POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est journée d'action. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est journée d'action. Afficher tous les articles

mardi 10 octobre 2017

Journée d'action unitaire des fonctionnaires : forte mobilisation attendue

Les 5,4 millions d'agents du service public se mobilisent en nombre mardi 10 octobre

A l'appel de tous leurs syndicats, une première depuis dix ans

Concertation des syndicats de fonction publique sans la CFDT: 
Groison (FSU), Mailly (FO) et Martinez (CGT) comptent sur forte mobilisation, mardi 10 octobre 2017
Des enseignants aux soignants (dont les médecins des hôpitaux) et des ministères aux collectivités, ils protestent contre des mesures "inacceptables" du gouvernement. 
Les neuf fédérations syndicales de la fonction publique - CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC et FA (Autonomes) - lancent ensemble un appel à une journée de grève et de manifestations dans les trois secteurs de la fonction publique (Etat, hospitalier, territorial) pour exprimer leur "profond désaccord" avec les mesures annoncées par le gouvernement.

Les motifs sont multiples : suppressions de 120.000 postes d'ici à la fin du quinquennat, gel des rémunérations, rétablissement du jour de carence, remise en cause de leur statut... 

Le premier ministre Edouard Philippe leur a opposé lundi une fin de non recevoir
affirmant "assumer pleinement les mesures prises", considérant que les fonctionnaires ne sont "pas du tout déconsidérés" et jugeant démaguogiquement qu'ils sont "même essentiels dans le fonctionnement de notre pays".

La mobilisation promet d'être "forte", selon les syndicats

Près de 130 manifestations et rassemblements sont prévus dans 90 départements.
A Paris, le cortège partira à 14h00 de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation. 

Représentent environ 20% de l'emploi, cette grève des fonctionnaires se traduira par des fermetures de crèches, d'établissements scolaires - où le service minimum, prévu par la loi, ne sera pas toujours assuré - et de nombreux services publics.
Selon la Fédération CGT des Services publics, première dans la fonction publique territoriale, il n'y aura notamment pas d'accueil périscolaire ou de restauration scolaire dans nombre d'écoles, essentiellement dans le secondaire.

Côté enseignants, "un sur deux au moins sera en grève dans les écoles primaires", a indiqué lundi la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.

Dans le transport aérien, 30% des vols ont été annulés préventivement en raison de la grève des agents de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC qui emploie majoritairement des fonctionnaires). 

En revanche, il ne devrait pas y avoir de perturbations à la SNCF et à la RATP, ou dans les anciens secteurs publics mobilisés comme Orange ou La Poste en signe de solidarité, sauf sur le RER B qui est une ligne du réseau express régional d'Ile-de-France, qui relie Paris à l'aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV.

Fait inédit depuis 2009, une dizaine de syndicats de praticiens hospitaliers (médecins, pharmaciens, dentistes) se sont joints à l'appel du secteur hospitalier (infirmiers, aides-soignants).

Des appels à la mobilisation "solidaire" ont aussi été lancés dans le privé (banque, chimie, agroalimentaire ou commerce).

Les fonctionnaires demandent reconnaissance et respect 

En désaccord sur les moyens de peser sur les réformes sociales d'Emmanuel Macron, ce qu'a confirmé la réunion de l'intersyndicale lundi soir, les grandes centrales syndicales soutiennent unanimement le mouvement des fonctionnaires. 

De Philippe Martinez (CGT) à Laurent Berger (CFDT) en passant par Jean-Claude Mailly (FO), leurs leaders prendront part aux défilés mardi à Paris ou en région avec le souci de "ne pas parasiter" les revendications des agents publics avec la contestation contre la réforme du Code du travail.
Seule l'Union syndicale Solidaires - dont les trotskistes de SUD, la FAT (dans les transports), la FASP (dans la police) ou le SNJ dans la presse) - a clairement appelé à une "convergence" du public et du privé, contre le risque d'une "régression sociale généralisée". Lors d'un entretien avec le journal Sud Ouest, le 26 novembre 2007, François Hollande, alors secrétaire national du Parti socialiste, déclara que "le syndicalisme que l’on doit combattre est celui de SUD"...

Lundi, Martinez et Berger ont souligné le "besoin de reconnaissance" des agents du public. "Ils ont le sentiment qu'ils ne sont qu'un coût, alors qu'ils sont une richesse", a relevé le leader de la CFDT.

Jean-Claude Mailly a souligné le "malaise" dans les hôpitaux, avec des agents "en perte de sens", et des situations qui deviennent "impossibles à gérer" dans un contexte budgétaire contraint.

Le gouvernement a décidé de reporter unilatéralement un rendez-vous salarial, initialement fixé mardi. Il devrait se tenir autour du 16 octobre.
"On attend que le gouvernement entende ce que disent les neuf fédérations de fonctionnaires et que, le 16 octobre, soit vraiment prise la mesure de cette expression", a prévenu Groison, petit soldat de la CGT.

mercredi 13 septembre 2017

Journée d'action anti-loi Travail: incidents à Paris, Lyon et Marseille

Forte présence policière et des affrontements dans plusieurs villes

Ce mardi 12 septembre a marqué le début des hostilités contre la réforme du code du travail par ordonnances du gouvernement.
 

Les manifestants contre la réforme du code du travail étaient 223.000 personnes dans toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, contre un chiffre de 400.000 annoncé par la CGT. 
"Pour une première, c'est une bonne première", a réagi Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, à l'initiative de cette journée d'action avec Solidaires, la FSU et l'UNEF. 

Des manifestants de Force ouvrière (Cgt-FO) étaient présents
, en dépit de la décision de Jean-Claude Mailly, leur secrétaire général, de ne pas se joindre à la mobilisation appelée par la CGT et Sud. Interrogé par le journaliste des Échos sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement "anarchiste" des militants de cette structure : "A Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes; ils sont très critiques de manière générale."

S
ur CNews, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a reconnu une "mobilisation d'un certain niveau",  assurant avoir "entendu les craintes" et l'obligation du gouvernement d'"y apporter des réponses".
De prochaines mobilisations sont déjà prévues.

Des affrontements se sont déroulés dans plusieurs villes lors de manifestations contre la réforme du droit du Travail, a confirmé mardi le ministère de l‘Intérieur.

Treize personnes ont été interpellées par les forces de l‘ordre sur l‘ensemble du territoire français

A Paris, ci-contre Place d'Italie, 
le cortège a réuni 60.000 personnes, selon la CGT, et 24.000, selon la police, entre Bastille et place d'Italie au son d'une fanfare animée par des forains, certains déguisés en clowns. Il a été stoppé à plusieurs reprises par des dégradations. 

