Force ouvrière, syndicat hostile au candidat-banquier
Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote pour le second tour, a confirmé lundi son secrétaire général. "Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote", écrit le leader syndical dans un édito.
"Le parti syndical n'est pas un parti politique" et "nous ne sommes pas des directeurs de conscience", a néanmoins prétendu Jean-Claude sur France Inter. Mais le syndicaliste n'hésite pas à se prononcer contre Marine Le Pen, assurant en effet que la qualification de la présidente du Front national représenterait "un problème démocratique".
Pour Mailly, "le terreau de tous les populismes" n'est pas le PCF et son représentant du premier tour, Jean-Luc Mélenchon. "Ce sont les "logiques d'austérité" qui se sont poursuivies depuis 2002, année de "première alerte" où Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de la présidentielle, a-t-il argué.
Que Marine Le Pen soit au second tour, "c'est déjà un problème démocratique"
Mailly a en outre condamné les 8,5 millions d'électeurs qui ont qualifié Marine Le Pen. Nostalgique du désordre de la IVe République, il a appelé à une réforme "institutionnelle, constitutionnelle" pour "que le pays puisse tourner normalement", car avec le système actuel, "quels que soient le président et le Premier ministre, il y en a un de trop". Syndicaliste qui prétend ne pas se mêler de politique, Mailly se laisse prendre en flagrant délit de duplicité
FO persiste et signe comptant toutefois rappeler "seul ou avec d'autres" ses revendications et positions,
sans donner de consigne de vote,notamment à l'occasion du 1er Mai, a souligné plus tôt dans son édito le leader syndical.
Or, le 1er Mai 2017 est le jour du prochain rassemblement anarcho-révolutionnaire des activistes de "Premier tour social" ou de "Nuit debout". Et des affrontements ont marqué les deux précédentes éditions de "Nuit des barricades" à la veille du premier tour de la présidentielle d'avril 2017, notamment à Paris et Nantes. Lire PaSiDupes.
Des consignes portées par l'extrême gauche anti-républicaine : "rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme".
FO demande également de mettre fin aux politiques d'austérité, une revendication clairementadressée à Macron, lequel en est responsable comme conseiller de Hollande dès 2012, puis,comme ministre, en 2014.
Le syndicat réclame enfin la préservation et le renforcement du service public et rejette la loi travail.
Le "capitaine de pédalo" saborde le second tour de son moussaillon
Flanby votera pour François Macron au second tour
L'Élysée avait fait savoir que le président sortant avait aussitôt appelé son proche collaborateur pour le féliciter de son résultat (23,75% contre 21,53% pour Marine Le Pen). Si l'un en tire gloire, l'autre n'est pas franchement flatté. L'Elysée a sans cesse brandi la menace de l'extrême droite, tout en abandonnant la rue à l'extrême gauche. Au moment de quitter la présidence après un seul quinquennat, le président sorti par son impopularité - reflétée dans le score de 6% du candidat officiel du PS - agite une fois de plus le chiffon rouge du FN disant s'alarmer de la "menace" portée par les "populistes".
Cadeau empoisonné, l'appel du président de la République à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen embarrasse le candidat hors système.
Le président qui a renoncé à un second mandat- cas unique sous la Ve République - appelle officiellement à faire barrage au Front national.
Pour sa première prise de parole depuis la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande a accessoirement fait connaître son intention de voter en faveur de son ancien conseiller et ministre, Emmanuel Macron, le 7 mai prochain, afin de faire barrage au "risque" Marine Le Pen. "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron. Il est celui qui défend les valeurs qui permettent le rassemblement des Français", a-t-il déclaré lundi 24 avril lors d'une allocution télévisée à l'Élysée.
Macron, à défaut de Hamon, candidat de la "Belle Alliance Populaire" à 6 %
Insistant moins sur les qualités supposéesdu trentenaire inexpérimenté que sur "le danger de l'isolement de la France, mais aussi de la rupture avec l'Union européenne",le président partisan a mis en garde contre les conséquences d'une victoire finale de la présidente du Front national. "L'extrême droite diviserait la France, stigmatiserait une partie de nos citoyens en raison de leur origine ou leur religion", a soutenu le président de la République, à l'heure où les terroristes islamistes continuent d"assassiner, en plein état d'urgence, et où l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire (Premier Tour Social ou Nuit debout, avec l'appui de syndicats radicaux, CGT et SUD) provoque la police dans la rue.
