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jeudi 27 mai 2010

Enième grève-rêve de maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans

Six syndicats contre le sens de l'Histoire !

Culture syndicale du refus du dialogue

Six syndicats (CGT, CFDT, UNSA, Solidaires, FSU et CFTC) vont sacrifier à l'habitude de la grève. La journée d'action du jeudi 27 porte sur le maintien de l'âge légal de la retraite à 60 ans. Elle aura un impact faible, malgré des appels dits « unitaires » - sans FO- à des arrêts de travail d'une durée variable, certains mouvements commençant dès mercredi soir.

Cette routine de la grève est d'autant plus indécente que les régimes spéciaux de retraite sont épargnés par la réforme.
La réforme a deux vitesses ne rend pas raisonnable:
- certaines grandes entreprises publiques, (SNCF, RATP),
- ou dans le secteur de l'énergie (EDF, GDF)
- certaines professions liées à la fonction publique (militaires, policiers, etc.)
mais aussi marins, clercs de notaire, salariés de l'Opéra de Paris, etc.

Les secteurs exposés

Transports
A la SNCF, bien que non concernée par le report de l'âge de la retraite, un appel à une grève de 24 heures a pourtant été lancé par les quatre syndicats représentatifs (SUD, non représentatif, la CGT, l'UNSA et la CFDT) dès mercredi, à 20 heures. Les perturbations prévues seront limitées, puisque les régimes spéciaux de retraite sont épargnés...
La direction prévoit 75 % des TER, 80 % des Transiliens et circulation quasi normale des TGV sauf sur les lignes Paris-Nice et Paris-Nantes (deux trains sur trois).

Les syndicats de la RATP, bien qu'également épargnée par la réforme, appellent néanmoins à la grève. Mais la direction prévoit un trafic normal ou quasi normal sur les réseaux métro, bus, tramway et sur sa partie du RER A, mais seul un RER B sur deux circulera. Dans le reste de la France, les réseaux de transports seront peu touchés à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Montpellier et Toulouse.

Dans les airs, la situation sera plus complexe. La direction générale de l'aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies de réduire leur programme de vols de 30 % sur Orly et de 10% pour Roissy, sur la tranche 7 heures-13 heures, après le dépôt des préavis de grève par plusieurs organisations syndicales.

Poste, télécoms et media
Quatre syndicats de La Poste et de France-Télécom appellent à la grève et à participer aux manifestations.
La distribution des quotidiens nationaux pourrait être perturbée, en raison d'un appel à la grève du syndicat CGT du Livre: syndicat non pas 'dominant', mais unique... A France Télévisions, la CGT a appelé les salariés du groupe public à "cesser le travail pour une durée de 24 heures". Les chaînes privées bénéficieront donc d'une sorte de 'journée portes ouvertes'.
Bon réveil ce matin avec RTL, bien moins aggréssif que France Info.

Education nationale et fonction publique
Un tiers des professeurs des écoles primaires refusera froidement de faire cours aux enfants, selon le SNUipp-FSU, toujours partant et dans des proportions invariables. Le SNES, dans le secondaire, bien que FSU, sera bien moins motivé.
Le service minimum d'accueil devrait aider les familles à faire face à ces difficultés cycliques, lorsque les municipalités ne mépriseront pas leurs problèmes.
Dans l'enseignement supérieur et la recherche, une large intersyndicale a lancé un appel commun -un pack de mobilisation- "pour les salaires, l'emploi et les retraites".
Dans l'enseignement privé, le FEP-CFDT, principal syndicat du secteur, s'est joint au mouvement. Pour l'ensemble de la fonction publique, six fédérations de fonctionnaires sur huit "appellent l'ensemble des personnels à participer massivement aux grèves et manifestations".

Energie/EDF-GDF
Selon la fédération CGT, "de nombreuses baisses de production sont attendues en électricité et d'autres déjà décidées par les assemblées générales". Des perturbations sont aussi "à prévoir dans le transport, la distribution de l'électricité et du gaz".
Le secteur EDF/GDF n'est pas exposé à la réforme, mais l'économie sera néanmoins prise en otage.

Justice
Huit organisations de professions judiciaires, allant du pénitentiaire à la magistrature engagée (que l'on dit soumise pour partie au ministère) en passant par des avocats militants, appellent à se joindre au mouvement "pour défendre le service public de la justice", contre "le gel des dépenses" et pour "un vrai débat sur les retraites".

Banques, assurances et commerce
Des velléités d'arrêts de travail ont été signalées chez LCL, HSBC, Caisses d'épargne, CIC, Goupama, MMA ou encore Axa Paris. Un appel « unitaire » -sans FO-, très rare, a été trouvé entre les cinq fédérations syndicales du commerce, même si les modalités d'action restent des plus floues.

mardi 16 juin 2009

Fiasco syndical du 13 juin : battu aux Européennes, Hamon salue le carré de tête !

Le socialiste cautionne aussi le Syndicat CGT du Livre
Souriez: vous êtes photographiés !

Sauver la face


Groupés derrière une banderole jaune et noire marquée : "Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics. Arrêt des suppressions d'emplois et augmentation générale des salaires et des pensions", les huit syndicats organisateurs de cette journée d’action de clôture de la saison revendicative ont reconnu une mobilisation plus faible que lors des journées précédentes.

