a relaxé jeudi le cardinal Philippe Barbarin, jugé pour son appréciation laxiste des abus sexuels passés d'un ex-prêtre du diocèse.

Résultat de recherche d'images pour "Mourir d'aimer"
Film d'André Cayatte, sorti en 1971, inspiré d'une histoire vraie,
les amours entre une professeure, Gabrielle Russier, 
et l'un de ses élèves âgé de 16 ans.
Le 7 mars dernier, le tribunal correctionnel présidé par Brigitte Vernay avait condamné l'archevêque de 69 ans à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles commises par Bernard Preynat sur de jeunes scouts entre 1971 et 1991. En première instance, les juges avaient estimé qu'en ne dénonçant pas à la justice les actes qui lui avaient été rapportés par un militant en 2014, Philippe Barbarin avait choisi de "préserver l'institution".

Les faits reprochés au prêtre sont antérieurs à l'arrivée de Mgr Barbarin à la tête du diocèse, en 2002. 
Ordonné prêtre en décembre 1977, Philippe Barbarin aujourd'hui âgé de 70 ans, était prêtre du diocèse de Créteil pendant la durée des faits reprochés à Bernard Preynat à Lyon, au temps de Mgr Decourtray,  archevêque de Lyon (1981-1994) et académicien français (1993-1994: prédécesseur, Jean Hamburger, et successeur, Jean-Marie Lustiger). A l'époque, Philippe Barbarin était vicaire paroissial à Saint-Maur (Val-de-Marne).



"Cette injustice est aujourd'hui réparée (...) le cardinal Barbarin est innocent"
Résultat de recherche d'images pour "novelles pedophiles de Matzneff"
s'est félicité l'un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, après le rendu de l'arrêt de la Cour d'appel. Les plaignants en pointe dans l'accusation, Alexandre Dussot-Hezez (premier plaignant en date et cofondateur de l'association La Parole libérée, qui déclara "J'avais 15 ans; j'ai dit à mes parents que j'avais été victime,mais ça ne les a pas interloqués"), Laurent Duverger, 50 ans, et professionnel de la communication, raconte avoir évoqué cette question avec sa mère sans obtenir son soutien : "N'en parle surtout pas à ton père !" lui a-t-elle demandé, ou Pierre-Emmanuel Germain-Thil, lequel a participé au film de François Ozon, "un brulôt contre l'Eglise", selon 20 Minutes et, de ce fait,récompensé par le prix du Jury au festival de Berlin.

Le Primat des Gaules en titre, dont le pape a refusé la démission, avait immédiatement interjeté appel
ne s'estimant pas coupable devant la justice des hommes - il avait en revanche demandé "pardon pour (ses) propres fautes" lors d'une messe.
"Je n'ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles", a toujours dit le prélat, tandis que les victimes dénonçaient une "omerta" dictée par le Vatican. De fait, archevêque depuis 2002, Mgr Barbarin a été sollicité pendant son ministère pour des prêtres mis au cause pour des agressions sexuelles, et sa réaction a été à chaque fois sans ambiguïté, y compris dans un cas où la justice civile avait prononcé un non-lieu, comme dans le dossier du Père Eric Pepino, en mai 2014.

Lors du procès en appel fin novembre, l'avocat général Joël Sollier avait réclamé la relaxe, dissociant le "cas individuel" du cardinal Barbarin et les "fautes morales et pénales" commises par l'Eglise face à la pédo-criminalité dans ses rangs.


samedi 4 mai 2019

1er Mai: record d'exactions policières, sous couverture gouvernementale

Jet de pavé, gifles et matraque dans le pantalon: trois enquêtes de l’IGPN sur les abus de pouvoir policiers du 1er-Mai

L’" "incident" (sic nouvelobs) a eu lieu lors d’un face à face entre des policiers et des manifestants
Parti-pris politique du journal Le Figaro


