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mardi 19 mai 2009

Université : la Sorbonne libérée

Six universités toujours occupées


La raison l’emporte ?

Les universités parisiennes en pointe de la contestation universitaire depuis quatre mois, dont l'emblématique Paris-IV Sorbonne, ont voté le déblocage mardi, pour permettre la tenue des examens, mais six autres dans le pays restent bloquées.

  • A la Sorbonne (Paris-IV), enseignants, étudiants et personnels ont voté la reprise des cours à partir de lundi 25 mai et la tenue des examens dans la semaine du 22 au 26 juin, comme l'avaient décidé auparavant la direction de l'université et ses trois conseils.
    "Les sujets et questions posées (lors des examens) devront porter sur les contenus des cours et travaux dirigés effectués dans des conditions normales d'enseignement", ont décidé ces conseils, avec l’approbation de la ministre.

    La direction, dont le président Georges Molinié est lui-même un opposant aux réformes gouvernementales, n'a entériné la session d'examens que parce que les solutions alternatives d’examens au rabais envisagées se sont "heurtées au refus de l'administration ministérielle", selon les conseils. Dans une motion approuvée à la quasi-unanimité, ceux-ci ont "condamné avec la plus grande fermeté les attaques indignes" dont M. Molinié "fait l'objet depuis plusieurs jours" et qui "portent atteinte à l'institution universitaire elle-même".
  • L'AG de Paris-I Tolbiac avait déjà voté le déblocage dans des termes similaires, tandis que celle de Paris-III avait entériné le déblocage, mais jusqu'au 3 juin seulement, et les examens dès la semaine prochaine. Dans ce cas, affirmer que les partiels ne seront pas offerts relève de l’hypocrisie pure et simple.

    De plus, la minorité de blocage exige toujours le retrait des "réformes incriminées" et menace la majorité de la reprise de l’occupation des locaux dès le 4 juin. Ainsi, les personnels et étudiants de Paris-III bradeurs font peu cas de la valeur des diplômes 2009 et de la réputation de l’université française.
    Or, le ministère de l’Enseignement Supérieur avait demandé aux recteurs de "rappeler la loi et le Code de l'éducation, à savoir qu'il n'y a pas de diplômes sans examen ni rattrapage", mais aussi d'aider les universités à organiser des cours et des examens, notamment en trouvant des locaux.

  • Des universités soucieuses de leur avenir
    -> Les universités de Lille-III et Saint-Etienne ont été débloquées en début de semaine.
    -> A Aix-Marseille-I, Amiens, Caen, Nancy-II et Reims, seuls certains départements des universités sont encore perturbés. Les facultés concernées sont en général celles de lettres et sciences humaines.
    Dans trois d’entre elles (Grenoble-III, Paris-X, Lyon-II), les modalités des examens sont en cours de discussion.

    Baroud de déshonneur des nostalgiques de la révolution

    -> A l'inverse, chez le vrai-faux socialiste Georges Frèches, à Montpellier-III, une alerte à la bombe, qui s'est révélée sans fondement, avait entraîné lundi après-midi l'évacuation du campus.

    -> Une seule université reste totalement réfractaire

  • Quelques universités font les dures

    Six universités restent en partie bloquées, indifférentes au rappel mardi du président Nicolas Sarkozy qu'en bloquant les universités "on prive les étudiants d'avenir".
    Si ces décisions apaisent à Paris l’angoisse demeure chez les étudiants quant à la tenue de leurs examens, la chienlit qui en est à sa seizième semaine ne paraît pas pour autant stoppée et l’incertitude demeure sur la tenue des examens ici ou là dans le pays.
  • Un pochon de résistance médiatique à Toulon

    Lundi
    18, une équipe de onze a entamé une grève de la faim, comme Jojo Bové, le 3 janvier 2007, en compagnie aussi d'une dizaine de militants ! Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif. "Nous allons recevoir des toiles de tente, comme les Don Quichotte, et nous allons rester sur place 24 heures sur 24 en espérant être entendus par le gouvernement", ajouté Alexandre Picazo."Cette grève de la faim, nous la mènerons jusqu'à son terme".
    « Nous réclamons le retrait de la loi LRU et ses décrets concernant les enseignants chercheurs, que seul le premier semestre compte pour le passage en année supérieure, c'est à dire la neutralisation du deuxième trimestre, et la démission du président de l'université », a déclaré le porte-parole conservateur des étudiants grévistes. « A conditions exceptionnelles, il faut des mesures exceptionnelles. » Et le soutien de Décathlon, comme aux Enfants de Don Quichotte.
    A noter enfin que les professeurs sont restés sur le bancs de touche ! Ils n’ont pas de petit ventre rond et aucune surcharge pondérale : seuls les étudiants ont le souci de leur apparence physique sur les plages…
    Parents, ne craignez rien pour la santé et l’équilibre mental de ces durs à cuire. « On est suivi par la médecine préventive de l'université. Des organismes familiers de ce type d'action nous ont également donné des conseils. » Qui en doutait ? La ‘spontanéité’ n’exclut ni l’organisation ni la solidarité.
  • Toulouse-Le Mirail, une université de gros bras

    La faculté Toulouse-II-Le Mirail reste bloquée, alors qu’elle a entamé lundi 18 mai sa seizième semaine consécutive de blocus, au grand désarroi d'une partie de ses enseignants qui évoquent une "fatalité" dangereuse pour l'université locale.
    -> Cette faculté avait été débloquée dans la nuit de vendredi 15 au samedi 16 par des professeurs qui avaient réussi, sous la protection de la police, à rouvrir les grilles soudées par des étudiants en grève contre la réforme des universités. Dès dimanche soir, pourtant, quelques dizaines d'étudiants ont repris possession des lieux, qui accueillent habituellement près de …21.000 étudiants.
    "Pas question de cesser notre blocus tant que la réforme ne sera pas abrogée. Les intimidations de la direction sont et resteront sans effet", a dit Ludivine Labbé, porte-parole locale de l'Unef-ID. "La question des examens ne doit pas conditionner notre combat contre cette réforme", a t-elle ajouté.

    -> Patrick Cabanel, professeur d'histoire contemporaine, se montre désemparé devant la situation. "Nous sommes de nouveau entrés dans une spirale de l'échec. Il y a une sorte de fatalité du blocus qui pèse sur le Mirail", a-t-il expliqué. "Mais d'habitude, au bout d'un mois de blocus en général, les étudiants non grévistes reviennent sur le site pour exiger et obtenir le déblocage. Cette fois, ils ne reviendront pas, je crois. Plus rien n'est raisonnable", poursuit l'enseignant.

    "Un peu moins d'un millier d'étudiants sont en train de signer l'arrêt de mort du Mirail. Il y avait 28.000 élèves il y a quelques années. Il y en a 21.000 aujourd'hui. Demain, ce sera pire", dit encore Patrick Cabanel. Selon lui, " le blocus du Mirail est devenu une sorte d'institution. Comme un rituel organisé par des étudiants qui ne sont pas, selon moi, manipulés par des partis politiques", ajoute-t-il soulignant qu’ils sont incontrôlables, car débordant les syndicats.
    L’UNEF-ID et Ludivine Labbé, ça représente quoi ? En février 2009, la Sorbonne était déjà couverte de graffitis à la bombe de peinture et de slogans vindicatifs : «Sorbonne en Grèce» ou «UNEF = MEDEF», barraient certains murs de l'amphi. , mais
    Il estime aussi que "les dirigeants de la faculté eux-mêmes n'y peuvent rien". Personne n’est donc responsable ? "Quels que soient les présidents, mêmes de gauche, quels que soient les gouvernements, mêmes de gauche, la fac est bloquée chaque année. Cette année, c'est pire. Le Mirail mourra de cette fatalité", dit-il.
    La présidence du Mirail fait le pari que le principe de réalité l’emportera. En attendant, elle propose que les différentes épreuves de la première session d’examens portent «sur un programme révisé et selon des modalités qui seront arrêtées par chaque équipe pédagogique et communiquées aux étudiants».

