POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Espagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Espagne. Afficher tous les articles

dimanche 12 avril 2020

Des présidents socialistes de départements réclament l’instauration d’un revenu universel

Les socialistes restent porteur du virus du revenu universel 

Cette solution "changerait le référentiel des solidarités humaines," estiment encore dix-neuf présidents PS de départements 

Demain, tous intermittents? - L'Express
Le salut est dans l'intermittence
En cela, ils ne font que s'aligner sur leurs camarades espagnolsLa crise économique liée au coronavirus accentue les inégalités, assurent l'internationale socialiste dans tous les media depuis quelques jours. Ils n'ont pas progressé, ni en Espagne, ni en France et trois années d'échecs ne leur ont pas encore permis de revoir leur logiciel et, faute de mieux, ils continuent à y voir la riposte à la crise du Covid-19, cette fois. Un revenu universel pourrait les atténuer, maintiennent ses partisans.
Après deux ans de pouvoir, le gouvernement socialiste de
Pedro Sanchez est à la rue

En France, le sujet avait fait un flop dans le débat public des primaires de la gauche, en 2017. Deux candidats en vantaient les avantages, mais avec deux dispositifs radicalement opposés. Benoît Hamon envisageait un "revenu universel d'existence", accessible dès l'âge de 18 ans jusqu'à sa retraite, sans conditions de recherche d'emploi. L'ancien premier ministre, Manuel Valls prônait, quant à lui, un "revenu décent" combinant plusieurs aides sociales, fustigeant au passage la société de "l'assistanat et du farniente". Quelle que fût la formule, les Français demeuraient majoritairement hostiles au concept.

Trois ans plus tard, la crise économique due à la propagation du coronavirus et au confinement généralisé peut-elle inverser la donne ? "Beaucoup de travailleurs, comme les intermittents du spectacle ou les livreurs à vélo, deux exemples assez peu motivants, se trouvent dans des situations précaires. On se rend compte que, pour eux, une perte d'emploi peut conduire à une perte totale de revenus. Certains sont donc obligés de travailler malgré les risques encourus, explique Fanny Deltruel, du Mouvement français pour un revenu de base (MFRB)
Pour relancer sa proposition, la gauche socialiste saisit l'occasion d'une circonstance exceptionnelle de fragilité et d'inégalités augmentées créée par le coronavirus, après ses échecs électoraux mal digérés. Favorable à un revenu individuel, à vie et cumulable avec les revenus du travail et les aides sociales, l'association considère que le mécanisme - une véritable aubaine - serait utile pour répondre à d'autres crises. "On sait que ce genre de situations va se reproduire de plus en plus, assurent les Cassandre qui font leur lit sur la misère humaine. Notamment en raison du changement climatique. [Ca manquait, en effet!] On ne va pas vivre confinés à chaque fois et se demander comment payer son loyer et sa nourriture. Un support plus stable et pérenne est nécessaire", ajoute la militante, salariée de ... Microsoft. 

Des présidents socialistes de départements réclament l’instauration d’un revenu universel 

THomas Porcher et le revenu universel - Vidéo dailymotion
Dix-neuf présidents socialistes de départements ont bondi sur les media comme le CoVid19 sur le bas clergé réclamant, dimanche 12 avril, l’instauration d’un "revenu de base" universel, présenté comme un outil pragmatique pour lutter contre la pauvreté.
"Alors que la crise sanitaire du Covid-19 évolue chaque jour un peu plus en une crise économique mondiale, poussant nos systèmes de solidarité dans leurs retranchements, le revenu de base apparaît (…) comme une solution pour amortir le choc social qui risque de faire basculer nombre de nos concitoyens dans la précarité", assurent-ils de nouveau, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche. 

L’allocation serait "sans contrepartie mais avec un accompagnement renforcé, automatique pour résoudre le problème du non-recours aux droits, ouvert dès 18 ans pour lutter contre la précarité des plus jeunes, dégressif en fonction des revenus d’activité et d’un montant égal au seuil de pauvreté," préconisent-ils. 