Les investigations devront déterminer l’identité des policiers impliqués et les conditions de leurs gestes. Encore faudra-t-il qu'elles soient menées à leur terme et que des sanctions exemplaires soient prononcées, car les nombreuses précédentes enquêtes "diligentées" restent sans suite... Une fois saisie, l’inspection générale de la Police nationale, qui dépend du ministère de l'Intérieur, peut-elle incriminer son patron ?
bien que cette direction ait pour mission de "traquer et dénoncer" les dérives de la Police nationale, l'IGPN ne met que rarement en cause les comportements illégaux des policiers, souligne Amnesty International. Cette administration serait en effet victime de fortes pressions de l'autorité supérieure (ministère de l'Intérieur), qui ferait tout pour que les "bavures" policières soient couvertes, comme le sont les fautes de la presse qui, elle aussi, couvre solidairement ses journalistes coupables de désinformation et d'un usage abusif du "secret des sources".
"Qu’est-ce que t'as, toi ?" 
Image d\'une vidéo montrant un policier giflant un homme à Paris lors des manifestations du 1er-Mai 2019.

Les réseaux sociaux divulguent ce que la presse institutionnelle dissimule.

Bien que la presse dirigée par des partisans du président, aussi bien que par des hommes d'affaires, prétende expliquer aux "gens" plutôt que de restituer l'actualité dans toute sa vérité, l'information est de moins en moins filtrée : les journalistes sont en effet débordés par les internautes et les media indépendants.
C'est ainsi que sont diffusées les images que la presse subventionnée confisque: 
"L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquêtevendredi 3 mai, raconte France-Info, pour la forme, à propos de la diffusion de cette vidéo montrant un membre des forces de l’ordre en train de gifler"violemment"  un manifestant (sic, ce que ne confirment pas les images qui montrent plutôt un geste à caractère d'humiliation), devant un commerce du boulevard du Montparnasse où son groupe est contraint de trouver refuge lors du défilé du 1er-Mai à Paris.

Ces images d'humiliation ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. 
"Capturées sur le boulevard Montparnasse, elles montrent le face-à-face de la police avec les manifestants en marge du rassemblement du 1er-Mai," écrit L'Obs, alors qu'il s'agit en fait d'une action d'isolement d'un groupe pacifique contraint de passer sous le rideau métallique du magasin. Alors qu’il repousse un autre manifestant, "avec virulence", selon Justine Chevalier pour BFMTV, le premier interpelle le policier : "Qu’est-ce que tu as, toi ?" lui rétorque le CRS irrespectueux, avant de lui "asséner" deux gifles. Les "gifles assénées" n'ont pas la violence indiquée: elles sont néanmoins mortifiantes.
gifle
Les images montrent, non pas une extraction de manifestants
hors d'un magasin, mais leur rétention à l'intérieur
Lors qu’une femme âgée tente de s’échapper de la nasse constituée par le magasin, les échanges se tendent et deviennent plus violents. 
L'auteur de la vidéo est alors chassé sans ménagements : "Vos collègues donnent des patates sur des manifestants, les gars", s’exclame-t-elle, septuagénaire indignée qui n'a pas non plus la sagesse recommandée par Macron à celle de Nice, bousculée par une charge de police et hospitalisée dans le coma. "Ce sont des casseurs; ils n’ont pas le droit d'être là", lance un policier, alors que le groupe semble constitué d’une quinzaine de manifestants, dont cette personne âgée.

Les inspecteurs de   l’IGPN saisis par le préfet de police de Paris Didier Lallement devront déterminer qui est le policier filmé et les conditions de son geste. Aucune plainte n’a encore été déposée.
Interrogé par BFMTV, l’avocat Maître Vincent Olivier rappelle que les policiers "doivent employer la violence si cela est nécessaire et de manière proportionnée". "Là, il n’y a aucune justification, son geste ne s’inscrit pas dans une démarche légitime de maintien de l’ordre." 
Selon l'avocat, la gifle donnée par le policier (mari violent, par ailleurs?) est caractéristique de violences volontaires avec une circonstance aggravante, le fait que ce soit une personne dépositaire de l'autorité publique. Un délit punit de cinq ans de prison. Le rôle de la presse d'investigation sera d'assurer le suivi de cette annonce d'une enquête...interne !

