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dimanche 7 juillet 2019

Municipales à Paris : après Mahjoubi, Lebreton se désiste aussi en faveur de Villani

Anne Lebreton abandonne la course à l'investiture LREM et choisit Villani contre Griveaux

La parité est mise en échec dans le parti du président

Anne Lebreton mardi dernier lors d'un passage sur BFMTV.
Seule femme candidate à l'investiture La République en marche (LREM) pour les municipales de Paris, l'adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris se rallie au mathématicien Cédric Villani, révèle Le Journal du dimanche.


Mounir Mahjoubi et Cédric Villani lors du meeting au théâtre du Gymnase.Le député engrange ainsi un nouveau soutien après celui de Mounir Mahjoubi obtenu il y a trois jours. Jusqu'alors favori, le prétentieux Benjamin Griveaux voit son principal concurrent le rattraper à vitesse grand V. Or, la commission d'investiture du parti doit avoir lieu mercredi prochain pour désigner celui qui portera la casaque du parti présidentiel aux prochaines élections municipales dans la capitale.

En réaction, 34 élus locaux parisiens signent une tribune pour soutenir Griveaux
Dans cette autre tribune publiée dans Le Journal du dimanche, les 34 élus locaux parisiens souhaitent soutenir leur candidat après les multiples ralliements à Cédric Villani ces dernières semaines. Parmi eux, on trouve des conseillers de Paris, des députés et des sénateurs, dont Olivier Grégoire, Julien Bargeton ou encore Sylvain Maillard. 
"Elus parisiens, de l'Est, de l'Ouest et du Centre, nous nous trouvons réunis pour soutenir la candidature de Benjamin Griveaux à la mairie de Paris, car c'est celui qui a l'expérience, le discours, le projet et la personnalité pour apporter des réponses crédibles et ambitieuses pour Paris", écrivent les élus. "C'est lui aussi qui saura rassembler large, sur une vision et des valeurs progressistes. C'est lui qui saura consulter les habitants tout au long de la campagne, afin de bâtir le meilleur projet pour Paris." Autrement dit, il ne ferait pas du Macron, son maître...
Dans la dernière ligne droite, les signataires espèrent apporter un second souffle à l'ancien porte-parole du gouvernement. "A la veille de la commission nationale d'investiture qui doit désigner le candidat de LREM pour Paris, nous voulons lui faire savoir que nous sommes 34 élus de Paris à avoir rejoint depuis longtemps, ou plus récemment, Benjamin Griveaux parce qu'il est pour nous le plus à même de relever cet immense défi : redonner le souffle dont Paris a besoin", conclut la tribune.

Voici la liste intégrale des signataires
(des inconnus pour les 3/4)
Pierre AURIACOMBE, conseiller de Paris, 16e arrondissement; Eric AZIERE, conseiller de Paris, Pdt du Groupe UDI au Conseil de Paris, 14e; Julien BARGETON, sénateur de Paris, conseiller de Paris, Pdt du groupe Démocrates et Progressistes au Conseil de Paris, 20e: Félix BEPPO, conseiller d'arrondissement, 18e; Jérôme DUBUS, conseiller de Paris, Pdt Groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants au Conseil de Paris, 17e; Elise FAJGELES, conseillère d'arrondissement, députée suppléante, 10e; Mohamad GASSAMA, conseiller d'arrondissement, 20e; Alexis GOVCIYAN, 1er adjoint au Maire, 9e; Didier GUILLOT, conseiller de Paris, 18e; Olivia GREGOIRE, députée de Paris; Marie-Laure HAREL, conseillère de Paris, 3e; Hélène HAUTVAL, adjointe à la Maire, 5e; Eric HELARD, conseiller de Paris, 16e; Olga JOHNSON, conseillère de Paris, 17e; Marc LAROCK, conseiller d'arrondissement, 7e ; Thomas LAURET, conseiller de Paris, 16e; Alexandre LE BARS, conseiller d'arrondissement, 20e; Sylvain MAILLARD, député de Paris, Conseiller d'arrondissement, 9e; Renaud MARTIN, conseiller d'arrondissement, 20e; Florence de MASSOL, 1ère adjointe à la Maire, 20e; Valérie MAUPAS, conseillère d'arrondissement, 14e; Fadila MEHAL, conseillère de Paris, 18e; Catherine MICHAUD, conseillère d'arrondissement, 2e; Fabrice MOULIN, conseiller d'arrondissement, 12e ; Marc MUTTI, adjoint au maire, 1er:; Déborah PAWLICK, conseillère de Paris, 10e; Jean-Pierre PLONQUET, conseiller d'arrondissement, 4e; Ophélie ROTA, conseillère d'arrondissement, 12e; Pacôme RUPIN, député de Paris, conseiller d'arrondissement, 4e; Christian SAINT-ETIENNE, conseiller de Paris, 11e; Anne TACHENE, conseillère de Paris, 15e; Olga TROSTIANSKY, conseillère d'arrondissement, 10e; Alexandre VESPERINI, conseiller de Paris, 6e; Jean-Louis VINCENT, conseiller d'arrondissement, 17e.

