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samedi 13 juin 2009

Avec la 5e journée d’action, c’est la cata syndicale

Cette mobilisation, les syndicats eux-mêmes ne l’ont même pas vue…

Le front syndical dégarni

La mobilisation sociale de samedi 13 juin après-midi a été un vrai fiasco
: à marquer d’une pierre rouge dans les annales.

Ils n'étaient en effet que 9 000 à Paris, selon les centrales syndicales, « tous ensemble ». La cinquième manifestation depuis le début de l'année 2009 contre la politique anticrise du gouvernement n’a en rien égalé la journée festive du 1er-Mai qui avait rassemblé un demi-million de personnes.

Ils auraient été 30 000 en France, et encore n'est-ce pas selon la police, mais d'après la CGT... Les manifestants étaient à peine 2 000 à 6 000 dans la pourtant très réactive ville de Toulouse, contre 15 000 à 30 000 le 1er mai, et 1 000 à 6 000 à Bordeaux contre 13 500 à 50 000. A Rennes, les manifestants n'étaient qu'un millier et se sont contentés d'un sit-in. A Lille, la police a dénombré 1 800 manifestants et les organisateurs 5 000. A Strasbourg, la manifestation intersyndicale a réuni un millier de personnes, soit quatre à cinq fois moins que la manifestation du 1er mai. A Marseille, ils ont fait la partie de pétanque !

Les organisateurs ne manquent pas d'excuses


  • Excuses contextuelles

    Aux Européennes, Home, le film-documentaire de Yann Arthus-Bertrand a suffi à plomber le PS et avant même samedi les syndicats se disaient victimes du contexte post-élections européennes, qui a vu l'UMP arriver en tête. Mais là, c'est l'effet Obama ! Malgré l'incessant dénigrement par l’opposition des mesures du gouvernement en réponse à la crise économique internationale ?

  • Rhétorique syndicale des chiffres

    Tassement’ de la mobilisation mais mécontentement toujours présent. Voilà en quelques mots le bilan de la mobilisation du samedi 13 juin à travers la France.
    Si la CFDT et François Chérèque s'étaient montrés optimistes sur l'ampleur du mouvement, la CGT et Bernard Thibault ne se seraient pas trompés: ils sont allés à la défaite par goût de l'unité à deux. L'ineffable Gérard Aschiéri (FSU) a renoncé à montré sa face d'enterrement devant les caméras: les mots ont finalement manqué à ce professeur de lettres classiques... Seules 150 000 personnes avaient répondu à l'appel des centrales syndicales dans toute la France selon la CGT.

  • Mais ce reflux, surtout à Paris, n'a fait qu'accentuer le clivage apparu avec Force ouvrière (FO), qui s'y était encore collée, bien que, radicale, elle plaide de longue date non pas pour la multiplication de défilés, mais pour une bonne grosse journée de grève générale et massive, un jour de semaine pour que chacun s’en souvienne.
    Les syndicalistes ont reconnu que la mobilisation était "en dessous des attentes", mais, bien que déconsidérés, ils continuent cependant à se ridiculiser en mettant le gouvernement en garde. Le mécontentement reste bien réel, se convainquent-ils.
    Ils ont aussi des désirs d’avenir et se persuadent même que le mouvement va reprendre à la rentrée, en octobre: ils ont même fixé la date au 7 !

    Encore une rentrée sociale 2009 qui chantera comme en 2008 ?

  • "Beaucoup ont conscience que, peut-être, il va falloir prendre un nouveau souffle et préparer plus tôt la rentrée", a soutenu Bernard Thibault.
  • "A la rentrée, nous nous retrouverons si le gouvernement et le patronat ne prennent pas de dispositions aujourd'hui", a renchéri François Chérèque.

    Le front syndical en bataille

  • Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a fait entendre une voix discordante en exprimant à nouveau le doute des salariés sur ces manifestations à répétition, lui-même plaidant pour une grève de 24 heures "carrée." Pour Jean-Claude Mailly, le Mélenchon de FO, l'échec de la journée de samedi montre bien qu'il y a "un doute sur les modalités d'action. Si le gouvernement ne bouge pas avec des manifestations, il va falloir monter d'un cran, appeler à une journée de grève", a-t-il insisté, sans surprise, puisque c’est sa préférence affichée depuis l’origine. "On n'est pas des GO du social, a-t-il ironisé. Ça fait un mois à Force ouvrière qu'on explique que des manifs tous les mois, ou tous les mois et demi, ça use les salariés".
  • "Il vaut mieux avoir une manif faible qu'avoir un bide lors d'une journée de grève nationale", a répliqué samedi François Chérèque en marge de la manifestation parisienne. "Les salariés ont besoin d'entendre les syndicats d'une façon unitaire, et non pas en train de se chamailler", avait-il auparavant déclaré sur France Info.
    Il parle d'autant plus facilement au nom des salariés qu'ils n'ont rien à dire. Et ne se d
    éplacent plus: marre de se faire manipuler ?
  • vendredi 12 septembre 2008