Un groupe de près de 300 individus vêtus de noir avait pris la tête du cortège 
dès le début du défilé. Les forces de l'ordre ont répliqué à des jets de projectiles par des gaz lacrymogènes et un canon à eau.

Des heurts ont eu lieu entre des opposants encagoulés et des policiers sur le parcours et non en marge de la manifestation. Une vitrine de magasin a été cassée, du mobilier urbain et une voiture de police ont été abîmés, ont précisé les autorités.


Les policiers ont eu recours au gaz lacrymogène et à un canon à eau
 notamment pour protéger les abords de l‘hôtel de police du 13e arrondissement.
Deux participants ont été interpellés - quatre, selon la préfecture de police - , pour avoir notamment lancé des pierres, une autre a été arrêtée en possession de fumigène et une dernière pour outrage et rébellion.
Sept manifestants ont été pris en charge par les services de secours. L‘un d‘eux, légèrement blessé, a été conduit à l‘hôpital.
Société - Politique - Premier round dans la rue contre la loi Travail XXL
Marseille, 2016

A Lyon, 5.400 participants, selon la police, ont défilé contre la loi.
Les opposants à la réforme du code du travail lancent des "Macron démission !"

La police a aussi fait usage de gaz lacrymogène, indisposant de nombreux manifestants.
Les forces de l‘ordre ont isolé une centaine de jeunes pour procéder à des contrôles d’identité. Ces procédures ont permis la saisie de bombes lacrymogènes et des couteaux.
A Marseille, où la préfecture a recensé 7.500 manifestants - les organisateurs en en comptant 60.000, quelques incident ont aussi eu lieu.

Dans les autres métropoles régionales
A Toulouse, les opposants à la réforme étaient entre 8.000 et 16.000. 
Au Havre, la ville du Premier ministre Edouard Philippe, la police comptabilisait 3.400 manifestants. 
A Nantes, des échauffourées ont éclaté en fin de manifestation. 
Au total, 13 personnes ont été interpellées en France, a précisé l'Intérieur.

Derrière sa banderole, en tête du cortège, Christian râle un peu. "Ils attendent tous le leader maximo, ou quoi ?" envoie le syndiqué SUD à la nuée de caméras guettant l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon. Dans le cortège marseillais, la tête de gondole de 'La France insoumise', Jean-Luc Mélenchon, a annoncé qu'il ira saluer les dirigeants syndicaux avant de rejoindre ses troupes militantes en queue de cortège, et a promis de "faire reculer" le président de la République.
"Nous ne sommes pas en train de faire des barouds d’honneur, mais d’organiser une défense implacable du Code du travail", a-t-il déclaré. "Ce qui va être la surprise, c’est qu’il va finir par céder, ce pays ne veut pas du monde libéral. Ici, c’est la France, c’est pas l’Angleterre", a-t-il ajouté.
Mélenchon et les Insoumis défileront, eux, le 23 septembre contre le "coup d’État social" d’Emmanuel Macron.

vendredi 18 septembre 2015

Baisse des dotations de l'Etat: les Français comprennent la colère des maires dans la rue


62% des Français soutiennent l'action des maires contre la baisse des dotations de l'Etat

Le plan de réduction de 50 milliards d'euros des dépenses publiques pénalise les communes

Les maires de France appellent à la mobilisation. Ils manifesteront leur colère demain, samedi 19 septembre, contre la baisse des dotations de l'État, tentant ainsi de s'en faire entendre  dans la rue.
Dans la Sarthe, la ville de Mamers vit cette baisse comme une saignée. Elle a perdu 175.000 euros depuis 2014. Conséquences directes : le maire Frédéric Beauchef (Les Républicains) a diminué de 5% les subventions aux associations, et les départs à la retraite à la mairie ne sont pas remplacés. Et malgré l'état déplorable des trottoirs et chaussées, les travaux attendront, car en 2017, la baisse s'élèvera à plus de 400.000 euros. 
"S'il n'y a pas d'associations, il n'y a pas de vie dans le village. (...) Ça me paraît être indispensable dans la vie d'une commune", déclare Philippe Chartier (sans étiquette).
Outre la vie associative, la vie sociale est en péril. Le village de Saint-Rémy-des-Monts perdra lui 30.000 euros en 2017. Le maire a dû prendre la décision de réduire les travaux dans la commune et de supprimer l'emploi aidé du service voierie.

La quasi totalité des associations d'élus  communaux appelle les citoyens à se regrouper  samedi 19 septembre devant les mairies

Les élus veulent ainsi interpeller l'Etat et peser sur les choix du gouvernement Ils rappellent que la baisse programmée de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) représente une perte cumulée de 28 milliards d'euros pour les collectivités d'ici 2017, dont 15,8 milliards pour les communes et intercommunalités. 

Actuellement, le budget total des communes de France dépasse les 100 milliards d'euros Selon eux, la baisse des crédits de l'Etat a déjà entraîné en 2014 une baisse de l'investissement des communes de 12,4%. Une situation qui pourrait notamment avoir de graves conséquences sur l'emploi dans le secteur du bâtiment. 

62% des Français soutiennent l'action des maires 

Or, plus de 60% des Français considèrent "justifiée" la journée d'action des maires de France pour dénoncer la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, selon un sondage Odoxa (réalisé auprès de 1.009 personnes) pour Les Echos, FTI consulting, Radio classique. A la question "personnellement estimez-vous que ce mouvement des maires est justifié ou pas ?", 62% des personnes interrogées répondent par l'affirmative, contre 37% qui ne le jugent "pas justifié" (1% sans opinion).

Si 70% des sympathisants de droite estiment le mouvement "justifié", c'est aussi le cas de 54% des sympathisants de gauche. Une courte majorité des personnes interrogées, 52%, estime cependant que les communes pourraient faire face à ces baisses de dotations "sans avoir à augmenter leurs tarifs ou leurs impôts, en faisant des économies". Savoir si les mêmes tiennent toujours ce raisonnement s'agissant du déficit budgétaire de France Télévisions ou des dépenses publiques engagées par Hollande et Valls dans les guerres ou l'accueil des réfugiés et la charge des navires Mistral invendus... 46% sont d'un avis contraire. 