Les voyants sont plus que jamais au vert pour Cédric Villani, 45 ans,
 
L'émergence de Villani est le fruit d'une campagne dynamique qui ne tenait pas la victoire pour acquise, à la différence de Griveaux, dilettante infatué, malgré l'abandon de Julien Bargeton, 46 ans, sénateur (LREM) de Paris, qui a retiré sa candidature dès mars 2019 pour soutenir Benjamin Griveaux, alors qu'il était favori et qu'un candidat de la dernière heure, début juin, Hugues Renson, député de la 13e circonscription de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale, s'est aligné et se maintient encore, vaille que vaille. Le ralliement de Bargeton à Griveaux n'est d'ailleurs pas de nature à aider le candidat du Château : jusqu'en octobre 2017, Bargeton a été adjoint à la maire PS sortante de Paris, Anne Hidalgo... 

Anne Lebreton, publie dans le même temps une tribune dans le JDD 
Elle y appelle les Parisiens à se mobiliser pour "changer d'ère". 
Anne Lebreton : "Je choisis de rejoindre Cédric Villani"
"Aujourd’hui je choisis Paris. En mars prochain, les Parisiens vont se mobiliser pour choisir leur maire. Après 19 ans de gestion socialiste, l’envie d’alternance est grande. L’alternance, ce n’est pas seulement changer de maire, changer d’équipe, c’est changer d’ère. L’ère qui vient donnera de plus en plus de place aux maires des grandes villes car ils sont au cœur de la lutte contre le dérèglement climatique, car c’est dans les villes que vivent désormais les trois quarts de l’humanité.à coté de cette occasion.
Pour être maire de Paris, il faut être une personnalité atypique à l’image de Paris [...], une personnalité qui dépasse la politique, ouverte sur le monde, ouverte sur l’avenir, ouverte sur le quotidien des parisiens, ouverte aussi sur toute le France.
Etre maire de Paris, ce n’est pas être gestionnaire, ce n’est pas être politique, c’est avoir la capacité d’entraîner, de réunir, de faire. La capacité de mettre tout le monde autour de la table pour travailler ensemble, la capacité de proposer une vision, de tracer un cap.
Sur beaucoup de sujets, Paris doit voir plus grand, bien au-delà du périphérique
Sera maire de Paris, celle ou celui qui saura susciter cette impulsion et créer un lien personnel avec les parisiens. Sans rêve, sans amour, sans vision, pas de Paris.[...]
Après une année de travaux anarchiques, mal planifiés, menés en dépit de la sécurité même des Parisiens (combien d’accidents graves ont eu lieu depuis quelques mois dans tous Paris sans que personne n’en parle?). Paris aura d’abord besoin de renouer avec une forme de tranquillité, car Paris est vraiment au bord de la crise de nerfs. [...]
C’est pourquoi j’ai proposé de faire un Grand Paris de l’éducation, c’est pourquoi j’ai proposé un service métropolitain de lutte contre l’exclusion. Aujourd’hui, je choisis de rejoindre Cédric Villani avec Mounir Mahjoubi.

Cédric Villani fera un maire exceptionnel pour Paris
Malgré mon très fort désir de porter une candidature féminine à la commission d’investiture de LREM, je souhaite aujourd’hui apporter tout mon soutien à celui dont je pense qu’il fera un maire exceptionnel pour Paris. Paris, plus que tout, à besoin d’une personnalité qui sache mettre tout le monde autour de la table, Paris a besoin d’une personnalité qui dépasse la politique, qui dépasse les partis.
Cédric Villani a l’énergie qui déplace les montagnes, une bienveillance qui sait réunir au-delà de tous les camps, il aura cette capacité de s’adresser à tous les Parisiens, de réconcilier l’Ouest et l’Est, Paris et sa région, Paris et l’Etat, Paris et le reste de la France. Nous avons aujourd’hui la possibilité d’avoir un maire exceptionnel, ne passons pas à coté de cette occasion." Anne Lebreton dessine le portrait du maire idéal. 
Une issue incertaine

Lauréat de la médaille Fields - équivalente du Prix Nobel qui n'en décerne pas en mathématiques - Villani a assuré au Figaro Talk qu'il "fera ce qu'il faut pour être le candidat à Paris". Un sondage Ifop  le place, avec Benjamin Griveaux, en tête des intentions de vote au premier tour, avec deux ou trois points d'avance sur Anne Hidalgo. Mais, depuis le ralliement de Mounir Mahjoubi, puis celui d'Anne Lebreton, la donne pourrait avoir changé.