    Encore un arrachage de caténaire : cette fois, le RER B perturbé

    Combien encore ?
    Un nouveau problème de caténaire a perturbé le trafic du RER B mercredi 10 septembre à partir de midi entre Le Bourget et à Drancy (Seine-Saint-Denis).
    Comme les précédents dans la série des incidents qui visent la SNCF et ses passagers, celui-ci a entraîné des suppressions de trains et des désagréments pour les usagers. Le trafic a repris normalement, mais jeudi matin.
    Un incident près d'Aubagne, pendant le week-end du 15 d'août, puis un autre dans l’Ain et encore un autre vendredi dernier à la gare Montparnasse à Paris, avant celui du RER B, ont entraîné "des dizaines de milliers de retards de plus de trois heures", des coûts imprévus, ainsi que le mécontentement de milliers de Français et étrangers.

    ‘Arrachement’ ou ‘arrachage ‘ ?
    Or, cette voie du RER B est gérée, non pas par la RATP, mais par la SNCF, ce qui explique que cette ligne est frappée, sensiblement plus que d’autres, par les mouvements sociaux et ce qu’il n’est pas convenu de qualifier d’actes de sabotage, jusqu’à la preuve du contraire.
    Car les circonstances de l’arrachage de cette énième caténaire laissent perplexe.
    Pourquoi cet incident technique ce jour-là et précisément en ce lieu plutôt qu’ailleurs ?
    Ce jour-là ?

    Cet incident intervient le jour du lancement d'une vaste opération nationale de contrôle des caténaires, les câbles électriques qui alimentent les motrices.
    Cette opération d’envergure devrait permettre de ramener le nombre d'incidents de caténaires sur le réseau à "350, peut-être 320 par an", contre 400 aujourd'hui. Plus de 1.500 agents seront mobilisés pour cette "tournée d'observation", qui permettra également de vérifier l'état de la totalité des 7.000 pantographes, bras métalliques qui font la connexion entre les motrices et la caténaire, a annoncé Guillaume Pepy lors d'une conférence de presse mercredi soir.
    La SNCF financera "à 100%" l'opération, réalisée "pour le compte" du propriétaire des infrastructures, RFF, a-t-il précisé. Cette "photo de l'ensemble du matériel sur le territoire français comportera beaucoup, beaucoup de pixels" et coûtera "plusieurs millions d'euros", notamment en heures supplémentaires pour les agents et en fournitures, a-t-il ajouté.
    Cette mesure a été prise à la suite du dernier arrachement en date d'une caténaire, qui avait fortement gêné vendredi dernier le trafic de plusieurs dizaines de TGV en direction et en provenance de la gare Montparnasse à Paris.
    Et ce lieu est-il aussi le fruit du hasard ?
    Le RER B est une ligne du réseau express régional d'Île-de-France qui traverse l'agglomération parisienne selon un axe nord-sud, avec plusieurs embranchements. Elle relie Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV au nord-est, au sud, en passant par le cœur de Paris. Elle passe donc par la paisible gare du Nord via la station sans histoires de Châtelet - Les Halles pour desservir les deux terminaux de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Cette ligne est en outre l'un des accès au Stade-de-France, à Saint-Denis-La Plaine, dans le 9.3.

    Pour mémoire, le 27 mars 2007, un banal contrôle de billets et l’interpellation d’un resquilleur furent à l’origine de violents incidents avec des jeunes banlieusards à la Gare du Nord à Paris.