Après cinq années continues de collaboration étroite avec "François Macron", Emmanuel Hollande dit souhaiter défendre "la conception de la France, l'unité de notre nation,l'appartenance à l'Europe et sa place dans le monde".
Le chef de l'État en a profité pour saluer "toutes les personnalités et formations politiques" qui ont encouragé les électeurs à voter pour Emmanuel Macron.
Il n'a donc pas manqué de critiquer le choix de ceux, comme le candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui n'ont pas donné de consigne de vote: "Face à un tel risque, il ne faut pas se taire. La mobilisation s'impose mais aussi la clarté des choix", a taclé le "grand méchant mou".
Remerciements : le service minimum
François Hollande n'avait jusqu'ici pris officiellement parti pour aucun des onze candidats, pas même Hamon, candidat officiel du PS dont il fut onze ans le premier secrétaire.
Bien que sa parole soit inaudible,'Monsieur Bricolage" (Le Parisien) a apporté publiquement son soutien à son clone, lequel s'en serait bien passé, lui qui traîne ) ses basques des "tocards", selon Poutou : François Bayrou, Jean-Yves Le Drian, l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë ou le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, l'ex-premier ministre détesté, Manuel Valls.
D'anciens membres du gouvernement, tels l'insupportable Royal, les secrétaires d'Etat Barbara Pompili (EELV) et Thierry Braillard (PRG), ou une ralliée de la dernière heure, Najat Vallaud-Belkcem, ont annoncé pencher pour l'ancien ministre de l'Economie et vont décrédibiliser une campagne qu'il veut celle du renouveau.
Et comment le banquier gérera-t-il des valeurs aussi disparates que le communiste Robert Hue, le député écologiste François de Rugy ou bien Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge. Et, avec Alain Minc, le propriétaire du journal Le Monde et ex-propriétaire de Têtu, magazine LGBT, Pierre Bergé, ou le PDG de Meetic, Marc Simoncini. Et Line Renaud... Les "illettrés" et les "sans-dents" auront-ils droit à une "cabane au Canada" ?...
Emmanuel Macron s'est contenté d'un simple message sur les réseaux sociaux pour remercier son mentor de son "soutien républicain" et "d'être fidèle aux valeurs de la France" pour le second tour.
L'élu LR a incarné le ras-le-bol du PS et la page Aubry est tournée
Après avoir renouvelé le discours politique, Xavier Bertrand doit maintenant être efficace.
Xavier Bertrand, LR, modeste dans la victoire
Xavier Bertrand est le mieux élu de tous les candidats de l'opposition, avec 57,77 % des suffrages qui se sont portés sur sa liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Devancé par Marine Le Pen au premier tour, il l'a laissée loin derrière au second, en dépit des sondages.Xavier Bertrand obtient plus de 57 % des voix et devance largement Marine Le Pen. A lui l'obligation de l'initiative, de la transparence et de l'efficacité.
Du fait de l'élimination au premier tour du parti présidentiel, dans l'un de ses fiefs les plus emblématiques et puissants, c'est une victoire atypique, comme il l'a reconnu d'emblée dans son discours prononcé dans les premières minutes de la soirée électorale, dans sa ville de Saint-Quentin: "Ce soir, ce n'est pas la victoire des partis politiques. Ce soir, ce n'est même pas ma victoire." S'adressait-il aux caciques de la droite qui le traitaient, lui, le petit assureur, avec condescendance ?
Il a en outre pris soin de remercier les orphelins, "les électeurs de gauche qui ont voté pour faire rempart, ainsi que ceux qui s'étaient abstenus au premier tour et ceux qui ont préféré l'attachement à la région à la colère du premier tour".
Pendant la campagne, et singulièrement dans l'entre-deux-tours, Xavier Bertrand, homme de droite, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, dont il fut porte-parole de campagne en 2007, a aussi pratiqué un exercice inédit : il a rompu avec la langue de bois habituelle pour s'en prendre aux hiérarques et aux apparatchiks de son parti : "Qu'ils se taisent !" a-t-il répété. Cette tonalité, qui pointait la responsabilité des élites politiques parisiennes, outre son travail de terrain et sa modestie, s'est révélée gagnante.