Faire illusion

En tête de la manifestation se trouvaient les jusqu’au-boutistes bornés, François Cherèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT), côte à côte, ainsi que Jean-Claude Mailly (FO) et Gérard Aschieri (FSU)… à quelques mètres d'eux. Alain Olive pour l'UNSA, Bernard Van Craynest pour la CFE-CGC, Jacques Voisin pour la CFTC, Annick Coupé et le trotskiste Christian Mahieux pour Solidaires étaient eux aussi dans le carré de tête. Le président de l'UNEF Jean-Baptiste Prévost avançait dans l’ombre de la FSU, en première ligne du cortège. Nul ne sait ce qu’étaient devenus les enseignants-chercheurs du SneSup, tellement ils étaient rares et discrets…

Le PS participait à la mascarade

Benoît Hamon
, 3e de la liste PS en Ile-de-France, qui s’est fait sucrer son unique mandat électif par Karima Delli, pourtant seulement 4e de la liste Europe Ecologie, n’a pas manqué de montrer qu’il occupe toujours la seule fonction qui lui reste. "A un moment où il y a des dizaines de milliers de gens qui perdent leur boulot, savoir si Benoît Hamon va rester porte-parole du PS, on s'en fout", a-t-il prétendu en se décernant le prix de "bon soldat de la gauche". Mais il s’est incrusté, sans autre légitimité que la volonté du prince-premier secrétaire du PS !….
Porte-parole de tout le PS, il a toutefois marqué sa déclaration de l’empreinte spécifique de la gauche du PS qu’il représente, derrière Riton Emmanuelli. Bien que peu expert en unité et sérénité, le socialiste a salué l’unité du carré syndical de tête et le climat, contre toute évidence, puisque FO avait pris ses distances avec les journées d'action à répétition en préconisant une journée de grève nationale qui aurait fait bien mal. Solidaires (dont Sud), sur la même ligne radicale, n’était d’ailleurs pas présent partout en France.

Le Syndicat du Livre fait du zèle

Suite à un appel à "non-parution" de plusieurs branches d'ouvriers CGT du Livre, la majorité des quotidiens ne devait pas paraître samedi 13 juin. Suite à l’appel de l’intersyndicale dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle de manifestations contre la politique gouvernementale lancée par huit syndicats : CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa, les adhérents avaient pour leur part annoncé la grève dans la nuit de vendredi à samedi..

  • Les quotidiens nationaux ont été les plus touchés : Libération, La Tribune, Le Figaro, L'Humanité, L'Equipe et Aujourd'hui en France ont indiqué qu'ils ne paraîtraient pas samedi. La plupart de ces éditions devraient être disponibles gratuitement en version Pdf sur les sites Internet de chacun des quotidiens. Seule l'édition du Monde de vendredi, datée de samedi, devrait paraître. Ce qui ne sera pas le cas de celle de samedi, datée de dimanche-lundi.
  • En province aussi, la diffusion de certains quotidiens a rencontré des obstacles divers. Certains titres ont paru normalement, mais d'autres, comme Nice Matin et le Courrier Picard, ont été distribués avec un nombre restreint d'éditions. Sud Ouest n’est pas paru.

    Depuis longtemps le magazine parano Marianne voit la mainmise du pouvoir sur la presse.

    Pourtant, Libération par exemple, est entre les mains de André Rousselet, Bernard-Henri Lévy et Henri Seydoux majoritaire, Edouard de Rothschild (38,8% du capital), et ils ne sont pas réputés hostiles à … Sa Cynique Majesté Royal, qui n’aime pourtant pas les riches !

    En fait, la vérité et l’honneur consisteraient à dénoncer l’hégémonie du Syndicat du Livre sur l’ensemble de la presse. Or, si Marianne craint l’étouffement, le danger vient plus sûrement de la CGT que du pouvoir : il le sait tellement qu’il se garde de l’irriter. S'il s’en prend volontiers aux puissances de l’argent, il n’a en revanche pas le courage de s’en prendre à la dictature syndicale et aux méthodes totalitaire du syndicat unique du secteur. Lire donc l’article de Rue89 que reproduit PaSiDupes.

    C’est ainsi que, bien que la plupart des organismes de presse rencontrent les plus graves difficultés, et que Libération cherche désespérément un repreneur de parts à vendre et que le financier de Désirdavenir Royal, Pierre Bergé, pourrait être intéressé, le Syndicat CGT du Livre soutient les finances des entreprises de presse et l’emploi.
  • Le Syndicat CGT du Livre : ses méthodes démocratiques…

    La liberté de la presse confisquée

    La liberté d'expression bafouée

    PaSiDupes vous propose l’article que Rue 89 lui consacrait le 01/11/2008

    Exemplaires du quotidien gratuit Metro
    répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002

    Violences, trafics, menaces : les coulisses de la CGT du Livre

    Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

    Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP, cf. libellé PaSiDupes ), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.

    Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT, cf. libellé PaSiDupes) qui proteste contre un plan de modernisation
    plutôt avantageux, entendaient entrer à l'intérieur du bâtiment.

    L'un d'eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.

    « Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion'”

    Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé “la bête noire des patrons de presse”. Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.

    Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier
    a évoqué jeudi sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l'avait fait en juin lors d'une précédente grève.

    Mais beaucoup d'autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d'euros. “Off the record” cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu'ils jugent “mafieuses”, voire “terroristes”.

    Il y a un an, alors que j'enquêtais sur une
    censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j'avais joint un chargé de communication du Livre.

    Avec une violence inouïe, cet homme m'avait accusé de “vouloir réécrire les
    Protocoles des Sages de Sion”, m'avait traité d'“antisémite”… alors que le sujet n'avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n'était pas en cause dans la censure…

    Un ancien patron : “très aimables, très policés, jamais violents”

    Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l'imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu'en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu'ils ont toujours été “très aimables, très policés, jamais violents” avec lui :

    « Ce que je retiens surtout, c'est l'impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier. »

    Selon Guérin, qui est aujourd'hui l'un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. “D'ailleurs, on ne peut plus parler ‘du’ Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D'autres continuent comme avant, et c'est le cas du SGLCE.”

    Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d'ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT (cf.libellé PaSiDupes).

    5000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP

    Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l'envoyer aux camarades cubains, ou se battre à coups de battes de base-ball. “J'en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes”, relate Jean-Pierre Guérin.

    Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l'époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle : “On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d'armes.”

    Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n'avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.

    Alors pourquoi ? “Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l'entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d'un intérêt stratégique, voire révolutionnaire”, croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son livre “Spécial Dernière” (Calmann-Lévy, 2007).

    Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir.

    Du papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel

    Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour “récupérer un pécule”. “D'ailleurs, il y avait aussi des vélos”, rappelle-t-il.

    A la fin des années 80, c'est un trafic de bobines de papier qui est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.

    Selon Schwartzenberg, “les imprimeries de tous les quotidiens nationaux” étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre. Robert Hersant, le “papivore”, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'affronter une grève.

    Pour cette raison, jamais les éditeurs n'ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l'ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.

    Préjudice estimé : 3 millions d'euros par an. Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s'est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont “un adhérent” ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.

    2002 : des courses poursuites sur l'autoroute

    La récupération des plaques d'imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L'Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu'à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent. Le trafic de la “gâche” (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an. Là aussi, parfois avec l'accord des patrons, le Livre serait impliqué.

    Voilà pour la routine. En cas de conflit, c'est moins paisible. Au moment de l'arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l'époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de “ne pas résister” :

    « C'était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l'autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m'a marqué, c'est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.

    Je me souviens de l'un d'eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l'Intérieur. Il leur disait que s'ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l'après-midi. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu l'ordre d'annuler l'intervention dans un talkie-walkie de CRS. »

    Pour le secrétaire général du Livre, “qui veut tuer son chien l'accuse de la rage”

    Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.

    Les hommes encagoulés devant les NMPP ?

    « Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés. »

    Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?

    « On a peut-être mis un coup d'épaule, on a des gars un peu costauds. »

    La guerre des gratuits ?

    « Il n'y a eu aucune plainte de déposée. »

    Les trafics ?

    « Il y a des indélicats dans toutes les professions. »

    Selon le syndicaliste, cette “psychose” autour du Livre n'a qu'une origine : “Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Ce qu'on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder.” D'après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).

    Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires”, poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. “Nous traiter de terroristes, c'est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes.”

    vendredi 12 juin 2009

    Demain, les syndicats boiront la coupe de l'unité jusqu'à la lie

    Les syndicats mobilisent encore, et déjà pour le… 7 octobre !
    L'intersyndicale appelle à une course de (ré)-orientation à travers les grandes villes de France pour obtenir du gouvernement de nouvelles mesures contre la crise - en renonçant par exemple au "bouclier fiscal" limitant l'imposition à 50% des revenus et aux suppressions de postes dans la fonction publique.

    Des manifestations sont attendues dans tout le pays.

  • A Paris, plusieurs syndicats de chercheurs et de l'enseignement supérieur (FSU et Sne-Sup) , ainsi que les syndicats (UNEF étudiants de gauche main dans la main ( ?) avec les trotskistes de Sud-Etudiants se sont joints au mouvement.
  • La parution des journaux régionaux et nationaux devrait être fortement perturbée en raison d'un appel lancé par le syndicat du livre CGT. La presse sera pénalisée par ce syndicat radical, bien que la trésorerie de nombreux journaux soit chancelante. Seul Le Monde sera lisible (façon de parler !), parce qu'il paraît la veille... Tous, presse nationale ou régionale, nous offriront un accès libre sur Intermet.

  • Aucune perturbation n'est prévue dans les transports.

    Les sondages d’opinion

    Selon BVA-Les Echos-France Info-BPI, les trois quarts des 1.009 Français interrogés les 5 et 6 juin disent soutenir cette journée de mobilisation.
    Mais près des deux tiers en attendent peu. Ils sont 61% à avoir répondu "non" à la question "Si ce mouvement est fortement suivi, pensez-vous que cela pourrait inciter le gouvernement à modifier effectivement sa politique économique et sociale ?"
    Gaël Sliman, directeur général-extra-lucide de BVA, y voit une "forme de résignation avant l'arrivée de l'été". Que ne partage-t-il pas sa boule de cristal avec les syndicats organisateurs !

    Refaire le 1er mai le 13 juin...

    Ce n'est pas un gag, malgré cette impression de lassitude, la CGT et la CFDT espèrent une mobilisation équivalente à celle du 1er mai, jour de la Fête du travail, lorsque 450.000 personnes avaient manifesté selon le ministère de l'Intérieur et 1,2 million selon la CGT.
  • "J'espère qu'on pourra faire au moins aussi bien que le 1er mai", a déclaré vendredi sur France 2 Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT.
  • Même objectif fixé dans le Parisien par le numéro un de la CFDT, François Chérèque, pour qui "les mesures gouvernementales ne sont pas à la hauteur de ce qui va se passer cet été". Parce que les syndicats sont à la hauteur de la crise?
    "Prétexter d'un éventuel essoufflement du mouvement pour ne pas faire plus serait mettre de l'huile sur le feu d'un chaudron social qui risque d'exploser", ajoute le secrétaire général.
  • Bien que partie prenante de la mobilisation de samedi, Jean-Claude Mailly, n°1 de FO, a évoqué une certaine lassitude. Va-t-il passer la main ?...
    "Les manifestations à répétition, ce n'est pas notre tasse de thé car il y a un peu un phénomène d'usure des salariés", a-t-il déclaré en début de semaine.