Elles sont également 79%, contre 20%, à penser que les communes "font trop de dépenses inutiles". C'est d'ailleurs également la position du ministre des Finances, Michel Sapin, qui estiment que les collectivités locales en général et les communes en particulier doivent pouvoir parvenir à des économies dans leurs dépenses de fonctionnement. Le ministère des Finances rappelle aussi que le gouvernement à décidé la création d'un fonds doté d'un milliard d'euros pour aider les collectivités dans leurs investissements. Mais on ne sait pas encore comment sera fiancé ce fonds.

Demain, la porte de la piscine de L'Union (Haute-Garonne) sera drapée d'un grand rideau noir. Cette piscine construite en 1974 a besoin de travaux. Or, aujourd'hui, le transfert de compétences par Etat ne s'accompagne pas du montant de dotations correspondant. "Il va falloir vraisemblablement emprunter de l'argent pour pouvoir la rénover", déplore Marc Péré, maire de L'Union.
Pour L'Union, les dotations de l'État représentent aujourd'hui 13% du budget de fonctionnement. Leurs baisses obligent la commune à faire des économies. En 2017, ce sont près de 800.000 euros qui vont manquer dans les caisses de la ville.
À Balma, la commune voisine, la problématique est la même. Ici devait être construite une maison de quartier. Le projet est reporté. Quant aux rencontres du livre et du vin, elles ont tout simplement été annulées.

Discriminer les communes, une variante la lutte des classes. 
Des commentateurs en sont arrivés à contester la légitimité des maires de communes dites riches qui soutiennent solidairement les communes pauvres... 

dimanche 3 octobre 2010

Manifestation du 2 octobre: les syndicats plafonnent

Ne pas faire mieux, c'est faire moins bien !

La 3e journée d'action depuis la rentrée n'a pas mieux mobilisé que le 23 septembre.

Elle a rassemblé entre 900.000 et 3 millions de manifestants et le gouvernement est justifié à considérer qu'il n'y a "pas de progression ". Il a n éanmoins confirmé qu'il pourrait y avoir quelques avancées sur le projet au Sénat.

La gauche ne manque pas de souffle

Mêmes querelles de chiffres et d'interprétation qu'à l'issu de la dernière journée d'action, le 23 septembre. Mêmes discours aussi de la part du gouvernement et des syndicats. Alors que la mobilisation de ce samedi a arssemblé de 2,9 à 3 millions de manifestants, elle est en baisse selon les chiffres de l'Intérieur, à moins de 900.000 participants au niveau national.

Un coup pour rien

L'opposition répète obstinément les mêmes arguments contre la réforme des retraites.
  • Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a estimé que le gouvernement devait prendre acte de l'"ampleur de la mobilisation" nationale.
    Plus à gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a affirmé qu'après le "formidable succès" de ce samedi, il importait d'"amplifier la mobilisation pour créer le raz-de-marée qui obligera le gouvernement à céder". Et c'est pour quand, la grande marais ?

    Ni l'opinion, ni la majorité n'est impressionnée
  • Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a souligné que "chacun reconnaît ce soir qu'il n'y a pas d'amplification du mouvement alors qu'on pouvait penser que l'organisation d'une manifestation le samedi drainerait de nouveaux publics". Il a redit que "des avancées" seraient toutefois possibles lors de l'examen du texte au Sénat à partir de mardi.
  • Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a lui aussi souligné qu'il n'y avait "pas une progression" du nombre de manifestants, estimant qu'il y a "plutôt une légère inflexion".

    Les grands mots: "Créer le raz-de-marée"

    Patrons pêcheurs du 12 octobre, les dirigeants syndicaux, qui se réuniront donc lundi pour affiner leur stratégie, seront perplexes.
    Désemparés par la stagnation de la mobilisation, malgré les appels aux femmes et aux étudiants, ils se sont retournés contre le gouvernement pour l' exhorter à sortir de son "blocage" alors qu'il a assisté à "l'une des manifestations les plus importantes depuis dix ans", selon la CFDT.

    La tentation de la fuite en avant
    Ils assurent qu'ils ne reculeront pas. Si les grandes centrales divergent sur le bien-fondé de lancer une grève reconductible, elles avaient déjà programmé une nouvelle journée d'action, avec grèves à la clé cette fois, le mardi 12 octobre.
    Ils vont devoir assurer !
  • dimanche 5 septembre 2010

    Couac à gauche: les Rom clandestins mobilisent fort peu

    E.Besson: seulement "quelques dizaines de milliers" de manifestants en France

    Le compte n'y est pas

    Régine et Jane Birkin, chanteuses de rue
    devant le ministère de l'Immigration

    Les manifestations contre la politique sécuritaire du gouvernement et de respect de la loi votée par le Parlement ont rassemblé - en gros (en très gros) - 100.000 manifestants, chiffre symbolique et mémorisable, selon les organisateurs, pour toute la France, mais seulement 77.300 personnes pour le ministère de l'Intérieur, le samedi 4 septembre.





    Empathie
    ruisselante












    Interrogé sur Radio J, Eric Besson a observé qu'il n'y a eu "que quelques dizaines de milliers" de manifestants en France samedi et que "cela prouve bien que le peuple français n'a pas cru aux slogans et aux caricatures" des organisateurs des manifestations contre la politique du gouvernement, a noté dimanche, Eric Besson.

    J.-Ch. Lagarde (NC) avait contesté l'accusation de xénophobie: lien PaSiDupes

    Arno Klarsfeld et Ph. de Villiers se sont prononcés pour l'application de la loi: lien PaSiDupes

    Bernard Kouchner était au côté de N. Sarkozy face à l'ONU: lien PaSiDupes

    Le ministre a en effet fourni un gros travail d'information du public.
    Mal relayé par la presse qui a pilonné l'opinion de sa désinformation, Eric Besson est cependant parvenu à convaincre de la manipulation et à démonter les amalgames grossiers, pour au final désintoxiquer les Français de cette presse partisane.
    Lien PaSiDupes sur ce travail de désintoxication de l'opinion
    Le Président Giscard d'Estaing avait rappelé le droit à l'opposition
    Lien PaSiDupes

    Une claque aux 'vertueux' hypocrites

    La duplicité révélée de Martine Aubry a décrédibilisé le discours populiste de l'opposition.

    L'opinion a dit samedi qu'elle désapprouve le choix par la gauche des clandestins contre les travailleurs français en souffrance dans la crise.

    A quelques jours de la grande journée de tourmente annoncée pour le 7 septembre, cette manifestation est un sérieux revers pour les associations, les syndicats et les partis de gauche.