    Les lycéens savent maintenant quelles universités ils doivent à tout prix éviter lors de leurs inscriptions.
  • samedi 14 mars 2009

    Luc Ferry fustige les présidents d'université

    Luc Ferry: « La grève, ce n’est pas les congés payés! »

    Philosophe, écrivain, chercheur, Luc Ferry connaît bien le sujet de la grève dans l’Enseignement. Invité du « Talk Orange-Le Figaro » , l’ancien ministre de l’Éducation nationale insiste: « La grève, ce n’est pas les congés payés. J’ai été le premier à faire voter un projet de loi pour qu’une retenue sur salaire soit prélevée sur les salaires des enseignants lorsqu’ils sont grévistes. Mais ce qui est simple dans les collèges et lycées est plus compliqué à appliquer dans les universités. Un chercheur n’a pas d’obligation de service.[Pas plus que de résultats: on peut être chercheur à vie, mais ne jamais rien trouver !] J’ai été moi-même chercheur durant deux ans et je ne me suis jamais rendu dans les locaux du CNRS. »

    Autre sujet qui lui tient à coeur: la loi sur l’autonomie des universités.
    Ministre de la Jeunesse, de l’Éducation Nationale et de la Recherche dans le gouvernement Raffarin, il est l’auteur en 2003 du premier projet de loi sur l’autonomie des universités, considéré alors par les étudiants et les enseignants comme une mise en cause de l’unité du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Une très forte mobilisation des enseignants avait alors déjà poussé le gouvernement à retirer cette réforme. « Je ne suis pas fier des présidents d’université, confie-t-il. La loi sur l’autonomie des universités est une bonne loi. Elle était réellement faite pour eux. Or ils ont abandonné Valérie Pécresse en rase campagne. »

    mercredi 11 mars 2009

    Université : 6e journée de manifestation en France

    L’agence de presse française se décarcasse pour la cause universitaire
    Plusieurs milliers de personnes (à partir de deux, çà en fait déjà plusieurs…) ont repris mercredi 11 leur modeste petit parcours dans Paris, le temps de prendre des photos. Ils ont recommencé le défilé à Paris, de République en direction de Nation, dans le cadre de la sixième journée de manifestations du mouvement universitaire entamé le 2 février.

    Il est convenu d’affirmer que le cortège comprenait beaucoup d'étudiants d'universités parisienne et d'Ile-de-France ou d'IUT, où de nulle part, puisqu’on ne leur demande pas leur carte d’étudiant. L'UNEF était pourtant fort discrète. Comme un troupeau transhumant, les moutons allaient droit devant, en suivant une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: "Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public". Longue et belle, la banderole, remarquez ! Mais qui soulignait qu’en rassemblant de 3 à 73 ans, ça aurait pu faire plus de monde...

    Nous avons droit à des commentaires volontaristes

    "Cette manifestation montre l'insatisfaction persistante du monde (la planète) de l'Education et-est une étape dans la préparation du 19" [mars], a déclaré un agrégé de lettres classiques, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
    A combien de journées de grève en est-il personnellement ? Combien de journées retenues sur ses salaires ? Combien d'heures de cours ses élèves ont-ils eu? Et perdu ?
    "Nous sommes toujours sur la demande d'un report de la réforme de la formation des enseignants", a affirmé Jean-Fabbri, pour le Sne-Sup (le SNES de l'enseignement supérieur, la branche aînée de la FSU, toujours).
    Et le SGEN-CFDT, où était-il ? Il est vrai que le slogan n'était pas "Ensemble du SGEN à la CNT"...
    Dans les régions
    Tous les personnels étaient conviés à manifester partout en France à l'appel de
    - la Coordination Nationale des Universités (des non syndiqués et des représentants de l'UNSA, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, FSE et SUD),
    - d'une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche (Snesup-FSU, SNCS-FSU, Snasub-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNTRS-CGT, Ferc Sup-CGT, CGT-Inra, Ugict-CGT, SNPTES-Unsa, SGEN-Recherche EPST, SNPREES-FO, SUD-Education, SLR, SLU -Sauvons l’Université- et l'UNEF),
    - et de la coordination étudiante, situé par certains observateurs comme l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur comme étant "proche de l'extrême-gauche".
    Ils critiquent la réforme de la formation des enseignants et réclament un plan pluriannuel de créations d'emplois dans le supérieur et la recherche.
    Outre Paris, des manifestations auraient dû avoir lieu dans au moins 23 villes, en grande majorité dans l'après-midi, à Toulouse, Rennes et à Toulon, d’où plusieurs centaines d'enseignants-chercheurs (flou sur les chiffres) avaient annoncé leur intention de soulever Marseille à partir de 14h00.

    Intox sur les blocages

    La presse militante qui travaille par téléphone assure que les blocages se multiplient, sans préciser s’ils sont complets et intermittents ou partiels et sporadiques. Il a fallu une consigne de la coordination nationale des universités vendredi en ce sens pour que Montpellier-III vote le blocage mardi soir en assemblée générale, selon la technique démocratique du vote à main levée de quelques extrémistes; à Toulouse deux des trois universités (le campus du Mirail et Paul-Sabatier, comme d’hab) étaient perturbées mercredi; à Perpignan, l'université Via-Domitia était partiellement bloquée.
    Par ailleurs, sur 33 IUT ayant tenu une assemblée générale ce mercredi, 22 ont voté la grève reconductible. Date du prochain vote à main levée ?

    La liberté d’expression sans abus
    Les bureaux de l’agence de presse française sont parties prenantes aux troubles dans le supérieur. Selon les décomptes de l’agence militante, qui sait décidemment tout faire, au moins une quarantaine d'universités, sur 79 en métropole, seraient en grève et/ou bloquées.
    Ce chiffrage n’est pas très scientifique : d’une part 'une quarantaine', c’est quelque peu approximatif, et 'au moins', c’est un peu flou et volontariste. Or, sachant qu’à partir d’une heure de cours empêchée, la fac est partiellement bloquée…
    Citons les 7 associations, membres de la CLU
    Et dont on ne parle pas :
    - Collectif pour la Défense de l'Université, qui anime le mouvement côté juristes, autour d’Olivier Beaud (même s’il comprend des représentants d’autres disciplines)
    - Qualité de la Science Française (QSF), qui se sent exclue des négociations
    - Collectif des enseignants précaires (Papera), reçu au ministère de l'enseignement supérieur le 24 février 2009
    - Défense de l'université (majoritairement juristes)
    - SAGES (PRAG, professeurs ENSAM et PRCE)
    - Sauvons l'Université (SLU)
    - Sauvons la Recherche (SLR), qui vise à défendre le financement de la recherche française par les pouvoirs publics et dont l’un des porte-parole les plus médiatisés fut Alain Trautmann, limite hystérique.

    lundi 23 février 2009

    Clandestins : les dérives du gouvernement Zapatero et de Libération

    Le syndicat du Livre va encore sévir...

    Il ne faut pas que la Ch’tite Aubry prive Sa Cynique Majesté Royal de la presse gratuite: sauvons la presse de l'amère Royal ! Une mesure, pour le coup exceptionnellement non populiste, consisterait à abonner les adhérents à deux balles du 9.3. au quotidien Libération. Le journal de LaurentJoffrin fait des révélations « inouïes », puisque le service public à la solde de la droite les a escamotées. S'il savait, le réseau ESF ne s’en relèverait pas, alors que le documentaire « Entre les Murs » a été jugé assez bon pour le Festival de Cannes, mais trop quelconque pour les Oscar d’Hollywood. Sean Penn n’aura pas pistonné un bon film de gauche mais aura au moins permis à France Télévisions, co-producteur chanceux, de remplir son escarcelle à cette occasion, même s’il nous a fait son cinéma sur la perte de publicité.
    Voici l’article intégral [mais annoté] publié par Libération, le 23/02/2009 :

    La dérive anticlandestins du gouvernement Zapatero
    Espagne. Alors que le chômage explose, la police traque partout les sans-papiers.
    MADRID, de notre correspondant FRANÇOIS MUSSEAU

    James Aweya se souviendra douloureusement de son séjour à Madrid, où cet ingénieur en électronique était invité par un centre de recherche. La semaine dernière, ce Canadien de 47 ans d’origine ghanéenne se trouvait à l’aéroport de Barajas, sur le point de rentrer chez lui. Soudain, des policiers le jettent au sol, lui passent les menottes et le rudoient violemment.[« rudoyer » ‘tendrement’ aurait été un autre scoop…] Une heure plus tard, il est relâché, sans excuse ni explication. Les policiers se sont trompés de cible, ils cherchaient à interpeller un clandestin. Or, l’ingénieur noir avait ses papiers en règle. L’épisode, dont la presse s’est fait l’écho, illustre un scandale qui salit l’image «humaniste» du gouvernement socialiste de José Luis Zapatero [sic ! Mais seulement pour ceux qui ont gardé toute leur fraîcheur juvénile et néanmoins socialiste]: la chasse aux clandestins pour remplir des quotas d’arrestations. Quitte à tomber dans le délit de faciès et à pratiquer l’amalgame entre étrangers illégaux et délinquants. [L’effet Obama n’a pas encore gagné l’Espagne, via les Antilles françaises]

