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mercredi 21 août 2019

Les migrants sans papiers de l'Open Arms débarquent en Europe à Lampedusa

Un juge italien décide contre la volonté populaire européenne
Une décision de justice prise sous la pression de fortes tensions à bord

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Les sans papiers passés de Libye en Italie par l'Open Arms, bateau d'activistes espagnols, ont débarqué dans la nuit de mardi à mercredi sur l'île italienne de Lampedusa, après quelques jours au large de la côte et avant leur répartition dans plusieurs pays d'Europe.

54% des Français sont pourtant opposés à "ce que les migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que la France en accueille une partie", révélait  un sondage Ifop commandé par le site Atlantico publié le 18 août 2018.

Résultat de recherche d'images pour "Luigi Patronaggio"Suite à une inspection de la police judiciaire et de deux médecins pour une centaine de passagers, photo 1, ci-dessus, le procureur d'Agrigente, Sicile, Luigi Patronaggio, ci-contre, a décidé que les rescapés devaient être pris en charge sur le sol italien, engageant ainsi l'Union européenne entière, en dépit de l'appareillage  d'un navire militaire espagnol pour les récupérer. Le procureur a ordonné la mise sous séquestre de l'Open Arms, de l'organisation internationaliste catalane - de type 'No border' -, Proactiva Open Arms.

Le juge italien prend une décision qui engage l'Europe contre la volonté des populations.
58 % des Français jugent en effet négatif le rôle de l’immigration de manière générale, selon un sondage réalisé par l’ifop, publié dans le JDD, le 2 décembre 2018Non seulement ils sont largement opposés à l’immigration illégale, mais ils veulent aussi réduire l’immigration légale de manière significative, précise ce sondage. 55 % pour l’avenir du pays, 58 % pour son identité ou encore 64 % pour la cohésion de la société. Les Français le disent sans ambiguïté : 64 % jugent qu'accueillir des immigrés supplémentaires n'est pas souhaitable. 
Enfin, 71 % considèrent qu'elle permet au patronat de tirer les salaires vers le bas et 60 % qu'il faut choisir ses immigrés en fonction des besoins économiques du pays. Il n’y a plus de doute : les Français souhaitent l’organisation d’un débat apaisé sur le sujet de l’immigration. Ils souhaitent reprendre le contrôle sur l’immigration de masse qui frappe notre pays.

L'annonce du débarquement a suscité des explosions de joie des activistes sur le bateau
Chantant 'Bella Ciao', hymne des résistants italiens aux troupes allemandes alliées à la République sociale italienne fasciste, rapporte une journaliste du quotidien El Pais à Lampedusades migrants et des sauveteurs ont été filmés s'embrassant et applaudissant dans des vidéos diffusées par des activistes victorieux dans leur campagne de déstabilisation de l'Italie et de l'UE.
Après avoir descendu la passerelle un à un et avoir subi un bref contrôle médical, les migrants ont été conduits vers un centre d'accueil à bord de camionnettes, a-t-elle témoigné.


"Après 19 jours, nous débarquerons aujourd'hui à Lampedusa. Le navire sera temporairement immobilisé, mais c'est un coût qu'Open Arms assume pour assurer que les personnes à bord puissent être prises en charge", avait tweeté le fondateur de l'ONG, Oscar Camps, en apprenant la décision du procureur.

Les migrants de l'Open Arms s'étaient vus refuser l'accès de l'île par les autorités italiennes, bien que six pays européens (France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne) se soient résolus à se partager le fardeau pour leurs populations. C'est ainsi que la France s'est engagée à prendre en charge 40 d'entre eux.

L'association espagnole a porté assistance à certains des migrants abandonnés par leurs passeurs au large de la Libye mais n'a pas tenu plus de 19 jours, avant d'à son tour passer le relais à des corps plus responsables. L'entourage de l'Open Arms parle pourtant de record du SeaWatch3 battu :  fin décembre, ce dernier avait secouru des migrants et avait imposé leur débarquement à Malte, le 9 janvier de cette année. 