    Le trafic fut interrompu le 11 août 2008 sur les RER B et D entre Châtelet et Gare du Nord.
    «Franchement, c’est la merde» pestait le lendemain encore un agent de la RATP, posté devant les portiques d’accès au RER B, Gare du Nord. Depuis la veille, le trafic sur les RER B et D était interrompu entre Gare du Nord et Châtelet à cause d'un incendie d'origine « indéterminée » qui s'était déclaré vers 23 heures sur l'alimentation du système de désenfumage.
    Or, un mois plus tard, si le mercredi 10 septembre n’était pas un jour de grand retour de vacanciers, il pouvait cependant devenir un jour de grande colère, si des perturbations venaient irriter un peu plus des supporters de football, par ailleurs déjà passablement remontés contre les Bleus et Raymond Domenech, leur entraîneur, si l’équipe de France perdait contre la Serbie un match qualificatif pour la Coupe du monde 2010.
    Le pari de l’arrachage de caténaire pouvait transformer cette soirée en mercredi noir pour la SNCF. Mais la victoire des Bleus apaisa les supporters.
    La rentrée sociale (bien que 'permanente') fut différée…

  • Humour des autorités du Stade de France :
    Citation : Pour contourner embouteillages, files d'attente et bouchons, la RATP et la SNCF mettent à disposition des moyens exceptionnels !
    RER B La Plaine Stade de France
  • samedi 6 septembre 2008

    SNCF : caténaires et clients SNCF manifestement très vulnérables…

    La rentrée sociale est-elle ouverte ?
    Inutile d’en déclarer l’ouverture, la gauche nous a prévenus : elle est permanente …

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais souvent
    Le dernier arrachage de caténaire ne remonte qu’à trois semaines et c’était aux abords d’Aubagne en plein week-end prolongé du 15 août. (Lire PaSiDupes, libellé 'caténaire') Avouez que ce n’est vraiment pas de chance… Mais le mauvais sort s’acharne décidemment bien beaucoup sur la SNCF.
    Le 17 août dernier, une caténaire arrachée sur plusieurs centaines de mètres à proximité d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) avait causé de lourdes perturbations sur la circulation des trains dans le Sud-Est, interrompant le trafic pendant plus de trois heures. Une douzaine de TGV avaient connu des retards de 1h30 à au moins 3h30.
    La gauche, qui fait flèche de tout bois, à défaut de penser et innover, avait instrumentalisé le mécontentement des usagers et demandé le remboursement du montant total des billets, non pas en bons leurs équivalents mais en espèces sonnantes et trébuchantes.

    On ne peut oublier non plus l’arrachage de caténaire dans l’Ain
    .
    Que les passagers cette fois perturbés le 1er septembre dernier aient été ceux d’un TER ne change rien à l’affaire. Lire également PaSiDupes . La volonté d’une certaine presse de minimiser le nombre des incidents sur le réseau de chemins de fer interpelle, puisqu’elle prétend que le précédent cas remonterait au 17 août…

    Nous ne mentionnons même pas l' incendie fortuit qui a éclaté en juillet dernier sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, en Poitou-Charentes, à Châtellerault. Des incendies encore, cette fois dans l'Aude, sur le territoire de Schivardi, dans le massif des Corbières.

    Le rythme des perturbations s'accélère, avec une nette préférence pour les arrachages de maïs de caténaire : nous en sommes, tout bien calculé, à toutes les semaines !

    Ca n’arrive pas à tous moments, mais pas tout à fait au hasard
    C’est un vendredi soir qu’environ 20.000 usagers de la SNCF à la gare Montparnasse de Paris ont été affectés par l’arrachage malencontreux d'une caténaire à Montrouge (Hauts-de-Seine). Cet accident n’est pas le premier et, comme le précédent, a provoqué des retards importants sur le trafic d'une quarantaine de TGV.
    Certains TGV ont subi des retards de près de quatre heures, et la reprise du trafic s’est amorcée vers 20h. Les réparations devaient être terminées dans la nuit et le trafic revenir totalement à la normale samedi matin.

    La direction de la SNCF subodore-t-elle quelque malignité suspecte s’acharnant sur ses caténaires ?
    La SNCF a décidé de mener à partir de mercredi prochain 10 septembre "sur tout le territoire" une inspection de toutes les caténaires du réseau ferroviaire, après l'incident de la gare Montparnasse.
    Cette inspection décidée vendredi soir par le président Guillaume Pepy va se concentrer sur "les points sensibles", à savoir les entrées et sorties des gares les plus importantes, les grands noeuds ferroviaires, les sections à forte circulation et les points les plus sollicités. Les « points sensibles » sont des cibles faciles exposées à des agressions extérieures comme à des malveillances internes.
    "Les résultats de cette investigation permettront d'identifier les zones où il faudrait intervenir pour renforcer la robustesse des installations", prétend la SNCF, ajoutant que "ce diagnostic sera analysé avec Réseau Ferré de France, propriétaire du réseau ferroviaire".