Au lendemain de son premier meeting parisien, qui a réuni 600 personnes et de nombreuses personnalités du Paris des sciences et de la culture, Cédric Villani apparaît, dans un sondage jusque-là confidentiel, en mesure de battre Anne Hidalgo.
Comme Mahjoubi avant lui, le député de l’Essonne a commandé un sondage à l’Ifop. Réalisée entre les 20 et 27 juin, soit avant le ralliement de Mounir Mahjoubi, cette enquête "montre qu’il y a clairement un match Griveaux-Villani, note Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. Ils sont à égalité d’intentions de vote au premier tour, et devancent tous les deux de trois points Anne Hidalgo. Griveaux pouvait dire en avril qu’il n’y avait pas mieux que lui pour battre Hidalgo, ce n’est plus vrai aujourd’hui."
Plus précisément, les listes conduites par Cédric Villani réuniraient 26 % des suffrages, contre 23 % pour celles d’Anne Hidalgo, 15 % pour les listes de l’écologiste David Belliard et 15 % pour les listes LR de Rachida Dati. Tandis que celles conduites par Benjamin Griveaux, obtiendraient 27 % de suffrages, contre 24 % pour les listes PS, 14 % pour les listes écologistes et 16 % pour les listes LR.
Dans les deux cas de figure, la France Insoumise (Danielle Simonnet) est à 5-6 %, l’élu de centre droit Pierre-Yves Bournazel à 5-6 % et le communicant Gaspard Gantzer à 1,5-2 %. 
Cédric Villani a réagi à la décision de l'adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris. "Un immense merci à Anne Lebreton pour sa confiance et son soutien ! Elue de terrain exemplaire, engagée pour l'intégration, l'éducation, la cause des femmes, elle vient renforcer notre projet éco progressiste pour un nouveau souffle à Paris !" a écrit le député de l'Essonne.

mardi 24 mars 2015

Opération de salut public: deux candidats UMP se désistent au profit du FN dans le Vaucluse

Si ce n'est pas pour le FN, c'est pour la France

Un binôme arrivé en troisième position a décidé d’ignorer les recommandations de l’UMP 

Il se désiste clairement pour permettre au binôme du FN d’avoir les plus grandes chances de l’emporter au second tour des élections départementales dans le Vaucluse.
François Pantagène est conseiller général (UMP) sortant et a réalisé un score de 26.70% des suffrages exprimés lors du premier tour des élections départementales, derrière Gisèle Brun et Max Raspail (36.07%), le binôme de candidats PS, et le binôme investi par le FN, composé de Julien Langard et Caroline Lopez, arrivé en tête avec 37,23% des suffrages.

S’il avait souhaité respecter la position officielle du "ni-ni" décidée par son parti, François Pantagène se serait maintenu au second tour des élections cantonales. Il en a décidé autrement, afin de permettre à une droite large (FN et UMP) de déloger le PS. Cet après-midi, pour expliquer les raisons de leur choix, François Pentagène et Michèle Sorbier ont ainsi annoncé leur retrait de la course.

Si à Pernes-Les-Fontaines (84) les voix de l’UMP se reportent entièrement sur le binôme des candidats FN, le parti de Marine Le Pen pourrait l’emporter dans ce canton avec un score pouvant avoisiner les 58%. Alors que le FN a réalisé d’excellents scores dans le Vaucluse,  ce soutien supplémentaire renforce les chances du parti de Marine Le Pen de remporter la présidence du conseil départemental.

C'est encore le seul désistement de candidats de l’UMP au profit du Front national recensé à ce jour. 
Nicolas Sarkozy  a encore rappelé ce matin au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL que ce n'est pas sa position: "Il n’y aura pas un accord avec le FN. Toute personne qui fera un accord avec le FN, nous la mettrons dehors. Nous ne voterons ni pour les candidats de la gauche dont nous combattons la politique, ni pour les candidats du Front national avec lesquels nous n’avons rien à voir". François Pantagène et Michèle Sorbier étaient prévenus et ils s'attendent à une probable exclusion de l’UMP.

vendredi 15 juin 2012

Législatives: soutenu par le FN, le candidat PS s'en prend à sa rivale UMP

Coalition du PS et du FN contre Nathalie Kosciusko-Morizet

Illustration du "front républicain" de la gauche " irréprochable"


Le PS et extrême droite main dans la main contre Nathalie Kosciusko-Morizet. 