    St Antoine de Padoue, priez pour eux !

    Le 13 juin représente la cinquième journée de mobilisation intersyndicale cette année, après celles du 29 janvier, du 19 mars, du 1er mai et du 26 mai.
  • Face à la hausse du chômage et à la multiplication des plans sociaux, les syndicats ont un désir d’avenir social difficile à l’automne.

  • François Chérèque voit venir"une radicalisation dans les entreprises" et "des débordements de la jeunesse tout aussi désespérée".
    "Le cycle des restructurations et des fermetures d'entreprises est loin d'être achevé", assure Bernard Thibault dans La Tribune. "Socialement, si aucune décision n'est prise, nous allons vers une plus grande souffrance et une plus grande exclusion".

    => Le dirigeant de la CGT précise que les organisations syndicales, en dépit de leurs divergences, notamment avec FO, vont "d'ores et déjà intégrer dans le calendrier de l'automne le 7 octobre, la mobilisation mondiale à l'occasion de la Journée du travail décent".
  • Au cours de l’été 2007, les commentateurs avaient annoncé à Nicolas Sarkozy qu'il devrait s'attendre à une rentrée sociale agitée en septembre. Au cœur de l'hiver, les mêmes anticipaient une réédition de Mai 68 quarante ans plus tard. Forcément, l'automne 2008 serait «chaud» avec son cortège de manifestations et de protestations contre la crise économique.
  • Dès février 2008, huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, et l'échec retentissant de Désirdavenir Royal à la présidentielle, l'amère Royal n’avait-elle pas déjà dénoncé le bilan "calamiteux" du président de la République, qu'elle qualifiait de "monsieur taxe" ?
  • En septembre 2008, prenant ses désirs pour des réalités, Sa Cynique majesté Royal avait d’ailleurs déjà annoncé une rentrée sociale agitée.
    Dans cette tribune publiée dans Le Monde, l'amère Royal avait une intuition :"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte".
  • Août 2008 ? Ca les reprend !
    Le Parti socialiste (PS) estima que la rentrée serait marquée par "le malaise de la France qui travaille" et, par la voix de Stéphane Le Foll, dénonça l'inaction du gouvernement qui reste "sans voie, sans solution, et sans aucune proposition".
    "Cette rentrée est marquée par le malaise de la France qui travaille", comme en atteste "une baisse significative de la consommation des ménages", soulignait-il.
    Et que dit-il aujourd'hui ? PaSiDupes envisage de consacrer un prochain article aux chiffres de la consommation en 2009.

  • Le 13, les têtus commenceront donc par brûler des cierges à St Antoine, dont l’un des attributs est la mule. Demain samedi, il sera surtout chargé de retrouver les objets espoirs perdus et les pertes de crédibilité…

    dimanche 22 mars 2009

    Le bide du "printemps des libertés" bidon du PS

    A peine 1500 inconditionnels pour 4000 places

    Le concert-meeting socialiste contre Nicolas Sarkozy et pour la défense des libertés aura été un fiasco, dimanche au Zénith de Paris.

    Piteuse

    Martine Aubry a assuré hardiment devant un auditoire clairsemé que libertés et crise économiqueétaient "intimement liés" !...
    Bille en tête, la première secrétaire du PS a accusé le chef de l'Etat de "répondre à l'angoisse sociale par la diminution des libertés".
    "Nous voyons bien que devant son échec économique et social, parce que sa main gauche n'a pas su donner, n'a pas su protéger, il serre du côté de sa main droite", a expliqué la maire de Lille, visiblement plus véhémente que convaincue. Et si peu convaincante !
    Le PS a publié au début du mois un pamphlet recensant les reculs, à ses yeux, des droits depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Dans son discours, Martine Aubry a donc dénoncé, entre autres, la "mise sous coupe" de la justice et les attaques contre la liberté de la presse. Attaque malencontreuse ! La presse n'a-t-elle pas plus à craindre du Syndicat du Livre qui dans la semaine venait tout juste de bloquer la parution des journaux ?...
    "On constate que l'Etat social recule mais que l'Etat pénal progresse", a assuré son mignon, Benoît Hamon, virevoltant chez lui, sur France 5.

    Pitoyable
    Le "printemps des libertés" devait marquer l'apogée de la campagne socialiste contre le président de la République, mais peu de franciliens ont finalement fait le déplacement huit mois après la "Fête de la fraternité", en septembre.
    "On nous dit qu'on n'est pas trop nombreux, on me dit 1.500 ou un peu plus. Je trouve que ce n'est pas si mal pour un parti qui a le courage de parler des libertés avant qu'il ne soit trop tard", a relativisé la maire de Lille devant les spectateurs, dont de nombreux membres de sa direction et leurs familles.

    La Ch’tite Aubry a des visions
  • "Des centaines de milliers de personnes sont derrière nous qui pensent que ce n'est pas parce que la France va mal qu'on doit nous faire le coup de la sécurité", a insisté Martine Aubry.
  • "Personne ne refait le coup de la sécurité", a répliqué le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre. Dans son discours, le PS "oublie" et "n'assume pas la réalité", a-t-il dit sur i-Télé. "Les socialistes (...) ont toujours décidé que la sécurité ça n'était pas important".
    L'UMP a diffusé dans l'après-midi une vidéo dressant son propre bilan des libertés depuis 2007.
    En tant que ministre de l'Intérieur, "c'est lui qui a le plus fait reculer la délinquance et tout le monde le sait, la sécurité est la première des libertés dans notre pays", explique Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale de l'UMP aux Libertés individuelles.