    Cette inspection peut dissuader les éventuels saboteurs, pendant un temps
    Réseau Ferré de France sera alors en mesure d’affirmer que l’état de ses installations, une fois vérifié, n’est pas en cause.

    lundi 1 septembre 2008

    Un TER arrache 1km de câbles, dans l’Ain, cette fois

    La SNCF confirme la loi des séries
    L’arrachage de caténaire pour le long weekend du 15 août, du côté d’Aubagne (Lire PaSiDupes), donne des idées en ce 1er septembre.

    La rentrée n’est pas seulement celle des professeurs : elle est sociale !
    La circulation des trains express régionaux (TER) reliant Lyon à Ambérieu-en-Bugey (Ain) a été fortement perturbée ce matin 1er septembre après qu'un train de nuit a arraché un kilomètre de câbles caténaires.

    L’entretien des lignes laisse-il à désirer, faute de personnel, nous dira-t-on, ou bien s’agit-il d’un acte de malveillance d’une catégorie de personnels, qui se livrerait une nouvelle fois à des heures supplémentaires: travailler plus, pour gagner plus ?... Toujours est-il que, dans la nuit de dimanche à lundi, le pantographe du corail Strasbourg - Port Bou "a arraché environ 1.000 mètres de caténaires dans le sens Ambérieu - Lyon" à hauteur de Meximieux (Ain) lundi peu avant 03H du matin.
    Les équipes techniques sont sur place depuis 3h du matin. Cet incident devrait perturber le trafic entre Ambérieu et Lyon toute la journée. Des autocars de substitution ont été mis en service à 6h30 au départ d’Ambérieu pour Lyon. Ils desservent toutes les gares de la ligne. Dans le sens Lyon-Ambérieu, le trafic devrait être moins perturbé. Un retour à la normale est prévu d’ici ce soir.
    Encore un accident fâcheux à la SNCF, et un jour symbolique. Les Français doivent se préparer à une nouvelle rentrée sociale survoltée...
    C'est la 'rentrée sociale permanente'.

    samedi 17 mai 2008

    Service minimum : union sacrée des partis et des syndicats contre les Français

    La gauche méprise l’avis des Français et leur crée des problèmes
    La gauche n’a rien à faire que les Français soient à plus de 60% favorables à l'accueil obligatoire à l'école.
    C’est
    - une revendication des Français,
    - une promesse électorale du candidat Sarkozy
    - et une réforme plébiscitée par 60% de la population.
    Syndicalistes et responsables de partis, tous de gauche cherchent à s’unir pour combattre le service minimum d’accueil en cas de grève dans l'Education nationale.
    La presse rangée derrière les syndicats et partis de gauche présente d'ailleurs le projet de réforme de façon partisane. Contre l’avis de la nation, elle prétend que l’opposition défend le service public qu’elle désorganise et met à mal en multipliant les mouvements d’action et journées de grèves. Elle considère qu’un projet voté par les élus de la nation dans les deux Chambres du Parlement imposerait un service minimum d'accueil obligatoire en cas de grève.
    Une certaine presse tient un discours politique
    Selon cette presse qui manipule l’opinion, des syndicats d'enseignants –mais pas tous– et le Parti socialiste –ignorant le PCF, comme s'il était d’accord ou inexistant ! – affirme que le chef de l'Etat aurait voulu remobiliser la droite qui, toujours selon elle, serait en proie au doute en cherchant à porter atteinte au droit de grève et dénoncent une "provocation."

    Or, cette interprétation partisane veut ignorer PLUSIEURS FAITS :
    un premier test du service minimum d’accueil des enfants dans le primaire a déjà eu lieu le 24 janvier 2008 (un jeudi !) LIEN PaSiDupes
    Xavier Darcos dans une note datée du 23 avril envoyée aux recteurs et aux inspecteurs d'académie déclarait alors : «Je souhaite poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil mise en place à l'occasion de la grève» du 24 janvier. Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008 et sur la base de volontariat, le SMA avait finalement été expérimenté dès janvier 2008 dans des écoles primaires d'environ 2.000 communes selon le ministère, du fait de la "rentrée sociale" permanente. Dans cette note, le ministre estime que l'expérimentation de cette mesure a «démontré son utilité en assurant l'égal respect du droit de grève des personnels et de la liberté de travail des familles». La surprise de la presse militante est donc feinte, à moins qu’elle ne sache pas ce qu’elle écrit… Le Figaro cite en effet deux agences: A* et l’A*P… Lien Le Figaro.
    ce projet de réforme (SMA) fait partie du projet présidentiel du candidat Sarkozy qu’une majorité de Français a choisi. Et préféré à celui de Sa Cynique Majesté Royal, la candidate de la gauche, nettement battue de 6 points.
    Comme annoncé, cette expérimentation a donc été renouvelée ce 15 mai, avant que le projet ne soit soumis au Parlement. Le projet n’est donc ni un coup de tête, ni une provocation un soir de grève !