    Les cigales ne connaissent pas leurs partitions

    Les Birkin et Régine connaissent la musique...
    Le ministre de l'Immigration a également souligné que les artistes protestataires reçus samedi par des membres de son cabinet avaient fait preuve d'une "méconnaissance des faits, de la réalité et des chiffres".

    ... mais pas les paroles
    "Ces artistes découvraient par exemple que la France est désormais la deuxième terre d'asile au monde après les Etats-Unis", et "nous sommes les premiers en Europe", a-t-il déclaré. "Ils découvraient aussi que la France accorde la nationalité française à 108.000 personnes par an", a-t-il déploré.

    L'opposition sort affaiblie, à la veille des négociations sur les retraites

    La gauche prend ses désirs pour des réalités
    Elle assure que sept ans de Sarkozysme, c'est trop, mais c'est seulement vrai vu de l'opposition, car si les Français pensent que les temps de crise sont durs, ils estiment massivement selon un récent sondage que la gauche au pouvoir ne ferait pas mieux.

    Le manque de réalisme de l'opposition
    Que la gauche soit impatiente de revenir aux affaires est concevable, puisqu'elle n'a pas conscience de sa vacuité, mais tant de bruit et de vulgarité, d'agressivité et d'hypocrisie, n'ont pas pu échapper à une majorité de Français(es). Non seulement elle ne s'entend plus vociférer mais elle affiche un total mépris des préoccupations à la fois de leurs concitoyens et de leurs électeurs.

    Les Français ont prévenu samedi qu'ils ne se laisseront ni manipuler ni malmener, mardi prochain: malgré la campgne de presse et les pièges tendus par les syndicats, ils s'organisent pour travailler.

    jeudi 26 août 2010

    Assez avec les Rom; passons à l'emploi et au pouvoir d'achat, priorités des Français

    Le sondage qui tue la campagne de récupération des Rom par la gauche

    Depuis que les envoyés roumains désamorcent la campagne fétide d'instrumentalisation des Rom clandestins, l'opposition se recentre sur la journée d'action du 7 septembre.

    Et voilà justement que l'IFOP révèle que l'emploi et le pouvoir d'achat sont les principaux problèmes des Français, loin devant la sécurité (!), sur laquelle l'opposition a passé l'été en contestant vivement les démantèlements de camps illégaux de Roumains clandestins (d'autant que la Roumanie est sur la même ligne que la France: lien PaSiDupes) et en accusant Nicolas Sarkozy et son gouvernement de toutes les infamies (lien PaSiDupes).
    Les Français ne se sont pas laissés impressionner et ont approuvé que la loi soit respectée.
    Lire PaSiDupes

    Convergence du sondage IFOP et de l'action syndicale du 7 septembre

    Malgré le refus de FO de sgner le document commun (lien PaSiDupes), tout va bien ! Les syndicats sont autrement plus conscients que le PS des préoccupations de la base.

    D'après les résultats à chaud des appels téléphoniques de l'IFOP des 24-25 et ...d'aujourd'hui) à paraître dès vendredi 27 dans France Soir, l'emploi est le problème le plus important pour 38% des sondés, devant le pouvoir d'achat (22%) et la sécurité (14%).

    Les retraites sont encore citées par 14% des sondés, avant l'examen le 7 septembre à l'Assemblée d'une réforme contre laquelle tous les syndicats appellent néanmoins à manifester le même jour.
    "On reste donc, nonobstant [sic] l'agenda politico-médiatique, sur une focalisation somme toute traditionnelle des Français sur des thématiques liées à la crise", commente l'IFOP, un soupçon rabat-joie....

    "Néanmoins, on relève que l'enjeu sécuritaire est cité par un quart des sympathisants de droite (4% parmi les proches de la gauche) et arrive en tête chez les sympathisants frontistes."
    Serait-ce à dire que
    le PS ne se préoccupe de la sécurité et des Rom qu'en pensant au FN ?

    mardi 24 août 2010

    FO brise l’unité syndicale de la journée d'action du 7 septembre

    France Info stigmatise les tièdes

    Atmosphère lourde de rentrée

    Les organisations syndicales réunies le 23 août ont confirmé leur journée d’action unitaire du 7 septembre. Même si FO a refusé de signer le texte commun.
    Quelle sera l'ampleur du remaniement ministériel ? Qui dirigera les négociations sur la réforme de la retraite ?
    Le 7 septembre, un mardi noir à la date de l'ouverture du débat parlementaire sur la réforme des retraites, l’objectif sera de faire mieux que le 24 juin (moins d'un million: lire PaSiDupes). « On attend une forte mobilisation », rêve Eric Aubin à la CGT.

    Sur le plan social et des réformes, l’automne devrait être chaud…
    Avant les vacances, les syndicats s'étaient déclarés sur la même ligne, avec le ralliement de la CGC et de Force ouvrière, dans l'optique de grèves et de manifestations. Mais, à la rentrée, les huit syndicats n'en étaient plus à se mettre d’accord sur un texte commun.
    Objectif: contraindre le gouvernement à revenir sur son projet de report de 60 ans à 62 ans de l’âge légal de la retraite.

    Tendance à la radicalisation trotskiste et révolutionnaire
    FO a refusé de signer le texte syndical
    La radicale Force Ouvrière reproche au texte commun de ne pas exiger explicitement le retrait de la réforme, mais Jean-Claude Mailly appelle toutefois les salariés à participer à la journée du 7 septembre.

    FO et SUD ont déposé des préavis de grève « illimitée »

    Les fonctionnaires sont chauffés à blanc sur le gel des salaires des agents de l’Etat en 2011. Pendant l’été, les syndicats n’ont pas ménagé leurs efforts pour remonter les Français contre les réformes du gouvernement, bien qu'elles visent à la rénovation du pays et à l'assainissement des finances publiques.
    Il faut noter un coûteux clip video de propagande trotskiste due à SUD (solidaires) et diffusé sur France 2 ce jour. La question se pose du financement: adhérents ? Capitaux étrangers collecté à l'étranger par l'Internationale ? Avec des tarifs spéciaux défiant toute concurrence consentis par France Télévisions noyautée par les syndicats ?

    Les perturbations classiques

    Les travailleurs devront encore une fois s'organiser pour éviter des pertes de salaires, car les syndicats veilleront prioritairement au blocage des transports, à la SNCF comme à la RATP et tant pis pour l'économie du pays en crise, l'emploi et le pouvoir d'achat.