L'Open Arms comptait 147 migrants à bord à son arrivée jeudi près de Lampedusa, et un peu plus de 80 après l'évacuation de plusieurs dizaines de mineurs non accompagnés ou de malades, ces derniers jours, et aussi de migrants qui avait sauté à l'eau mardi pour forcer la main aux autorités italiennes
Quinze d'entre eux, certains sans gilets de sauvetage, ont tenté de braver les autorités italiennes tout en essayant de dramatiser la situation, se jetant par dessus-bord pour tenter de rejoindre Lampedusa à la nage. Selon une porte-parole de l'association, les garde-côtes italiens les ont "secourus" et amenés sur l'île.
Les associations dites "humanitaires" dédaignent la Tunisie,
démontrant leur volonté politique de fragiliser l'Italie et l'UE
  
Face au refus du très populaire ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini pourtant ciblé par la gauche européenne de les laisser débarquer, le juge sicilien a pris Madrid de vitesse : mardi, le gouvernement espagnol avait en effet envoyé un navire militaire vers la Sicile pour y prendre en charge directement les migrants et les amener à Majorque, à environ mille kilomètres de la Sicile. Le procureur d'Agrigente a-t-il été motivé par la volonté politique de mettre Salvini dans l'embarras ?
Le gouvernement espagnol n'était pas en mesure de dire si son navire, parti à 18h30 (16H30 GMT) de la base de Rota (sud) pour Lampedusa, rebrousserait chemin après la décision de la justice italienne..L'empreinte carbone de ce fiasco écologiste n'est pas évoqué, non plus que la dépense engagée par le peuple espagnol.

Le magistrat italien fait flèche de tout bois politique

Le procureur d'Agrigente a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre l'Open Arms, dans le cadre d'une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d'actes officiels, dont Matteo Salvini a estimé, sur Facebook, qu'elle le vise directement.
"Si quelqu'un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d'être parvenu à convaincre l'Espagne d'envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d'oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l'Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays", a-t-il ironisé sur Facebook.

Il ne resterait alors plus, au large des côtes libyennes, qu'un seul navire associatif pour exercer l'un de ces appels d'air réguliers qui stimulent les passeurs vénaux désireux de faire fortune en chargeant des candidats à l'Eldorado social européen dans des embarcations de fortune, au péril de leurs vies.
Actuellement au nord-est de Malte, l'Ocean Viking cherche lui aussi à débarquer 356 migrants "dans un port sûr" ! Mais le sort de ce nombre important d'êtres humains que le bateau affrété par les Français SOS Méditerranée et Médecins sans frontières fait l'objet de longues et difficiles négociations entre Etats : leur prise en charge est en effet une difficulté supplémentaire imposée aux populations européennes déjà éprouvées de Grèce, Italie, Espagne et France dont les gouvernements font face à des crises sociales longues du fait d'économies endettées et peinant à assurer un pouvoir d'achat décent à leurs populations contraintes à partager leurs aides sociales. Sans cesse pressée de prendre en charge de nouvelles vagues d'Africains, l'Union européenne à l'écoute parfois de ses ressortissants se fait tirer l'oreille pour accueillir les migrants mis en péril par les passeurs libyens et relayés par les navires d'associations vertueuses d'idéologie internationaliste. 

- Passe d'armes -

Le sort des migrants de l'Open Arms a tourné à la passe d'armes entre Madrid et Matteo Salvini, accusé de vouloir tirer profit de cette affaire en pleine crise politique à Rome, où le gouvernement populiste, torpillé par le patron de la Ligue (extrême droite), a chuté mardi.



Conspuant une nouvelle fois M. Salvini, dont elle avait taxé lundi la position vis-à-vis de l'Open Arms de "honte pour l'humanité", la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles a jugé mardi que "les vies humaines ne lui importaient pas".