    Consigne. Dans la capitale, la police nationale traque les clandestins un peu partout : dans l’aéroport, les gares, les bouches de métro, voire dans la rue ou sur des chantiers. Le scandale a éclaté lorsque les médias ont divulgué une directive policière affichée dans un commissariat de Vallecas, au sud-ouest de Madrid. Il y est recommandé aux agents d’«interpeller des sans-papiers, quels qu’ils soient, en dehors du district si besoin est». Car il s’agit avant tout de faire du chiffre. Dans ce commissariat, le quota est fixé à 35 détentions par semaine. [L’onde de choc du scandale ne s’est pas bien propagée au-delà des Pyrénées : l’effet Chernobyl, cette fois]

    Embarrassé, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, s’est emmêlé les pinceaux. Dans un premier temps, il a affirmé : «La police a des objectifs quantitatifs pour combattre les délits», [Ne dirait-on pas d’infâmes propos de l’odieuse droite ?] une façon d’admettre l’existence d’une politique de quotas. [Juste ciel, l’horrible mot tabou !] Puis, il s’est ravisé : «Aucun responsable policier n’a donné une telle consigne», laissant entendre qu’il s’agissait d’un dérapage local et isolé. [A l’insu de leur plein gré…] Ce n’est pas l’avis des syndicats policiers. Ainsi, Alfredo Perdiguero, de l’Union fédérale de police (UFP), soutient que «chaque semaine, le préfet de police donne l’ordre aux commissariats d’arrêter un certain nombre d’étrangers». La pratique remonterait à octobre 2008. [Et ce syndicat vigilant s’est tu jusqu’à ce jour ?] Selon une autre source policière [la police n’est plus la « grande muette » d’aucun côté des Pyrénées], les agents auraient pour consigne d’interpeller en priorité les sans-papiers marocains, car leur rapatriement serait moins coûteux que pour les Latino-Américains. [Petits joueurs !]

    A la lumière des accusations qui se multiplient dans la presse, relayées par l’opposition de droite [tous pareils, on ne le dit pas assez !], il semble que cette traque s’étende à l’échelle nationale. Et les trois syndicats policiers d’assurer que les hauts responsables [allez, pas jusqu’au niveau Zapatero tout de même…] sont au courant de cette pratique, «au minimum le directeur de la police, Francisco Vàzquez»[ouf !]. Dans les pages du quotidien El Mundo, de nombreux témoignages de policiers préférant l’anonymat [existent-ils seulement ?] dénoncent des pressions. «On exerce sur nous une forme de chantage. Si on n’est pas disposé à arrêter des sans-papiers dans les parcs, les bouches de métro ou les locutorios (des cabines de téléphone pour étrangers), on nous menace de nous placardiser ou nous renvoyer», accuse l’un deux [promis, ce n’est pas un intermittent du spectacle]. Dans son commissariat, le quota est fixé à 25 détentions par mois. Mais, comme les délits ne sont pas fréquents dans sa zone, les agents sont priés d’aller «chasser des clandestins où bon leur semble». [La crise ?]


    Chômage. Parfois, l’excès de zèle pousse des policiers à sévir dans les files d’attente de l’Inem (l’ANPE espagnole [à moins que ce ne soit le « Pôle Emploi »…]) ou à l’entrée des entreprises. «On nous oblige à arrêter non pas des délinquants étrangers, se plaint un policier, mais des employés d’origine étrangère qui vont pointer, la gamelle à la main. On doit les interpeller pour le simple fait de ne pas avoir de papiers.» [Faudra-t-il leur envoyer Sa Cynique Majesté Royal en renfort ?]

    Venant du gouvernement socialiste de Zapatero, cela fait un peu désordre. [Ils sont d’une candeur à Libé !...] Depuis son arrivée au pouvoir en 2004, il n’a eu de cesse de vanter l’apport positif des immigrés dans l’économie espagnole - ils représentent aujourd’hui 8,8 % de la population. [C’est le fossé entre le discours de campagne et l’action politique aux affaires, non ?] En 2005, alors que la croissance tutoyait les 4 %, les socialistes avaient légalisé 580 000 sans-papiers en trois mois, ce qui avait alors valu à Zapatero les reproches rageurs de Nicolas Sarkozy. Avec la crise, les choses ont radicalement changé.[En France, « y ka » augmenter les salaires ; pas en Espagne ? ]. Frappée par un chômage de 14 % [C’est à ne pas y croire, en terre socialiste], l’Espagne a choisi la fermeté [Sarkozy n’est donc pas une exclusivité ?]: renforcement des contrôles aux frontières, séjours plus longs dans les centres de rétention, et rapatriements massifs (plus de 100 000 depuis 2007). Quant au ministre de l’Intérieur, Pérez Rubalcaba, il se présente comme un modèle d’efficacité contre l’immigration illégale. Le quotidien El País, pourtant proche des socialistes, a dénoncé cette augmentation des arrestations de clandestins [Le socialiste Libé ne peut donc faire moins que le camarade ibérique ] : «Le fait de ne pas avoir ses papiers en règle, c’est une faute administrative, pas un délit. Cela revient à associer l’immigré au délinquant. [Juste un raccourci idéologique…] Le gouvernement doit mettre un terme à cette dérive sécuritaire.»

    Et qui va mettre les « ola » ?
    Si ce n’est le gouvernement, ce sera le syndicat du Livre

    Le quotidien français va trinquer. Cette liberté de ton, cette insolence à l’adresse d’un gouvernement frère, cette impertinente mise en cause sera punie. Remarquez Libération a déjà payé.
  • La direction de Libération a demandé jeudi 19 février à Florence Cousin, une secrétaire de rédaction en grève de la faim depuis le 10 février pour protester contre son licenciement, de 'quitter les locaux' du journal.
    Un accord transactionnel conclu le 14 février entre d'une part la direction de Libération et d'autre part le syndicat de branche
    Info'Com CGT et la direction nationale du syndicat, la Filpac CGT (lire PaSiDupes au libellé correspondant), prévoyait que Florence Cousin soit licenciée moyennant une indemnité de licenciement importante, une formation et une aide à un reclassement effectif.
    Cependant, cet accord avait été rejeté par le syndicat
    SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite; lire PaSiDupes, libellé ci-dessous) CGT, qui demandait la réintégration de la salariée, à l'issue de sa formation. Il est également rejeté par Florence Cousin, qui poursuit sa grève de la faim.
    Dur dur d’être démocrate.
  • Sur son site internet, la direction de Libération réagit à la non parution du quotidien samedi, jour de fort tirage, pour mieux couler l'entreprise: " Avec stupeur, la direction de «Libération» constate qu’ une petite minorité syndicale extérieure à l’entreprise [on n'est pas à la Sorbonne, pourtant!] a bloqué par la force [probablement démocratique] la parution du journal pour imposer la réintégration d’une salariée, alors même qu’un accord avait été signé par la direction à l’issue de négociations avec la fédération CGT du Livre. » [Notez que l'UNEF donne son accord à la loi LRU dans l'été, mais renie sa parole dans les trois mois ! C'est le sens syndical de l'honneur... ]. Le journal est disponible gratuitement en pdf sur son site."

    Des minorités syndicales mettent à mal les économies, de la Guadeloupe à Libération, et les révolutionnaires s’étonneront que les peuples se donnent des institutions fortes de nature à faire face aux extrémismes…
  • vendredi 20 février 2009

    Qui sont vraiment les ‘étudiants’ envahisseurs de la Sorbonne ?

    Qui risque de manipuler les vrais étudiants de base ?

    Savent-ils à qui ils ont donné leurs suffrages en votant au CEVU pour Maxime Lonlas ?

    Le CEVU, d’abord ?

    C’est le Conseil de la Vie et des Etudes Universitaires, le conseil des étudiants par excellence.
    Il est l'un des deux conseils consultatifs prévus par le statut des universités françaises, outre le conseil scientifique. « Le conseil élit en son sein un vice-président étudiant chargé des questions de vie étudiante en lien avec les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires. »

    Le CEVU se réunit au moins six fois par an. Il émet un avis consultatif, mais le Président Molinié lui a donné un rôle important de préparation au Conseil d’Administration. On y parle aussi bien de la semaine de révisions, du contrôle des connaissances, que d’une cafétéria en Sorbonne ! Il est donc fondamental que son vice-président soit un étudiant… Il veille au respect des libertés politiques et syndicales étudiantes.

    Or, c’est la loi 2007-1199 du 10 août 2007, dite LRU de Valérie Pécresse -tant décriée- qui a voulu que le vice-président de l’université ne soit plus un professeur comme avant...