Lors du premier tour, NKM était arrivée en tête, en remportant 39,46 % des voix devant son rival, le socialiste Olivier Thomas (36,29%). Mais le candidat de la gauche "vertueuse" bénéficiera du soutien du Front National. En effet, un tract (ci-contre) circule dans la circonscription de l'Essonne pour appeler tous les électeurs du FN à voter pour le candidat socialiste, et "faire barrage à NKM". 

Le candidat PS profite de l'inscription de NKM sur la liste noire du FN

En dressant une "liste noire", Marine Le Pen affirme "moraliser de la vie politique".

Les cibles privilégiées de l'extrême droite aux législatives sont NKM et Xavier Bertrand, à qui elle reproche d'avoir eu "à l'égard de (ses) électeurs un comportement particulièrement méprisant, haineux, insultant et antidémocratique". Mais on y trouve six autres pour le même motif, dont des socialistes: François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise), Ségolène Neuville (PS, Pyrénées Orientales), Slimane Tir (EELV, Nord) ou Jack Lang (PS, Vosges) et encore des membres de l'ancienne majorité, Georges Tron (UMP, Essonne) et Manuel Aeschlimann (UMP, Hauts-de-Seine), à parité. 

L'AFP adopte le point de vue socialo-frontiste

M. Aubry se dit irréprochable, mais son "front républicain" n'est qu'un leurre

Le rival socialiste de NKM est en effet soutenu par le Front national aux législatives dans l'Essonne
. Dans sa circonscription de l'Essonne, la députée sortante est sous la double de menace de son adversaire socialiste…et du Front National qui a invité ses électeurs à voter PS au second tour !

L'agence de presse fait campagne aux côtés du PS et du FN

Les media reproduisent complaisamment les jérémiades du candidat de la coalition 
Le profiteur socialiste étale ses états d'âme
l refuse de partager la diabolisation du FN mais engrange les voix frontistes
Il a accusé vendredi l'ancienne ministre et députée sortante UMP de le "diaboliser" et de l'"insulter" pour sauver son siège à l'Assemblée nationale.
"Il y a eu un emballement, elle m'a pris de vitesse", gémit Olivier Thomas, le candidat de la coalition PS-FN. "Je le vis hyper mal, je suis vraiment blessé", se plaint-il.

L'honneur blessé du maire de Marcoussis !
Arrivé deuxième au premier tour dans la 4e circonscription, avec 36,29% des voix, Olivier Thomas avait auparavant publié, pour la troisième fois cette semaine, un communiqué pour réagir aux critiques de NKM (39,46%), députée depuis 2002.
"Mme Kosciusko-Morizet se pose en victime depuis une semaine, tentant de faire croire que j'accepte sans rien dire le dérangeant soutien du FN !", minaudait l'hypocrite  dans ce document. "Je ne l'accepte pas davantage que je n'accepte les méthodes de mon adversaire qui a perdu son honneur dans cette campagne en essayant ainsi de me diaboliser et en insultant tout mon engagement", poursuit-il.

Le réceptacle des voix d'extrême gauche joue les vierges effarouchées
"Ce ne sont pas les socialistes qui ont, ces derniers mois, rompu les digues entre le FN et les partis républicains, ce sont bien les amis de Mme Kosciusko-Morizet, Morano, Longuet et autre Estrosi", affirme avec mépris Olivier Thomas, sans ciller.

NKM a dénoncé l"opportunisme total" de son adversaire
"Pendant cinq jours il n'a rien dit du soutien du FN et aujourd'hui il s'inquiète de l'écoeurement d'un certain nombre de socialistes. Il y a un problème de valeurs morales", a-t-elle estimé, ajoutant faire campagne "sur les sujets qui intéressent les habitants" de sa circonscription.

L'ex-ministre de l'Ecologie, discrète jusqu'au premier tour, a repris cette semaine les chemins des media nationaux. Sur BFMTV et RMC mercredi, elle a qualifié mercredi d'"opportunistes" et de "Tartuffe" les dirigeants socialistes qui épaulent un candidat soutenu par la présidente du FN.
"Le candidat socialiste chez moi est soutenu par la présidente du Front national de manière publique. (...) Cela n'a l'air de choquer personne au Parti socialiste. C'est hallucinant", a-t-elle souligné.