    INFO OU INTOX ?
    Qu’écrit l’agence R****** ? Elle livre cette interprétation tendancieuse: « Le président français a pris cette initiative au soir d'une journée de grève et de manifestations dans la fonction publique ». Et de quoi cette agence accuse-t-elle aussi le ministre de l'Education ? « Xavier Darcos a nié toute provocation de la part du chef de l'Etat, qui ne fait, selon lui, que tenir sa promesse électorale sur la continuité du service public. »
    Selon la même agence, la journée de grève et de manifestations dans la fonction publique aurait rassemblé pas moins de 250.000 à 450.000 personnes en France, selon les estimations syndicales dont la fourchette est très approximative mais généreuse. Mais, manifestant son parti pris, l’agence de presse R***** ne mentionne pas l’estimation de la police. Or, les manifestations ont réuni en France entre 200.000 personnes selon la préfecture de police, et 300.000 manifestants selon la FSU. Ce sont les chiffres du Nouvel Observateur : on se demande donc quels verres grossissants portent les journalistes d’agence de presse. Il conviendrait toutefois que les organes de presse partagent les mêmes délires...
    Les taux officiels de mobilisation dans l’Education, maintenant ? En moyenne, 46,16 % des professeurs des écoles, soit moins d’un instituteur sur deux, et 33,55 % des enseignants des collèges et lycées, soit deux profs sur trois qui n’étaient pas grévistes, selon le ministère de l'Éducation.

    Opposées à la volonté populaire, des organisations syndicales réactionnaires entendent réagir lors de deux rendez-vous fixés après le premier test de janvier dernier : une manifestation nationale dans l'Education prévue dimanche à Paris et une nouvelle journée d'action le 22 mai sur les retraites. Encore un jeudi : les programmes scolaires seront-ils bouclés dans les disciplines à l’emploi du temps de nos enfants le jeudi ?
    Nicolas Sarkozy : « les Français jugeront ».
    "Si les socialistes sont contre, c'est leur droit, je respecte leur opinion, mais les Français jugeront", a-t-il dit lors d'un déplacement en Seine-et-Marne. "Les Français réfléchiront à tout cela, ils verront à qui il faut donner raison." La presse engagée les aidera à se forger une opinion...

    Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un projet de loi serait déposé "avant l'été" pour instaurer dans les écoles primaires "un droit d'accueil" des enfants les jours de grève.
    Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a en outre annoncé la création d'une "agence nationale de remplacement" dès la rentrée 2009 pour pallier les absences des enseignants.

    Mais les syndicats souhaitent opposer les Français
    Protecteur de l’école obligatoire à ses heures, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, oppose le droit de grève au droit des enfants à l’accueil en milieu scolaire et à celui des parents à la protection de leur pouvoir d’achat.
    "La ligne rouge à ne pas franchir, c'est les conditions d'exercice du droit de grève, et là elle est franchie", a involontairement ironisé sur Europe 1 le syndicaliste rouge.