Et qui va "donner" aux Français "les outils de leur autonomie" ?
"Comme l’a justement dit le président de la République le 12 mars dernier, soulignent encore les quémandeurs, des décisions de rupture sont aujourd’hui nécessaires. Cette solution solidaire changera le référentiel des solidarités humaines pour redonner aux Françaises et aux Français [et surtout aux autres] confiance en un système créé pour leur apporter, à la fois, la sécurité de l’existence et les outils de leur autonomie."

Cette offrande a un coût et il sera d'autant plus lourd que l'ensemble de l'économie française sera ébranlée et que la reconstruction sera longue et difficile pour toutes et tous. 

Plan pauvreté : un «revenu universel» qui n'en a que le nom ...
Qui paiera ?
Le Fonds monétaire international (FMI) compare les effets économiques attendus de la pandémie à ceux de la Grande Dépression de 1929. En France, où le quart des salariés du privé est déjà au chômage partiel, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, annonce une récession économique forte, anticipant pour l’heure un recul du PIB de 6 % rien qu'en 2020.

Les dix-neuf signataires de la tribune sont 
Sophie Borderie (Lot-et-Garonne), 
Denis Bouad (Gard), 
Jean-Luc Chenut (Ille-et-Vilaine), 
Xavier Fortinon (Landes), 
Jean-Luc Gleyze (Gironde), 
Philippe Grosvalet (Loire-Atlantique), 
Mathieu Klein (Meurthe-et-Moselle), 
Alain Lassus (Nièvre), 
Philippe Martin (Gers), 
René Massette (Alpes-de-Haute-Provence), 
Georges Méric (Haute-Garonne), 
Kléber Mesquida (Hérault), 
Henri Nayrou (Ariège), 
Germinal Peiro (Dordogne), 
Serge Rigal (Lot), 
Nathalie Sarrabezolles (Finistère), 
Stéphane Troussel (Seine-Saint-Denis), 
Laurent Ughetto (Ardèche) 
et André Viola (Aude).
Leurs électorats n'ont pas fini de se mordre les doigts de leur avoir confié leur destin. 
Quoi qu'il advienne, ces socialistes peuvent toujours décider du financement d'un revenu de base dans chacun de leurs départements...

 

jeudi 19 mars 2020

Le confinement coercitif géré par des drones en Espagne

La police fait intervenir des drones pour gérer les attroupements à Madrid  

Des mesures de confinement plus strictes qu'en France sont prises en Espagne
 
Vidéo intégrée

Pour les faire respecter et freiner la pandémie, la police madrilène recourt à des drones pour contraindre les contrevenants à rentrer chez eux.
Malgré le déploiement de milliers de policiers et de gendarmes, les Espagnols ne sont apparemment pas plus disciplinés que les Français et les policiers rencontrent des difficultés à faire respecter les mesures de confinement, mais ils prennent les moyens d'une lutte efficace contre le coronavirus, fussent coercitifs contre la population décidée à sortir, sans impératif, en dépit des consignes. 

La police locale a décidé de passer par la voie des airs pour sauver des vies.

Un mégaphone volant
Résultat de recherche d'images pour "megaphone volant modèles Saga du constructeur GDU"
Les policiers madrilènes se sont donc équipés de drones spécifiquement conçus pour communiquer rapidement auprès des badauds dans un vaste périmètre. Il s'agit de modèles Saga du constructeur GDU, capables de voler durant 35 min au maximum et jusqu'à 7 km du télé-pilote (sous réserve que la législation locale le permette). 
Les appareils utilisés sont munis d'une caméra et d'un mégaphone pour que les messages diffusés par la police soient bien audibles. Il ne reste alors au télé-pilote qu'à repérer des personnes suspectes de n'avoir rien à faire dehors pour les sommer de rentrer chez eux. On peut supposer que ceux qui font la sourde oreille sont ensuite interpellés de manière traditionnelle par les équipes de police.