Le MoDem donne des leçons de vertu républicaine au PS

La direction du MoDem a appelé à voter pour l'ex-ministre UMP
Tandis que la candidate de MoDem soutient le candidat PS,  la direction nationale du MoDem (Parti de la France) soutient la candidate UMP ... Le secrétaire général  du parti croupion de François Bayrou, Marc Fesneau, refuse de s'associer au FN, "compte tenu du contexte local, de la façon dont NKM est traitée par le Front national". La veille, la candidate locale du mouvement s'était prononcée pour le PS et la fédération départementale pour le "ni-ni".

Le porte-parole d'Europe-Ecologie-Les-Verts s'est rangé au côté de la députée UMP sortante

Reconnaissant sur Canal + aujourd'hui vendredi que le socialiste "est dans un piège", Pascal Durand a salué l'attitude "courageuse" de Nathalie Kosciusko-Morizetla maire de Longjumeau, députée depuis 2002.  "L'avenir de la droite républicaine n'est pas avec le Front national ", a-t-il estimé, avant de dénoncer les "méthodes scandaleuses" du FN " qui s'autorise à donner des bonnes ou des mauvaises notes ou annoncer qu'il faut battre tel candidat ".

Le duel s'annonce "très serré".
Selon un sondage Ifop-Fiducial publié jeudi, NKM bénéficierait toutefois du report de 53% des électeurs de la candidate soutenue par le FN éliminée au premier tour, Brigitte Dupin (11,39%). 53% de 11,39%: 6% qui seraient instrumentalisés  à outrance !

Ce sondage donne NKM en position légèrement favorable de 3% au second tour, avec 51,5% contre 48,5% à son adversaire socialiste.
Il s'agit donc d'assurer à NKM  un différentiel clairement supérieur à 6%.

jeudi 14 juin 2012

Martine Aubry envisage la victoire d'O. Falorni sur S. Royal

Mais la Ch'tite de Lille menace l'élu du "goulag" socialiste
Les méthodes totalitaires de Stalina Aubry

Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, a décidé jeudi qu'Olivier Falorni, le candidat désigné par les militants de Charente-Maritime, mais exclu par la direction parisienne au profit de S. Royal, la protégée de la "nomenklatura" aux législatives à La Rochelle, ne siégera  pas au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale s'il gagne dimanche.


L'échec de la parachutée, annoncé par les sondages, est acté au PS

"En cas de victoire, il ne sera jamais dans le groupe de gauche à l'Assemblée nationale", a juré l'amère Aubry, lors d'un déplacement à Chartres.
"S'il est élu à La Rochelle dimanche soir, il le sera grâce aux voix de la droite et à celles du Front national", a-t-elle imaginé, méprisant ainsi le vote des électeurs socialistes de la circonscription.

Hargneuse, Martine Aubry a aussi accusé "les candidats soutenus par le Front national de se moquer totalement des électeurs du Front national: ils ne veulent que leurs voix", a-t-elle commenté.

La dirigeante socialiste effectuait une visite de soutien au candidat PS David Lebon, dans un quartier populaire de Chartres.
Dans cette 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, le Front national a lancé un message de soutien implicite au député UMP sortant Jean-Pierre Gorges face à David Lebon qualifié de "socialo-communiste".
Dimanche dernier, au premier tour, J.-P. Gorges a obtenu 118 voix de plus que son opposant.

mercredi 13 juin 2012

Législatives: les voies détournées du PS pour battre la candidate FN du Vaucluse

Vaucluse: le suppléant de la candidate socialiste appelle à voter UMP

Le "front républicain" se lézarde

Des socialistes soutiennent l'UMP
Alors que Catherine Arkilovitch (21,98 %)la candidate socialiste arrivée 3e dimanche, avec 21,98% dans la 3e circonscription du Vaucluse (Carpentras), a décidé de se maintenir pour nuire à Marion Maréchal-Le Pen (34,63%) au second tour, son suppléant s'est désolidarisé de sa tête de liste ce mercredi pour appeler à voter pour le candidat UMP 

Le jacobine Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, avait pourtant insisté depuis Paris pour que Catherine Arkilovitch " retire sa candidature", pour "faire barrage au Front national", disait-elle. Certains poids-lourds du PS vauclusien avait même exercé des pressions sur cette sorte de chauffeur de semi-remorque pour qu’elle s'arrête sur une aire d'autoroute. Arc-boutée sur son volant, elle avait d’abord refusé, persuadée qu’elle pouvait tout de même l’emporter dimanche prochain. Puis elle avait demandé un délai pour réfléchir, jusqu'au soir, quand elle confirma qu'elle irait jusqu'au péage du 17 juin, quitte à être exclue du PS...
"Nous sommes allés déposer hier (mardi) matin notre candidature tous les deux pour le deuxième tour. Ensuite, nous avons déjeuné ensemble et il ne m'a rien dit", fulminait mercredi la candidate socialiste homasse, qualifiant de "sans-couille" Roland Davau et tous les socialistes qui, à la suite de la patronne du PS, appellent à voter UMP. La "gauche molle" prolifère autour de l'amère de Lille...