    Il n’est pas anodin de souligner enfin que cette instance a été mise en œuvre dans le cadre de la loi Savary sur l'enseignement supérieur (1984). Alain Savary (1918-1988) devint ministre de l'Éducation nationale de Mitterrand en 1981 dans le gouvernement de Pierre Mauroy. C’est à Savary que nous devons aussi les Zone d'éducation prioritaire (ZEP), une autre fausse bonne idée socialiste. Et onéreuse.
    Chargé par Mitterrand d'unifier l'enseignement secondaire et de mettre fin à la distinction entre l'école privée (dite école libre) et école publique, sa tentative, que les députés socialistes radicalisèrent, déclencha un véritable raz de marée de protestations qui déboucha sur une importante manifestation dans les rues de Paris en juin 1984, au nom de la défense de l'école libre. Finalement lâché par François Mitterrand, il remis sa démission du gouvernement quelques heures avant l'annonce de la démission complète du gouvernement Mauroy en juillet 1984. C’est le type de « couac » dont la gauche ne veut entendre parler et que Darcos n’instrumentalise pas…

    Maxime Lonlas, ensuite

    Ex-étudiant de prépa lettres, une Khâgne classique au lycée Camille Guérin de Poitiers, Maxime Lonlas a échoué à la Sorbonne. Il est donc à l’origine l’un de ceux que la gauche présente comme un privilégié puisqu’il a accédé à une classe préparatoire aux grandes écoles. Théorique graine d’élite de demain, il a néanmoins dû se rabattre sur la fac…
    Arrivé à l’Université de Paris IV en 2005, il est depuis mars 2006 élu au Conseil de l’UFR d’Histoire. Aujourd’hui étudiant en M2 (2e année de master) d’Histoire médiévale, sous la direction du Professeur Yves Sassier, Lonlas a été réélu vice-président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), le 18 avril 2008, pour 2 nouvelles années.
    La mise en place de la loi LRU, que rejette l’UNEF après que Bruno Julliard (adjoint au maire socialiste de Paris) l’a signée, a engendré le renouvellement des 3 conseils centraux de l’université (répétons-le : Conseil d’Administration, Conseil Scientifique et CEVU), alors que Lonlas venait d’être élu vice-président depuis 6 mois seulement. Il entame donc une 3e année et son 2ème mandat d’une durée de 2 ans à ce poste.
    La loi LRU, que combat aussi Lonlas devant les étudiants et les media, lui a permis d’accéder à la vice-présidence de la Sorbonne , et nous voyons, depuis la nuit du 19 au 20, comment décrypter une profession de foi où le candidat en chemise noire promet de se mettre au service des étudiants, d’être un lien entre eux et l’université, pour tous les étudiants, y compris ceux qui n’adhèrent pas à son syndicat.
    Or, a-t-il organisé une assemblée générale avant d’envahir la Sorbonne et de squatter l’amphi Turgot ? Est-il mandaté par l’ensemble des étudiants pour mener ce genre de coup de force ?
    En d’autres termes, a-t-il respecté son mandat ? N’a-t-il pas outrepassé ses droits ?
    Mais ses électeurs trompés comprendront mieux pourquoi ils peuvent regretter la confiance qu’ils lui ont accordée, lorsqu’ils sauront ce qu’est véritablement l’AGEPS, dont il est le président.

    Le syndicat AGEPS, enfin

  • L’AGEPS (Association Générale des Étudiants de Paris Sorbonne) est un
    syndicat étudiant extrémiste.

  • Il est issu de la transformation progressive de l'orientation de l'UNEF-SE vers un syndicalisme considéré « de cogestion », qui ne convenait pas à l’extrême gauche hostile à la négociation avec le gouvernement.
    L’AGEPS, on l’a compris, est donc un syndicat de lutte, auquel la violence ne fait pas peur. L’Association Générale des Étudiants de Paris Sorbonne (AGEPS) est d’ailleurs membre de la FSE fondée au mois de juin 2000, pour marquer sa différence avec l’UNEF et rivaliser avec elle.

  • La FSE (Fédération syndicale étudiante)

    Le Monde,
    comme Le Figaro, classent la FSE (et plusieurs autres organisations ultra-minoritaires impliquées) comme appartenant ou étant proches de l'extrême gauche. Les blocages et la grève générale sont pour la FSE les moyens naturels d'établir un rapport de forces pour obtenir gain de cause sur des revendications.
    En rupture avec les pratiques des syndicats participant à la vie démocratique et institutionnelle des universités, elle co-signe non seulement certains de ses tracts avec le petit nombre de syndicats de lutte, comme …
    -> SUD Étudiant (qui revendique l'autogestion, et l’anti-capitalisme),
    -> l'AGEN,syndicat de lutte fondé au début des années 90, encore présent aujourd'hui,
    ->mais aussi avec les syndicats de personnels IATOS ou enseignants comme
    - la CGT éduc'action,
    - SUD Education,
    - la CNT FTE (syndicat de combat, autogestionnaire et anarchiste : à bas l'Etat et les patrons, solidarité sans frontière !) et
    - Emancipation, tendance intersyndicale révolutionnaire dont les militants interviennent dans les luttes et les mouvements sociaux ponctuels aux côtés d’autres syndicats de l'éducation, de la recherche et de la culture pour peser sur elles : ses militants sont donc syndiqués à la CGT, à la CNT, à la FSU, à SUD, à l’UDAS, à l’UNSA, voire non syndiqués.

    Le syndicat FSE n'est pas considéré représentatif dans le monde étudiant, car il ne dispose d'aucun d'élu au sein du CNOUS ou du CNESER.

    S’informer avant de suivre un mouvement semble être élémentaire…

  • vendredi 4 avril 2008

    Manifs lycéennes : des incidents à Paris

    Des extrémistes de gauche font dégénérer les manifestations
    Des incidents ont éclaté jeudi soir à l'issue de la manifestation des étudiants à Paris, d'abord à la Sorbonne puis à la gare du Nord.
    Dans un souci de minimisation, une certaine presse souligne qu’il n'y a eu ni blessé, ni interpellation et conclut à l’absence de gravité de ces débordements.
    Des incidents ont-ils eu lieu, ou non? Dès l'instant où la police doit intervenir pour rendre la rue à sa population naturelle, il n'est pas permis de banaliser. A quel seuil, les violences commencent-elles? Lorsque des journalistes sont pris à parti?
    Tout rassemblement de foule est potentiellement dangereux. Des regroupements de lycéens ne peuvent être pris à la légère. D'autant que ces derniers sont provoqués par des organisations syndicales qui y sont d’autant moins préparées qu’elles sont jeunes et que leurs dirigeants ne sont que de passage. Cette absence d’encadrement est palliée par les services spécialisés des syndicats frères. Dans cette situation de jeudi, le principal ‘grand frère’ syndical était le SNES-FSU, qui ne croit pas à la portée de cette agitation et ne mobilisera pas ses nervis, aussi longtemps que les lycéens préféreront les cours à la rue, leur avenir à la révolution, si belle soit-elle. Le mouvement de Mai 68 avait bénéficié de l’impréparation de la police que les quartiers ont depuis fait progresser dans la lutte contre la chienlit et la guérilla urbaine.

    En fin de manifestation, donc, "certains étudiants ont tenté d'entrer de force à la Sorbonne: une centaine y est parvenue mais, face à la présence policière, ils ont quitté les lieux volontairement", a précisé le permanent du service de presse de la préfecture. Mais s’agissait-il d’étudiants ou de perturbateurs venus d’ailleurs ?
    Puis, vers 19h30, un groupe de 300 manifestants –étaient-ils étudiants– s'est rendu à la gare du Nord, comme par hasard, où ils ont bloqué la circulation des trains, selon ce porte-parole. La Gare du Nord est en effet peuplée d’éléments parasites susceptibles de se mobiliser dans l’instant et que les activistes extrémistes peuvent lancer dans l’heure contre les forces de police présentes en nombre sur place en permanence. Les alentours sont également disponibles et rameutés sur simple appel de téléphone mobile, aussitôt relayé par le réseau. Les agitateurs professionnels anti-libéraux ont déjà à plusieurs reprises mis en branle cette force d’oisifs en rébellion contre la société et toujours prêts à en découdre avec ses défenseurs.

