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samedi 18 janvier 2020

Contestation sociale : le ministre de la Culture renonce à sa cérémonie des voeux 

Franck Riester annule ses voeux, sous la menace d'une action de la CGT

"Les conditions ne sont pas réunies pour que la séance traditionnelle de présentation des voeux se déroule sereinement", ont estimé les services du ministre.
Agir, c'est battre en retraite?


Le ministère de la Culture a annoncé vendredi l'annulation de la cérémonie des voeux de Franck Riester, qui devait se dérouler lundi à Paris, en raison d'une action que la CGT voulait organiser pendant cet événement pour protester contre la réforme des retraites.

"Nous avons le regret de vous informer que la présentation des voeux aux professionnels de la Culture qui devait se tenir le lundi 20 janvier 2020 à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France est annulée. En effet, les conditions ne sont pas réunies pour que celle-ci se déroule sereinement", ont indiqué les services du ministère, dans un message envoyé aux invités à cette cérémonie.

"Faire entendre nos voix"

Un porte-parole du ministère a confirmé cette annulation, en précisant que "le ministre aura prochainement l'occasion de s'exprimer".

Cette décision a été prise après que la CGT a annoncé son intention de profiter de la tenue de ces voeux pour rappeler son opposition à la réforme des retraites.

La CGT Spectacle, la CGT Culture, le SNJ-CGT, la Filpac-CGT et l'intersyndicale Culture avaient donné rendez-vous à leurs adhérents lundi à la BnF "pour faire entendre nos voix et exiger le retrait du projet de réforme des retraites !", selon un tract diffusé vendredi par ces organisations.


mardi 16 juin 2009

Le Syndicat CGT du Livre : ses méthodes démocratiques…

La liberté de la presse confisquée

La liberté d'expression bafouée

PaSiDupes vous propose l’article que Rue 89 lui consacrait le 01/11/2008

Exemplaires du quotidien gratuit Metro
répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002

Violences, trafics, menaces : les coulisses de la CGT du Livre

Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP, cf. libellé PaSiDupes ), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.

Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT, cf. libellé PaSiDupes) qui proteste contre un plan de modernisation
plutôt avantageux, entendaient entrer à l'intérieur du bâtiment.

L'un d'eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.

« Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion'”

Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé “la bête noire des patrons de presse”. Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.

Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier
a évoqué jeudi sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l'avait fait en juin lors d'une précédente grève.

Mais beaucoup d'autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d'euros. “Off the record” cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu'ils jugent “mafieuses”, voire “terroristes”.

Il y a un an, alors que j'enquêtais sur une
censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j'avais joint un chargé de communication du Livre.

Avec une violence inouïe, cet homme m'avait accusé de “vouloir réécrire les
Protocoles des Sages de Sion”, m'avait traité d'“antisémite”… alors que le sujet n'avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n'était pas en cause dans la censure…

Un ancien patron : “très aimables, très policés, jamais violents”

Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l'imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu'en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu'ils ont toujours été “très aimables, très policés, jamais violents” avec lui :

« Ce que je retiens surtout, c'est l'impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier. »

Selon Guérin, qui est aujourd'hui l'un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. “D'ailleurs, on ne peut plus parler ‘du’ Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D'autres continuent comme avant, et c'est le cas du SGLCE.”

Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d'ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT (cf.libellé PaSiDupes).

5000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP

Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l'envoyer aux camarades cubains, ou se battre à coups de battes de base-ball. “J'en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes”, relate Jean-Pierre Guérin.

Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l'époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle : “On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d'armes.”

Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n'avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.

Alors pourquoi ? “Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l'entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d'un intérêt stratégique, voire révolutionnaire”, croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son livre “Spécial Dernière” (Calmann-Lévy, 2007).

Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir.

Du papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel

Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour “récupérer un pécule”. “D'ailleurs, il y avait aussi des vélos”, rappelle-t-il.

A la fin des années 80, c'est un trafic de bobines de papier qui est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.

Selon Schwartzenberg, “les imprimeries de tous les quotidiens nationaux” étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre. Robert Hersant, le “papivore”, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'affronter une grève.

Pour cette raison, jamais les éditeurs n'ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l'ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.

Préjudice estimé : 3 millions d'euros par an. Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s'est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont “un adhérent” ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.

2002 : des courses poursuites sur l'autoroute

La récupération des plaques d'imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L'Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu'à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent. Le trafic de la “gâche” (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an. Là aussi, parfois avec l'accord des patrons, le Livre serait impliqué.