"La fermeté est l'unique façon d'éviter à l'Italie de redevenir le camp de réfugiés de l'Europe, comme le démontre encore ces heures-ci le bateau de l'ONG espagnole des faux malades et des faux mineurs", a martelé pour sa part M. Salvini sur Twitter.

lundi 19 août 2019

Les migrants mettent en difficultés leurs passeurs associatifs et les pays d'accueil humanitaire



Le bateau "Open Arms" ('Bras ouverts' !) rejette l'invitation de l'Espagne

Le gouvernement de Pedro Sanchez lui ouvrait le port d'Algésiras
 
Open Arms: Madrid hausse le ton contre Salvini et propose les Baléares comme port
C'est l'Italie la cible les activistes politiques de l'Open Arms
a
u large de l'île italienne de Lampedusa
L'Open Arms refuse de bouger, malgré la présence d'encore une centaine de migrants à son bord au large de Lampedusa, port de Sicile. Bien que l'association qui gère ce navire soit catalane,  les activistes ont rejeté l'offre humanitaire  de l'Espagne qui leur propose d'accueillir à Algésiras, les Africains qui cherchent à s'imposer à l'Union européenne.
L'association espagnole Proactiva Open Arms fait la fine bouche, estimant "absolument irréalisable" de transporter jusqu'à ce port espagnol proche de Gibraltar les passagers qu'ils ont pris en charge. Ces associatifs avouent qu'ils ne sont pas en capacité d'assumer leur responsabilité dans le passage depuis la Libye de ces migrants abandonnés par leurs passeurs.  jusqu'au sud de l'Espagne, à côté de Gibraltar, les passagers qu'ils ont pris en charge. 
 
Face à l'"urgence humanitaire" après 17 jours de mer,  Laura Lanuza, la porte-parole de Proactiva Open Arms, dénonce la proposition de l'Espagne à la radio COPE. Quant au fondateur de POA, en 2015, Oscar Camps, il réalise qu'il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les 950 miles nautiques jusqu'à Algésiras. L'homme a acquis de l'expérience en mer Egée (depuis l'île de Lesbos, principal relais des personnes fuyant le Moyen-Orient en 2015, quand "deux mille, trois mille immigrants et réfugiés affluaient chaque jour," assure-t-il. Il estime à "quelque 75.000" les "réfugiés" arrivés cet hiver-là.) et, ensuite, en Méditerranée. 
Résultat de recherche d'images pour "oscar camps Bardem cruz"Une situation actuelle qui interpelle, si on sait que son entreprise de sauvetage est la plus prospère d’Espagne, avec 600 employés répartis sur quatre sites. Le 31  mai 2018, à Barcelone, il levait des fonds avec la participation de Javier Bardem et Penelope Cruz au cours d'un dîner de bienfaisance (avec homards et vins fins ?). 
Comment O. Camps a-t-il donc pu lancer cette opération sans une marge de sécurité adaptée à un chargement humain dont il sait qu'il n'est pas le bienvenu en Europe. Lampedusa et l'Italie pauvre du sud ont déjà fourni un effort considérable qu'un homme responsable ne pouvait ignorer puisque ce quinquagénaire se targue lui-même d'avoir passé à lui seul plus de 60.000 migrants.   

Le ministre italien de l'Intérieur,  Matteo Salvini, s'est indigné du refus de POA. "Incroyable et inacceptable. Ils organisent des croisières touristiques et ils décident où ils débarquent ?" a-t-il taclé sur Twitter. 
Résultat de recherche d'images pour "carte  Lampedusa Majorque"
Madrid ne fait pas mieux en proposant de débarquer les clandestins... aux Baléares, non sans se livrer à une récupération politicienne: la ministre socialiste de la Défense espagnole a conspué le ministre italien de l'Intérieur en le traitant de "honte pour l'humanité" !, tout en proposant aux migrants une plus longue distance en mer sur l'Open Arms... Conjointement, le ministère espagnol des Affaires étrangères a lancé un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement" des migrants... en Italie !
Djerba (Tunisie) tendrait les bras à distance raisonnable, en revanche... La ville libyenne de Zouara, à 120 kilomètres à l’ouest de Tripoli, est à 2h40 de Djerba, par la route.