Un pavé jeté par un CRS

Sur la vidéo de l’agence Line Press, un CRS en train de jeter un pavé vers des manifestants.
Montage ? Avec les "infox" (fake news), ils ont bon dos
La "police des polices" a également été saisie vendredi, à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant un policier jetant un pavé vers une foule de manifestants. La scène se déroule mercredi lors d’échauffourées entre forces de l’ordre et militants de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire agissant en black bloc pendant le défilé parisien. 

La vidéo n'est encore pas filmée par un organe de presse subventionnée.
Elle montre en effet plusieurs CRS armés de boucliers et de lanceurs de balles de défense (LBD, autrement nommés "flash balls", condamnés par le Conseil de l'Europe - et non pas par le Parlement européen, comme indiqué par de grands professionnels prétentieux comme Libération ou Le Monde - et l'ONU) faire face à un attroupement, tandis qu’à leurs pieds des pavés ont été descellés par des activistes de l'ultra-gauche en black bloc, avant l’arrivée des forces de l’ordre, comme l’a raconté le journaliste au "Parisien".

La vidéo montre ensuite un CRS jeter un pavé en direction des manifestants. Les images ne permettent pas de savoir à quel moment le policier ramasse le pavé : ce qui changerait tout au caractère agressif du geste de haine policière ! Sur son compte Twitter, l’agence Line Press écrit :
"Il apparaît aujourd’hui au dérushage des images que le policier ne lance pas un pavé/morceau de granit qu’il a reçu quelques instants plus tôt mais se sert dans une réserve de projectiles préparée par le bloc quelques instants auparavant."
Le geste n'est pas, en lui-même, seul condamnable !
Contacté par Le Parisien, propriété du Groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même propriété de LVMH et lui-même propriété de la famille Arnault, laquelle a successivement soutenu Sarkozy (UMP), Hollande (PS) et Macron (LREM), le Service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) précisait jeudi que l’IGPN n’avait pas été saisie, faute de plainte. "On n’est pas sûr que le projectile ait atteint quelqu’un", expliquait-on. Jeter des pavés sur une foule n'est criminel que s'il blesse quelqu'un...

"Sur les images, on voit clairement que nos collègues sont accrochés, qu’ils doivent tenir un point", racontait jeudi à Franceinfo Grégory Joron, secrétaire national du syndicat  FO de policiers (Unité SGP Police), partie prenante.

L'agence Line Press fait de la rétention d'information. Au public, elle ne livre qu'un extrait de sa vidéo.
Au service public de franceinfo, elle a en revanche accepté de fournir  la séquence qui précède. Sur celle-ci, on peut remarquer que les forces de l'ordre se replient alors - bien qu'armées de LBD 40 - en sorte d'atteindre un tas de pavés. Il y en a une vingtaine environ, posés au pied d'un arbre.

Ont-ils été regroupés ici par des manifestants, en amont ? Les policiers les ont-ils déposés après des fouilles ? Le journaliste Laurent Bortolussi (Line Press) livre son sentiment personnel, se disant "persuadé" que "le CRS en question s'est servi dans le tas de projectiles qu'il avait sous ses pieds pour ensuite viser les manifestants." Néanmoins, aucune des images diffusées par Radio France ne montrent un policier en train de ramasser un projectile, analyse France Info. Tout comme il est impossible de voir où ce dernier a atterri, sur qui ou sur quoi." 

Deux coupures dans le montage diffusé créent une incertitude que la totalité de la vidéo devrait pouvoir faire tomber, s'ils n'on pas malencontreusement disparu...
France Info en viendrait ainsi à faire douter des images montrant clairement un policier jetant un pavé dans la foule.


"Si le groupe manquait de moyens, les pavés peuvent être un recours. Ça peut être de la légitime défense."
L’usage de l’armement du maintien de l’ordre et les procédures de sa mise en œuvre sont régis par plusieurs textes à caractère officiel, rappelle Franceinfo. Selon l’article 431-3 du Code pénal, "la force déployée doit être proportionnée au trouble à l’ordre public et doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé".

Or, le groupe de policiers ne manquait pas de moyens.

