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jeudi 26 août 2010

Assez avec les Rom; passons à l'emploi et au pouvoir d'achat, priorités des Français

Le sondage qui tue la campagne de récupération des Rom par la gauche

Depuis que les envoyés roumains désamorcent la campagne fétide d'instrumentalisation des Rom clandestins, l'opposition se recentre sur la journée d'action du 7 septembre.

Et voilà justement que l'IFOP révèle que l'emploi et le pouvoir d'achat sont les principaux problèmes des Français, loin devant la sécurité (!), sur laquelle l'opposition a passé l'été en contestant vivement les démantèlements de camps illégaux de Roumains clandestins (d'autant que la Roumanie est sur la même ligne que la France: lien PaSiDupes) et en accusant Nicolas Sarkozy et son gouvernement de toutes les infamies (lien PaSiDupes).
Les Français ne se sont pas laissés impressionner et ont approuvé que la loi soit respectée.
Lire PaSiDupes

Convergence du sondage IFOP et de l'action syndicale du 7 septembre

Malgré le refus de FO de sgner le document commun (lien PaSiDupes), tout va bien ! Les syndicats sont autrement plus conscients que le PS des préoccupations de la base.

D'après les résultats à chaud des appels téléphoniques de l'IFOP des 24-25 et ...d'aujourd'hui) à paraître dès vendredi 27 dans France Soir, l'emploi est le problème le plus important pour 38% des sondés, devant le pouvoir d'achat (22%) et la sécurité (14%).

Les retraites sont encore citées par 14% des sondés, avant l'examen le 7 septembre à l'Assemblée d'une réforme contre laquelle tous les syndicats appellent néanmoins à manifester le même jour.
"On reste donc, nonobstant [sic] l'agenda politico-médiatique, sur une focalisation somme toute traditionnelle des Français sur des thématiques liées à la crise", commente l'IFOP, un soupçon rabat-joie....

"Néanmoins, on relève que l'enjeu sécuritaire est cité par un quart des sympathisants de droite (4% parmi les proches de la gauche) et arrive en tête chez les sympathisants frontistes."
Serait-ce à dire que
le PS ne se préoccupe de la sécurité et des Rom qu'en pensant au FN ?

samedi 6 juin 2009

Européennes 2009, mode d’emploi et enjeux

Des enjeux encore sous-estimés Les Français désigneront demain, 7 juin, leurs 72 députés au Parlement Européen.
C'est la septième fois depuis 1979 que les députés européens sont élus au suffrage universel direct au même moment dans tous les pays de l'Union.

Cette élection ne passionne pas les foules et les Français qui râlent contre leurs gouvernants n’ont toujours pas réalisé que plus de la moitié des décisions concernant leur présent et leur avenir est prise à Strasbourg et Bruxelles. Ces élections revêtent donc une réelle importance. Les abstentionnistes continueront évidemment à adresser leurs plaintes aux gouvernements en place, mais déjà les syndicats, tels ceux de pêcheurs ou de Continental, commencent toutefois à se tourner vers l’Union Européenne pour faire avancer leurs revendications.
En effet, souvent présenté comme une institution croupion, le Parlement de Strasbourg dispose de pouvoirs significatifs. Le scrutin du 7 juin sera détourné de son objet par l’opposition qui, dans un esprit de revanche, a voulu en faire un baromètre de la situation politique française, mais s’expose ainsi à un nouveau désaveu de ses pratiques à défaut de programme alternatif.

  • Le nombre de députés
    La France ne disposera plus que de 72 députés au Parlement européen, alors qu'ils sont 78 actuellement et qu'ils étaient 87 lors de la mandature 1999-2004. Paris a en effet accepté, dans le traité de Nice, signé en 2001, de céder des sièges en raison de la différence de population entre la France et l'Allemagne et de l'adhésion progressive de douze pays d'Europe centrale et balkanique à l'Union européenne.
  • Le mode de scrutin
    Les députés français au Parlement européen sont élus à la proportionnelle et les sièges répartis entre les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages. Ce mode de scrutin permet aux partis contestataires - Front national, mouvements d'extrême gauche - de disposer de députés à Strasbourg alors qu'ils n'en ont aucun à l'Assemblée nationale ou au Sénat.
  • Les circonscriptions
    Depuis 2003, à l'initiative de Jacques Chirac qui souhaitait rapprocher les eurodéputés de leurs électeurs, la France est découpée pour les européennes en huit circonscriptions électorales, qui, à l'exception de l'Ile-de-France, regroupent plusieurs régions. La circonscription Nord-Ouest réunit le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. La circonscription Est rassemble Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace et Franche-Comté. La circonscription Ouest fédère Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. La circonscription Centre ou Loire-Massif central regroupe les régions Centre, Auvergne et Limousin. La circonscription Sud-Ouest réunit Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine. La circonscription Sud-Est comprend Rhône-Alpes, Paca et Corse. L'Outre-Mer forme une circonscription unique.

