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dimanche 25 octobre 2015

Régionales: Hollande en campagne reçoit 'Le Chasseur français' à l'Elysée

A deux mois du 1er tour, Hollande n'oublie pas les chasseurs

Le très citadin président se fait urbain avec les électeurs du Chasseur français

Deux millions de "licenciés" valent bien un brame au fond des bois
C'est toujours la même fable, qu'on se retrouve le poil ras ou qu'on y laisse des plumes... 
A droite, la coquecigrue du marais poitevin ?


Les services de l'Elysée n'innovent encore pas: 
au printemps 2014 (en avril), à la veille des élections européennes (22-25 mai)Manuel Valls avait déjà accordé son dernier entretien de ministre de l'Intérieur au mensuel 'Le Chasseur français', qui consacrait alors sa Une - très imagée - au "retour du lièvre"...
Or, Le Chasseur français appartient à ...  Silvio Berlusconi, via la Fininvest !

Bis repetita cette semaine. François Hollande s'est livré au même exercice dans un numéro traitant notamment de la chasse à la mordorée, ou... bécasse des bois ! Un acte (réfléchi !) de communication moins anecdotique qu'il n'y paraît, la chasse étant le deuxième sport le plus populaire   répandu en France, après le foot, avec plus de deux millions de licenciés qui ne doivent rien à sa politique de l'emploi. Et autant d'électeurs conservateurs potentiels.

Haro sur les loups et les sangliers

D'où l'importance de les caresser dans le sens du poil, à moins de deux mois des élections régionales. Dans cet entretien du Chasseur français avec son service de communication, et auquel François
Hollande n'a consacré que le temps de la photo, il se prononce notamment pour la révision annuelle des quotas de chasse au loup en fonction de la croissance de la population. 
Il souhaite également réguler le nombre de sangliers, qui "provoquent des accidents, des dégâts aux cultures, aux forêts".
Et les ours ? 

Ce nouveau maître-penseur de l'écologie se livre à un plaidoyer en faveur de la ruralité

Ca tombe à pic à l'heure des Régionales...
Mais cela évite-t-il  l'abus de pouvoir ? 
Ne remuons pas le couteau
dans la plaie aveyronnaise
Plus largement, le locataire de l'Elysée assure par exemple qu'il "s'est battu pour garder son appellation à des produits." Mais ça tombe mal puisqu'il cite la renommée de la coutellerie de Laguiole: lele 21 octobre 2014, la Justice Européenne a annulé la marque déposée du  prestigieux couteau, tout en l'autorisant à le faire pour une série d'autres produits, le fromage, la 'fourme de Laguiole,... Le "made in France" est dans de bonnes mains...

Le populisme de Hollande saute les haies.
 
Il dit avoir "beaucoup de considération pour ceux qui défendent la nature", dont "les chasseurs font d'ailleurs partie". 
Pas question, surtout, de les diaboliser. Il faut éviter la fuite de cet électorat vers le Front national. Mais le candidat aux régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, a marqué des points en recueillant les faveurs du mouvement Chasse pêche nature et tradition, présidé par Frédéric Nihous, en lui promettant des places dans ses listes départementales.
Hollande arrive-t-il après la fermeture de la chasse aux voix ?

mercredi 9 mai 2012

Législatives: Bayrou rejeté par le PS et l'UMP


Bayrou trouvera F. Nihous et N. Chabanne sur son chemin



François Bayrou s'est mis à dos l'ensemble de la classe politique

Les Législatives ne seront pas une partie de plaisir pour le MoDem. 

Sur sa gauche, le Bureau national du PS a entériné le maintien de sa candidate, Nathalie Chabanne, au premier tour, face au président du MoDem, dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques - plusieurs voix dans le parti préconisaient pourtant le contraire. 