    Les critiques sont aussi venues de l'intérieur, au PS
  • Pour Manuel Valls, missionné par Sa Cynique Majesté Royal, le pamphlet socialiste illustre la difficulté du PS à "à trouver le ton juste" face au chef de l'Etat.

    "Déboussolés par nos défaites consécutives aux élections nationales, certains responsables de notre parti cherchent encore leur cap entre le gauchisme infantile et l'anti-sarkozysme obsessionnel", écrit le député-maire d'Evry sur son blog.
  • lundi 23 février 2009

    Clandestins : les dérives du gouvernement Zapatero et de Libération

    Le syndicat du Livre va encore sévir...

    Il ne faut pas que la Ch’tite Aubry prive Sa Cynique Majesté Royal de la presse gratuite: sauvons la presse de l'amère Royal ! Une mesure, pour le coup exceptionnellement non populiste, consisterait à abonner les adhérents à deux balles du 9.3. au quotidien Libération. Le journal de LaurentJoffrin fait des révélations « inouïes », puisque le service public à la solde de la droite les a escamotées. S'il savait, le réseau ESF ne s’en relèverait pas, alors que le documentaire « Entre les Murs » a été jugé assez bon pour le Festival de Cannes, mais trop quelconque pour les Oscar d’Hollywood. Sean Penn n’aura pas pistonné un bon film de gauche mais aura au moins permis à France Télévisions, co-producteur chanceux, de remplir son escarcelle à cette occasion, même s’il nous a fait son cinéma sur la perte de publicité.
    Voici l’article intégral [mais annoté] publié par Libération, le 23/02/2009 :

    La dérive anticlandestins du gouvernement Zapatero
    Espagne. Alors que le chômage explose, la police traque partout les sans-papiers.
    MADRID, de notre correspondant FRANÇOIS MUSSEAU

    James Aweya se souviendra douloureusement de son séjour à Madrid, où cet ingénieur en électronique était invité par un centre de recherche. La semaine dernière, ce Canadien de 47 ans d’origine ghanéenne se trouvait à l’aéroport de Barajas, sur le point de rentrer chez lui. Soudain, des policiers le jettent au sol, lui passent les menottes et le rudoient violemment.[« rudoyer » ‘tendrement’ aurait été un autre scoop…] Une heure plus tard, il est relâché, sans excuse ni explication. Les policiers se sont trompés de cible, ils cherchaient à interpeller un clandestin. Or, l’ingénieur noir avait ses papiers en règle. L’épisode, dont la presse s’est fait l’écho, illustre un scandale qui salit l’image «humaniste» du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero [sic ! Mais seulement pour ceux qui ont gardé toute leur fraîcheur juvénile et néanmoins socialiste]: la chasse aux clandestins pour remplir des quotas d’arrestations. Quitte à tomber dans le délit de faciès et à pratiquer l’amalgame entre étrangers illégaux et délinquants. [L’effet Obama n’a pas encore gagné l’Espagne, via les Antilles françaises]

    Consigne. Dans la capitale, la police nationale traque les clandestins un peu partout : dans l’aéroport, les gares, les bouches de métro, voire dans la rue ou sur des chantiers. Le scandale a éclaté lorsque les médias ont divulgué une directive policière affichée dans un commissariat de Vallecas, au sud-ouest de Madrid. Il y est recommandé aux agents d’«interpeller des sans-papiers, quels qu’ils soient, en dehors du district si besoin est». Car il s’agit avant tout de faire du chiffre. Dans ce commissariat, le quota est fixé à 35 détentions par semaine. [L’onde de choc du scandale ne s’est pas bien propagée au-delà des Pyrénées : l’effet Chernobyl, cette fois]

    Embarrassé, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, s’est emmêlé les pinceaux. Dans un premier temps, il a affirmé : «La police a des objectifs quantitatifs pour combattre les délits», [Ne dirait-on pas d’infâmes propos de l’odieuse droite ?] une façon d’admettre l’existence d’une politique de quotas. [Juste ciel, l’horrible mot tabou !] Puis, il s’est ravisé : «Aucun responsable policier n’a donné une telle consigne», laissant entendre qu’il s’agissait d’un dérapage local et isolé. [A l’insu de leur plein gré…] Ce n’est pas l’avis des syndicats policiers. Ainsi, Alfredo Perdiguero, de l’Union fédérale de police (UFP), soutient que «chaque semaine, le préfet de police donne l’ordre aux commissariats d’arrêter un certain nombre d’étrangers». La pratique remonterait à octobre 2008. [Et ce syndicat vigilant s’est tu jusqu’à ce jour ?] Selon une autre source policière [la police n’est plus la « grande muette » d’aucun côté des Pyrénées], les agents auraient pour consigne d’interpeller en priorité les sans-papiers marocains, car leur rapatriement serait moins coûteux que pour les Latino-Américains. [Petits joueurs !]

    A la lumière des accusations qui se multiplient dans la presse, relayées par l’opposition de droite [tous pareils, on ne le dit pas assez !], il semble que cette traque s’étende à l’échelle nationale. Et les trois syndicats policiers d’assurer que les hauts responsables [allez, pas jusqu’au niveau Zapatero tout de même…] sont au courant de cette pratique, «au minimum le directeur de la police, Francisco Vàzquez»[ouf !]. Dans les pages du quotidien El Mundo, de nombreux témoignages de policiers préférant l’anonymat [existent-ils seulement ?] dénoncent des pressions. «On exerce sur nous une forme de chantage. Si on n’est pas disposé à arrêter des sans-papiers dans les parcs, les bouches de métro ou les locutorios (des cabines de téléphone pour étrangers), on nous menace de nous placardiser ou nous renvoyer», accuse l’un deux [promis, ce n’est pas un intermittent du spectacle]. Dans son commissariat, le quota est fixé à 25 détentions par mois. Mais, comme les délits ne sont pas fréquents dans sa zone, les agents sont priés d’aller «chasser des clandestins où bon leur semble». [La crise ?]