    Le gouvernement est prêt à faire face

    Le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique a sereinement envisagé une manifestation « importante ». Georges Tron rappelle qu'« on peut encore discuter de quelques modalités du texte » du projet de loi, notamment « sur la pénibilité » et sur « quelques points » qui doivent donner lieu à des discussions, « mais pas sur les grands principes ». Il souligne ainsi que la journée de mobilisation syndicale constitue un refus caractérisé de dialogue social et que les syndicats sont sur une démarche politicienne de refus de concertation démocratique quand il est temps.

    Incertitude syndicale sur l’après-7 septembre

    Une seule manifestation suffira-t-elle?
    Devront-ils reprendre le harcèlement mensuel de l'année écoulée, avec le succès que l'on sait ? Les Français accepteront-ils d'être éternellement perturbés par des activistes syndicaux déchargés, privilégiés et intouchables, et assurés de leurs fins de mois ? L'enjeu du 7 septembre pour les syndicats est de tenter d’instaurer le fameux « rapport de force » avec un gouvernement convaincu d'oeuvrer à une tâche colossale et historique, avec le soutien de la majorité silencieuse et par conséquent droit dans ses bottes.

    Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, ne se laisse pas impressionner par la campagne sans précédent développée par la gauche unie pour nuire : « Chaque année, on nous annonce un automne social caniculaire. Les métérologues politiques et sociaux se trompent toujours. »
    N'a-t-on pas vu, en cet été pluvieux finissant, ce qu'il faut penser du réchauffement climatique ?

    jeudi 27 mai 2010

    Mobilisation contre la réforme des retraites: la rue valide l'action du gouvernement

    Les syndicats ont pris le risque de négocier en situation de faiblesse

    La CGT n'admet pas l'évidence de l'échec

    La journée d'action interprofessionnelle sur l'emploi et les retraites à l'appel de six syndicats aurait, selon elle, rassemblé un million de manifestants dans toute la France, le jeudi 27, contre 800.000 (380.000, selon la police), le 23 mars. Les « décrypteurs » préfèrent ne pas argumenter.

    Luc Chatel a noté que le taux de grévistes dans la fonction publique se situe "autour de 13%", c'est-à-dire "la moitié de ce qui s'est passé au dernier mouvement" le 23 mars. Le SNU-ipp (FSU), qui est toujours partant quelque soit le mot d'ordre, annonçait 33% de grévistes. Il n'a pu mobiliser que la moitié de ses enseignants du primaire.
    "On a d'abord un mot d'ordre de grève qui est faiblement suivi, plus de la moitié par rapport au dernier mouvement de mars, et pour les défilés des chiffres comparables à la manifestation du 23 mars, très en retrait par rapport au grand mouvement de 2003" contre la réforme Fillon sur les retraites, a souligné le porte parole du gouvernement. "Tout ça est très en retrait par rapport à ce qu'on a connu, soit au moment des grandes manifestations sur les retraites en 2003, soit même plus récemment au tout début de l'année dernière, au plein coeur de la crise lorsqu'il y avait eu plus d'un million de personnes à deux reprises dans la rue", a-t-il affirmé.

    Les Français souffrent de la sottise de leurs syndicats

    A l'issue de cette journée de mobilisation "unitaire " du jeudi 27 qui devait être "massive", le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, également ministre de l'Education, a observé que la "faible mobilisation" enregistrée sur l'emploi et les retraites venait "valider la méthode du gouvernement" sur ce dernier dossier.
    "Le gouvernement ne fait aucun triomphalisme mais cette mobilisation témoigne de la validité de sa méthode, faite d'écoute, de dialogue et de détermination pour mettre en marche une réforme juste et équilibrée", a-t-il ajouté.
    Les Français conservent-ils leur confiance aux syndicats ?
    La bande des six qui comptait faire pression sur le gouvernement s'est placée - aujourd'hui et pour longtemps- en situation de faiblesse.
    Les travailleurs seront-ils bien représentés dans les âpres négociations sur la réforme des retraites ?

    samedi 13 juin 2009

    Avec la 5e journée d’action, c’est la cata syndicale

    Cette mobilisation, les syndicats eux-mêmes ne l’ont même pas vue…

    Le front syndical dégarni

    La mobilisation sociale de samedi 13 juin après-midi a été un vrai fiasco
    : à marquer d’une pierre rouge dans les annales.

    Ils n'étaient en effet que 9 000 à Paris, selon les centrales syndicales, « tous ensemble ». La cinquième manifestation depuis le début de l'année 2009 contre la politique anticrise du gouvernement n’a en rien égalé la journée festive du 1er-Mai qui avait rassemblé un demi-million de personnes.

    Ils auraient été 30 000 en France, et encore n'est-ce pas selon la police, mais d'après la CGT... Les manifestants étaient à peine 2 000 à 6 000 dans la pourtant très réactive ville de Toulouse, contre 15 000 à 30 000 le 1er mai, et 1 000 à 6 000 à Bordeaux contre 13 500 à 50 000. A Rennes, les manifestants n'étaient qu'un millier et se sont contentés d'un sit-in. A Lille, la police a dénombré 1 800 manifestants et les organisateurs 5 000. A Strasbourg, la manifestation intersyndicale a réuni un millier de personnes, soit quatre à cinq fois moins que la manifestation du 1er mai. A Marseille, ils ont fait la partie de pétanque !

    Les organisateurs ne manquent pas d'excuses


  • Excuses contextuelles

    Aux Européennes, Home, le film-documentaire de Yann Arthus-Bertrand a suffi à plomber le PS et avant même samedi les syndicats se disaient victimes du contexte post-élections européennes, qui a vu l'UMP arriver en tête. Mais là, c'est l'effet Obama ! Malgré l'incessant dénigrement par l’opposition des mesures du gouvernement en réponse à la crise économique internationale ?

  • Rhétorique syndicale des chiffres

    ‘Tassement’ de la mobilisation mais mécontentement toujours présent. Voilà en quelques mots le bilan de la mobilisation du samedi 13 juin à travers la France.
    Si la CFDT et François Chérèque s'étaient montrés optimistes sur l'ampleur du mouvement, la CGT et Bernard Thibault ne se seraient pas trompés: ils sont allés à la défaite par goût de l'unité à deux. L'ineffable Gérard Aschiéri (FSU) a renoncé à montré sa face d'enterrement devant les caméras: les mots ont finalement manqué à ce professeur de lettres classiques... Seules 150 000 personnes avaient répondu à l'appel des centrales syndicales dans toute la France selon la CGT.