Par tweet, la police de Madrid indique : "Nous n'hésiterons pas à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour assurer votre sécurité et celle de chacun, même si certains nous rendent encore les choses difficiles…” 
L'Espagne a annoncé une période de confinement d'au minimum 15 jours et le dernier bilan faisait état de plus de 10.000 personnes malades du Covid-19 et 491 morts de ses conséquences, à la date du 17 mars à midi. 
Madrid est particulièrement atteinte, avec 3.544 cas recensésUne raison de plus pour inciter les Français à rester chez eux, même s'il reste encore possible de sortir si le motif est valable et avec une autorisation manuscrite, éventuellement bidon, sur l'honneur... 

dimanche 15 septembre 2019

Emigration clandestine: démantèlement de filière au Sénégal

Ce réseau a permis à une centaine de clandestins sénégalais d'entrer en Espagne et dans  l'UE, via le Maroc

Une opération à l'actif de la nouvelle Division nationale de lutte contre le trafic de migrant (DNLTM)




L’opération remonte à août dernier.
Seulement six suspects sont désormais inculpés, d’après une source policière, pour extorsion de fonds, blanchiment d’argent, et association de malfaiteursActif depuis janvier, ce réseau d'émigration clandestine récemment démantelé a permis à une centaine de Sénégalais de rejoindre l’Espagne, via le Maroc.
Avec pour objectif une contribution à la lutte contre les réseaux criminels liés au trafic de migrants au Sénégal, les actions menées dans le cadre de ce projet fourniront un appui aux ministères concernés par cette thématique. Le renforcement de la coopération interministérielle, doublé d’une montée en compétence des différents bureaux de la division nationale de lutte contre le trafic de migrant (DNLTM) et des pratiques criminelles assimilées, constituent les axes majeurs de l’action. Ce projet prend le nom de Partenariat Opérationnel Conjoint (POC), témoignant par là du caractère approfondi de la coopération du Sénégal et des Etats membres de l'UE, associés dans la lutte contre l'immigration irrégulière, le trafic de migrants et la traite d'êtres humains, améliorant l’intégration de la DNLTM dans le dispositif sécuritaire sénégalais, et, par extension, régional.
Depuis 1996, 
l’une des 10 directions de la Police nationale à la Direction Centrale de la Police Aux Frontières (DCPAF), l’Office Central pour la Répression de l’Immigration irrégulière et de l’Emploi d’Etrangers Sans Titre (OCRIEST) avait cette mission jusqu'ici parcellaire et isolée.
Parmi les interpellés du mois d'août dernier, il y a d’abord les deux recruteurs du réseau, deux commerçants, qui habitent Louga, une ville rurale du nord-ouest du pays. Ils sont chargés de rabattre les candidats au départ. Tous deux ont été placés en détention provisoire.

Leur première mission consiste à mettre en contact les migrants avec quatre commerçants gérant un point de transfert d’argent dans la capitale. A ces intermédiaires chacun doit remettre ou faire envoyer par des proches en Espagne 1.650.000 francs CFA, soit plus de 2.500 euros. Après ce versement, les candidats à l’émigration empruntent un vol régulier vers le Maroc.

Cet argent reste chez le commerçant et n’est pas versé directement à la tête du réseau. Il s’agit d’un Sénégalais qui réside à Casablanca. C’est lui qui organise le transfert par la mer vers l’Espagne. Ses intermédiaires à Dakar ont été placés sous contrôle judiciaire. L’enquête se poursuit autour de ce chef de la filière, toujours en liberté.
Une enquête a été ouverte.D’après un communiqué de la Police nationale, "ces derniers attendaient l’arrivée d’une pirogue qui devait leur permettre de rallier les îles Canaries.

En août, on comptait 31 migrants illégaux interpellés par la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants 

Des associations dites "humanitaires" - qui prennent le relais des trafiquants, au nom de la vertu et de l'exemplarité - les font passer pour des réfugiés et des demandeurs d'asile... 