    Les Eurodéputés retrouveront Strasbourg en octobre

    Un drame avait été évité le 7 août 2008, en période de vacances, lorsqu’une partie du faux plafond de l’hémicycle s’était effondrée, ce qui avait amené le Parlement à tenir deux sessions plénières à Bruxelles.
    Marjory Van den Broeke, porte parole du Parlement européen a déclaré: « Il est presque certain que la session d’octobre se tiendra à nouveau à Strasbourg. » Elle avait déjà expliqué, suite à un rapport reçu le 18 septembre au Parlement européen, qu’aucun nouveau problème n’avait été constaté dans le bâtiment qui accueille les sessions plénières. « Techniquement, le Parlement peut revenir à Strasbourg. Il ne faut plus que le feu vert de la commission de sécurité française. » C’est ensuite au bureau des présidents du Parlement de prendre une décision qui est intervenue fin 2008.

    Pour Etienne Pflimlin, le Parlement européen doit rester à Strasbourg. C’est pour lui une nécessité de maintenir le siège des institutions européennes à Strasbourg. « Lorsque mon père, Pierre Pflimlin, voyageait, il me racontait que les gens lui disaient connaître Strasbourg, la ville dont il était le maire, grâce aux institutions européennes », glissant qu’il avait été « très ému, bien plus qu’honoré, par la proposition de baptiser pont Pierre Pflimlin le nouveau pont sur le Rhin ». Pour conserver le siège du Parlement à Strasbourg, « pas question de troc, il faut se battre pour qu’il reste ici. L’accessibilité de Strasbourg peut s’améliorer ».
  • Les enjeux pour les partis politiques

    Le contexte des Européennes de 1999 a beaucoup changé, mais l'irresponsabilité des citoyens contestataires et forts en gueule s'est en revanche développée.<br>Les Européennes sont perçues par les Français comme une élection défouloir, souvent mauvaise pour le parti au pouvoir, ou un scrutin de trop, avec un taux d'abstentions élevé, malgré (ou à cause!) de la propagande de la "résistance citoyenne".

  • La majorité présidentielle a bon espoir.
    Les différentes sensibilités de la majorité n'ont pas saisi l'occasion des Européennes pour marquer leur différence et l'unité s'est constituée sans heurts sur le sujet.
    Les électeurs manifesteront donc leur bonne appréciation du pragmatisme politique du gouvernement face à la crise économique internationale, du bilan de la présidence française de l'UE, fin 2008, et de la stature internationale du Président Sarkozy, dont le ‘leadership’ a été salué cette semaine par le Président Obama.
  • Au PS, les minables, ce sont les autres
    Pour le PS, les Européennes seront un test pour Martine Aubry. Un succès permettrait au premier secrétaire d’affermir son autorité sur le parti, avec l’amère Royal en embuscade.
  • Becs et ongles, Europe Ecologie et le MoDem se disputent le bout de gras
    Les sondages qui placent les pastèques rouges des Verts en 3e position devant les pastèques oranges du MoDem ont pourri le débat politique.
    Le triumvirat Daniel Cohn-Bendit (Dany-le-Rouge), Joseph Bové (Jojo-le-casseur) et Eva Joly (Madame Propre) est passé à l'insulte en traitant François Bayrou de "minable", lequel a réveillé l'affaire de pédophilie qui mouille Dany-le-Rouge...
  • Le tandem Philippe de Villiers-Frédéric Nihous parie sur un vote protestataire de droite, au même titre que les mouvements d'extrême gauche rêvent de gagner en représentativité dans les urnes.

  • Le FN et le PCF espèrent échapper à la spirale du déclin et à la mort.
  • dimanche 9 mars 2008