Voilà pour la routine. En cas de conflit, c'est moins paisible. Au moment de l'arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l'époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de “ne pas résister” :

« C'était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l'autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m'a marqué, c'est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.

Je me souviens de l'un d'eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l'Intérieur. Il leur disait que s'ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l'après-midi. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu l'ordre d'annuler l'intervention dans un talkie-walkie de CRS. »

Pour le secrétaire général du Livre, “qui veut tuer son chien l'accuse de la rage”

Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.

Les hommes encagoulés devant les NMPP ?

« Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés. »

Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?

« On a peut-être mis un coup d'épaule, on a des gars un peu costauds. »

La guerre des gratuits ?

« Il n'y a eu aucune plainte de déposée. »

Les trafics ?

« Il y a des indélicats dans toutes les professions. »

Selon le syndicaliste, cette “psychose” autour du Livre n'a qu'une origine : “Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Ce qu'on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder.” D'après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).

Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires”, poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. “Nous traiter de terroristes, c'est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes.”

lundi 23 février 2009

Clandestins : les dérives du gouvernement Zapatero et de Libération

Le syndicat du Livre va encore sévir...

Il ne faut pas que la Ch’tite Aubry prive Sa Cynique Majesté Royal de la presse gratuite: sauvons la presse de l'amère Royal ! Une mesure, pour le coup exceptionnellement non populiste, consisterait à abonner les adhérents à deux balles du 9.3. au quotidien Libération. Le journal de LaurentJoffrin fait des révélations « inouïes », puisque le service public à la solde de la droite les a escamotées. S'il savait, le réseau ESF ne s’en relèverait pas, alors que le documentaire « Entre les Murs » a été jugé assez bon pour le Festival de Cannes, mais trop quelconque pour les Oscar d’Hollywood. Sean Penn n’aura pas pistonné un bon film de gauche mais aura au moins permis à France Télévisions, co-producteur chanceux, de remplir son escarcelle à cette occasion, même s’il nous a fait son cinéma sur la perte de publicité.
Voici l’article intégral [mais annoté] publié par Libération, le 23/02/2009 :

La dérive anticlandestins du gouvernement Zapatero
Espagne. Alors que le chômage explose, la police traque partout les sans-papiers.
MADRID, de notre correspondant FRANÇOIS MUSSEAU

James Aweya se souviendra douloureusement de son séjour à Madrid, où cet ingénieur en électronique était invité par un centre de recherche. La semaine dernière, ce Canadien de 47 ans d’origine ghanéenne se trouvait à l’aéroport de Barajas, sur le point de rentrer chez lui. Soudain, des policiers le jettent au sol, lui passent les menottes et le rudoient violemment.[« rudoyer » ‘tendrement’ aurait été un autre scoop…] Une heure plus tard, il est relâché, sans excuse ni explication. Les policiers se sont trompés de cible, ils cherchaient à interpeller un clandestin. Or, l’ingénieur noir avait ses papiers en règle. L’épisode, dont la presse s’est fait l’écho, illustre un scandale qui salit l’image «humaniste» du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero [sic ! Mais seulement pour ceux qui ont gardé toute leur fraîcheur juvénile et néanmoins socialiste]: la chasse aux clandestins pour remplir des quotas d’arrestations. Quitte à tomber dans le délit de faciès et à pratiquer l’amalgame entre étrangers illégaux et délinquants. [L’effet Obama n’a pas encore gagné l’Espagne, via les Antilles françaises]

Consigne. Dans la capitale, la police nationale traque les clandestins un peu partout : dans l’aéroport, les gares, les bouches de métro, voire dans la rue ou sur des chantiers. Le scandale a éclaté lorsque les médias ont divulgué une directive policière affichée dans un commissariat de Vallecas, au sud-ouest de Madrid. Il y est recommandé aux agents d’«interpeller des sans-papiers, quels qu’ils soient, en dehors du district si besoin est». Car il s’agit avant tout de faire du chiffre. Dans ce commissariat, le quota est fixé à 35 détentions par semaine. [L’onde de choc du scandale ne s’est pas bien propagée au-delà des Pyrénées : l’effet Chernobyl, cette fois]