31 individus interpellés par la Division nationale de lutte contre le trafic des migrants
Le lundi 05 août 2019, au cours d’une patrouille de nuit vers 03 heures du matin, les éléments de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (Direction de la Police de l’Air et des Frontières), ont interpellé 31 Africains en migration irrégulière. Ils étaient hébergés dans le département de l'Oise, Hauts-de-France, dans une cabane sur la commune de Bargny, 220 habitants, où ils seraient passés inaperçus. Le groupe était composé de 10 sénégalais, 12 gambiens et 9 guinéens. 

Parmi les 31 êtres humains victimes de cette traite négrière par des Noirs, on dénombre  10 sénégalais, 9 guinéens et 12 gambiens qui ont été interpellés par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants, en migration irrégulière vers les îles Canaries (Espagne).
"Certains parmi eux sont des mineurs," vrais ou faux.

Tous réseaux de trafiquants de migrants confondus, ce sont
(officiellement) 15.000 clandestins qui ont rejoint l’Espagne par la mer depuis janvier, soit deux fois moins qu’à la même date l’année dernière, d’après l’OIM, l’agence de l’ONU pour les migrations. 
Quant à la méthode utilisée par le réseau, notamment l’avion, elle est assez inédite, remarque une analyste. Elle ne mentionne pas l'empreinte carbone laissée par ces trafiquants d'êtres humains...

lundi 19 août 2019

Les migrants mettent en difficultés leurs passeurs associatifs et les pays d'accueil humanitaire



Le bateau "Open Arms" ('Bras ouverts' !) rejette l'invitation de l'Espagne

Le gouvernement de Pedro Sanchez lui ouvrait le port d'Algésiras
 
Open Arms: Madrid hausse le ton contre Salvini et propose les Baléares comme port
C'est l'Italie la cible les activistes politiques de l'Open Arms
a
u large de l'île italienne de Lampedusa
L'Open Arms refuse de bouger, malgré la présence d'encore une centaine de migrants à son bord au large de Lampedusa, port de Sicile. Bien que l'association qui gère ce navire soit catalane,  les activistes ont rejeté l'offre humanitaire  de l'Espagne qui leur propose d'accueillir à Algésiras, les Africains qui cherchent à s'imposer à l'Union européenne.
L'association espagnole Proactiva Open Arms fait la fine bouche, estimant "absolument irréalisable" de transporter jusqu'à ce port espagnol proche de Gibraltar les passagers qu'ils ont pris en charge. Ces associatifs avouent qu'ils ne sont pas en capacité d'assumer leur responsabilité dans le passage depuis la Libye de ces migrants abandonnés par leurs passeurs.  jusqu'au sud de l'Espagne, à côté de Gibraltar, les passagers qu'ils ont pris en charge. 
 
Face à l'"urgence humanitaire" après 17 jours de mer,  Laura Lanuza, la porte-parole de Proactiva Open Arms, dénonce la proposition de l'Espagne à la radio COPE. Quant au fondateur de POA, en 2015, Oscar Camps, il réalise qu'il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les 950 miles nautiques jusqu'à Algésiras. L'homme a acquis de l'expérience en mer Egée (depuis l'île de Lesbos, principal relais des personnes fuyant le Moyen-Orient en 2015, quand "deux mille, trois mille immigrants et réfugiés affluaient chaque jour," assure-t-il. Il estime à "quelque 75.000" les "réfugiés" arrivés cet hiver-là.) et, ensuite, en Méditerranée. 
Résultat de recherche d'images pour "oscar camps Bardem cruz"Une situation actuelle qui interpelle, si on sait que son entreprise de sauvetage est la plus prospère d’Espagne, avec 600 employés répartis sur quatre sites. Le 31  mai 2018, à Barcelone, il levait des fonds avec la participation de Javier Bardem et Penelope Cruz au cours d'un dîner de bienfaisance (avec homards et vins fins ?). 
Comment O. Camps a-t-il donc pu lancer cette opération sans une marge de sécurité adaptée à un chargement humain dont il sait qu'il n'est pas le bienvenu en Europe. Lampedusa et l'Italie pauvre du sud ont déjà fourni un effort considérable qu'un homme responsable ne pouvait ignorer puisque ce quinquagénaire se targue lui-même d'avoir passé à lui seul plus de 60.000 migrants.   