La dernière chance
Une telle stratégie de rassemblement et de contrition comporte toutefois un risque : celui de décevoir. Xavier Bertrand assume sa part de responsabilité: "Cela fait trente ans – trente ans ! – que l'ensemble de la classe politique, dont je fais partie, explique qu'elle a reçu le message, qu'elle a tout compris, que plus rien ne sera comme avant… Et pourtant, qu'a-t-elle fait ?" s'insurge-t-il en terre socialiste, successivement incarnée par Pierre Mauroy, Michel Delebarre ou jusqu'à la maire de Lille, haineuse et sclérosée, Martine Aubry, puisque Marie-Christine Blandin (EELV jusqu'en 2014) a appelé à voter Les Républicains,avant que X. Bertrand n'appelle à de véritables réformes et de conclure : "C'est notre dernière chance" de soumettre le Front national. Dès lors, comment, sur ces bases hasardeuses, s'imposera-t-il face aux pressions et blocages d'un PS rancunier et revanchard ?
Xavier Bertrand regrettera chaque jour de sa présidence d'avoir ouvert dès le premier soir une faille dans laquelle le PS a déjà glissé un coin. Léon Blum n'avait pas commis cette erreur, malgré le soutien communiste à son élection. Enfin, même si la nouvelle organisation territoriale (NOTRe) est une réforme en trompe-l'œil, qui accroît à peine les prérogatives des grandes régions, il devra s'emparer de tous les leviers à sa disposition pour convaincre que cette fois, le changement, c'est vraiment maintenant et passe par lui.
Dans les Bouches-du-Rhône, avant lui, face à des Defferre et des Guérini, Jean-Claude Gaudin y est parvenu.
Des régions gagnées par la gauche avec des voix de droite Des scrutins incertains ont eu lieu dimanche dans huit régions et en Outremer
La Gauche pouvait espérer conserver plusieurs régions non disputées, comme en Aquitaine/Limousin-Poitou-Charente.
Le socialiste Alain Rousset comptait paisiblement garder à gauche la région, malgré la forte poussée du Front national (23,2%). Arrivé en tête dans les 12 départements de la Grande Région ALPC et à... Bordeaux, le président sortant de l'Aquitaine a fusionné sa liste avec l'extrême gauche, celle d'EELV (5,6%), qui ne pouvait pas lui assurer un renfort consistant, et celles du Front de Gauche, qui a même manqué la barre des 5% au premier tour. Les apports de la gauche extrême n'étaient pas décisifs. En revanche, la complicité passive d'Alain Juppé (LR), maire de Bordeaux, et de François Bayrou (MoDem), maire de Pau, qui n'ont pas pesé,n'a laissé aucune chance à Virginie Calmels, 44 ans, sa première adjointe et candidate de l'Union de la droite et du centre: ancienne dirigeante d'Endemol ou de Numéricable et novice en politique, elle a obtenu 27,2% des voix au premier tour contre seulement 34,06% au second tour.Rousset est passé de 30% à 44,3%, grâce à l'extrême gauche et aux abstentionnistes ?
" Dans le privé " comme elle dit quand on prend 10 points dans la vue, qu'on perd dans sa Métropole et sa propre ville on démissionne non ?
Et quand Bartolone se fait étendre, après avoir discriminé
la "race blanche" et stigmatisé la "danse du ventre" des femmes,
qu'est-ce qu'on fait, on le garde ?
Une faible progression entre les deux tours qui interpelle, quand le socialiste fait 44,27%. Des voix de Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT ont-elles assuré la victoire de la gauche ? Isabelle Balkany pointe d'ailleurs Alain Juppé qu'elle associe à la défaite de sa protégée. Il dit d'ailleurs sont intention de récompenser sa candidate de son sacrifice. Pour donner le change elle a dénoncé la... "politique politicienne".
Résultats ville de #Bordeaux PS 48,70% LR 41,51% FN 9,78% Aquitaine PS 44,27% LR 34,06% FN 21,67% Un commentaire A Juppé ?
En Auvergne-Rhône-Alpes, le duel était serré entre Wauquiez (LR) et Queyranne (PS): un dernier sondage donnait une avance si légère au candidat de la droite, Laurent Wauquiez, sur son adversaire socialiste avec 38% et 37% d'intentions de vote qu'elle n'était pas significative, mais loin devant le candidat FN, Philippe Boudot, également présent au second tour, crédité d'environ 25%.