Sur sa droite, l'UMP lui adresse la réponse du berger à la bergère. 
La commission d'investiture du parti de la Majorité doit confirmer l'envoi de Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature et tradition) sur les terres du député béarnais, mais il n'est encore que pressenti. L'intention est claire : lui faire payer son choix personnel de voter pour le socialiste François Hollande le 6 mai.

Nathalie Chabanne fait le constat que six des sept cantons de la " 2e" sont à gauche et que le programme de François Bayrou " est bien celui d'un homme de droite ", au plan de rigueur " cinq fois plus lourd que celui de Sarkozy ".


A 39 ans, N. Chabanne prétend " incarner le renouvellement de la politique ", dans une circonscription qui aspire à " retrouver une représentation réelle, attentive et déterminée ".


La Ch'tite Brochen-Aubry, plus totalitaire et méprisante que jamais

Pierre Moscovici, M.-S. Royal ou Marisol Touraine avaient plaidé pour une non-candidature socialiste dans la circonscription de François Bayrou. Celui-ci ne devrait finalement pas avoir de traitement de faveur.


La principale concernée, Nathalie Chabanne, ne l'entend pas de cette oreille. Le 8 mai, la candidate socialiste, jusque là préposée à la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, affirme sa détermination à se présenter:

"Je suis et je reste la candidate investie par le Parti socialiste. Ce n'est pas à moi d'aller chercher un quelconque assentiment."


Polémique malheureuse du magazine en ligne Slate: fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, sur le modèle américain, le site possède des analystes d'une insondable perspicacité,
qui rappelle celle des entreprises commerciales de sondages...

 
Benoît Hamon, le 9 mai, calme le jeu sur LCI avant l'annonce de Martine Aubry:

"Officiellement, Nathalie Chabanne reste la candidate investie pour le Parti socialiste.

Je me souviens que François Bayrou n'a pas demandé de contrepartie, de marchandage. Il a même précisé ses désaccords avec notre projet politique.

Il a fait un choix courageux, digne, au nom des valeurs. Il n'est pas prévu que le bureau national décide de retirer la candidature de Nathalie Chabanne. Nous allons en discuter tout à l'heure."



Mais, à la gauche du PS, ce 9 mai, et après trois jours de flottement, Martine Aubry a tranché souverainement en décidant de maintenir la candidature d'une femme, face au président du Modem.



François Bayrou avait décidé de voter "à titre personnel" pour François Hollande au second tour, "sans contrepartie". Martine Aubry a donc coupé court aux interrogations: il n'y aura pas de désistement PS aux législatives "pour service rendu".

Et ingrate, de surcroît !


dimanche 11 mars 2012

La majorité présidentielle galvanisée par le meeting de Villepinte

Nicolas Sarkozy a livré sa vision de la "France forte"
En meeting dimanche au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), . Entouré de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, de ses trois fils et d'un parterre de "stars", le candidat de l'UMP a dit combien il est déterminé à battre son rival PS François Hollande.


10 heures : militants et stars s'installent


Les 70.000 militants venus de la France entière remplissent peu à peu l'immense salle du Parc des expositions, grande de plus de 47 000 mètres carrés (soit un peu plus de six terrains de football). Claude Guéant - ministre de l'Intérieur et candidat aux législatives - ou encore Guillaume Peltier - secrétaire national responsable des sondages - ont voyagé dans le bus affrété par leur fédération UMP. Au premier rang s'installent l'épouse du président Carla Bruni-Sarkozy ainsi que ses trois fils Pierre, Jean et Louis.

Un peu plus loin, les "stars" sont tout sourire et posent pour les photographes. On aperçoit Gérard Depardieu, Christian Clavier, Jean Reno, Didier Barbelivien, Enrico Macias, Emmanuelle Seigner et l'académicien Jean d'Ormesson.


11 h 30 : bataille à l'applaudimètre

Surchauffée, la salle entonne des Marseillaise improvisées et scande : "Sarkozy président !" À la fin du conseil national de l'UMP qui s'est déroulé dans la matinée, plusieurs personnalités de la majorité se succèdent à la tribune : Pierre Méhaignerie, Christine Boutin, Hervé Morin, Bernard Accoyer, Valérie Pécresse, Jean-Pierre Raffarin.