    Chômage. Parfois, l’excès de zèle pousse des policiers à sévir dans les files d’attente de l’Inem (l’ANPE espagnole [à moins que ce ne soit le « Pôle Emploi »…]) ou à l’entrée des entreprises. «On nous oblige à arrêter non pas des délinquants étrangers, se plaint un policier, mais des employés d’origine étrangère qui vont pointer, la gamelle à la main. On doit les interpeller pour le simple fait de ne pas avoir de papiers.» [Faudra-t-il leur envoyer Sa Cynique Majesté Royal en renfort ?]

    Venant du gouvernement socialiste de Zapatero, cela fait un peu désordre. [Ils sont d’une candeur à Libé !...] Depuis son arrivée au pouvoir en 2004, il n’a eu de cesse de vanter l’apport positif des immigrés dans l’économie espagnole - ils représentent aujourd’hui 8,8 % de la population. [C’est le fossé entre le discours de campagne et l’action politique aux affaires, non ?] En 2005, alors que la croissance tutoyait les 4 %, les socialistes avaient légalisé 580 000 sans-papiers en trois mois, ce qui avait alors valu à Zapatero les reproches rageurs de Nicolas Sarkozy. Avec la crise, les choses ont radicalement changé.[En France, « y ka » augmenter les salaires ; pas en Espagne ? ]. Frappée par un chômage de 14 % [C’est à ne pas y croire, en terre socialiste], l’Espagne a choisi la fermeté [Sarkozy n’est donc pas une exclusivité ?]: renforcement des contrôles aux frontières, séjours plus longs dans les centres de rétention, et rapatriements massifs (plus de 100 000 depuis 2007). Quant au ministre de l’Intérieur, Pérez Rubalcaba, il se présente comme un modèle d’efficacité contre l’immigration illégale. Le quotidien El País, pourtant proche des socialistes, a dénoncé cette augmentation des arrestations de clandestins [Le socialiste Libé ne peut donc faire moins que le camarade ibérique ] : «Le fait de ne pas avoir ses papiers en règle, c’est une faute administrative, pas un délit. Cela revient à associer l’immigré au délinquant. [Juste un raccourci idéologique…] Le gouvernement doit mettre un terme à cette dérive sécuritaire.»

    Et qui va mettre les « ola » ?
    Si ce n’est le gouvernement, ce sera le syndicat du Livre

    Le quotidien français va trinquer. Cette liberté de ton, cette insolence à l’adresse d’un gouvernement frère, cette impertinente mise en cause sera punie. Remarquez Libération a déjà payé.
  • La direction de Libération a demandé jeudi 19 février à Florence Cousin, une secrétaire de rédaction en grève de la faim depuis le 10 février pour protester contre son licenciement, de 'quitter les locaux' du journal.
    Un accord transactionnel conclu le 14 février entre d'une part la direction de Libération et d'autre part le syndicat de branche
    Info'Com CGT et la direction nationale du syndicat, la Filpac CGT (lire PaSiDupes au libellé correspondant), prévoyait que Florence Cousin soit licenciée moyennant une indemnité de licenciement importante, une formation et une aide à un reclassement effectif.
    Cependant, cet accord avait été rejeté par le syndicat
    SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite; lire PaSiDupes, libellé ci-dessous) CGT, qui demandait la réintégration de la salariée, à l'issue de sa formation. Il est également rejeté par Florence Cousin, qui poursuit sa grève de la faim.
    Dur dur d’être démocrate.
  • Sur son site internet, la direction de Libération réagit à la non parution du quotidien samedi, jour de fort tirage, pour mieux couler l'entreprise: " Avec stupeur, la direction de «Libération» constate qu’ une petite minorité syndicale extérieure à l’entreprise [on n'est pas à la Sorbonne, pourtant!] a bloqué par la force [probablement démocratique] la parution du journal pour imposer la réintégration d’une salariée, alors même qu’un accord avait été signé par la direction à l’issue de négociations avec la fédération CGT du Livre. » [Notez que l'UNEF donne son accord à la loi LRU dans l'été, mais renie sa parole dans les trois mois ! C'est le sens syndical de l'honneur... ]. Le journal est disponible gratuitement en pdf sur son site."

    Des minorités syndicales mettent à mal les économies, de la Guadeloupe à Libération, et les révolutionnaires s’étonneront que les peuples se donnent des institutions fortes de nature à faire face aux extrémismes…
  • vendredi 31 octobre 2008

    Le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT)

    Exemple de dictature syndicale
    Syndicat unique = dictature syndicale
    C'est, depuis 1934 .en démocratie française, le syndicat unique des ouvriers de la presse quotidienne nationale française, dans les imprimeries et aussi la distribution de la presse. Il est adhérent de la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication et il est … CGT !
    Comme chez les dockers, cette organisation assure une double fonction :
    1- celle de défense des intérêts des salariés de la presse quotidienne nationale
    2- et celle de bureau de placement des ouvriers du livre dans les imprimeries de presse parisienne.
    La convention collective stipule : « l’embauchage s’effectue par le chef de l’entreprise, ou son représentant, en accord avec les délégués ou selon les usages qui seront précisés par chacune des annexes techniques (...) ».