Roland Davau a expliqué son retrait par le choix local du Front de gauche de Mélenchon et de ses communistes d'appeler finalement à un "front républicain" pour empêcher l'élection de Marion Maréchal-Le Pen.

L'extrême gauche est contre-productive. "Jusqu'à hier (mardi) matin, je pensais y aller mais c'est vraiment le retrait du Front de gauche qui a déclenché ma décision", a expliqué R. Davau.
Le candidat du Front de gauche, Roger Martin, a confirmé dans un communiqué le choix de son mouvement: "Le risque d'une élection de la candidate FN/Ligue du Sud était suffisamment sérieux pour avoir amené la première secrétaire du PS Martine Aubry, SOS Racisme et le maire (PS) de Carpentras à demander le retrait de la candidate socialiste".

R. Davau a expliqué que cette déclaration de SOS Racisme qualifiant Mme Arkilovitch de "candidate de la honte", accusée aux côtés des UMP Nadine Morano et Roland Chassain de faire le jeu du FN, avait "aussi beaucoup compté".
En place depuis 26 ans, le député sortant UMP, Jean-Michel Ferrand, a fait 30,03%.

Le suppléant socialiste indépendant a précisé rester de facto suppléant "à l'insu de son plein gré"
"J'ai tenté une démarche à la préfecture pour faire enregistrer ma déclaration de retrait de candidature (...) Ils vont refuser mon retrait, mais il faut distinguer l'acte administratif de l'acte politique", a-t-il fait valoir.

Un conseil national du PS devrait prononcer mardi la sanction de la forte tête Catherine Arkilovitch, a fait savoir la direction parisienne du PS.

Le centralisme démocratique du Parti socialiste

Ce mode d'organisation interne du PS impose autoritairement que les décisions des congrès, dont les délégués sont démocratiquement élus par la base, doivent être appliquées par tous. Le centralisme démocratique se caractérise donc par la liberté de débat interne et une stricte  discipline en externe. Une phrase de Lénine résume assez bien ce mode d'organisation : " liberté totale dans la discussion, unité totale dans l'action."

Comme le Parti communiste français, Lénine Aubry se reconnaît parfaitement dans le centralisme démocratique: c'est l'un des fondements des organisations léninistes. Mais, comme le dogme fumeux du "front républicain"
et réagissent vivement  aux ordres venus de Paris.

lundi 11 juin 2012

Martine Aubry se porte au côté de Marion Maréchal Le Pen

D'autorité, Aubry retire le pion PS opposé à la petite-fille de J.-Marie Le Pen  



"Qu'on lui coupe la tête!"

 
(Martine , au Pays des Merveilles" socialistes)


Toujours sans concertation, sans attendre la réunion du  bureau

Le premier secrétaire du PS, Martine Brochen-Aubry a annoncé lundi que le parti a "demandé" à la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse de "retirer sa candidature" pour, assure-t-elle, "faire barrage au Front national", représenté par Marion Maréchal-Le Pen.

Catherine Arkilovitch (PS) est arrivée en troisième position, avec 21.98%. La nièce de Marine Le Pen est, quant à elle, arrivée en tête avec 34.63%.

La patronne socialiste entend dicter son attitude à l'UMP

Le billard à trois bandes de la Ch'tite Aubry dans les triangulaires

Se fondant sur le principe de"désistement républicain" non applicable au PCF,
la patronne du PS a par ailleurs demandé à l'UMP Etienne Mourrut, arrivé lui aussi en troisième position dans le Gard derrière la candidat PS, Katy Guyot, et Gilbert Collard, candidat du "Rassemblement bleu marine", de se faire hara-kiri dans cette même logique. 

Dans les cas de duels PS-FN, Martine Aubry se donne en exemple !

Elle a exhorté l'UMP à appeler "ses électeurs à voter pour notre candidat", et d'avoir "la même clarté républicaine" que la gauche. 
L'UMP tient un bureau national dans l'après-midi sur cette question.

Falorni, le candidat légitime, poussé à se désister

A part "encore quelques cas" à régler... 
Selon la comploteuse Martine Aubry, s'agissant des désistements réciproques entre le PS et ses alliés, "pratiquement toutes les situations sont réglées". 