"Situation d'urgence" créée par les Catalans de POA et hypocrisie espagnole 
Plus tôt ce dimanche, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, avait "ordonné aujourd'hui l'habilitation du port d'Algésiras pour recevoir le bateau Open Arms", en raison de "la situation d'urgence" à bord. Et, à son offre irrecevable, le gouvernement socialiste ajoute le cynisme de sa récupération politique dénonçant, dans un communiqué, "l'inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous leurs ports ". Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens "comme cela a été convenu".

La France s'est flattée de pouvoir accueillir... 40 migrants



Le gouvernement espagnol s'attaque à l'Italie. Il conteste l'attitude de l'Italie. S'en prenant à des partenaires européens, les socialistes au pouvoir ont indiqué "étudier la possibilité de se pourvoir devant l'Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international".

Vendredi, Marc Reig, le commandant du navire, avait exprimé son inquiétude de ne pas rester maître du bateau. Il décrivait une situation "explosive" à bord. 
Dimanche, Oscar Camps a également participé personnellement à l'opération de communication visant à dramatiser la situation. Il a fait monter en effet la pression en mettant l'accent sur le "désespoir" des migrants, une appréciation subjective peu vérifiable et mesurable sur une quelconque échelle: dans un tweet, il a posté une vidéo où il monte en épingle la mise à l'eau d'un groupe de quatre passagers pour tenter de rallier Lampedusa à la nage. 

Oscar Camps
@campsoscar
17 días secuestrados en #OpeArms llevamos días avisando. Lo ordenó el Tribunal Adminitrativo Italiano, desembarco y asistencia urgente.@JunckerEU@EP_President#AngelaMerkel@sanchezcastejon
@EmmnuelMacron
¿Que más necesita @matteosalvinimi para su camapaña política?¿Muertos?

Les  nageurs ont pu être ramenés sur le navire, mais aucun tweet ne le montre. La scène n'est pas jugée suffisamment médiatique...

Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, avait accepté samedi  de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers. Veillant à se donner une image humaniste, la presse engagée en profite pour pointer l'élu italien et ses électeurs. A la vérité, les pays européens ont pris entre eux des engagements et Salvini respecte ces accords. "La Commission (européenne) a eu des contacts intensifs au cours de la semaine écoulée et nous sommes très reconnaissants de la coopération de la France, de l'Allemagne, du Luxembourg, du Portugal, de la Roumanie et de l'Espagne", avait commenté vendredi Vanessa Rock, une porte-parole de la Commission en vacances, bien qu'il ait accepté de recueillir 27 migrants mineurs non accompagnés de l'Open Arms, dont le nombre de passagers est ainsi passé de 134 à 107. Mais "aucun pays européen n'a fait de pas formels pour accueillir les migrants se trouvant à bord", avaient d'ailleurs souligné le même jour le ministère de l'Intérieur italien, réclamant des engagements concrets.

Des motivations moins humanitaires que politiques 
 
Cet affrontement entre un navire d'internationaliste du type 'No border' et le ministre de l'Intérieur italien est le énième, alors que se multiplient les opérations de sauvetage de migrants comptant sur les associations pour prendre le relais des passeurs qui les abandonnent en haute mer.  
Les associations sont elles-mêmes entrées en rivalité. L'Ocean Viking, le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), cherche également un port pour débarquer 356 migrants secourus, pour certains, il y a 10 jours. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et, encore une fois...Lampedusa, port sicilien décidément très recherché.

Côté espagnol, également confronté à une crise politique à laquelle l'afflux de migrants n'est pas étranger, Pedro Sanchez, a fait marche arrière ces derniers mois sur la politique migratoire accueillante de ses débuts en juin. Après avoir recueilli l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, puis trois fois l'Open Arms, en août, le dirigeant socialiste en sursis avait brusquement refusé de recevoir l'Aquarius et n'avait depuis permis aucune arrivée de bateau d'associations de passeurs, parallèlement au navire Ocean Viking, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes.

Le gouvernement français fait sa pub.
Le ministère français de l'Intérieur a fait savoir dimanche que la France s'est engagée à accueillir 40 migrants de l'Open Arms.

lundi 12 août 2019

Et si les passeurs de migrants débarquaient leurs chargements en territoire palestinien ?