    Vers 20h20, "le trafic a repris après une intervention de la police qui a évacué les voies sans incidents", a ajouté le permanent.
    Après cette intervention de la police, la plupart des étudiants semblaient en voie de dispersion, même si certains manifestants restaient aux abords de la gare du Nord, selon la même source.
    Dans la journée de jeudi, les premières manifestations organisées contre la loi d'autonomie des universités (LRU) n'ont pas rassemblé les foules des grands jours, drainant plusieurs centaines de personnes, des cortèges essentiellement composés d'étudiants d'extrême gauche squatters de campus. Il ne s'agit donc plus de lycéens. Selon l'UNEF, signataire de la Loi LRU, une dizaine d'universités -sur un total de 84- étaient toujours victimes de blocages sporadiques jeudi, alors que des assemblées générales prévues dans une quarantaine de facultés d'ici à la fin de la semaine. Une coordination nationale doit se réunir à l'université de Rennes-II, dimanche.Selon le journal Le Monde qui semble encourager les bloqueurs, entre trente et quarante universités étaient toujours bloquées jeudi, et plus d'une vingtaine de lycées sont entrés dans le mouvement, notamment en Ile-de-France et dans le Nord. Les journalistes du Monde ne prennent-ils donc plus leurs informations à l’UNEF ? Il n'est donc pas besoin d'impliquer la police pour observer des disparités notables de chiffres...

    A noter que la réforme des lycées et les suppressions de postes ne concernent pas les universités et les campus. Toute perturbation des campus ne peut être que politique.

    dimanche 23 décembre 2007

    Renaud Engel, enfant perdu de Don Quichotte

    Propagande, intox et compromission
    En juillet 2007, Renaud Engel était encore en 2° année de master à l'Université Marc Bloch de Strasbourg (UFR des Sciences sociales, pratiques sociales et développement) et participait à un modeste rapport d'enquête auprès des salariés suivis par l'AST: le moins diplômé, il était probablement associé à ces travaux sur la santé au travail en Alsace (AST) pour récompenser son engagement politique et favoriser sa promotion.

    Hasard malheureux? Le vendredi 16 novembre 2007, pendant les blocages contre la loi LRU, l’université Marc-Bloch (Strasbourg II) a été le théatre d un début d’incendie dans une de ses salles de cours, alors qu’une assemblée générale d’étudiants se tenait dans le hall d’entrée d’un des bâtiments de l’université. La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait condamné "avec vigueur" un "incendie intentionnel (...) provoqué par des individus qui participaient au blocage de l’université"…
    Une quinzaine d’étudiants, qui bloquaient un amphithéâtre de l’université Marc Bloch de Strasbourg, avait été évacués le jeudi 15/11 au soir sur réquisition du rectorat. Selon l’AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), il s’agissait d’un petit groupe d’étudiants anarchistes ou d’extrême gauche qui avait commencé à empiler des chaises et des tables pour bloquer l’amphi, malgré une forte majorité de 70% de votes contre tout blocage, lors d’une assemblée générale qui a réuni environ 600 étudiants à la mi-journée.

    PROPAGANDE
    « On est dans la mise en danger de la vie d’autrui », relève Renaud Engel, sous sa casquette de maraudeur et jeune trésorier des Don Quichotte strasbourgeois. « Vu les conditions météorologiques, deux accueils de jour resteront ouvert la nuit », ajoute le collectif.« Ça veut dire qu’on laisse ouverts des locaux associatifs où les gens vont passer la nuit assis sur des chaises ou des canapés », indique l'Eugène Sue strasbourgeois. « Il y a eu deux morts l’hiver dernier dans les rues de Strasbourg et j’ai l’impression que tout le monde s’en fout, s’exaspère Frédéric Malaczynski, l’autre maraudeur. Ça me fait peur. » (19/12/07)
    Or, s'il est vrai qu'un SDF de 28 ans, Emmanuel Monnanteuil, qui dormait sur le campement des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg est mort un matin de février 2007, les causes de son décès méritent qu'on tourne sa langue 67 fois dans sa bouche. «Quand nous sommes rentrés dans sa tente en milieu de matinée, on a tout de suite vu qu'il n'allait pas bien. Il était pâle, inconscient et avait vomi », reconnaît Renaud Engel, porte-parole des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg, qui cherche à dégager la responsabilité de son collectif. La cause de la mort du jeune homme, un ancien dépendant à la drogue qui suivait une cure de désintoxication à base de méthadone, pourrait être une overdose de ce substitut aux stupéfiants, selon Renaud Engel, qui ne couvre pas le malheureux. Il logeait dans ce camp solidaire de quelque 70 personnes depuis un peu plus d’un mois, mais il est pourtant mort seul et les décès ne sont donc pas systématiquement imputables à la précarité, au froid ou à l'impéritie de qui que ce soit. Dans ce camp, établi depuis le 6 janvier, quai Sturm, 38 sur les trnte personnes ont d'ailleurs été alors relogées, avait-t-il été admis.

    Le 22/12/2007, le collectif fit en outre appel aux maraudes citoyennes, une manière de mobiliser la population, comme le fait RESF: les méthodes sont étrangement similaires. Elles seraient composées de bénévoles de tous horizons, auraient pour but avoué de rencontrer le plus grand nombre de sans abris, de les aider dans la mesure du possible à trouver une place d'hébergement, mais surtout de porter sur la place publique les difficultés qu'ils rencontrent et les solutions qu'ils souhaitent obtenir: faire de la com... (A Paris, ils ont besoin de témoignages... et ils incitent à prendre des dictaphones, appareils photos, caméscopes... tout ce qui peut servir, non pas à soulager, mais à témoigner de la situation dans la rue; il faut envoyer photos, films, textes) Ca protège du froid…

    Or, depuis jeudi, ceux qui ne font soi-disant rien pour les SDF ont fait pour le collectif des Enfants de Don Quichotte! Deux membres des Enfants de Don Quichotte patrouillent dans les rues de la communauté urbaine de Strasbourg. L'association Espace Indépendance leur a signé un contrat à durée déterminée jusqu'au 30 avril. Leur mission : faciliter la réinsertion des sans domicile fixe. L'un d'eux, dont 20 minutes ne décline pas les 'qualités', n'est autre que … Renaud Engel! L'étudiant de master est donc 'parrainné' par cette association de droit local (12 rue Kuhn à Strasbourg), dont la presse ne précise pas qu'elle est agréée en tant que CSST et financée par l’Assurance Maladie, le Ministère de la Santé, la Ville de Strasbourg, le Conseil Général, la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, le Fonds Social Européen. Espace Indépendance finance donc le camarade Renaud Engel.
    Voilà qui rassure sur les revenus des réseaux et collectifs! Quand on pense que ce joli monde se présente aux précaires comme des bénévoles des Enfants de Don Quichotte...Et qu'
    ils ne se vantent pas d'être appointés par ceux qu'ils dénoncent avec force dans les médias complices…

    L'intox consiste en effet à tromper tout le monde: le partage entre l'action humanitaire et l'agitation politique est de type espace Schengen! « Par rapport aux autres maraudes, nous avons un capital confiance en plus », affirme Renaud Engel. « Et surtout, ajoute son collègue surnommé Grand'Fred, nous bénéficions d'une relation directe avec la Ddass et la préfecture. Nous les rencontrons tous les quinze jours lors des commissions de suivi qui ont lieu dans le cadre des activités des Don Quichotte. » Ce qui, en décodé, signifie que les autres associations sont condamnées aux actions 'coups de poing' ou à disparaître. Avec l'aide des institutions pourtant villipendées...

    Renaud Engel est donc étudiant à temps partiel, activiste à temps plein et maraudeur-reporter, aux frais de la princesse. (Rien à voir avec Sa Cynique Majesté Royal!) Croyez-vous, dans ces conditions, qu'il dort dans des cartons et se nourrit de sardines? Il peut même se payer le luxe de tirer la gueule à la ministre Boutin mais aller serrer la pince du Premier ministre à Matignon.