Forcing "républicain" ?
Olivier Falorni entrave la carrière de l'ex du président Hollande en Charente-Maritime. Martine Aubry a réitéré son appel au candidat PS dissident face à l'amère Royal dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime. "Je voudrais redire à Olivier Falorni que je lui demande de retirer sa candidature au profit de Ségolène Royal qui est arrivée en tête".

Duflot, protégée d'Aubry, s'en mêle


La manipulatrice en chef du PS se rendra mardi, avec sa complice, Cécile Duflot, à La Rochelle "pour soutenir Ségolène Royal", a-t-elle annoncé lundi. 
"Je vais aller demain à La Rochelle avec Cécile Duflot pour soutenir Ségolène Royal le jour-même où elle dépose sa candidature pour le second tour" des élections législatives, a-t-elle dit, précisant qu'elle annulait son déplacement prévu mardi dans le Gard et que Mme Duflot changeait également son agenda. 

La province a fort à faire face au Tout-Paris socialiste !

mercredi 9 mai 2012

Législatives: Bayrou rejeté par le PS et l'UMP


Bayrou trouvera F. Nihous et N. Chabanne sur son chemin



François Bayrou s'est mis à dos l'ensemble de la classe politique

Les Législatives ne seront pas une partie de plaisir pour le MoDem. 

Sur sa gauche, le Bureau national du PS a entériné le maintien de sa candidate, Nathalie Chabanne, au premier tour, face au président du MoDem, dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques - plusieurs voix dans le parti préconisaient pourtant le contraire. 

Sur sa droite, l'UMP lui adresse la réponse du berger à la bergère. 
La commission d'investiture du parti de la Majorité doit confirmer l'envoi de Frédéric Nihous (Chasse, pêche, nature et tradition) sur les terres du député béarnais, mais il n'est encore que pressenti. L'intention est claire : lui faire payer son choix personnel de voter pour le socialiste François Hollande le 6 mai.

Nathalie Chabanne fait le constat que six des sept cantons de la " 2e" sont à gauche et que le programme de François Bayrou " est bien celui d'un homme de droite ", au plan de rigueur " cinq fois plus lourd que celui de Sarkozy ".


A 39 ans, N. Chabanne prétend " incarner le renouvellement de la politique ", dans une circonscription qui aspire à " retrouver une représentation réelle, attentive et déterminée ".


La Ch'tite Brochen-Aubry, plus totalitaire et méprisante que jamais

Pierre Moscovici, M.-S. Royal ou Marisol Touraine avaient plaidé pour une non-candidature socialiste dans la circonscription de François Bayrou. Celui-ci ne devrait finalement pas avoir de traitement de faveur.


La principale concernée, Nathalie Chabanne, ne l'entend pas de cette oreille. Le 8 mai, la candidate socialiste, jusque là préposée à la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, affirme sa détermination à se présenter:

"Je suis et je reste la candidate investie par le Parti socialiste. Ce n'est pas à moi d'aller chercher un quelconque assentiment."


Polémique malheureuse du magazine en ligne Slate: fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, sur le modèle américain, le site possède des analystes d'une insondable perspicacité,
qui rappelle celle des entreprises commerciales de sondages...

 
Benoît Hamon, le 9 mai, calme le jeu sur LCI avant l'annonce de Martine Aubry:

"Officiellement, Nathalie Chabanne reste la candidate investie pour le Parti socialiste.

Je me souviens que François Bayrou n'a pas demandé de contrepartie, de marchandage. Il a même précisé ses désaccords avec notre projet politique.

Il a fait un choix courageux, digne, au nom des valeurs. Il n'est pas prévu que le bureau national décide de retirer la candidature de Nathalie Chabanne. Nous allons en discuter tout à l'heure."



Mais, à la gauche du PS, ce 9 mai, et après trois jours de flottement, Martine Aubry a tranché souverainement en décidant de maintenir la candidature d'une femme, face au président du Modem.



François Bayrou avait décidé de voter "à titre personnel" pour François Hollande au second tour, "sans contrepartie". Martine Aubry a donc coupé court aux interrogations: il n'y aura pas de désistement PS aux législatives "pour service rendu".

Et ingrate, de surcroît !


jeudi 12 janvier 2012

Eva Joly a une très vague notion de la laïcité en France

La candidate Joly sélectionne les religions

La candidate franco-norvégienne fait de la surenchère religieuse

Quelle mouche verte a encore piqué la septuagénaire ?
Eva Joly s'est mise dans l'idée d'instaurer un nouveau jour férié pour les juifs et les musulmans. Mais la candidate altermondialiste à la présidentielle, sème le trouble jusque dans son propre parti, sur fond de sondages en berne pour l'ancienne juge d'instruction.