    La CGT, pour l’équité ?
    La CGT dispose ainsi d'un monopole d'embauches dans le secteur, source de sa puissance. Le système permet aux employés de bénéficier d'un très haut niveau de salaire. Ainsi, selon un rapport sénatorial, le poids des salaires dans les coûts de l'impression de presse (quotidiens) est de 80 % contre 35 % dans l'imprimerie de labeur (autres publications)
    .

    Le syndicat CGT du livre : une verrue bolchévique
    Le syndicat du livre est accusé d'être l'une des causes du déclin de la presse écrite quotidienne en France. Est notamment mise en cause la politique de prix élevés imposée par le syndicat aux imprimeries, destinée à éviter la concurrence entre imprimeries.
    Ainsi la CGT défend-elle les emplois… mais la presse se meurt et les patrons sont les seuls responsables…

    Liberté d’expression, vue par la CGT
  • Le dessinateur Plantu a dénoncé la censure effectuée par le syndicat du livre. Avec preuve à l’appui : une caricature dessinée pour le magazine La Vie du Rail (au moment des 25 ans du TGV), n'a pas été publié par la direction par crainte de la réaction syndicale de la CGT qui aurait pu entraîner le blocage de l'impression du magazine.
  • En 1991, la direction des NMPP découvre une cache, un dépôt clandestin, de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes avaient été détournées en 1980, puis cachées par des ouvriers membres du syndicat du livre CGT, lors de la faillite de Manufrance qui les fabriquait en prévision du « grand soir ». La direction des NMPP ne portera pas plainte. Or, selon Emmanuel Schwarzenberg (PRG), le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialiste complice de l'époque, soucieux de ménager la CGT.
  • De nombreux cas d'intimidation ont été rapportés vis-à-vis de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP. Par exemple,
  • en 2002, lors de la sortie du quotidien gratuit Metro, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés ;
  • en 2007, le journal La Croix essaie de se libérer (Lire PaSiDupes)
  • en 1992, pareillement, la société Les Meilleures Éditions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du livre a empêché d'autres imprimeries contrôlées par le syndicat du livre d'accepter les contrats dans la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur a fait appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre (imprimerie de labeur), celui-ci a été séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du livre a empêché la publication des journaux pendant plusieurs mois par représailles.
    Sans commentaires...
  • Quand le syndicat du livre casse la presse française

    C’est Agoravox qui le disait déjà en mars 2007…
    L’attitude du syndicat du livre depuis trente ans ne peut que provoquer l’étonnement, voire l’indignation.
    Rares sont les organisations syndicales qui scient la branche sur laquelle elle sont assises avec autant d’opiniâtreté et de constance. Osons écrire que le syndicat du livre porte une lourde part de responsabilité dans la difficulté de la presse française à se moderniser depuis quelques décennies. On pourrait citer des exemples édifiants sur ce plan affectant tout autant la presse nationale et régionale.
    Le dernier coup d’éclat du syndicat du livre concerne le quotidien La Croix. Depuis le 15 mars dernier [2007], La Croix n’est plus présent en kiosque ni adressé à ses abonnés pour la simple et bonne raison qu’il n’est plus imprimé !
    Sans entrer dans le détail du conflit, la direction de La Croix, pour des raisons économiques, ne passera plus par un imprimeur et un routeur unique, mais par deux imprimeurs et deux routeurs. Soyons clairs, La Croix ne se délocalise ni en Chine ni au Maroc ! Mais opère un choix logique si l’on prend la peine d’aller au fond du dossier. Le quotidien veut rapprocher une partie de l’impression et du routage de ses lecteurs du sud de la France. Au lieu d’imprimer et de router à partir d’un seul site parisien, La Croix souhaite le faire à partir de deux sites - situés tous deux en France, j’insiste.
    Inacceptable pour le Syndicat du livre qui bloque l’impression du quotidien depuis six jours. Inacceptable pour le syndicat du livre... mais catastrophique pour La Croix qui pourtant opérait un redressement de ses ventes depuis janvier. Le Syndicat du livre qui ne veut pas s’arrêter en si bon chemin, menace désormais d’étendre le conflit à d’autres titres. La presse française, littéralement sous perfusion et mal en point, avait évidemment besoin de ce conflit anachronique et stupide. (Eric-nicolier, jounaliste indépendant: «Sans entrer dans le détail du conflit », tout en prenant «la peine d’aller au fond du dossier »… )


    Qu’y a-t-il à ajouter à çà ?
    Un commentaire sur le site mettait les points sur les ‘i’, pour ceux à qui cela aurait pu échapper :
    jak : "le syndicat du livre est une mafia bolchévique, qui racket, prends en otage, la presse Française ..."
    Cà va mieux, comme çà ?

    Le journal La Croix doit se protéger de la dictature des syndicats : qui lui reprocherait ?

    samedi 29 juillet 2006

    Le Canard Enchaîné est-il fiable ?

    Le Canard Enchaîné, critique littéraire objectif

    Le journal satirique écrit des bobards
    Dans sa feuille du 26 juillet 2006, un encadré à la Une du Canard Enchaîné titre ‘Des Gros Chiffres et des Lettres’ ce qui pourrait donner à croire que le Canard peut être culturel. Ce qui retient l’attention du journaliste anonyme est sans doute un ouvrage littéraire dont les qualités -précisément littéraires- qualifient vraisemblablement son auteur à la candidature au prochain siège vacant à l’Académie Française. Comme chacun sait, en effet, cette feuille de chou se distingue volontiers dans la louange et la promotion : c’est ce qui en fait la renommée…C’est son fond de commerce.
    La satire ou la bave, le lecteur n’a pas le choix, mais c’est son choix !