    Frédéric Lefèbvre dit ce qu’il fallait taire
    "À aucun moment un rapport de force n'a été engagé et les syndicats seraient mieux inspirés de s'occuper des professeurs mis à dispositions pour d'autres activités, notamment syndicales et qui de fait, ne sont pas chaque jour en face des élèves", réplique dans un communiqué Frédéric Lefebvre (UMP).
    "Monsieur Aschieri va-t-il comprendre que la grève ce n'est prendre en otage les familles?", ajoute le porte-parole du parti majoritaire, en annonçant que l'UMP a lancé une consultation de ses maires sur ce projet.
    Les mots d’ordre
    Bien que la notion de service minimum née de la nécessité soit ancienne, la gauche fait semblant de ne pas l’avoir vu venir. Lien de 2004
    Un syndicat non représentatif, l'Unsa-Education, exprime haut et fort son mépris des familles. Selon ce syndicat centré sur ses certitudes archaïques, Nicolas Sarkozy manifeste par sa décision "un cinglant mépris aux revendications exprimées le 15 mai". Il ne rappelle pas que la journée n’a pas eu le succès escompté. "C'est un triple mauvais coup : contre le droit de grève, contre les enseignants, contre le dialogue", a-t-il dit. L’écho lui répond : "C'est un triple mauvais coup : contre le droit à l’accueil, contre les familles, contre le droit au travail".
    Comme la non moins conservatrice CGT qui dénonce une "opération de diversion", le futur ex-Premier secrétaire du PS, l'immobiliste François Hollande, a eu le sentiment que le Chef de l’Etat "n'est pas là pour améliorer le service public [sic], il est là pour chercher dans un moment difficile pour lui, dans les sondages, dans sa propre majorité, un moyen de retrouver le contact", a-t-il imaginé sur France info.
    Hollande a fait la synthèse. En effet, il a d’une part estimé que le chef de l'Etat cherchait à diviser les Français et il a d’autre part hasardé qu'un tel texte serait non seulement impraticable, avec probablement la meilleure volonté du monde et le goût du service de la population, mais inconstitutionnel.
    "C'est une mise en cause d'une liberté qui est donnée à chaque commune d'organiser son service d'accueil aux enfants", a-t-il expliqué. L’éducation n’est donc plus nationale. Et que sont devenues l’obligation scolaire et l’instruction obligatoire ?

    jeudi 27 décembre 2007

    Des urgentistes prennent leur tour de garde dans la rentrée sociale permanente

    Grève d'abord symbolique: vers une montée politique en puissance…
    Les urgentistes hospitaliers ont observé une grève symbolique illimitée à compter du lundi … 24 décembre, veille de Noël, pour ne stresser personne: en pleine période de fêtes et à l'évidence sans concertation avec les personnels au sol CGT et Sud aérien d'Orly… Ils assurent que cette grève sera sans conséquences pour les patients. Pour l'instant.
    Ce sont les ministres, dont on dit qu'ils refusent la concertation, qui se déplacent. Dans la matinée de lundi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est venue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris où elle a rencontré le président de l'AMUF, le très médiatique Patrick Pelloux (ci-contre), depuis qu'il a donné l'alerte sanitaire au moment de la canicule, en 2003.…
    Mme Bachelot a affirmé qu'une concertation s'ouvrirait à partir du 7 janvier sur les heures supplé- mentaires et le paiement des jours de congés, deux des points soulevés par les grévistes. "Nous avons l'argent", a-t-elle également assuré: l'Etat serait prêt à débourser 348 millions d'euros et les établissements 324, ont détaillé ses services, soit 672 millions au total, alors que l'AMUF estime que ses revendications portent sur environ un milliard d'euros.
    Cet argent "on ne sait pas où il est", a répondu Patrick Pelloux aux journalistes. L'appel à la grève n'a pas été remis en cause et, d'après le porte-parole du syndicat Christophe Prudhomme, elle sera "très suivie". Ce dernier a assuré que "dans beaucoup de SAMU, on est à 100% de grévistes" déclarés et que le mouvement sera aussi très largement suivi dans les services d'urgence, "un peu plus longs au démarrage". En Alsace, il y aurait quelque 75% de grévistes, a estimé le délégué régional du syndicat Jean-Marie Minoux.
    Ces médecins veulent une plus grande "reconnaissance" de leur travail, alors que les médecins de ville viennent d'obtenir une hausse de leur rémunération pour les gardes de week-end. Ca valait une grève… Au-delà de revendications purement salariales, les urgentistes mettent en cause le système de "permanence de soins" (PDS) tel qu'il existe depuis 2003, lorsqu'a été mis fin à l'obligation pour les médecins libéraux d'assurer les gardes et astreintes.
    Selon un rapport officiel rendu public en septembre, ce système est "peu fiable, fragile et coûteux" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières. Le rapport juge nécessaire de "remettre à plat la situation et de changer de stratégie", alors que "les dépenses de PDS croissent sans cesse.
    Les urgentistes hospitaliers ont, c'est sûr, l'esprit fonction publique, voire l'esprit fonctionnaire. Ils ont (probablement) choisi le secteur hospitalier pour le service du public, mais bizarrement, ils raisonnent comme le secteur libéral. Seraient-ils aigris, voire jaloux?
    "Si le service public est le seul à assurer la permanence des soins dans certains secteurs il doit en avoir les moyens", selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) qui appelle à la grève avec le syndicat Samu de France qui regroupe les médecins des Samu. "La puissance publique refuse de reconnaître les choses comme elles sont dans le domaine de la permanence de soins libérale (...) Le système est à changer, il a été cassé quand on a supprimé l'obligation de faire garde en 2003", a déclaré le président de Samu de France, Marc Giroud.
    Selon l'Amuf, une garde réalisée par un urgentiste hospitalier est payée 250 euros, alors que les médecins libéraux, outre un forfait de 150 euros, sont payés à l'acte (un seul acte pouvant atteindre 80 euros un dimanche). L'Amuf réclame "une vraie revalorisation des gardes à l'hôpital" et "la fin du paiement à l'acte dans le secteur libéral".