Une heure plus tard, François Fillon - Premier ministre - et Jean-François Copé - patron de l'UMP - prononcent leurs discours. Entre les deux rivaux - tous deux en lice pour diriger la majorité -, c'est la bataille de l'applaudimètre. Les "Fillon, Fillon" l'emportent haut la main. "Dressons-nous ensemble et faisons gagner Nicolas Sarkozy pour la France et la République !" conclut François Fillon.


13 heures : Enrico Macias : "Sarkozy, un homme de parole"

Dans la salle, une multitude de drapeaux français flottent. Il n'y a aucune bannière de l'UMP. Objectif : montrer que Sarkozy est le "candidat du peuple" et non celui d'un parti.

Les deux "nouveaux visages de la droite
", Salima Saa et Guillaume Peltier, introduisent six témoignages représentatifs de la "France forte" soutenant le candidat UMP. Se succèdent à la tribune Bernadette Chirac, l'acteur Gérard Depardieu, le chanteur Enrico Macias, la ministre Jeannette Bougrab, "fille de Harki", Frédéric Nihous, Chenva Tieu - le "Monsieur Asie" de Sarkozy -, le cinéaste Alain Terzian et le maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde. Tous rendent hommage au président-candidat. Enrico Macias salue "un homme de parole et un ami fidèle". Gérard Depardieu défend le président sans cesse attaqué par la gauche : "Depuis que ce nouvel ami que j'ai, et qui est Nicolas Sarkozy, est au pouvoir, je n'entends que du mal d'un homme qui ne fait que du bien !" Quant au cinéaste Alain Terzian, il remercie Nicolas Sarkozy pour la baisse de la "piraterie sur Internet".


14 heures : Nicolas Sarkozy parle à "la France du non"

Après le discours de Henri Guaino - conseiller spécial de Nicolas Sarkozy -, l'hymne de campagne résonne dans la salle. Debout sur leurs chaises, les militants agitent leurs drapeaux français.

Tout sourire, costume sombre et cravate noire, le candidat Sarkozy fait alors son entrée. Il serre les mains des militants sur son passage. "Nicolas ! Nicolas ! On va gagner !" scande la salle.


Une fois sur l'estrade, le candidat parcourt l'immense scène de bout en bout et s'approche du micro. Pendant une heure, le candidat parle surtout à la "France du non" et prononce un discours à forte connotation protectionniste à l'américaine. Il propose ainsi la révision des accords de Schengen pour mieux lutter contre l'immigration clandestine. Deuxième annonce du jour : la mise en place d'un "Buy European Act sur le modèle du Buy American Act" pour que les entreprises qui produisent en Europe bénéficient de l'argent public européen. La foule en délire acclame "Nicolas" et explose de joie.


15 heures : direction le Stade de France

Après avoir chanté la Marseillaise, Nicolas Sarkozy sort de scène pour embrasser sa femme Carla Bruni-Sarkozy. Le candidat salue ensuite Édouard Balladur et donne l'accolade à François Fillon, Jean-François Copé, Alain Juppé, Bernardette Chirac, Gérard Depardieu puis Rachida Dati.

Quittant rapidement la salle pour se rendre au match de rugby France-Irlande, Nicolas Sarkozy - suivi de son épouse et de Gérard Depardieu - serre les mains de quelques militants. Derrière les barrières, ces derniers jouent des coudes pour toucher Nicolas Sarkozy ou lui murmurer leur soutien.

Les militants ont acquis la conviction que leur candidat va l'emporter sur Hollande

"Sarkozy a été extraordinaire ! On a eu des frissons", confie Jules, un commerçant, venu avec des amis.

lundi 17 août 2009

L’ouverture de l’UMP à droite irrite à gauche

La majorité s'élargit, tandis que l'opposition peine à rassembler

Frédéric Nihous et Philippe de Villiers

Les arrivées annoncées du président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers (ci-dessus à droite), et celle, probable, de celui de Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), Frédéric Nihous, au sein du "Comité de liaison" de la majorité, ne font pas moins grincer des dents à gauche qu'à droite.