Le ministre italien de l'Intérieur,  Matteo Salvini, s'est indigné du refus de POA. "Incroyable et inacceptable. Ils organisent des croisières touristiques et ils décident où ils débarquent ?" a-t-il taclé sur Twitter. 
Résultat de recherche d'images pour "carte  Lampedusa Majorque"
Madrid ne fait pas mieux en proposant de débarquer les clandestins... aux Baléares, non sans se livrer à une récupération politicienne: la ministre socialiste de la Défense espagnole a conspué le ministre italien de l'Intérieur en le traitant de "honte pour l'humanité" !, tout en proposant aux migrants une plus longue distance en mer sur l'Open Arms... Conjointement, le ministère espagnol des Affaires étrangères a lancé un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement" des migrants... en Italie !
Djerba (Tunisie) tendrait les bras à distance raisonnable, en revanche... La ville libyenne de Zouara, à 120 kilomètres à l’ouest de Tripoli, est à 2h40 de Djerba, par la route.

"Situation d'urgence" créée par les Catalans de POA et hypocrisie espagnole 
Plus tôt ce dimanche, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, avait "ordonné aujourd'hui l'habilitation du port d'Algésiras pour recevoir le bateau Open Arms", en raison de "la situation d'urgence" à bord. Et, à son offre irrecevable, le gouvernement socialiste ajoute le cynisme de sa récupération politique dénonçant, dans un communiqué, "l'inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous leurs ports ". Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens "comme cela a été convenu".

La France s'est flattée de pouvoir accueillir... 40 migrants



Le gouvernement espagnol s'attaque à l'Italie. Il conteste l'attitude de l'Italie. S'en prenant à des partenaires européens, les socialistes au pouvoir ont indiqué "étudier la possibilité de se pourvoir devant l'Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international".

Vendredi, Marc Reig, le commandant du navire, avait exprimé son inquiétude de ne pas rester maître du bateau. Il décrivait une situation "explosive" à bord. 
Dimanche, Oscar Camps a également participé personnellement à l'opération de communication visant à dramatiser la situation. Il a fait monter en effet la pression en mettant l'accent sur le "désespoir" des migrants, une appréciation subjective peu vérifiable et mesurable sur une quelconque échelle: dans un tweet, il a posté une vidéo où il monte en épingle la mise à l'eau d'un groupe de quatre passagers pour tenter de rallier Lampedusa à la nage. 

Oscar Camps
@campsoscar
17 días secuestrados en #OpeArms llevamos días avisando. Lo ordenó el Tribunal Adminitrativo Italiano, desembarco y asistencia urgente.@JunckerEU@EP_President#AngelaMerkel@sanchezcastejon
@EmmnuelMacron
¿Que más necesita @matteosalvinimi para su camapaña política?¿Muertos?

Les  nageurs ont pu être ramenés sur le navire, mais aucun tweet ne le montre. La scène n'est pas jugée suffisamment médiatique...

Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, avait accepté samedi  de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers. Veillant à se donner une image humaniste, la presse engagée en profite pour pointer l'élu italien et ses électeurs. A la vérité, les pays européens ont pris entre eux des engagements et Salvini respecte ces accords. "La Commission (européenne) a eu des contacts intensifs au cours de la semaine écoulée et nous sommes très reconnaissants de la coopération de la France, de l'Allemagne, du Luxembourg, du Portugal, de la Roumanie et de l'Espagne", avait commenté vendredi Vanessa Rock, une porte-parole de la Commission en vacances, bien qu'il ait accepté de recueillir 27 migrants mineurs non accompagnés de l'Open Arms, dont le nombre de passagers est ainsi passé de 134 à 107. Mais "aucun pays européen n'a fait de pas formels pour accueillir les migrants se trouvant à bord", avaient d'ailleurs souligné le même jour le ministère de l'Intérieur italien, réclamant des engagements concrets.