    Municipales 2008 : entre objectifs, prévisions et résultats

    Participation en hausse sur les précédentes municipales
    Le premier tour des élections municipales et cantonnales s'est ouvert dimanche en métropole - premier test national dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et seulement neuf mois après les législatives - avec un taux de participation de 23%, à midi, en hausse par rapport à 2001 (20,57%).
    On notera que les analystes engagéset journalistes militants tiennent absolument à privilégier la référence de la présidentielle plutôt que des législatives. Dans cette comparaison des municipales avec un scrutin nominal et national plutôt qu’avec un scrutin de listes et local, faut-il voir un souci d’objectivité ou de la malignité ?
    Nous avons choisi d’exorciser cette tendance à comparer ce qui ne l’est pas. Nous essaierons ici de nous en tenir aux faits et confronterons les municipales 2008 à celles de 2001.
    Le taux de participation à midi
    Aux municipales ,13% donc en métropole, contre 20,57% en2001.
    A Paris et en Ile-de-France toutefois, le taux de participation en fin de matinée était inférieur à celui de 2001. A Paris, il était à 11H30 de 13,05% contre 16,5% lors des précédentes
    municipales.
    Aux élections cantonales, la participation était légèrement inférieure à celle des municipales avec un taux de participation de 22,25%, mais supérieure à celle des cantonales de 2001 (19,26%). Malgré leur caractère local, ces élections donneront une idée du rapport de force politique dans le pays, alors que, depuis le début de l'année en prévision des scrutins de ce mois de mars, la cote de popularité du président de la République subit les effets d'attaques les plus viles et sournoises (cf. l'affaire du supposé SMS) au nom de la morale. Il s'agit, il est vrai, d'éthique et d'éthique de gauche.
    Les enjeux
    Le
    Parti socialiste craignant un possible effet démobilisateur de sondages plutôt favorables à la gauche, François Hollande a terminé sa campagne en appelant les électeurs à une forte mobilisation dès le 1er tour. Bizarrement, les socialistes aimeraient justifier leurs critiques grâce à ces élections. Ils persistent à donner à des élections foncièrement locales une valeur d’ "avertissement" au pouvoir. Ca pourrait arranger leurs affaires internes et expliquer l'état d'abandon du partitotalement tourné vers sa recrédibilisation après plusieurs revers: inverser la tendance, serait bon pour leur moral...
    Quant à renforcer son influence dans les exécutifs territoriaux, c’est l’objectif commun, mais c'est pour le PCF une question de vie ou de mort. Le PS est déjà à la tête de la quasi-totalité des régions et majoritaires dans les départements, ce qui ne jouent pas nécessairement en sa faveur et le 4° tour, celui des régionales, risque fort d'être cruel pour le PS et la gauche .
    Le PS espère aussi qu’une réussite moins ancienne serait de nature à redynamiser un parti à la dérive à l’échelle nationale. Pour autant, le futur leadership du parti ne se dégagerait pas plus facilement, tant les dissensions sont profondes et anciennes. Vouloir tirer des municipales un enseignement à portée nationale paraît donc absurde. La seule justification à cette obsession est donc le désir de réunion interne sur le sujet de la détestation des vainqueurs des deux derniers scrutins.
    La droite, qui avait initialement voulu donner une ampleur nationale à ce scrutin, a reconsidéré son analyse, martelant ces dernières semaines la dimension locale du scrutin. Son objectif: ne pas transformer en apparent vote sanction une éventuel retrait dû à l’impopularité des réformes que chacun considère pourtant nécessaires. La lecture des résultats sera donc délicate.
    Nicolas Sarkozy, très discret pendant la campagne, a d'ailleurs prévenu: quel que soit le résultat des élections, où 22 membres du gouvernement sont candidats, il ne changera pas de politique et il n'y aura pas de remaniement gouvernemental important. C’est la conséquence logique du fait qu’un choix de vie locale n’est pas motivé par les mêmes considérations que des options nationales, européennes et internationales.
    Les objectifs des partis
    Chaque camp a fixé ses objectifs: pour le patron du PS, François Hollande, sur les 40 villes perdues en 2001, il suffirait d’en reconquérir seulement 30, afin d'avoir "un peu plus de villes" de plus de 20.000 habitants dirigées par la gauche que par la droite (223 à droite contre 178 à gauche aujourd'hui).
    Selon les derniers sondages plus tendancieux que tendanciels, la gauche devrait conserver sans trop de difficultés Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Montpellier et pourrait conquérir des villes emblématiques comme Strasbourg ou Toulouse ou encore mieux Marseille. Elle pourrait remporter Caen, Rouen, Tarbes, Blois, voire Périgueux.
    Le secrétaire général de l'
    UMP Patrick Devedjian espère "gagner une quinzaine de grandes villes de plus de 30.000 habitants" et conserver "Marseille et Toulouse".
    A Bordeaux en revanche, l'ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) devrait être réélu.
    Le MoDem, engagé dans des alliances à géométrie variable avec l'UMP, le PS ou les Verts de façon totalement incohérente, testera son poids politique. Son leader François Bayrou serait, selon les sondages, battu à Pau, tandis qu'à Paris, le score de Marielle de Sarnez sera déterminant pour un éventuel partenariat avec le maire sortant PS Bertrand Delanoë.
    Aux extrêmes, le Front national part avec un handicap : il est asphyxié par d'importantes difficultés financières après ses mauvais scores aux législatives.
    Désorienté et affaibli, le PCF ne sait plus où est l’Est et son espérance de vie est limitée à quelques bastions comme, dans les Bouches-du-Rhône, Port-de-Bouc ou Martigues qui bénéficient du pactole des multinationales… N’importe quelle municipalité ferait aussi bien avec autant de richesse et de compromission. A Martigues, Canal Maritima, la télévision communiste locale n’est-elle pas parrainée par … Total ?
    Largement occultées par les municipales, les cantonales avec quelque 8.520 candidats en lice pourraient être l'occasion pour les principaux partis d'accroître leur avantage et d’entraver la politique des municipalités adverses, comme y est si bien parvenu le socialiste Jean-Noël Guérini, qui n'a pas été un cadeau pour les habitants de Marseille qu’il espère pourtant séduire ! Les électeurs seront-ils lucides ? Croient-ils encore au Jean-Noël?

    Les bureaux fermeront à 18H00 sauf dans quelques grandes villes et en région parisienne où ils resteront ouverts jusqu'à 19H00 ou 20H00.

    vendredi 8 février 2008

    Municipales : la carte des villes qui comptent

    Le Figaro propose cette sélection
    Le 29 janvier, Lefigaro.fr vous proposait de suivre, ville par ville, les enjeux des scrutins des 9 et 16 mars. Cliquez sur un point pour lire le ou les articles correspondants.
    Source: Le Figaro