La main d'oeuvre à bas coût transportée vers l'Allemagne serait-elle mieux adaptée au Libéria ?

Des navires - dits "humanitaires", mais irresponsables - ont pris en charge 400 migrants à leurs bords, sans aucune idée de leur devenir...

Ensuite vient leur vente forcée. 
Les nouveaux négriers du XXIe siècle sont des associations internationalistes qui jouent un rôle d'intermédiaires musclés : elles chargent leur cargaison africaine sans bourse délier, mais négocient leur débarquement. Une odieuse vente forcée de matériel humain. 

Les navires en attente, "bras ouverts", et des conditions météorologiques favorables,  incitent les migrants au départ. Actuellement, en Méditerranée, l' "Ocean-Viking" a ainsi effectué trois sauvetages en trois jours : des appels à l'émigration préjudiciables aux pays d'origine vidés de leurs forces vives.
Sept mois après l'arrêt des missions de l'Aquarius, ce nouveau navire, plus petit et donc plus rapide et plus facilement maniable, qui bat pavillon norvégien, s'est donné pour mission officielle de sauver des vies. Mais l'Union européenne ne la soutient pas, puisque l'Europe est la destination involontaire de ces mouvements illégaux de populations. Malte a ainsi été amenée à refuser un plein de carburant à l'Ocean Viking, lequel fait son plein de compassion le temps d'une errance en mer qui lui permet de récolter des dons.

Un activisme criminel de pseudo-humanitaires 

Alors que
l'appel d'air créé par ces associations est responsable de la mort de 426 personnes, hommes, femmes et enfants, depuis le début de l'année, en Norvège, une fusillade a fait une morte et un blessé dans l'attaque d'une mosquée près d’Oslo. Le responsable de la mosquée a déclaré à des media norvégiens que l’assaillant était muni de plusieurs armes et portait un casque et un uniforme. Il précise même qu'il s'agit d'un homme blanc. Une indication de couleur de peau qui n'est pas apportée quand l'agresseur n'est pas de type européen."Un des nôtres [sic] a été touché par balles par un homme blanc avec un casque et un uniforme", a déclaré de son côté le responsable de la mosquée, Irfan Mushtaq, à un journal local, Budstikka. 
" Un homme de type norvégien avec un fusil à pompe et des pistolets est entré dans la mosquée (…). Il a commencé à tirer autour de lui ", a-t-il raconté. Selon la chaîne publique NRK, la police a trouvé plusieurs armes dans la mosquée, et une personne qui s’y trouvait est parvenue à maîtriser l’assaillant avant l’arrivée des forces de l’ordre.

La "presse politiquement correcte" désigne les coupables à la justice
Elle oriente les investigations sur l'idée d'un complot suprémaciste blanc.  Cette fusillade survient en effet dans un contexte d’attaques qui ont fait 29 morts dans l'Ohio et au Texas en moins de 24 heures aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande où 51 fidèles musulmans ont été tués en mars dans deux mosquées de la ville de Christchurch.
Il est toutefois permis d'observer que l'Ocean Viking bat pavillon norvégien et ne pas établir de lien avec l'attentat contre la mosquée d'Oslo paraît impensable. Il serait donc sage et responsable de ne pas évacuer certaines pistes qui expliquent les cas de justice personnelle quand les Etats ne la rendent pas. Or, si les quatre associations qui constituent le réseau européen de SOS Méditerranée sont localisées en Allemagne, en Italie et en Suisse, elles le sont aussi en France et les autorités françaises seraient bien inspirées de prévenir le risque sur le territoire français, puisque SOS Mediterranée est basée à Marseille.