Des motivations moins humanitaires que politiques 
 
Cet affrontement entre un navire d'internationaliste du type 'No border' et le ministre de l'Intérieur italien est le énième, alors que se multiplient les opérations de sauvetage de migrants comptant sur les associations pour prendre le relais des passeurs qui les abandonnent en haute mer.  
Les associations sont elles-mêmes entrées en rivalité. L'Ocean Viking, le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), cherche également un port pour débarquer 356 migrants secourus, pour certains, il y a 10 jours. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et, encore une fois...Lampedusa, port sicilien décidément très recherché.

Côté espagnol, également confronté à une crise politique à laquelle l'afflux de migrants n'est pas étranger, Pedro Sanchez, a fait marche arrière ces derniers mois sur la politique migratoire accueillante de ses débuts en juin. Après avoir recueilli l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, puis trois fois l'Open Arms, en août, le dirigeant socialiste en sursis avait brusquement refusé de recevoir l'Aquarius et n'avait depuis permis aucune arrivée de bateau d'associations de passeurs, parallèlement au navire Ocean Viking, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes.

Le gouvernement français fait sa pub.
Le ministère français de l'Intérieur a fait savoir dimanche que la France s'est engagée à accueillir 40 migrants de l'Open Arms.

dimanche 26 mai 2019

Manuel Valls ne sera pas maire socialiste de Barcelone dans l'Espagne socialiste

"Je suis optimiste", assurait le Franco-espagnol à la veille du scrutin.

L'ancien premier ministre français n'a réussi qu'à rassembler un peu moins de 12% des voix
dans la course à la mairie de la capitale catalane
, selon les estimations de dimanche soir.

Espagne : Manuel Valls ne sera pas maire de BarceloneL'Espagne votait dimanche 26 mai non seulement pour les élections européennes, mais aussi pour les régionales et les municipales auxquelles participait l'ancien premier ministre français de Hollande, à Barcelone, où il disait avoir de "bonnes sensations".

Or, selon les premiers résultats relayés par le quotidien El Pais, l'ancien maire d'Evry, soutenu par les libéraux Ciudadanos, arrive en quatrième ou cinquième position avec 12% des voix, loin derrière la maire sortante Ada Colau, soutenue par la gauche radicale, au coude-à-coude avec Ernest Magarall, candidat de la Gauche républicaine de Catalogne, avec 22% des voix.

Cette défaite ne devrait pas pour autant signifier un retour en France. 

"Quoi qu'il arrive, je reste ici. Si je gagne, c'est extraordinaire, c'est une belle histoire européenne. Et si je perds, je m'épanouirai autrement. Je siégerai au conseil municipal. Je m'exprimerai, car je suis inquiet de ce qui va se passer ici", a-t-il commenté jeudi.

dimanche 21 octobre 2018

Martigues : 2,5 tonnes de haschich saisies dans un semi-remorque

Originaire de PACA, le nouveau ministre de l'Intérieur va pouvoir faire ses preuves...

Un semi-remorque en provenance d'Espagne a été intercepté hier

Cinq personnes ont été placées en garde à vue pour transport de deux tonnes et demi de résine de cannabis, vendredi 19 octobre à Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Parions qu'elles ne savaient pas ce qu'elles transportaient... Ni que la marchandise venait du Maroc.

En collaboration avec le Groupe d'Intervention Régional, l'antenne marseillaise de l'Office Central de Répression du Trafic Illicite [sic] de Stupéfiants (OCRTIS), police judiciaire, vient de saisir deux tonnes et demi de résine de cannabis sur la commune communiste de Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Le cannabis était destiné au marché local.

La marchandise a été découverte dans un camion qui arrivait d'Espagne, la police a arrêté cinq trafiquants locaux chevronnés, bien connus des services de police. Le nouveau ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, ex-maire de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence (PACA), va-t-il s'attaquer à l'économie souterraine et aux trafiquants ?

Résultat de recherche d'images pour "resine de cannabis"
Cette saisie est l'une des plus importantes réalisées par la police judiciaire de Marseille. En juillet 2015, des trafiquants originaires d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis avaient été interceptés avec 6 tonnes de cannabis à Vitrolles. Concernant le marché marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.