    Et puisque les études mènent à tout, le trésorier local des Don Quichotte doit bien bénéficier de la bienveillance des banques capitalistes pour obtenir les crédits nécessaires à ses actions anti-libérales. Déjà les Enfants de Don Quichotte s'accordent visiblement fort bien de l'aide de Décathlon -tentes Quetchua- (groupe familial Auchan) et réussissent ainsi le grand écart entre la pureté révolutionnaire et la compromission avec les sociétés mercantiles.
    Pas besoin de se justifier: la presse ne veut pas savoir et l'opinion n'est pas curieuse!

    mardi 11 décembre 2007

    Les professeurs et le devoir de réserve

    Combien d'anti-réformistes nuisibles comme lui?
    Jérôme Valluy, enseignant à la Sorbonne condamne les anti-blocages. Meneur d'étudiants bloqueurs de son lieu de travail? Son argumentation? C'est là aussi le problème...
    Il "ne pense pas que la stigmatisation des actions de « blocage » des universités par les étudiants soit le reflet de valeurs démocratiques". L'université française va bien, puisque la justification des blocages par ce maître de conférence se fonde simplement sur le fait qu'il en a toujours été ainsi! "Le « blocage », sous des formes diverses et variées, à [a] toujours fait partie du répertoire d'action dans ces luttes progressistes qui bénéficient aujourd'hui à tous : personne ne conteste le principe des manifestations de rue qui pourtant, et inévitablement, « bloquent » la circulation routière." 'Personne ne conteste le principe des manifestations de rue qui pourtant, et inévitablement, « bloquent » la circulation routière', c'est lui qui le dit… Puisque 'toujours' est pour lui un argument passéiste imparable, il faut qu'il sache que 'de tous temps' des affrontements ont opposé des étudiants, au Quartier Latin, par exemple.
    Sans espoir, son argumentation se développe au même niveau. " Toute action de grève dans la fonction publique a nécessairement pour effet de « bloquer » l'accès des usagers à certains services publics (transports, communication, écoles, etc.)" Selon ce brillant intellectuel, le blocage est une conséquence inéluctable de la grève et, en cela, serait pour autant tolérable! Le raisonnement n'est-il pas saisissant? Mais ce n'est pas tout.
    "Chaque fois que des enseignants font grève ils réalisent un « blocage » en interdisant à la totalité de leurs étudiants ou élèves de suivre des enseignements : peut-on admettre ce pouvoir de blocage des enseignants et le refuser aux étudiants ?" La question -en apparence pertinente, mais surtout séduisante- n'est-elle pas plutôt de savoir, d'une part, de quel droit des enseignants du service public peuvent priver leurs étudiants de leur droit à étudier, et d'autre part en quel honneur des étudiants refuseraient l'enseignement qui leur est proposé en usurpant un droit qui ne leur est pas reconnu. En suggérant l'alignement de la situation des étudiants sur celle de leurs profs, Jérôme Valluy préconise-t-il que les journées de grève soient retenues sur les bourses étudiantes, comme elles le sont sur les traitements de leurs maîtres?
    Dans la même veine, il s'enlise. "La CGT et d'autres syndicats seraient-ils aujourd'hui contre le droit de grève des enseignants ? Il serait très étonnant qu'après avoir contribué au blocage du pays tout entier, au moment des grèves dans les transports publics, des syndicats puisse répondre positivement à ces deux questions. " Cette question ne torture que l'esprit perturbé de ce maître de conférence manifestement arrivé à ce poste du fait de son engagement politique: la puissance de son raisonnement laisse pantois. Car les étudiants ont tenté d'imposer leur soutien aux bloqueurs des transports, mais ceux-ci n'en n'ont pas voulu! Exiger de la CGT un renvoi de l'ascenseur tient du schéma obsolète ou du fantasme.
    Le MdC s'égare et s'enfonce. "Si les réponses sont négatives, il faut alors reconnaître que la stigmatisation, par certains collègues, des « blocages » étudiants est, politiquement, de nature réactionnaire." C'est l'insulte suprême! Pourtant, le refus des universitaires radicaux de toute réforme depuis des générations n'est-il pas le comble de la réaction? Le conservatisme a bel et bien changé de camp, mais notre Jérôme de choc ne s'est aperçu de rien et personne ne lui a dit! PaSiDupes se flatte de contribuer à son ouverture d'esprit et à son recyclage.
    Jérôme Valluy n'en a encore pas fini. Il a des aigreurs et le fait savoir, comme si ça nous intéressait. Faisant allusion à des opinions de collègues mieux inspirés, publiées par Le Monde et rediffusée par la CGT Paris 1, il s'en prend aux camarades qu'il juge comme des 'faux frères' pour avoir accepté les promesses gouvernementales sur la loi LRU depuis longtemps signée par l'UNEF. "C'est un geste classique des anciens socialistes, communistes ou trotskystes, faisant avancer aujourd'hui la deuxième moitié de leur carrière universitaire, installés dans les institutions et ayant acquis des positions de pouvoir dans l'appareil universitaire et/ou syndical, de disqualifier toute forme d'opposition ou de perturbation au nom et à l'aune des seules vraies luttes sociales qui sont celles auxquelles ils ont participé dans leur jeunesse." Ne soyons pas désagréable en rappelant respectueusement que ce MdC, quelques lignes seulement plus haut, faisait référence aux actions de ses anciens pour justifier ses propres archaïsmes. L'argumentaire de ses prises de position n'est pas de nature à promouvoir sa carrière. On connaît des publications d'une plus grande tenue…
    Jérôme Valluy hausse le ton. Ses meilleurs collègues sont la cible de ses reproches. "Les collègues précités font ainsi de leurs luttes de jeunesse à la fois un geste titanesque et un moment irénique où la mobilisation sociale aurait pu se faire sans contraintes ni violences, de manière intellectuelle et délibérative, portée par la seule force argumentative des militants engagés. Non seulement cette reconstruction de l'histoire des luttes étudiantes est sociologiquement fausse (et pour tout dire d'une niaiserie pitoyable), mais elle est aussi méprisante à l'égard des nouvelles générations d'étudiants. Ceux-ci sont implicitement présentés comme des décérébrés incapables de soutenir des débats de fond sur les enjeux politiques de la réforme contestée, obnubilés par le « blocage » et incapables même de choisir lucidement les moyens adéquats pour agir efficacement en fonction de la conjoncture historique et politique dans laquelle ils se trouvent. Ce discours d'anciens combattants revendiquant pour leur génération le monopole de la science et de la vertu militantes et refusant aux suivantes de choisir les moyens qu'elles jugent adaptées à leur situation est une autre dimension de cette réaction « de gauche »". On lui manque de respect au jeune Jérôme. Après tout, il revendique la grève historique qu'on lui refuse. N'a-t-il pas droit à son Mai 68 à lui, en Novembre 2007? Il veut sa part d'Histoire et dire à ses petits-enfants qu'il y était. Pathétique!
    "Le mouvement a subit [sic] une conjonction de facteurs défavorables dont certains disparaissent depuis quelques jours : la grève des transports paralysait les déplacements nécessaires au développement du mouvement notamment dans les grandes villes." Et le voilà victime non consentante des blocages… Un cas, ce Jérôme!
    Il est bien mal dans sa peau, le petit jeune homme. Il a aussi souffert de ce que "les luttes sociales dans d'autres secteurs (régimes spéciaux, fonction publique,…) ont détourné les regards du monde universitaire", et de sa personne. Les luttes sociales lui nuisent donc autant que les travailleurs: que n'est-il 'anti-blocage'! Ainsi les luttes syndicales ont l'inconvénient de détourner des luttes politiques!
    Que d'amertume! Il débite son chapelet de griefs de comptoir. "L'inféodation officielle des mass médias au pouvoir exécutif et au vœux [sic] du Président de la République de ne pas relayer les protestations étudiantes, a exclu le mouvement de toute médiatisation objective". Ca manquait!

    Le frustré a tout compris et nous explique encore:"Les intérêts électoraux à court terme du parti socialiste, jouant sa survie dans les prochaines élections municipales, l'ont amené à se positionner contre le mouvement et a entraîner ceux qui sont aujourd'hui dépendants de lui ou qui veulent faire carrière chez lui, notamment l'UNEF." Jérôme nous fait une mauvaise pub: il a lu PaSiDupes, ce n'est pas possible! Mais ne boudons pas notre plaisir à le lire. Je vous propose encore ceci qui vaut son pesant de cacahuètes. "La réforme favorisant une sorte de bonapartisme de gouvernance des universités au profit des Présidents et, indirectement, des mandarins qui pourront composer avec eux font de ces acteurs les fers de lance du gouvernement dans la répression des oppositions à cette réforme… ceci souvent, dans les AG, en l'absence des plus gradés d'entre nous : les « Professeurs d'Université » (PU) dont les fins de carrières sont moins menacées et qui laissent les étudiants, Doctorants, ATER, Moniteurs et Maîtres de conférences [MdC] assumer l'essentiel de la mobilisation pour défendre une conception de l'université dont les PU ont pourtant eux-mêmes bénéficié depuis des décennies." De la graine de PU, non! Pas sûr, tout compte fait…
    Il s'échauffe toujours davantage. "Les focalisations de certains sur la levée des blocages étudiants ressemblent, dans ce contexte sensible de démarrage (en deuxième phase), à une entreprise de casse symbolique et politique de la même nature que l'appel aux forces de l'ordre contre les étudiants." De même nature? On ne peut pas mieux, en effet!