Gro Eva Joly tente de se justifier
L'ex-magistrate s'appuie sur une "jurisprudence" de 2003. Elle se réfère en effet au rapport de la commission Stasi sur la laïcité proposant de faire de l'Aïd el Kébir, fête musulmane, et du Kippour, fête juive, des jours fériés dans les écoles et un jour au choix des salariés de ces confessions dans les entreprises.
En Norvège, les musulmans sont moins de 2%.

Bernard Stasi
était fils d'immigré et français à l'âge de dix-huit ans, suite à une démarche personnelle volontaire, mais s'aliéna nombre d'élus de tous bords en adoptant des positions non-conformistes sur la crise kanake qui éclata en novembre 1984 et perdit même son siège de député en pleine région viticole en 1993, suite à sa position vis-à-vis de la Loi Évin concernant les publicités pour l'alcool.
Avant de décéder en 2011, il occupa enfin le mandat de Médiateur de la République (1998-2004), au titre duquel il préside la commission Stasi chargée de ce rapport sur la laïcité en France.

Mais que signifie son soudain engouement pour les religions
?

La proposition Joly vise, selon elle, à mettre ces religions à égalité avec le christianisme.
Mais son intention inavouée consiste en fait à saper l'influence des chrétiens qui disposent de plusieurs jours fériés dans le calendrier. "L'égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays", a-t-elle estimé lors d'un meeting à Paris mercredi soir.


De vives réactions venues de toutes parts

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se refuse à soutenir ce nouveau délire

La candidate improvise et décide en solitaire, sans concertation aucune
, mais EELV tente de sauver la face. Ce groupement est une pétaudière et personne ne s'étonne que les Verts puissent donc assurer après coup que la candidate est libre de faire des propositions personnelles. D'ailleurs, son programme ne fait nullement allusion à sa lubie du jour.
La franco-norvégienne vient d'un pays où l'Eglise luthérienne est religion d'Etat !
Joly sème la "sissanie" dans les rangs écologistes
D'autres responsables ont clairement fait part de leurs réserves, directement bien que sous couvert d'anonymat... "C'est un peu brouillon, c'est le charme des écologistes", a ironisé l'un d'entre eux.

Pascal Durand
, porte-parole d'EELV en pleine "confussion", a précisé aux journalistes qu'à "titre personnel", il n'approuvait pas l'idée du nouveau jour férié, ajoutant que le parti restait neutre. "La candidate a toute légitimité à proposer des éléments destinés à nourrir sa campagne", a-t-il dit. Que de "charme" en effet !

Droite et gauche stigmatisent cet égarement


Le ministre UMP de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, s'est dit en désaccord avec cette idée expliquant à la norvégienne a priori que
la France a des racines chrétiennes.
"La tolérance dans ce pays ne se construit pas sur la négation de ce qu'est notre histoire. On a une histoire qui est une histoire chrétienne, qui aboutit à un certain nombre de jours fériés dans notre calendrier", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. "Ça n'empêche pas d'avoir le plus grand respect pour toutes les religions."

Pour le PS, Michel Sapin, chargé du projet du candidat socialiste François Hollande, rejette l'idée au nom du principe de laïcité. "Il faudrait qu'Eva Joly s'en souvienne", a-t-il dit sur I-télé.

En somme, Sapin n'est pas loin de partager l'avis de F. Fillon qui observait qu'elle n' pas " une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française. "


Et les boudhistes, alors ?

Pas assez de jours fériés pour toutes les religions
La France est depuis 1905 sous le régime de la séparation de l'Etat et des religions avec la règle stipulant que "la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte", mais plusieurs dates du calendrier chrétien sont des jours fériés.

L'ex-juge d'instruction multiplie les déclarations controversées

Depuis l'été dernier, elle additionne les couacs

N'a-t-elle pas proposé la suppression du défilé militaire du 14 juillet.

Plus récemment, l'allumeuse n'a-t-elle pas également lancé un appel au centriste François Bayrou et aux candidats de gauche pour un accord de désistement ?
Un autre écologiste voit dans son délire le moyen de remplir un objectif du programme du parti : "Avec les bouddhistes, on arrivera aux 32 heures (de travail hebdomadaire)", une des propositions écologistes.

Eva Joly doit présenter jeudi en Normandie ses propositions économiques puis l'ensemble de son programme le 11 février à Roubaix, dans le Nord.

La bi-nationale est un boulet

Alors que les sondages la situent autour de 3%, cette déclaration d'Eva Joly embarrasse d'autant plus ses partisans qu'elle a été prononcée à quelques heures d'un comité "stratégique" de relance de sa campagne sur les thèmes écologistes "plus lisibles".

Si tous les magistrats sont de cette eau-là !