Embarrassé, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, s’est emmêlé les pinceaux. Dans un premier temps, il a affirmé : «La police a des objectifs quantitatifs pour combattre les délits», [Ne dirait-on pas d’infâmes propos de l’odieuse droite ?] une façon d’admettre l’existence d’une politique de quotas. [Juste ciel, l’horrible mot tabou !] Puis, il s’est ravisé : «Aucun responsable policier n’a donné une telle consigne», laissant entendre qu’il s’agissait d’un dérapage local et isolé. [A l’insu de leur plein gré…] Ce n’est pas l’avis des syndicats policiers. Ainsi, Alfredo Perdiguero, de l’Union fédérale de police (UFP), soutient que «chaque semaine, le préfet de police donne l’ordre aux commissariats d’arrêter un certain nombre d’étrangers». La pratique remonterait à octobre 2008. [Et ce syndicat vigilant s’est tu jusqu’à ce jour ?] Selon une autre source policière [la police n’est plus la « grande muette » d’aucun côté des Pyrénées], les agents auraient pour consigne d’interpeller en priorité les sans-papiers marocains, car leur rapatriement serait moins coûteux que pour les Latino-Américains. [Petits joueurs !]

A la lumière des accusations qui se multiplient dans la presse, relayées par l’opposition de droite [tous pareils, on ne le dit pas assez !], il semble que cette traque s’étende à l’échelle nationale. Et les trois syndicats policiers d’assurer que les hauts responsables [allez, pas jusqu’au niveau Zapatero tout de même…] sont au courant de cette pratique, «au minimum le directeur de la police, Francisco Vàzquez»[ouf !]. Dans les pages du quotidien El Mundo, de nombreux témoignages de policiers préférant l’anonymat [existent-ils seulement ?] dénoncent des pressions. «On exerce sur nous une forme de chantage. Si on n’est pas disposé à arrêter des sans-papiers dans les parcs, les bouches de métro ou les locutorios (des cabines de téléphone pour étrangers), on nous menace de nous placardiser ou nous renvoyer», accuse l’un deux [promis, ce n’est pas un intermittent du spectacle]. Dans son commissariat, le quota est fixé à 25 détentions par mois. Mais, comme les délits ne sont pas fréquents dans sa zone, les agents sont priés d’aller «chasser des clandestins où bon leur semble». [La crise ?]


Chômage. Parfois, l’excès de zèle pousse des policiers à sévir dans les files d’attente de l’Inem (l’ANPE espagnole [à moins que ce ne soit le « Pôle Emploi »…]) ou à l’entrée des entreprises. «On nous oblige à arrêter non pas des délinquants étrangers, se plaint un policier, mais des employés d’origine étrangère qui vont pointer, la gamelle à la main. On doit les interpeller pour le simple fait de ne pas avoir de papiers.» [Faudra-t-il leur envoyer Sa Cynique Majesté Royal en renfort ?]

Venant du gouvernement socialiste de Zapatero, cela fait un peu désordre. [Ils sont d’une candeur à Libé !...] Depuis son arrivée au pouvoir en 2004, il n’a eu de cesse de vanter l’apport positif des immigrés dans l’économie espagnole - ils représentent aujourd’hui 8,8 % de la population. [C’est le fossé entre le discours de campagne et l’action politique aux affaires, non ?] En 2005, alors que la croissance tutoyait les 4 %, les socialistes avaient légalisé 580 000 sans-papiers en trois mois, ce qui avait alors valu à Zapatero les reproches rageurs de Nicolas Sarkozy. Avec la crise, les choses ont radicalement changé.[En France, « y ka » augmenter les salaires ; pas en Espagne ? ]. Frappée par un chômage de 14 % [C’est à ne pas y croire, en terre socialiste], l’Espagne a choisi la fermeté [Sarkozy n’est donc pas une exclusivité ?]: renforcement des contrôles aux frontières, séjours plus longs dans les centres de rétention, et rapatriements massifs (plus de 100 000 depuis 2007). Quant au ministre de l’Intérieur, Pérez Rubalcaba, il se présente comme un modèle d’efficacité contre l’immigration illégale. Le quotidien El País, pourtant proche des socialistes, a dénoncé cette augmentation des arrestations de clandestins [Le socialiste Libé ne peut donc faire moins que le camarade ibérique ] : «Le fait de ne pas avoir ses papiers en règle, c’est une faute administrative, pas un délit. Cela revient à associer l’immigré au délinquant. [Juste un raccourci idéologique…] Le gouvernement doit mettre un terme à cette dérive sécuritaire.»