  • Mais ce reflux, surtout à Paris, n'a fait qu'accentuer le clivage apparu avec Force ouvrière (FO), qui s'y était encore collée, bien que, radicale, elle plaide de longue date non pas pour la multiplication de défilés, mais pour une bonne grosse journée de grève générale et massive, un jour de semaine pour que chacun s’en souvienne.
    Les syndicalistes ont reconnu que la mobilisation était "en dessous des attentes", mais, bien que déconsidérés, ils continuent cependant à se ridiculiser en mettant le gouvernement en garde. Le mécontentement reste bien réel, se convainquent-ils.
    Ils ont aussi des désirs d’avenir et se persuadent même que le mouvement va reprendre à la rentrée, en octobre: ils ont même fixé la date au 7 !

    Encore une rentrée sociale 2009 qui chantera comme en 2008 ?

  • "Beaucoup ont conscience que, peut-être, il va falloir prendre un nouveau souffle et préparer plus tôt la rentrée", a soutenu Bernard Thibault.
  • "A la rentrée, nous nous retrouverons si le gouvernement et le patronat ne prennent pas de dispositions aujourd'hui", a renchéri François Chérèque.

    Le front syndical en bataille

  • Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a fait entendre une voix discordante en exprimant à nouveau le doute des salariés sur ces manifestations à répétition, lui-même plaidant pour une grève de 24 heures "carrée." Pour Jean-Claude Mailly, le Mélenchon de FO, l'échec de la journée de samedi montre bien qu'il y a "un doute sur les modalités d'action. Si le gouvernement ne bouge pas avec des manifestations, il va falloir monter d'un cran, appeler à une journée de grève", a-t-il insisté, sans surprise, puisque c’est sa préférence affichée depuis l’origine. "On n'est pas des GO du social, a-t-il ironisé. Ça fait un mois à Force ouvrière qu'on explique que des manifs tous les mois, ou tous les mois et demi, ça use les salariés".
  • "Il vaut mieux avoir une manif faible qu'avoir un bide lors d'une journée de grève nationale", a répliqué samedi François Chérèque en marge de la manifestation parisienne. "Les salariés ont besoin d'entendre les syndicats d'une façon unitaire, et non pas en train de se chamailler", avait-il auparavant déclaré sur France Info.
    Il parle d'autant plus facilement au nom des salariés qu'ils n'ont rien à dire. Et ne se d
    éplacent plus: marre de se faire manipuler ?
  • vendredi 12 juin 2009

    Demain, les syndicats boiront la coupe de l'unité jusqu'à la lie

    Les syndicats mobilisent encore, et déjà pour le… 7 octobre !
    L'intersyndicale appelle à une course de (ré)-orientation à travers les grandes villes de France pour obtenir du gouvernement de nouvelles mesures contre la crise - en renonçant par exemple au "bouclier fiscal" limitant l'imposition à 50% des revenus et aux suppressions de postes dans la fonction publique.

    Des manifestations sont attendues dans tout le pays.

  • A Paris, plusieurs syndicats de chercheurs et de l'enseignement supérieur (FSU et Sne-Sup) , ainsi que les syndicats (UNEF étudiants de gauche main dans la main ( ?) avec les trotskistes de Sud-Etudiants se sont joints au mouvement.
  • La parution des journaux régionaux et nationaux devrait être fortement perturbée en raison d'un appel lancé par le syndicat du livre CGT. La presse sera pénalisée par ce syndicat radical, bien que la trésorerie de nombreux journaux soit chancelante. Seul Le Monde sera lisible (façon de parler !), parce qu'il paraît la veille... Tous, presse nationale ou régionale, nous offriront un accès libre sur Intermet.

  • Aucune perturbation n'est prévue dans les transports.

    Les sondages d’opinion

    Selon BVA-Les Echos-France Info-BPI, les trois quarts des 1.009 Français interrogés les 5 et 6 juin disent soutenir cette journée de mobilisation.
    Mais près des deux tiers en attendent peu. Ils sont 61% à avoir répondu "non" à la question "Si ce mouvement est fortement suivi, pensez-vous que cela pourrait inciter le gouvernement à modifier effectivement sa politique économique et sociale ?"
    Gaël Sliman, directeur général-extra-lucide de BVA, y voit une "forme de résignation avant l'arrivée de l'été". Que ne partage-t-il pas sa boule de cristal avec les syndicats organisateurs !

    Refaire le 1er mai le 13 juin...

    Ce n'est pas un gag, malgré cette impression de lassitude, la CGT et la CFDT espèrent une mobilisation équivalente à celle du 1er mai, jour de la Fête du travail, lorsque 450.000 personnes avaient manifesté selon le ministère de l'Intérieur et 1,2 million selon la CGT.
  • "J'espère qu'on pourra faire au moins aussi bien que le 1er mai", a déclaré vendredi sur France 2 Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT.
  • Même objectif fixé dans le Parisien par le numéro un de la CFDT, François Chérèque, pour qui "les mesures gouvernementales ne sont pas à la hauteur de ce qui va se passer cet été". Parce que les syndicats sont à la hauteur de la crise?
    "Prétexter d'un éventuel essoufflement du mouvement pour ne pas faire plus serait mettre de l'huile sur le feu d'un chaudron social qui risque d'exploser", ajoute le secrétaire général.
  • Bien que partie prenante de la mobilisation de samedi, Jean-Claude Mailly, n°1 de FO, a évoqué une certaine lassitude. Va-t-il passer la main ?...
    "Les manifestations à répétition, ce n'est pas notre tasse de thé car il y a un peu un phénomène d'usure des salariés", a-t-il déclaré en début de semaine.

    St Antoine de Padoue, priez pour eux !

    Le 13 juin représente la cinquième journée de mobilisation intersyndicale cette année, après celles du 29 janvier, du 19 mars, du 1er mai et du 26 mai.
  • Face à la hausse du chômage et à la multiplication des plans sociaux, les syndicats ont un désir d’avenir social difficile à l’automne.

  • François Chérèque voit venir"une radicalisation dans les entreprises" et "des débordements de la jeunesse tout aussi désespérée".
    "Le cycle des restructurations et des fermetures d'entreprises est loin d'être achevé", assure Bernard Thibault dans La Tribune. "Socialement, si aucune décision n'est prise, nous allons vers une plus grande souffrance et une plus grande exclusion".