    Ce n'est pas tout. Plus que l'avenir des étudiants, c'est son gagne-pain qui est menacé. Il sait -confusément, bien sûr- que son incompétence le destine à un siège éjectable. "La quasi-totalité des enseignants précaires et peu gradés sont statutairement menacés par cette réforme, et une grande partie des plus gradés le sont aussi lorsque leur spécialité pédagogique et scientifique ne relève pas des critères de financement politiquement favorisés par le gouvernement." La connaissance de son niveau intellectuel n'a peut-être pas encore atteint le ministère, mais s'il avait lu la loi LRU il saurait que la menace qui pèse sur lui est locale, du fait de l'autonomie des universités et qu'à la Sorbonne sa réputation n'est plus à faire! On comprend donc aisément que ses étudiants ne perdaient pas grand chose de ses cours avec le blocage.
    Jérôme Valluy est une tête pensante de l'université, que le monde ne nous envie pas. Le monde ne nous envie pas notre université, ou Jérôme Valluy? Je vous laisse juges.

    Ce qui ne fait pas de doute, en revanche, c'est que certains enseignants n'élèvent pas le niveau des jeunes qui leur sont confiés et que discrétion et neutralité s'imposent encore plus qu'aux autres à ceux-là.

    N.B. Indymedia reproduit l'intégralité de la prose de Jérôme Valluy (ou d'un de ses étudiants de 1ère année)

    mardi 20 novembre 2007

    Retraités à 60 ans, des fonctionnaires pourtant solidaires de retraités à 50 !

    Des fonctionnaires rejoignent les cheminots au 7e jour de grève
    Au 7° jour, Dieu se reposa. Et au 7° jour de la grève des autres, les fonctionnaires se reposèrent aussi.
    Ils l'ont voulue tellement fort cette grève du mardi 20 novembre, que les militants radicaux ont fait la sourde oreille aux propositions du gouvernement. Pour sauver la face, ils ont promis avant le 20 de participer à des négociations, mais pas avant le 20!…
    Il ne fallait pas priver la fonction publique de sa dose saisonnière de repos pour cause de grève. Plus on est de fous, plus on rit.
    L'agitation sociale monte donc d'un cran aujourd'hui mardi avec la grève des fonctionnaires pour le pouvoir d'achat, qui n'a rien à voir avec le conflit à la RATP et la SNCF, puisqu'à la différence ces derniers privilégiés, leur régimes des retraites à déjà été aligné sur celui du privé, en 2003; Ils ont vu des braseros, ils sont entrés…
    Les blocages de gares, de bus et de métros pour des raisons de maintien de privilèges archaïques sont très impopulaires. En Ile-de-France, le trafic RATP se présentait donc "un peu mieux que prévu" mardi matin, avec en moyenne 1 métro sur 3 et 40% des bus, mais un trafic nul sur la ligne B du RER et limité à 15% sur la ligne A.
    Côté circulation routière, près de 300 kilomètres de bouchons s'étaient formés mardi matin en Ile-de-France.
    A la SNCF, la circulation des trains est "conforme aux prévisions": la SNCF prévoit de 2 à 4 trains par heure pour les RER A, B, C, D et E en heures de pointe et un train sur deux environ pour les Transiliens. Un TER sur deux devrait circuler. Quelque 350 TGV sur 700 sont programmés, dont 13 allers et retours Paris-Strasbourg, 14 AR pour Lille, 13 AR pour Lyon. Au total, les fonctionnaires se mobilisent au moment où la SNCF et la RATP reprennent! Ils parlent de jonction, mais ils se croisent.
    Les fonctionnaires arriveront-ils toujours après la bataille?

    Côté gouvernement, François Fillon a réaffirmé lundi soir sa détermination à réformer les régimes spéciaux de retraite, assurant qu'il ne "céderait pas parce qu'il y a des trains qui ne roulent pas, des bus qui sont bloqués ou des métros qui ne fonctionnent pas".
    La mobilisation sociale devrait cependant atteindre un pic ce mardi avec l'entrée dans la danse d'une partie des 5 millions de fonctionnaires, appelés par les huit syndicats de la Fonction publique à cesser le travail pendant 24 heures pour leur pouvoir d'achat et contre les réductions d'effectifs.
    Christine Lagarde, ministre des Finances, a estimé le coût des grèves pour l'économie entre 300et 400 millions d'euros, ... par jour de grève. Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, s'attend à une "forte" mobilisation et plaide pour qu'un rendez-vous régulier soit fixé sur l'évolution des rémunérations des agents de l'Etat. Les retraité(e)s sont encore laissé(e)s pour compte... Ils n'ont rien à bloquer, ni trains, ni , hormis leurs articulations, alors...
    Dans l'immédiat, des écoles primaires seront fermées par les syndicalistes du SNuipp et des cours annulés dans les collèges et lycées ce mardi, selon le syndicatdominant d'enseignants, la FSU, fortement marqués à gauche. Certains hôpitaux devraient tourner au ralenti.
    Dans les aéroports, les perturbations étaient limitées mardi matin, ou nulles comme à Lyon, en dépit d'arrêts de travail des contrôleurs aériens, lesquels sont pourtant particulièrement privilégiés, à la hauteur de leur pouvoir de blocage de l'activité économique du pays.
    A Orly-Ouest, seuls deux vols, un de la compagnie Iberia et un d'Air France, étaient annulés mardi matin. Mais plusieurs vols enregistraient des retards jusqu'à 45 mn. A Marseille, sept navettes vers Paris-Orly d'Air France ont été annulées pour la journée et quatre à Nice, selon les directions d'aéroports. A Toulouse-Blagnac, Air France a annulé deux rotations Toulouse-Orly mardi matin et quelques retards sont annoncés.

    Les syndicats CGT, FO et FSU ont évoqué d'éventuelles convergences entre ce mouvement et le conflit sur les régimes spéciaux de retraite à la SNCF et RATP, où de premières négociations sont prévues mercredi.
    D'autres syndicats, comme
    la CFDT et l'Unsa, refusent cette jonction entre fonctionnaires et cheminots
    , mais la coordination nationale étudiante, constituée exclusivement de révolutionnaires très minoritaires, a évidemment appelé à s'associer aux manifestations du public.

    Le mouvement de protestation contre la loi Pécresse d'autonomie des universités (loi LRU) pourrait connaître un tournant mardi, en fonction de l'ampleur de la participation étudiante aux côtés des enseignants FSU du SneSup en grève, comme il se doit. Quarante-quatre sites universitaires sur 85 étaient perturbés lundi à des degrés divers, dont 29 bloqués en tout ou partie, des chiffres stables depuis une semaine. La notion de site est floue à souhait, puisqu'elle a l'amalgame pour but. Car le blocage d'une fac -ou' site universitaire'- ne signifie pas que l'université entière est bloquée par les r&édicaux communistes, anarchistes et trotskistes. Or, parce qu'on retrouve les mêmes dans le secondaire, le mouvement menace également de s'étendre aux lycées. Cinq établissements secondaires sont bloqués à Lille et en Basse-Normandie, des foyers traditionnels d'activisme. Rennes devrait suivre, comme d'hab!

    lundi 19 novembre 2007

    Etudiants-lycéens, même combat?

    Des lycéens veulent se joindre à la fête des blocages
    Est-ce que ça va recommencer? Rappel !
    VOIR et ENTENDRE
    Lycéennes anti-CPE à Vendôme
    VOIR et ENTENDRE

    Bloqueurs étudiants: avril 2006-novembre 2007

    Rien de nouveau sous le soleil
    On prend les mêmes et on recommence: du professionnalisme...


    Les méthodes tyranniques n'ont pas changé.
    VOIR et ENTENDRE

    Anciens combattants de rien

    Avril 2006? Ou novembre 2007? C'est pareil...
    VOIR et ENTENDRE

    La chienlit organisée par une minorité

    Et vive la démocratie de gauche!

    REAGISSEZ !
    Il est toujours temps.

    Etudiants contre les blocages

    Et maintenant les lycéens s'y collent...
    Réagissez !

    dimanche 18 novembre 2007

    Annonce de sit-in à Aix-en-Provence, contre les blocages

    Sit in à Aix pour obtenir la réouverture de la fac

    Lundi 19 novembre à 11h
    sit-in place de la mairie à Aix en Provence
    pour la reprise des cours et protester contre les blocages intempestifs.

    J'espère que vous pourrez venir pour nous soutenir parce qu'on en a vraiment oin. Tant pour montrer que nous sommes nombreux que pour notre moral qui ne cesse de baisser au fur et à mesure des semaines de cours perdues et du nombre d'AG.Plus d'informations sur ce site: Aix Haut et Fort!

    N'oubliez pas de signer la pétition, c'est très important pour nous.
    PS: On a vraiment besoin de soutien, parce que c'est très très décourageant ce que l'on entend/voit/subit en AG.

    Et dans la presse?...