  • Jeudi, le président de la Gauche moderne, Jean-Marie Bockel, a lancé une première charge de bienvenue à Villiers et Nihous. «Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions […] très éloignées de celles que j’ai moi-même prônées ou défendues», a-t-il affirmé dans un entretien au site Internet du journal la Croix. «Ça risque de tanguer au sein de la majoritéa prévenu l’ex-socialiste, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Justice, qui demande aux deux hommes d’«apporter la démonstration [qu’ils sont] capables de changer» pour «adhérer à un projet». Bockel n'a pas toujours fait le délicat lorsqu'il faisait partie de la majorité plurielle.
  • Au Nouveau Centre, le député Jean-Christophe Lagarde a prévenu Philippe de Villiers . «Il va falloir qu’il mette de l’eau dans son vin». Le maire de Drancy refuserait-il au président du Conseil général de conserver son libre arbitre, alors que lui-même jugea "socialement inéquitables" d' importantes mesures fiscales et sociales du Gouvernement Fillon comme les franchises sur les boîtes de médicaments ou le bouclier fiscal ? Faudrait-il que le vicomte perde toute liberté d'opinion et n'ait pas droit d'apporter sa touche personnelle au débat sur la politique européenne. Les partisans socialistes du Non au Traité constitutionnel européen (TCE), tel Laurent Fabius, ont-ils été soupçonnés de tenir des propos aux accents lepénistes, Benoît Hamon, poulain d'Henri Emmanuelli, est devenu porte-parole du PS, bien qu'il ait fait campagne contre le TCE, comme de Villiers.
  • Les Jeunes Radicaux de Jean-Louis Borloo se sont dits inquiets du «grand écart» entre les valeurs «d’une droite souverainiste et d’une droite européenne».

    Autre figure de l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, Eric Besson, chef des Progressistes de l’UMP, reste muet. Encore en vacances, le ministre de l’Immigration attend la semaine prochaine pour discuter avec les responsables UMP et donner son avis sur ces arrivées.

    L'UMP exige-t-elle de Nihous et de Villiers qu'ils se renient en rejoignant la majorité?
    Au niveau du «comité de liaison» entre les nouveaux venus et l'UMP, piloté par Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille, le Vendéen avait déclaré lundi: «Le MPF n’entre pas dans ce comité pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre».
    Pareillement, FrédéricNihous,le chef de CPNT, a confirmé, jeudi au Figaro, qu'«en ralliant l’UMP, nous ne renions pas nos convictions». Les deux responsables politiques, alliés lors des dernières européennes, viennent apporter leur concours à l’UMP dans la reprise des régions en 2010. Le 7 juin, le tandem Villiers-Nihous avait obtenu 4,8 %, soit un peu plus de 820 000 voix et pourrait participer à leur gestion. Dans la corbeille de la mariée, le souverainiste pourrait apporter ses 14 % en Pays-de-la-Loire. Déjà en 2004, le MPF s’était uni dans cette région avec la liste menée par François Fillon au premier tour.

    => Au deuxième tour des municipales à Lille, lorsque la liste des Verts, menée par Eric Quiquet, et celle du MoDem, menée par Jacques Richir, ont fusionné avec sa liste PS-PCF et ont fait la Ch'tite Aubry maire de la ville, a-t-elle eu le haut-le-coeur ?
    Cette belle alliance dans la « maison commune » socialiste a-t-elle empêché Dany-le-Rouge et Zizou Bayrou de s'insulter. Le jeudi 4 juin, au cours d' A Vous de Juger , une émission enregistrée de France 2, Dany-le-Rouge avait reproché à Bayrou sa proximité avec N. Sarkozy. Ça tanguait au sein de la gauche ! Mais le Monsieur Propre soutenu par les vertueux de Marianne avait répliqué en évoquant les préférences sexuelles de Cohn-Bendit pour les jeunes. Bien qu'elle se dise à cheval sur la pédophilie, Sa Cynique Majesté Royal n'en est pas offusquée !
    VOIR et ENTENDRE

    Bayrou accuse Cohn-Bendit de complaisance pédophile
    envoyé par LePostfr.