    Sous l'impulsion de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l'assurance maladie a conclu mercredi 19 décembre un accord avec les syndicats de médecins libéraux étendant la rémunération des astreintes au samedi après-midi. La ministre "entend poursuivre avec les syndicats et le conseil de l'Ordre un travail de concertation visant à renforcer le dispositif existant et à le rendre plus efficient et plus fiable". Plutôt qu'une 'concertation', les urgentistes réclament des 'négociations'.
    Qu'à cela ne tienne, Mme Bachelot a déclaré vendredi au Figaro que la négociation sur le paiement des arriérés de RTT dus aux personnels hospitaliers serait "lancée début janvier", rappelant que "le stock, dans les hôpitaux s'élève à 23 millions d'heures supplémentaires non réglées et à 3,5 millions de RTT (...) soit 800 à 900 millions d'euros". A cela, les urgentistes rétorquent qu'ils ne voient pas de raison d'attendre ne serait-ce qu'une semaine, tout en condamnant toute précipitation.
    Mais, outre la revalorisation des gardes, les urgentistes hospitaliers demandent au gouvernement de "tenir ses promesses en matière de pénibilité, compte épargne temps (jours de congés accumulés et heures supplémentaires impayées), et retraites".

    L'intention politique ne fait pas de doute. Rappelons que le docteur Patrick Pelloux
    fut soutenu par le collectif du 29 mai lorsqu'il fut convoqué le 13 mars 2007 devant le Conseil régional de l’ordre des médecins suite à une plainte de deux présidents de syndicats de médecins généralistes. Ce collectif rassemble l'ensemble des collectifs constitués à l'origine par l'Appel des 200. Ceux-ci se sont réunis tout au long de la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) et ont créé une dynamique unitaire.
    Après la victoire du « non », les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique unitaire, afin de combattre le néolibéralisme mondialisé
    Une partie des collectifs unitaires a choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.
    Patrick Pelloux avait aussi annoncé qu'il voterait pour Marie-sEGOlène Royal. Les précisions qu'lle lui apporta le convainquirent. Jugez plutôt: "L'hôpital public fait partie des valeurs fondamentales de la République". Toujours plus fort: "Avec moi, la santé publique et l'hôpital public retrouveront leurs moyens, les personnels seront reconnus et valorisés et il y aura pour les personnes âgées une garantie d'accès aux soins en grande proximité".
    Pelloux n'a pas toujours besoin de chiffrages…
    "Il y a une vraie colère pour l'ensemble des personnels", assure le Dr Prudhomme, qui affirme que d'autres catégories, comme les anesthésistes-réanimateurs, pourraient rejoindre rapidement le mouvement. Ils se sont d'ailleurs déjà associés.
    L'AMUF se prépare à une grève de longue durée et a déjà annoncé qu'elle durcirait son mouvement en l'absence de réponse. Dans une semaine, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
    Selon le planning de la rentrée sociale permanente, le 24, les pilotes d'hélicoptères de sociétés privées spécialisées dans le transport d'urgence des 36 Samu de France ont également déposé un préavis de grève symbolique jusqu'au 2 janvier inclus, pour réclamer notamment des hausses de salaire.
    Dans une semaine, le 2 janvier également, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
    Les patients qui souffrent devront prendre leur mal en patience…

    dimanche 25 novembre 2007

    La révolution permanente, version Besancenot !

    La LCR invente "la rentrée sociale permanente"
    Au moins, comme ça, c'est clair!
    "La lutte continue" et rien ne l'arrête jamais.
    Pas même la démocratie !