Arrivé largement en tête au premier tour, avec 31,7% des voix, Laurent Wauquiez (LR-UDI-MoDem) ne disposait pas d'une grande réserve de voix. Devancé dimanche 6 décembre, avec 23,9%, Jean-Jack Queyranne a rallié pour sa part les listes PCF (5,39%) et EELV-PG (6,9%) dans la semaine et lancé un appel aux électeurs centristes. Un scénario à l'identique de l'Aquitaine, mais une issue inverse le 13 décembre qui relance les soupçons.
En Centre-Val-de-Loire, le second tour était également ouvert entre les listes de droite et de gauche et celles du FNmenée par Philippe Loiseau, sortie en tête avec 30,49% au 1er tour. Arrivée en troisième position avec 24,31%, la liste PS-PRG était cependant arithmétiquement en position de l'emporter, si un bon report des électeurs qui ont porté leur voix sur les listes d'EELV-Nouvelle Donne (6,6%) et du Front de gauche (4,59%) avait suffi, après accord de la dernière heure entre ces trois formations.
Menée par Philippe Vigier (UDI) épaulé par Guillaume Peltier (LR), la liste de la droite et du centre (26,25% au premier tour) ne dispose pas des mêmes réserves de voix et devait compter sur un sursaut de participation pour espérer l'emporter.
Or, François Bonneau, PS-PRG, qui avait reçu le surnom de 'Monsieur 7 %' aux élections régionales de 2010 au vu de d'un sondage de notoriété, a pourtant réuni 35,43 % des voix avec sa liste d’union de gauche, dimanche 13 décembre. Et miracle,le 'révérend Bonneau' devance d'un point la liste d’union de droite de Philippe Vigier (34,58 % des voix)et la liste FN de Philippe Loiseau (30 %), mais gagne . Les abstentionnistes repentis commence à avoir bon dos, car il prend plus de 9 points entre les deux tours, sans Michel Sapin, ancien député de l’Indre, président démissionnairede la région qui l’a fait héritier en septembre 2007, sans Marisol Touraine, ancienne députée d’Indre-et-Loire, sans Manuel Valls, qui avait aussi été déclaré indésirable en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Le gouvernement peut se poser des questions sur la validité des sondages de popularité d'après attentats... Les Républicains, l’UDI et le Modem avaient rassemblé 26,25% des suffrages et ne gagnent qu'à peine plus de huit points, malgré le soutien de François Fillon, mercredi...
En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le FN pose désormais problème. Ex-secrétaire d'Etat de Manuel Valls, Carole Delga était donnée favorite dans ce territoire fusionné traditionnellement ancré à gauche, même si elle est arrivée deuxième au premier tour (24,41%) face au vice-président du FN? Louis Aliot (31,83%). Faute de réserve de voix, le Perpignanais semblait pas en capacité d' achever la bascule de cette nouvelle grande région qu'il se félicitait d'avoir fait "vaciller" au soir du premier tour. Or, le politologue Dominique Reynié, candidat de la droite qui s'est maintenu malgré sa troisième place (18,84%), jugé hors courseet abandonné de tous, les experts n'avaient pas envisagé que Delga puisse l'emporter en Midi-Pyrénées, mais subir la domination du FN en Languedoc-Roussillon. Lire PaSiDupes sur le fracture de la super région. La Normandie: p'têtre ben qu'oui, p'têtre ben que non
Avec un score de 23,52% au premier tour, le président sortant de Haute-Normandie Nicolas Mayer-Rossignol (PS), pouvait néanmoins compter l'emporter, bien qu'arrivé 3e, du fait du "front anti-FN", d'autant qu'il disposait d'une réserve de voix de 12% cumulées entre le Front de Gauche et EELV au premier tour, soit 35,5%.