    => Il est probablement « juste » d'occulter le départ de certains responsables du CPNT de l'Hérault vers l'affreux Jojo Frèches, l'odieux potentat régional socialiste, dont il est difficile d'affirmer, lorsqu'il traite les harkis d' « unter-Menschen », qu'il ne tient pas des propos aux accents lepénistes...

    Le PS sent monter la menace

    "La droite a une stratégie intelligente, celle du rassemblement au premier tour", a compris le socialiste francilien Michel Sapin sur France Info. "Ça avait été une des causes, peut-être même la cause principale, de notre très grande victoire" aux régionales de 2004. Une manière de rappeler à leurs propres partenaires leur vœu d’union au premier tour.

    Après avoir fait son marché de pastèques rouges et vertes, la ménagère de plus de 50 ans, a mélangé dans son cabas les ingrédients d'une recette improbable. L'amère Aubry a préparé pour l'électeur de gauche une gamelle qui risque fort d'être indigeste…
  • samedi 6 juin 2009

    Européennes 2009, mode d’emploi et enjeux

    Des enjeux encore sous-estimés Les Français désigneront demain, 7 juin, leurs 72 députés au Parlement Européen.
    C'est la septième fois depuis 1979 que les députés européens sont élus au suffrage universel direct au même moment dans tous les pays de l'Union.

    Cette élection ne passionne pas les foules et les Français qui râlent contre leurs gouvernants n’ont toujours pas réalisé que plus de la moitié des décisions concernant leur présent et leur avenir est prise à Strasbourg et Bruxelles. Ces élections revêtent donc une réelle importance. Les abstentionnistes continueront évidemment à adresser leurs plaintes aux gouvernements en place, mais déjà les syndicats, tels ceux de pêcheurs ou de Continental, commencent toutefois à se tourner vers l’Union Européenne pour faire avancer leurs revendications.
    En effet, souvent présenté comme une institution croupion, le Parlement de Strasbourg dispose de pouvoirs significatifs. Le scrutin du 7 juin sera détourné de son objet par l’opposition qui, dans un esprit de revanche, a voulu en faire un baromètre de la situation politique française, mais s’expose ainsi à un nouveau désaveu de ses pratiques à défaut de programme alternatif.

  • Le nombre de députés
    La France ne disposera plus que de 72 députés au Parlement européen, alors qu'ils sont 78 actuellement et qu'ils étaient 87 lors de la mandature 1999-2004. Paris a en effet accepté, dans le traité de Nice, signé en 2001, de céder des sièges en raison de la différence de population entre la France et l'Allemagne et de l'adhésion progressive de douze pays d'Europe centrale et balkanique à l'Union européenne.
  • Le mode de scrutin
    Les députés français au Parlement européen sont élus à la proportionnelle et les sièges répartis entre les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages. Ce mode de scrutin permet aux partis contestataires - Front national, mouvements d'extrême gauche - de disposer de députés à Strasbourg alors qu'ils n'en ont aucun à l'Assemblée nationale ou au Sénat.
  • Les circonscriptions
    Depuis 2003, à l'initiative de Jacques Chirac qui souhaitait rapprocher les eurodéputés de leurs électeurs, la France est découpée pour les européennes en huit circonscriptions électorales, qui, à l'exception de l'Ile-de-France, regroupent plusieurs régions. La circonscription Nord-Ouest réunit le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux Normandie. La circonscription Est rassemble Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace et Franche-Comté. La circonscription Ouest fédère Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. La circonscription Centre ou Loire-Massif central regroupe les régions Centre, Auvergne et Limousin. La circonscription Sud-Ouest réunit Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine. La circonscription Sud-Est comprend Rhône-Alpes, Paca et Corse. L'Outre-Mer forme une circonscription unique.