    Blocage de Nanterre: témoignages contradictoires

    Manipulation de l'opinion
    La psychologie et l'engagement politique des témoins apparaissent clairement.
    Tout aussi claire est l'intention de Rue 89, modérée mais partisane.
    Propos recueillis le mardi 13 novembre.
    Le témoin numéro un est laborieux (médiocre: leçon récitée, mal assimilée, 'peut mieux faire'!).
    Les sympathies de l'auteur de la vidéo vont au témoin numéro trois (en uniforme rouge et noir) malgré le caractère subjectif et invérifiable de sa déclaration de petit bourgeois adolescent demeuré, non boursier, en rupture avec la famille qui l'entretient et la société qui l'assiste.
    Les témoins numéros deux ont l'air plus honnêtes et sincèrement frustrées de ne pas pouvoir étudier.
    Aucune conclusion de synthèse qui permettrait de relativiser les propos respectifs. La vidéo est montée pour nous laisser sur une impression finale déterminante dans la manipulation de l'opinion, celle -floue- d'injustice, laissée par le révolutionnaire prétendûment "non violent, victime de violences policières"...
    Etonnez vous! Cette video est due à Rue 89, site politiquement engagé, puisqu'il fut fondé après le 2° tour de la présidentielle, par un journaliste de Libération, qui, dès l'âge de 21 ans, après donc de longues études approfondies en école de journalisme et d'objectivité, fut rapidement 'envoyé spécial' d'une agence de presse française en Afrique du Sud. L'expérience militante équivaut-elle à l'expérience professionnelle? Il faut croire, mais on n'est pas obligé !
    VOIR et ENTENDRE


    N.B. Le révolutionnaire 'victime' observe bien la distinction nécessaire entre 'université' et 'facs', qui n'en sont que des composantes. Voilà pour l'interprétation des chiffres confus fournis sur les sites universitaires 'bloqués' ... ou 'débloqués'.

    samedi 17 novembre 2007

    Grève étudiante: l'extrême gauche à la manoeuvre

    Les exactions des cadres en herbe du PS
    Le Figaro publie aujourd'hui samedi un tableau réaliste de la vie quotidienne actuelle sur les sites universitaires noyautés par les révolutionnaires, étudiants... ou non :
    Les affiches appelant au « blocus des facs » ne sont jamais signées, mais cela ne les empêche pas d'être taguées, généralement au gros feutre dans des couleurs et des écritures différentes, exprimant toujours le même genre de message : « Fumistes », « Glandeurs », « Fainéants ». Il y en a comme ça sur des centaines de mètres autour de Tolbiac, pourtant considérée comme l'une des universités les plus « mobilisées » de France. Et, dans les 85 autres, le désir de continuer à travailler n'est pas moindre : les meneurs ont eu beau bourrer les amphis avec leurs propres troupes afin que les étudiants non politisés ne puissent pas entrer en nombre dans les AG ni s'y incruster jusqu'à l'heure des votes, ils n'ont jamais réussi à être assez nombreux pour occuper durablement une seule université.
    D'où leur décision de bloquer plutôt... les trains, adoptée dimanche dernier à Rennes par la «
    coordination nationale étudiante », au terme de deux jours de débats à huis clos: le goût trotskiste du secret… Un mot d'ordre assez représentatif de leur volonté d'« opposer une réponse globale à la politique de Nicolas Sarkozy ». D'autres collectifs, encore moins « coordonnés » que celui de Rennes, ont d'ailleurs exprimé des revendications encore plus étranges, mais révélateurs d'une politisation originelle, comme la « régularisation des sans-papiers », le « rejet des tests ADN » ou le « retrait de la France de l'Union européenne » Ce qui a au moins pour mérite d'être clair : « L'abrogation de la loi d'autonomie des universités n'est qu'un prétexte, ainsi que le résume Olivier Audéoud, président de Paris X-Nantene. Le but est de coaliser les mécontents. Et ce sont bien des groupes extrémistes radicaux qui sont à la manœuvre. »
    Ces groupes ont été identifiés dès le début de l'agitation dans les facs, il y a une quinzaine de jours. On y trouve pêle-mêle des représentants de l'Union des étudiants communistes (UEC), de la Fédération syndicale étudiante (FSE), de la CNT (anarchistes) et de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), occasionnellement épaulés par quelques meneurs plus « professionnels », issus de SUD-Etudiant (Sud, non représentatif, s'illustre aussi à la SNCF) ou les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
    Ce qui n'a pourtant pas empêché Oliver Besancenot, porte-parole de cette même LCR, de rejeter lundi dernier les « habituelles accusations de noyautage par l'extrême gauche ». Au mépris des évidences, puisque le bulletin de son propre parti diffusait au même instant cette consigne : «
    L'objectif est qu'un maximum de facs rejoignent la grève avant le 13 novembre. »
    Un objectif parfaitement inatteignable - étant donné qu'aucune université n'était en grève le 12 novembre - mais là n'est pas l'important. Car la grande force de l'extrême gauche a toujours été de parvenir à faire beaucoup de bruit avec très peu de monde. A Nanterre, le 7 novembre, lors de la plus importante AG organisée au cours de la première semaine du mouvement, il n'y avait ainsi que 700 participants, dont beaucoup venus d'ailleurs d'après de nombreux témoignages. Les vrais étudiants, eux, n'avaient pas pu entier dans l'amphi. « On a été prévenus au dernier moment, et c'était déjà plein quand on est arrivés, raconte Mathilde, inscrite en deuxième année d'économie. A la fin, 400 personnes ont voté la grève, et i!s sont partis bloquer trois ou quatre bâtiments avec des cadenas et des chaînes. » Le 12 novembre, toujours à Nanterre, ce fut encore moins démocratique. Echaudés par l'expérience du 7, les anti-blocage s'étaient déplacés en nombre suffisant pour pouvoir voter très majoritairement contre la grève, mais les tribuns qui squattaient le micro ont tranquillement inversé le résultat du scrutin ! Sous les huées, mais sans aucun complexe.
    Et dans les deux cas, le 7 comme le 12, ce campus de 35 000 étudiante a pu se retrouver paralysé par moins de 1% de ses inscrits, encouragés par une poignée d'enseignants grisonnants du Snes-Sup-FSU (très hostiles à l'évaluation de leur travail suggérée dans la nouvelle loi), qui ne ratent aucune AG ni aucune manifestation. Et c'est ce même procédé, pas plus démocratique, qui a servi sur une quarantaine d'autres campus ; 300 participants à la Sorbonne, 200 à Tours, 80 à Bordeaux... au total et en comptant très large (c'est-à-dire tous les étudiants ayant assisté à une AG, même s'ils n'étaient pas d'accord avec le blocage ou s'ils ne restaient pas jusqu'à la fin), les assemblées organisées « pour discuter de la loi Pécresse » au cours des dix jours précédant la grève n'ont ainsi attiré qu'environ 10 000 étudiants sur les 2 millions qu'abrite la France (compte non tenu des sans-papiers et des SDF qui grossissaient les rangs de la faculté de Caen; Mgr Gaillot les encadrait-il?).
    Mais cela a pourtant suffi pour faire croire à une mobilisation importante des étudiants contre la loi Pécresse, pour donner à cet événement autant de retentissement qu'à la grève des affiliés des régimes spéciaux et pour que plusieurs universités soient bel et bien obligées de fermer leurs grilles et de suspendre leurs cours, pour raisons de sécurité face à la « détermination extrêmement violente » de commandos composés de quelques dizaines d'activistes.
    Il n'existe évidemment qu'un moyen pour contrer de telles méthodes : que la majorité jusque-là silencieuse des étudiants anti-grève fasse entendre sa voix. En se déplaçant en nombre pour voter dans les AG, en contre-manifestant, ou en se regroupant via les nombreux sites Internet qui le proposent. Mais si l'on notait bien une évolution dans ce sens en début de semaine, elle était encore balbutiante : le 12 novembre, 53 groupes de discussion « contre le blocage des facs » s'étaient en effet ouverts sur FaceBook (un site très fréquenté par les étudiants), et ils étaient 107 le lendemain. Mais la plupart de ces groupes ne réunissaient, à cette date, que leurs fondateurs et zéro membre. Un résultat pathétique comparé à celui de forums créés, dans un tout autre registre, sur le même FaceBook, « contre les cons qui restent immobiles à gauche sur les escalators » (18 646 membres) ou «pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage » (16 504 membres)
    Mais il est vrai qu'à cette date, aucun étudiant n'avait encore songé à recruter " pour l'interdiction de rester immobile derrière l'extrême gauche dans les facs ». Avec peut-être - qui sait - de meilleures chances de succès ? (d'après Véronique Grousset)

    Rassemblement à AIX-en-Provence
    Lundi 19 novembre à 11 h
    Place de l'Hôtel de Ville