    Olivier Besancenot leur a bien dit jeudi 22 novembre à la Mutualité à Paris pour son meeting "de rentrée sociale".
    A la tribune, l'ex-candidat à l'élection présidentielle s'était assuré le soutien de représentants sympathisants du mouvement social. Leur appartenance éclate au grand jour... Il y avait là Vincent Pelletier, de l'association Aides, mobilisé contre les franchises médicales, Suzanne, étudiante des Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), qui se bat, pense-t-elle,"contre la soumission des facs aux intérêts privés", Bruno Giuliani, agent gréviste d'EDF qui fustige les directions syndicales qui ont "refusé de créer les conditions de la reconduction de la grève".
    "Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à briser le mouvement social", a affirmé le leader de la LCR dont le meeting parisien de la rentrée intervient au terme d'une semaine sociale mouvementée et coïncide avec la fin de la grève à la SNCF et la RATP.
    La grève des cheminots ne s'est pas soldée par "une victoire" mais "n'a pas été une défaite", et a lancé deux appels à la "résistance sociale" et à "la construction d'un nouveau parti anticapitaliste".
    "Ce n'est pas la défaite, ni moralement ni sur le fond du dossier, même si la revendication initiale des cheminots n'a pas été obtenue" sur le maintien des régimes spéciaux de retraite, souligne la figure de proue de la LCR qui se dit "solidaire des décisions des assemblées générales des cheminots".La LCR lave
    plus rouge que les autres.

    Certains en seront surpris, car la presse s'est tue sur l'activité souterraine des trotskistes. Sont aussi présents des mal-logés de la rue de la Banque. Ou Rachid, en première année de psycho, une filière sans débouchés et qui se destine donc au martyre de la cause: il sera alors utilisé sous les projecteurs. Tous sont convaincus d'être la vraie gauche. Celle qui a cru, dès cet été, que ça pèterait, que "la rentrée sociale aurait bien lieu contre la politique de Sarkozy". Et contre le vote démocratique de la nette majorité des Français(es). Ou encore Natacha Larchat, agent gréviste de la SNCF, qui assure que les cheminots ont "semé des grains d'espoir". Et qui est persuadée, comme le pronostique M. Besancenot, qu'elle "ne s'arrêtera pas là", parce que des "dizaines de milliers de gens sont en train de reprendre confiance dans leurs propres forces". Le jeune dirigeant de la LCR prévoit même "une rentrée sociale permanente".
    Pour lui, si Nicolas Sarkozy a pu "marquer des points", c'est "parce qu'il y a une partie de la gauche qui n'est nulle part". Pas assez radicale! Une gauche – le PS, soyons clairs – qui "s'excuse à chaque début de phrase", qu'on "n'entend jamais pendant le mouvement sauf pour dire qu'il est temps de reprendre le travail". Lui veut répondre à François Hollande, qui aurait raillé les "éternels porteurs de pancartes" : "Certains responsables socialistes devraient réapprendre à le faire parce que ça peut être vachement (sic) efficace." Un peu simple, le public ravi hue et siffle les dirigeants socialistes ou syndicaux "qui ont trahi la lutte". On sait où sont les purs… "Il faut une gauche qui soit capable d'aller à contre-courant", martèle le porte-parole de la LCR, dans un effort sur lui-même pour se modérer. "L'heure est venue de faire du neuf à gauche", scande-t-il [comme si la droite était tranquille!], et de "regrouper la masse de ceux qui se battent au quotidien". "Par le bas, il y a un sacré souffle", insiste-t-il. Sur les ruines du PCF, sans les socialistes et avec les âmes damnées de LO errant dans les couloirs du Crédit Lyonnais, ça fait voix d'adolescent en pleine muée…
    "On est prêts à repartir", lance une cadre-militante, sous les ovations de la salle. D'ailleurs, le 'gentil' facteur n'attendra pas le temps des cerises. "Il est exclu que le projet de la réforme du système de retraite passe en février" dit-il en égratignant au passage le PS qui "refuse de prendre les pancartes dans les manifestations"...

    Besancenot rappelle qu'il veut un parti rassemblant les trotskistes, les guévaristes, les libertaires, les syndicalistes et les féministes. Et conclut : "La clé du succès c'est de se représenter soi-même". Avec le résultat que l'on sait, dans les urnes! "Ca mord", prétend Besancenot, dans un numéro de ravi de la crèche provençale. Du reste l'organisation trotskiste ne donne aucun chiffre sur ses recrutements depuis la présidentielle.
    Mais les élections ne séduisent pas les révolutionnaires...