    Le Canard Enchaîné s’occupe du marketing du bouquin de Nicolas Sarkozy : Témoignage. Un succès colossal, ce n’est pas Le Canard qui l’écrit, mais son éditeur, Bernard Fixot, que le Canard n’a pas interrogé lui-même, déontologie oblige. Il a envoyé son aimable confrère, Le Figaro. Pour réduire ses frais ? Le Canard Enchaîné a-t-il seulement lu l’ouvrage ? Le fond n’est pas son propos. La forme non plus. Que reste-t-il ?
    Que des bobards.

    Le canard est indisposé par le fait que le bouquin a du succès


    5° ré-impression en cinq jours, se plaint-il. A partir de là, le journaliste anonyme se lâche et écrit n’importe quoi, n’importe comment. La réalité de l’« énooorme tirage » devient, par la grâce du fielleux journaliste anonyme, rumeur d’inexactitude des chiffres des tirages. France-Info s’y est collé, soit dit en passant. Ils ont aussi leurs militants impartiauxPour obtenir la vérité, on a en effet préféré à l’éditeur un syndicaliste anonyme (appelé ‘les échos' !) membre du Syndicat du livre (lui, tristement connu, en revanche, car il fait la pluie et le mauvais temps dans l’édition libre et démocratique…). C’est une garantie d’objectivité ! 200.000 livres selon l’un, 250.000, selon l’autre : devinez qui est qui…

    L’anonyme journaliste lance donc la rumeur
    que ces beaux chiffres seraient le résultat non pas d’un forcing sur les libraires, mais carrément de l’imposition du bouquin partout et ‘y compris là où personne n’en voulait’ (sic). Pour preuve irréfutable, le témoignage ‘des responsables du Syndicat des libraires, lesquels, selon le syndicat impartial , ‘disent tous avoir reçu le bouquin sans l’avoir commandé’ (caractères gras de PaSiDupes qui admire le ‘tous’). Le pauvre journaliste tombe ensuite dans son travers habituel et oppose les grandes centrales d’achats aux petits libraires indépendants (donc anonymes, eux aussi…). De l’inégalité de traitement entre les grands et les petits, les faibles et pourquoi pas les précaires! Ces derniers auraient reçu une livraison sans prévenir le 17 juillet! De nuit ? Les livreurs étaient-ils cagoulés ? Vêtus de bleu marine ? A-t-on même trouvé quelqu’un qui connaît la belle-sœur de celui qui a TOUT vu ? Accepte-t-elle de témoigner, à visage couvert, de peur des représailles ? …

    PaSiDupes a recueilli le témoignage d’un petit libraire indépendant

    C'est un anonyme
    d’une région de France jugée reculée, mais d’une petite ville marquée par son militantisme écolo et de gauche extrême : ses animations culturelles en sont la preuve. Ici, pas de diversité… L’aimable libraire a répondu sans ambages que ce n’était pas son cas, que c’était impossible, et qu’il ne fallait pas confondre les pratiques de Hachette avec celles du groupe auquel XO Editions appartient. Est-ce assez clair ? Bien sûr, d’autres témoignages donneraient à notre sondage la valeur scientifique que les sondages des grands 'instituts' nationaux n’ont pas…

    Le Canard Enchaîné vend pour de l’information ce qui n’en est pas

    Son fond de commerce est l’élucubration de pigistes débutants au petit matin après une longue nuit solitaire lourdement arrosée, la divagation routinière de vieux professionnels aigris de garde au journal pendant la canicule estivale, la broderie non point artisanale mais industrielle d’apprentis probablement délocalisés sur un coin de zinc crasseux d’un café du VII° arrondissement du Paris populaire de la famille Hollande. Le cerveau embrumé s’échauffe et le journaliste militant jure que Fixot penserait vraisemblable que 2 à 3% de libraires ‘n’aient pas été prévenus’, parmi lesquels « des gauchistes qui se plaignent ». La belle preuve!
    Tout à fait crédible, et en toutes situations. 2 à 3% dans toutes les corporations. Il suffit de compter les professionnels de la manif anti-tout et le reste, contre tous les exploiteurs et les autres… Et ce pauvre journaliste peut copier-coller les mêmes constantes dans le prochain article pour lequel il sera commis d’office. Ne coupent dans ces bobards que ceux qui veulent y croire. 2 à 3% ? Ne soyons pas méchants, dans le contexte difficile de la presse française.
    Ces 2 à 3% là veulent-ils que les Français luttent pour la liberté de cette presse-là ? La liberté d’expression ne mérite-t-elle pas d’autres exemples que çà ?

    Une dernière interrogation.
    Un ministre doit-il subir ces ragots, du seul fait qu’il est ministre ?

    Faut-il que les éditeurs soient exposés à la calomnie sans droit réel de réponse ?
    N’ont-ils pas droit au … respect ? Le respect, seulement pour les jeunes et seulement dans les quartiers ? La loi qui protège la liberté d’expression protège-t-elle également la réputation des ministres et des éditeurs ? Ont-ils le droit de poursuivre en justice sans que 2 à 3% de gauchistes hurlant derrière des banderoles fassent plus de volume qu’une majorité de Français, au nom de la liberté de la presse ?

    La presse de qualité est-elle contrainte de couvrir la presse caniveau ?
    Les médias ont-ils des devoirs ? Démocratie solidaire, que de bassesses en ton nom.
    A propos, quelles sont donc les ressources de la Société Anonyme du Canard Enchaîné? Et leur provenance?
    Quel est son tirage moyen ? Selon la police ou selon les syndiqués du Medef au Canard Enchaîné ? Combien d’invendus ? Avec ou sans les abonnements d’entreprises, d’associations et autres syndicats ?