Depuis le début de l'année, 19 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de la Préfecture de police à Marseille. Mais on pourrait aussi bien citer le nombre de morts dans des réglements de comptes en Seine-Saint-Denis. 

Sans parler de Bondy (Seine-Saint-Denis), en mai dernier, quand des dealers livrèrent du cannabis par erreur... à des policiers. Deux abrutis en BMW ont été interpellés et placés en garde à vue le 23 mai. 
Une fusillade entre bandes rivales a eu lieu dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), faisant deux blessés, lundi 17 septembre dernier, et un mort, un  "jeune" de 15 ans : la "victime" était déjà connue des services de police, et comptait six mentions à son casier judiciaire. "Des gamins armés jusqu'aux dents," selon un témoin blasé du quartier. Les "adolescents" ne sont plus ce qu'ils étaient...
A Paris 19e, le 22 mai, où douze personnes, soit cinq familles - probablement défavorisées et assistées - ont été expulsées de leurs logements pour trafic de crack, dérivé fumable de la cocaïne.

samedi 11 août 2018

L'Allemagne signe avec Madrid un accord de reconduite des migrants en provenance d'Espagne

L'Espagne est devenue la porte principale d'entrée de migrants clandestins, devant l'Italie

L'accord avec Madrid permet à l'Allemagne de renvoyer vers l'Espagne des demandeurs d'asile qui s'y sont fait enregistrer à leur arrivée en Europe.

Les migrants interceptés aux frontières allemandes, alors qu'ils ont déjà été enregistrés en Espagne, seront dorénavant renvoyés, sous 48 heures, dans la péninsule ibérique.

D'après le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Espagne aurait supplanté cette année l'Italie et serait devenue le principal pays d'arrivée de migrants en Europe, avec 23.500 arrivées enregistrées depuis janvier sur les côtes espagnoles, notamment avec la complicité de SOS Méditerranée. A titre de comparaison, ils sont 5.000 de moins à être arrivés en Italie par la Méditerranée.

L'accord germano-espagnol doit entrer en vigueur dès ce samedi 11 août. 
D'après le ministère de l'Intérieur à Berlin, l'Espagne n'aurait pas posé de condition.

Horst Seehofer, membre de la CSU bavaroise, ministre allemand de l'Intérieur, avait annoncé son intention de "clarifier" les choses d'ici la fin du mois d'août, avec ou sans l'assentiment des autres Etats européens, ce qui avait fait grincer des dents des membres de la coalition gouvernementale à Berlin.
Angela Merkel sera en Andalousie le week-end prochain, où elle s'entretiendra avec son homologue des inflexions à donner à la politique migratoire et aux réformes en Europe. L'Andalouse Anne Hidalgo n'en prend pas pour autant de la graine.

Des accords bi-latéraux avec l'Espagne sont en préparation dans plusieurs pays européens
Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon lui, même sans accord bilatéral passé avec les autorités très conservatrices de Vienne, l'Autriche serait d'accord pour la reconduite à ses frontières des demandeurs d'asile, avant leur expulsion vers l'Espagne.

Des accords similaires avec Madrid sont encore en négociation avec la Grèce et l'Italie.

Par ailleurs, en Allemagne, une étude publiée hier par des chercheurs de l'Université de Göttingen marquée à gauche, estime que les répercussions des "Ankerzentren", ces centres d'accueil fermés pour demandeurs d'asile, seront néfastes pour l'intégration des migrants.

Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon ce principe, les lois seraient inutiles
Néfastes parce que ces étrangers y seront "parqués" pour une durée de 18 mois maximum, hors des structures sociales des communes, et donc coupés de la "vraie vie" en Allemagne. Plus idéologues que scientifiques, ces chercheurs supputent, par ailleurs, qu'ils pourraient également, conduire à une hausse des préjugés xénophobes de certaines franges de la population.
Des opinions du même tonneau que l'idée selon laquelle les prisons seraient des fabriques de délinquants et des foyers d'islamisation.