Et qui va mettre les « ola » ?
Si ce n’est le gouvernement, ce sera le syndicat du Livre

Le quotidien français va trinquer. Cette liberté de ton, cette insolence à l’adresse d’un gouvernement frère, cette impertinente mise en cause sera punie. Remarquez Libération a déjà payé.
  • La direction de Libération a demandé jeudi 19 février à Florence Cousin, une secrétaire de rédaction en grève de la faim depuis le 10 février pour protester contre son licenciement, de 'quitter les locaux' du journal.
    Un accord transactionnel conclu le 14 février entre d'une part la direction de Libération et d'autre part le syndicat de branche
    Info'Com CGT et la direction nationale du syndicat, la Filpac CGT (lire PaSiDupes au libellé correspondant), prévoyait que Florence Cousin soit licenciée moyennant une indemnité de licenciement importante, une formation et une aide à un reclassement effectif.
    Cependant, cet accord avait été rejeté par le syndicat
    SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite; lire PaSiDupes, libellé ci-dessous) CGT, qui demandait la réintégration de la salariée, à l'issue de sa formation. Il est également rejeté par Florence Cousin, qui poursuit sa grève de la faim.
    Dur dur d’être démocrate.
  • Sur son site internet, la direction de Libération réagit à la non parution du quotidien samedi, jour de fort tirage, pour mieux couler l'entreprise: " Avec stupeur, la direction de «Libération» constate qu’ une petite minorité syndicale extérieure à l’entreprise [on n'est pas à la Sorbonne, pourtant!] a bloqué par la force [probablement démocratique] la parution du journal pour imposer la réintégration d’une salariée, alors même qu’un accord avait été signé par la direction à l’issue de négociations avec la fédération CGT du Livre. » [Notez que l'UNEF donne son accord à la loi LRU dans l'été, mais renie sa parole dans les trois mois ! C'est le sens syndical de l'honneur... ]. Le journal est disponible gratuitement en pdf sur son site."

    Des minorités syndicales mettent à mal les économies, de la Guadeloupe à Libération, et les révolutionnaires s’étonneront que les peuples se donnent des institutions fortes de nature à faire face aux extrémismes…
  • vendredi 31 octobre 2008

    La grève aux NMPP menace tous les quotidiens

    Parution bloquée du Monde, en hors d’œuvre

    La CGT impose sa loi aux NMPP
    Les « ouvriers du Livre CGT » de la SGLCE-CGT (Syndicat général du livre et de la communication écrite, Lire PaSiDupes), fraction de la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication (Filpac-CGT), a empêché, mercredi 29 octobre la parution du Monde, daté jeudi 30 octobre. La FILPAC-CGT est une fédération professionnelle de la Confédération Générale du Travail (CGT) qui rassemble les syndicats de l'impression de l'édition, de la presse du papier et de la communication. Elle cornaque notamment les ouvriers de la presse parisienne au sein du monopolistique Syndicat du Livre (dits « Ouvriers du Livre CGT», en fait SGLCE-CGT).

    Dictature d’un syndicat sur une société monopolistique !
  • Le conflit a empêché la libre distribution de la quasi-totalité des quotidiens nationaux de jeudi matin. Seul Les Echos a pu être mis en vente en province, parce qu’il y est fabriqué dans les imprimeries de la presse quotidienne régionale.
  • A Paris, la parution des magazines a aussi été perturbée jeudi matin en raison du blocage des dépôts de distribution des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP). Tout comme Le Monde, le Figaro, La Croix et La Tribune pouvaient toutefois être consultés sur leur site Internet.
    Les Messageries Lyonnaises de Presse (MLP) depuis 1945 a su s’ouvrir un créneau, résister à l’hégémonie des NMPP et devenir aujourd'hui une messagerie à part entière, s'imposant sur le marché des périodiques (hebdomadaires, annuels, ..

    Cette grève d'une partie des ouvriers du Livre CGT a pour but de protester contre un plan de restructuration de la direction
    Baptisé Défi 2010, il prévoit la fermeture ou la relocalisation de centres de traitement de la presse, ainsi qu'un plan de départ de 350 personnes sur les 3 500 salariés -grassement payés- que compte le groupe.
    Mercredi, 300 ouvriers du Livre se sont rassemblés devant le siège parisien des NMPP où un manifestant a brisé une vitre. Il faut dire que les exemples de violence sont légions et le quotidien gratuit Métro en a conservé les séquelles. Le syndicaliste a été interpellé et …vite libéré. Les ouvriers du Livre se sont pourtant mis en grève.