Chris, le policier auteur du blog
"Police de caractère", ne cautionne pas la thèse syndicale. "En tout état de cause, il ne semble pas y avoir de nécessité à utiliser des pavés lorsque les policiers sont équipés de moyens de défense prévus à cet effet. Comme c'est le cas ici, explique-t-il à franceinfo. En agissant de la sorte, on aurait tendance à se mettre au niveau des casseurs, ce qui n'est pas souhaitable."

La matraque dans le pantalon d'un homme à terre, est-ce déontologique ?


D'autant que les policiers font écran pour masquer la scène...

L'acte criminel a été surpris avant le départ du cortège du 1er Mai, alors que le cortège était bloqué devant le restaurant La Rotonde à Montparnasse par les forces de l'ordre, au risque d'exciter l'impatience des manifestants et d'exacerber leur colère, un phénomène bien connu de provocation des forces de l'ordre à des débordements.  

Solidarité professionnelle mal placée...

lundi 9 octobre 2017

Tacle de DSK à Emmanuel Macron

Sa petite leçon de politique à Emmanuel Macron

L'ancien patron du FMI s'est exprimé face à plus de 200 personnes lors d'un hommage rendu à Nicole Bricq

Depuis son affaire de sexe au Sofitel de New York, en mai 2011, Dominique Strauss-Kahn prononçait son premier discours politique au Conseil économique, social et environnemental, mardi 3 octobre, en hommage à l'ancienne ministre du Commerce extérieur de François Hollande, ralliée à Emmanuel Macron, laquelle est brutalement décédée à l'âge de 70 ans, le 6 août dernier.

L'ancien prétendant à la présidentielle arborait un look - assez peu de circonstances - de "vieux beau qui se laisse aller" avec ses cheveux longs et son ...bouc, selon L'Opinion, jeudi 5 octobre. 

DSK n'a pas hésité à donner une petite leçon de politique à l'actuel président de la République 

Les allusions étaient limpides... 
Résultat de recherche d'images pour "DSK vieux beau"
Ici, avec sa quatrième épouse, Myriam L'Aouffir
"Quand on est sûr de ce qu'on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d'hier et peut-être de demain. Elle l'a fait par conviction, très loin du cynisme de beaucoup. Parce qu'elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l'équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n'est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c'est savoir garder leur équilibre." 

Ancien favori de la gauche à la présidentielle de 2012 mais évincé de la course à l'Elysée par son affaire de moeurs, alors qu'il présidait le FMI, DSK n'a pas résisté à une nouvelle pulsion de conseils à l'actuel locataire de l'Élysée
VOIR et ENTENDRE le commentaire de RTL sur les critiques à peine voilées de DSK au président Emmanuel Macron :


Le 14 mai 2011, accusé d'agression sexuelle, de tentative de viol, abus sexuel et séquestration Résultat de recherche d'images pour "DSK cheveux longs"par une femme de chambre de couleur, Nafissatou Diallo, dans une suite de l'hôtel Sofitel de Manhattan,il fut arrêté à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York, peu avant le décollage du vol AF 023 d'Air France à destination de Paris, alors qu'il tentait de prendre la fuite. Il fut traduit en justice.
Outre Dominique Strauss-Kahn, Jean-Pierre Chevènement, François Hollande, et Emmanuel Macron sont montés  tour à tour à la tribune pour saluer la mémoire de l'élue. 

François Hollande a également pris la parole pour remuer le couteau dans sa plaie ouverte. 
"Elle n'avait pas sa langue dans la poche. Et si ça pouvait lui jouer des tours - elle n'est pas la seule -, elle l'exprimait, elle ne gardait rien pour elle, c'eut été trop. Et, sur tout sujet, de la politique à la gastronomie, elle parlait", rappelle L'Opinion. 
Allusion à la critique de Nicole Bricq qui avait rapporté au couple Ayrault que le repas servi au président chinois à Matignon était bien plus goûtu que celui servi chez Hollandela ministre socialiste du Commerce extérieur avait jugé le repas de l'Élysée "dégueulasse".