    => Le dirigeant de la CGT précise que les organisations syndicales, en dépit de leurs divergences, notamment avec FO, vont "d'ores et déjà intégrer dans le calendrier de l'automne le 7 octobre, la mobilisation mondiale à l'occasion de la Journée du travail décent".
  • Au cours de l’été 2007, les commentateurs avaient annoncé à Nicolas Sarkozy qu'il devrait s'attendre à une rentrée sociale agitée en septembre. Au cœur de l'hiver, les mêmes anticipaient une réédition de Mai 68 quarante ans plus tard. Forcément, l'automne 2008 serait «chaud» avec son cortège de manifestations et de protestations contre la crise économique.
  • Dès février 2008, huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, et l'échec retentissant de Désirdavenir Royal à la présidentielle, l'amère Royal n’avait-elle pas déjà dénoncé le bilan "calamiteux" du président de la République, qu'elle qualifiait de "monsieur taxe" ?
  • En septembre 2008, prenant ses désirs pour des réalités, Sa Cynique majesté Royal avait d’ailleurs déjà annoncé une rentrée sociale agitée.
    Dans cette tribune publiée dans Le Monde, l'amère Royal avait une intuition :"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte".
  • Août 2008 ? Ca les reprend !
    Le Parti socialiste (PS) estima que la rentrée serait marquée par "le malaise de la France qui travaille" et, par la voix de Stéphane Le Foll, dénonça l'inaction du gouvernement qui reste "sans voie, sans solution, et sans aucune proposition".
    "Cette rentrée est marquée par le malaise de la France qui travaille", comme en atteste "une baisse significative de la consommation des ménages", soulignait-il.
    Et que dit-il aujourd'hui ? PaSiDupes envisage de consacrer un prochain article aux chiffres de la consommation en 2009.

  • Le 13, les têtus commenceront donc par brûler des cierges à St Antoine, dont l’un des attributs est la mule. Demain samedi, il sera surtout chargé de retrouver les objets espoirs perdus et les pertes de crédibilité…

    lundi 25 mai 2009

    Syndicats : journée d’action d’entretien

    La déprime s’abat sur le mouvement syndical
    La famille éplorée:
    "tous ensemble" !
    Quelques mines d'enterrement
    en tête du cortège funéraire

    Les syndicats organisent demain mardi 26 une journée d'actions décentralisées destinée à entretenir la combativité du monde du travail.

    Elle devrait se limiter à des perturbations à la SNCF

    Le trafic ferroviaire
    sera perturbé mardi en France, en raison d'une journée d'action interprofessionnelle à l'appel des syndicats, dont l'ampleur s'annonce beaucoup plus limitée que les grandes mobilisations anti-gouvernementales de janvier et mars.
    Les syndicats réclament de nouvelles mesures sociales face à la crise, en particulier des revalorisations des bas salaires et une plus grande protection face aux licenciements.

    Le trafic des trains à grande vitesse (TGV) devrait être assuré mardi matin à hauteur de 75%, celui des trains régionaux à 50% et en région parisienne les trains pourraient fonctionner à 60% en moyenne, selon un porte-parole de la société nationale de chemins de fer SNCF.
    Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF avaient déposé un préavis de grève de 24 heures, qui a pris effet lundi soir.

    Le métro à Paris devrait être encore moins perturbé et fonctionner normalement. Quant aux trafics des bus et tramways ils ne devraient pas sentir les effets la mobilisation.

    Dans l'aérien
    , Air France a annulé quelques vols préventivement mardi matin à l'aéroport parisien d'Orly et prévu de légers retards au départ ou à l'arrivée de cet aéroport.
    ->
    Les pilotes de lignes ont réservés huit semaines à l’avance leurs perturbations des usagers les jours de grands départs en vacances d’été (Lien PaSiDupes) .

    Chantage aux députés qui doivent voter sur la représentativité du SNPL: en France, dans les services publics, le préavis légal de grève doit être remis à la direction de l'établissement au moins cinq jours francs avant le début de la grève.

    Les autres secteurs devaient être peu affectés par cette journée d'actions décidée début mai, par les huit confédérations syndicales françaises, trois semaines à l’avance.

    Harcèlement soutenu, de type velléités d’eunuques

    Selon le maître de harem, Gérard Aschieri, le meneur du syndicat FSU dominant dans l’éducation, cette journée constitue surtout "une journée relais" entre la mobilisation du 1er mai et celle du samedi 13 juin, pour laquelle les syndicats veulent "mettre le paquet" avant la pause estivale. Trois fois en six semaines, soit tous les 15 jours.

    Les modalités de l'animation syndicale seront disparates: distribution de tracts aux péages d'autoroutes ou sur des rond-points routiers, barrages filtrants, pique-niques, rassemblements devant le siège local de l'organisation patronale Medef.
    Festif, convivial et interactif ... A Paris, un rassemblement doit avoir lieu devant la Bourse.
    Cette dispersion, préviennent les syndicats, rend impossible toute comparaison avec les grandes mobilisations des 29 janvier, 19 mars et 1er mai.
    Elle permet seulement de gonfler les chiffres d’une kyrielle de mini-actions de printemps et d’en faire au total une addition salée.

    Où se produira mardi 26 le vrai-faux salarié socialiste

    Celui qui interpella le Che-Besancenot devant l’Assemblée Nationale et les caméras, le mardi 19 mai?
    Pouvons-nous postuler au casting socialiste ? (
    Lien PaSiDupes)

    mercredi 18 mars 2009

    Les syndicats français, valeur ajoutée à la crise internationale

    L’exception française est aussi syndicale

    Partout en Europe, les tensions sociales sont plus fortes que d'habitude, mais elles se traduisent par des mouvements localisés aux abords de certaines usines.
    En France, les syndicats poussent les Français à défiler n’importe où contre …la crise ! Après le 29 janvier, et la journée d'action intersyndicale du 19 mars n'a pas encore eu lieu que la CFDT annonce déjà la prochaine.

    • En Allemagne
    , où l'on craint 600 000 destructions d'emplois, l'inquiétude est palpable. Mais le scénario d'une journée de grève générale à la française a peu de chances de se réaliser. Le système de cogestion, associant les syndicats à la gestion des entreprises, sans volonté de puissance, contribue à apaiser les relations entre salariés et employeurs :
    Avant de recourir à la grève, les syndicats doivent passer par six étapes de négociation. Une idée à retenir en France, où elle serait jugée liberticide. Pourtant, les temps sont durs chez nos voisins aussi. Syndicats et patronat allemands ont annoncé, en février, avoir conclu un accord salarial pour les quelque 150 000 employés de la compagnie des chemins de fer allemande, la Deutsche Bahn. Le syndicat de services Verdi, qui réclame 8 % d'augmentation, a mené plusieurs grèves d'avertissement ces derniers mois, pour appuyer les revendications salariales des 700 000 employés du secteur. La grève a touché les services publics - police, hôpitaux universitaires, offices régionaux des statistiques ou encore entretien des routes - qui ont tourné au ralenti. Sans être paralysés.