L’Aquarius toujours à la recherche d’un port d’accueil

Plus de 400 migrants sont piégés par leurs passeurs vertueux sur les navires humanitaires Open-Arms (association basée à Barcelone et opérant à Lesbos, Grèce) et Ocean-Viking après un troisième sauvetage, près de la Libye, effectué dimanche 11 août par ce dernier bateau. Aucune solution n’est en vue pour leur accueil, mais cette incertitude fait partie de l'opération : alerter l'opinion sur une tragédie qu'ils ont montée pour collecter des fonds adressés aussi bien par les mamies à caniches que par les bobos friqués du XIe arrondissement de Paris, sauveteurs  de la planète et, au passage, de l'Afrique.
A 69 ans, l’acteur américain Richard Gere est revenu dans l'actualité en conférence de presse à Lampedusa, aux côtés de dirigeants de Proactiva Open Arms (Barcelone), évoquant même - en écho au coordinateur de SOS Mediterranee - des mauvais traitements. Pas sûr qu'il faisait allusion aux crimes sexuels entre migrants...

Ces associations prennent des risques humanitaires

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Les capacités d’accueil optimales – 200 passagers environ – sont dépassées, reconnaît le coordinateur des opérations de recherche et de secours de l’ONG association SOS Mediterranée, sans que 'Médecins sans Frontières' (MSF) tire le signal d'alarme. Nicholas Romaniuk, coordinateur des secours pour SOS Méditerranée, a pourtant décidé de continuer à patrouiller dans une zone située à 60 milles marins (environ 110 km) de Tripoli pour attirer potentiellement d’autres embarcations abandonnées en pleine mer par leurs passeurs locaux.
"Les garde-côtes libyens ne répondent pas", accuse-t-il, tout en pointant des conditions météo favorables qui peuvent inciter au départ, tandis que la célébration de l’une des principales fêtes du calendrier musulman, l’Aïd-el-Kébir, allège en partie la surveillance sur les plages libyennes.

Ces associations savent que les bateaux au départ de Libye sont bricolés "à la main"
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"A bord d’un bateau en caoutchouc bleu de six à sept mètres de long s’entassaient 81 jeunes hommes qui ont applaudi les marins sauveteurs en les voyant approcher, prenant des selfies avec leur téléphone, inconscients des dangers encourus," selon Nicholas Romaniuk. Certains portaient des bouées en caoutchouc noir autour du cou, absolument inefficaces, selon les sauveteurs. Majoritairement Soudanais, âgés aux trois quarts (81 %) de 18 à 34 ans, ils ont dit avoir quitté les côtes libyennes samedi soir, ajoute-t-il.

"Ces bateaux sont bricolés à la main par les passeurs qui assemblent quelques pièces de caoutchouc entre elles. Jamais aucun n’obtiendrait la moindre certification pour transporter des passagers", commente ce même coordinateur des secours.
La plupart des rescapés de l’Ocean-Viking sont soudanais (aux deux tiers), même si le premier bateau secouru vendredi transportait aussi des Sénégalais et des Ivoiriens, venus travailler en Libye et rattrapés par la guerre civile en 2011.

Des soupçons de torture, selon la rumeur répandue par SOS Mediterranée


Luca, un médecin de Médecins sans frontières, assure avoir "noté de nombreuses blessures héritées
[ambigu] de tortures." Et "les personnes secourues souffrent de déshydratation et beaucoup de la gale," rapporte-t-il. Or, en France, depuis quelques années, les alertes à la gale se multiplient. Maladie contagieuse qui induit des lésions cutanées s’accompagnées de démangeaisons intenses, elle a réapparu dans les écoles ou dans les collectivités. 
Depuis le début de l’année, près de 600 personnes seraient mortes noyées, selon Le monde. Les statistiques, si macabres soient-elles, sont un argument trompeur de désinformation : le 12 juin dernier, Le Figaro comptabilisait 543 morts - ou disparus - dans l'ensemble de la Méditerranée depuis janvier. Les chiffres sont à manipuler avec des pincettes et, on le sait, l'homéopathie n'est pas la tasse de thé à la menthe de MSF.

Paradis fiscal, le Liberia fait partie des pavillons de complaisance : un lieu idéal de débarquement auquel les "No border" de SOS Méditerranée - avec la complicité de Médecins sans Frontières - pourraient pensersi toutefois cela ne contrecarrait pas leur objectif de déstabilisation de l'Europe...