    Les Eurodéputés retrouveront Strasbourg en octobre

    Un drame avait été évité le 7 août 2008, en période de vacances, lorsqu’une partie du faux plafond de l’hémicycle s’était effondrée, ce qui avait amené le Parlement à tenir deux sessions plénières à Bruxelles.
    Marjory Van den Broeke, porte parole du Parlement européen a déclaré: « Il est presque certain que la session d’octobre se tiendra à nouveau à Strasbourg. » Elle avait déjà expliqué, suite à un rapport reçu le 18 septembre au Parlement européen, qu’aucun nouveau problème n’avait été constaté dans le bâtiment qui accueille les sessions plénières. « Techniquement, le Parlement peut revenir à Strasbourg. Il ne faut plus que le feu vert de la commission de sécurité française. » C’est ensuite au bureau des présidents du Parlement de prendre une décision qui est intervenue fin 2008.

    Pour Etienne Pflimlin, le Parlement européen doit rester à Strasbourg. C’est pour lui une nécessité de maintenir le siège des institutions européennes à Strasbourg. « Lorsque mon père, Pierre Pflimlin, voyageait, il me racontait que les gens lui disaient connaître Strasbourg, la ville dont il était le maire, grâce aux institutions européennes », glissant qu’il avait été « très ému, bien plus qu’honoré, par la proposition de baptiser pont Pierre Pflimlin le nouveau pont sur le Rhin ». Pour conserver le siège du Parlement à Strasbourg, « pas question de troc, il faut se battre pour qu’il reste ici. L’accessibilité de Strasbourg peut s’améliorer ».
  • Les enjeux pour les partis politiques

    Le contexte des Européennes de 1999 a beaucoup changé, mais l'irresponsabilité des citoyens contestataires et forts en gueule s'est en revanche développée.<br>Les Européennes sont perçues par les Français comme une élection défouloir, souvent mauvaise pour le parti au pouvoir, ou un scrutin de trop, avec un taux d'abstentions élevé, malgré (ou à cause!) de la propagande de la "résistance citoyenne".

  • La majorité présidentielle a bon espoir.
    Les différentes sensibilités de la majorité n'ont pas saisi l'occasion des Européennes pour marquer leur différence et l'unité s'est constituée sans heurts sur le sujet.
    Les électeurs manifesteront donc leur bonne appréciation du pragmatisme politique du gouvernement face à la crise économique internationale, du bilan de la présidence française de l'UE, fin 2008, et de la stature internationale du Président Sarkozy, dont le ‘leadership’ a été salué cette semaine par le Président Obama.
  • Au PS, les minables, ce sont les autres
    Pour le PS, les Européennes seront un test pour Martine Aubry. Un succès permettrait au premier secrétaire d’affermir son autorité sur le parti, avec l’amère Royal en embuscade.
  • Becs et ongles, Europe Ecologie et le MoDem se disputent le bout de gras
    Les sondages qui placent les pastèques rouges des Verts en 3e position devant les pastèques oranges du MoDem ont pourri le débat politique.
    Le triumvirat Daniel Cohn-Bendit (Dany-le-Rouge), Joseph Bové (Jojo-le-casseur) et Eva Joly (Madame Propre) est passé à l'insulte en traitant François Bayrou de "minable", lequel a réveillé l'affaire de pédophilie qui mouille Dany-le-Rouge...
  • Le tandem Philippe de Villiers-Frédéric Nihous parie sur un vote protestataire de droite, au même titre que les mouvements d'extrême gauche rêvent de gagner en représentativité dans les urnes.

  • Le FN et le PCF espèrent échapper à la spirale du déclin et à la mort.