    Violences syndicales
    Malgré de longues négociations, la situation s'est durcie la semaine dernière, avec le blocage pendant sept heures du siège de Lagardère Active, l'opérateur des NMPP. Histoire de politiser l’affaire, car l’opérateur n’est pas le décideur ! A la suite de cette action, une réunion des responsables de Lagardère, des NMPP, et du SGLCE-CGT s'est tenue vendredi 24 octobre avec un texte de "sortie de conflit" ouvert à la signature. Mais dimanche, des ouvriers du Livre ont partiellement bloqué la diffusion du Journal du dimanche (JDD), un des titres de Lagardère. Histoire de détourner l’opinion des fauteurs de troubles, en tentant de désigner un responsable tout désigné…

    Condamnation des violences de la CGT
    Dans un communiqué publié mercredi, la direction des NMPP (le Conseil de gérance constitué des 5 coopératives d'éditeurs) a condamné le blocage des imprimeries et dénoncé "ces actes irresponsables, faits d'une minorité". Elle rappelle que la réorganisation des NMPP "s'effectue de manière exemplaire sans aucun licenciement sec et des départs en préretraite sur la base du volontariat". Selon la direction, ces perturbations ont coûté "plusieurs millions d'euros" au secteur. Le syndicat est-il poursuivi ?

    L’éthique syndicale
    Par ailleurs, la Filpac-CGT, qui domine le Syndicat du livre (SGLCE-CGT), a pourtant publié un communiqué pour se démarquer de l'appel à la grève et se refaire une virginité. Grâce aux miracles de la chirurgie esthétique de reconstruction, les agresseurs exigent maintenant l'application de la solution négociée ! "Nous sommes contre une non-parution des journaux", a assuré, la bouche en cœur, Jean Gersin, secrétaire à la Filpac-CGT, en fustigeant "ceux qui se prétendent être dirigeants syndicaux et qui ont en fait un double langage". Sans commentaires.

    En revanche, le Syndicat de la presse quotidienne nationale condamne "ces actions irresponsables et sans avenir" et souligne qu'empêcher la réorganisation des NMPP "sous couvert de vieux réflexes corporatistes, c'est donc avant tout nuire à la presse, à son présent et à son avenir (...) ; lui nuire aussi en prenant le risque d'amener certains éditeurs à envisager de quitter un système mutualisé qui contribue depuis longtemps au pluralisme de la presse française".

    Le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale
    Le SPQN a pour vocation le conseil et la défense des intérêts de la Presse quotidienne nationale. Il étudie toutes les questions économiques, juridiques et sociales concernant la presse. Il intervient en tant que de besoin sur l'ensemble des domaines relevant de la communication.
    Au plan national, le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale est présent dans diverses instances à participation gouvernementale (Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse, Conseil supérieur des Messageries de Presse, etc.).Il participe également aux travaux des organisations professionnelles et interprofessionnelles de la presse telles que la Fédération Nationale de la Presse Française. Le SPQN développe largement ses activités au plan international en tant que membre et administrateur du conseil d'administration de l'Association Mondiale des Journaux (W.A.N.) et de l'Association Européenne des éditeurs de journaux (E.N.P.A.).
    Le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale est dirigé par un Bureau composé des représentants des quotidiens nationaux. Le Bureau se réunit une fois par mois.
    L'élaboration des décisions du Syndicat repose sur les travaux de ses commissions.
    Ce Syndicat est né le 6 novembre 1882, sous la dénomination de Syndicat de la Presse Parisienne, un an après la consécration de la Liberté de la Presse par la loi du 29 juillet 1881. Après la clandestinité, il a été recréé à la Libération et de cette reconstitution est née la Fédération Nationale de la Presse Française, à l'initiative de douze quotidiens parisiens: "L'Aube", "Ce Soir", "Combat", "Défense de la France" (devenu "France Soir"), "Le Figaro", "Franc-Tireur", "France Libre", "Front National", "Libération", "Le Parisien Libéré", "Le Populaire", "L'Humanité", et un hebdomadaire "Carrefour". En 2006, le Syndicat change de dénomination: Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale (SPQN).
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