    • En Angleterre travailliste
    , tout se jouera samedi 28 mars : une très large coalition de syndicats, d'ONG et d'associations caritatives espère entraîner des milliers de Britanniques dans les rues de Londres pour une grande manifestation avant la réunion du G20. Les organisateurs veulent attirer l'attention des chefs d'État sur l'importance de mettre les gens au premier plan». Mais la coalition est tellement vaste, allant de syndicats de fonctionnaires britanniques à des ONG agissant contre la pauvreté dans le monde, comme Oxfam, et des associations environnementales, comme Greenpeace et le WWF, que le message de la manifestation est assez vague, inspiré des thèses altermondialistes.
    Pour le reste, depuis le début de la crise, l'opinion publique n'a pas encore manifesté son mécontentement. Seules quelques centaines d'ouvriers ont manifesté, ponctuellement en février, pendant une semaine devant un chantier contre l'embauche de travailleurs étrangers, mais cette colère a pris fin. Racistes, les Britanniques ?

    • En Espagne socialiste
    , pays d'Europe où le chômage frappe le plus fort (14,5 %), les manifestations contre la destruction des emplois sont rares et les grèves générales inexistantes. Le mécontentement grandit contre le gouvernement, car José Luis Zapatero n’est pas Sarkozy, et il est accusé d'avoir réagi trop tard à la crise avec des mesures aux effets très discutés. Pourtant les syndicats n'appellent pas à descendre dans la rue. Les syndicats veillent-ils à ne pas gêner un gouvernement de gauche ? Les syndicats français peuvent en revanche se lâcher !

    Une leçon à la gauche française
    Même l'opposition de droite espagnole, qui a fait de la gestion de la crise un de ses arguments politiques, refuse d'agiter le spectre de la manifestation, invitant au contraire l'exécutif à ouvrir le dialogue avec tous les partenaires sociaux. La dernière grève générale remonte à 2002 sous le gouvernement de José Maria Aznar (libéral) et n'avait duré qu'une demi-journée.

    Des actions spécifiques
    Seule exception à la règle, les salariés du secteur de l'automobile qui ont manifesté à plusieurs reprises depuis ces derniers mois. Fin février, quelque 4 000 salariés du constructeur américain General Motors, qui possède une usine à Figueruelas, près de Saragosse, ont foulé les pavés en guise de protestation.


    • L'Italie
    a connu son cortège de grèves en mars : transports, chemins de fer, postes, télécommunications… de nombreux secteurs sont concernés. L'école a ouvert le bal : hier matin, place des Saints Apôtres, à Rome, ils étaient un demi-millier, réunis par la CGIL (la CGT italienne). Au micro, une oratrice s'égosillait d'une voix de crécelle contre la réforme du secondaire. Au même moment, devant l'université de la Sapienza, plusieurs centaines d'étudiants ont enfoncé un barrage de police avant d'être dispersés sous les tirs de gaz lacrymogènes.

    Peut-on comparer avec l’activisme syndical français ?
    Les centrales syndicales italiennes semblent en de nombreux points adopter des comportements hexagonaux : on retrouve en effet les mêmes : professeurs et services publics qui ne sont pas non plus les plus exposés. Mais dans l'ensemble, ces mouvements sociaux ne revêtent plus l'ampleur des grandes manifestations d'autrefois contre Silvio Berlusconi. Deux raisons à cela. D'une part, la division syndicale : la crise commande la prudence aux confédérations plus modérées. D'autre part, la désunion des partis politiques de gauche.

    Les syndicats sont en France les bras armés des partis politiques
    Les huit confédérations syndicales, qui se sont mises d'accord pour descendre à nouveau dans la ru, justifient cette journée perdue de travail par leur déception des annonces du chef de l'Etat. Elles en sont restées aux annonces, dont elles ne reconnaissent d'ailleurs pas qu'elles sont venues plus tôt que dans les pays européens voisins. Ainsi nient-ils en outre que les effets de la crise internationale ont gagné la France plus tardivement et moins gravement. Sachant donc qu'ils conçoivent leur rôle d'opposition dans le rejet systématique des initiatives gouvernementales, on se demande bien pourquoi ils exigent de lui des mesures sociales, puisque ce sera, en tout état de cause, trop peu et trop tard, selon eux.
    La gauche française, en outre, n’est pas plus unie qu’en Italie, mais prend ses désirs d’unité pour la réalité à l'occasion de grèves dont chacun se demande l'utilité. On notera que la RATP et SNCF seront peu touchées: ne serait-ce pas pour faciliter les rassemblements de manifestants et faire de belles photos de jolis défilés à travers les quelque 120 villes annoncées ?
    Des partis qui radicalisent les mouvement syndicaux
    La gauche ne se rassemble que pour détruire, à l'instar de Sud-rail (cf. gare St Lazare) ou du NPA du Che-Besancenot lequel avance en solo aux Européennes: la vie communautaire leur pèse et nuire ensemble suffit à leur bonheur. N'est-ce pas François Chérèque (CFDT) qui estime que la présence de militants du NPA autour des entreprises en difficulté "fait un peu rapace" ?...
    François Chérèque observe aussi que le NPA politise le mouvement social. (Lien) N'était-ce pas déjà le cas en Guadeloue et en Martinique, sans que la gauche ne prenne alors position sur le sujet ?
    Le PS est évidemment foireux
    Aux dires mêmes de Razzye Hammadi, de l'aile gauche du PS et membre de la direction, l'enjeu pour le PS "n'est plus seulement d'être audible en tant que force d'opposition" mais d'être "une alternative crédible et engageante". Tout ça à la fois ! Il s'agit "de refonder notre orientation politique", dit-il alors que selon un dernier sondage IFOP 76% des Français jugent que le PS n'a pas de réponses à la crise économique.

    Les conséquences de cette grève, en attendant la troisième, ont-elles été chiffrées par la gauche?
    Compte-t-elle saigner Total pour perfuser les PME-PMI ?
    La grève est-elle le meilleur moyen d'éviter des destructions d'emplois ?