Pour amplifier son léger avantage (27,91%) et sauver l'honneur des centristes, Hervé Morin espérait récupérer des voix des abstentionnistes, notamment dans les grandes villes, pour contrer la dynamique du FN. Alors qu'une première estimation Ipsos-Steria donnait évidemment la gauche en tête en Normandie, c'est finalement Hervé Morin (député UDI) qui l'a méritée. Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur, l'ancien ministre de la Défense obtient 36,4% des voix au second tour des élections régionales, un gain de 6,5 points. Son rival socialiste et président sortant de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol échoue à 36,1%, soit un peu plus de 4.000 voix d'écart de moins d'un point (0,9%) sur l'apport escompté de l'extrême droite. Troisième, le candidat FN Nicolas Bay obtient 27,5% des suffrages. "J'ai vécu une soirée électorale comme jamais j'en avais vécu", a reconnu l'ancien ministre de la Défense, 54 ans, sur France Bleu. "La mobilisation de l'entre deux tours a rebattu toutes les cartes", a souligné Pascal Buléon, politologue de l'université de Caen, sur France Bleu. "Personne ne triomphe car les deux grands blocs politiques sont rongés par une abstention qui reste forte (?) et par un FN qui reste haut", a ajouté l'universitaire. Sur l'ensemble de la nouvelle région, la participation est passée de 49,95% au premier tour à 59,08% au second (l'abstention nationale au 2e tour des élections régionales est estimée à 41,5%), alors que le bon score du FN au premier tour a surpris.
En Pays de la Loire, le "Front commun" à gauche a fait face à la droite Trois listes étaient admises au second tour : celles conduites par Bruno Retailleau (LR - UDI et MoDem), Christophe Clergeau (PS - EELV et Div gauche) et Pascal Gannat (FN). Bruno Retailleau devient le nouveau président de la région des Pays de la Loire avec 42,7% des suffrages exprimés.
Mais les candidats du PS et EELV (7,82%) ont fusionné leurs listes pour "faire front commun" tant face au FN qu'à la droite. Un accord conclu malgré les profondes divergences sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, voulu par le PS et notamment Jean-Marc Ayrault, l'ancien premier ministre, mais combattu par EELV. Ils devaient également rallier une partie des 3,33% de voix de la liste communiste du premier tour, malgré son hostilité nationale à Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie de Manuel Valls.
Au premier tour, la liste de la droite et du centre menée par Bruno Retailleau (LR) a largement devancé avec 33,49% des voix celles du PS et du PRG (25,75%) et du Front national menée par Pascal Gannat (21,35%).
Au final, malgré les compromissions des altermondialistes et des anti-libéraux, la droite a regagné la région: une claque pour Ayrault. Bruno Retailleau a rassemblé 42,70% des voix (+9,2) et 54 sièges, Christophe Clergeau 37,56% (soit +12 points) et 26 sièges, et Pascal Gannat 19,74% (en baisse de 1,6 points) et 13 sièges. Les voix perdues au second tour par le FN semblent bien s'être reportées sur la gauche...
Quatre régions outre-mer, dont deux deviennent des collectivités uniques
Martinique
La fusion de la liste indépendantiste du député Alfred Marie-Jeanne (MIM, 30,28% de voix) et de celle de droite menée par Yan Monplaisir (LR, 14,32%) pouvait désorienter les électeurs. La tête de liste était le député (GDR) Marie-Jeanne, et visait à déboulonner Serge Letchimy, président du Conseil régional sortant et député (apparenté PS), qui ambitionnait avec son statut de favori (38,96%) de prendre la tête de la nouvelle collectivité territoriale: S. Letchimy avait en effet battu A. Marie-Jeanne en 2010.
Alfred Marie-Jeanne a pris sa revanche, remportant sans conteste (54,1%) le second tour contre Serge Letchimy (45,8%).
Guadeloupe
L'ancien ministre Victorin Lurel (PS, soumis à l'impôt sur la fortune, ISF), président sortantde région et candidat à un troisième mandat, a fait un petit premier tour prémonitoire en arrivant second (41,09%) derrière son rival Ary Chalus (DVG, 43,55%). Le député Chalus est à la tête d'une liste "anti-Lurel" d'ouverture qui compte en numéro 2 l'ancienne ministre UMP des outre-mer Marie-Luce Penchard. Sa liste a reçu le soutien de Laurent Bernier, le candidat LR qui n'avait pas passé la barre des 5%. Dans le camp Lurel, qui était distancé dans plusieurs villes au premier tour, on a "labouré le terrain" pour mobiliser les abstentionnistes (près de 53%).
La Guadeloupe échappe à l'ancien ministre de Hollande, Victorin Lurel, nettement battupar 42,48% de voix contre 57,52% pour son rival DVG Ary Chalus.
Guyane La liste Guyane Rassemblement conduite par le président du Conseil régional sortant Rodolphe Alexandre, 62 ans, remporte largement (55%) l'élection à la collectivité territoriale de Guyane (CTG), l'assemblée unique qui va fusionner région et département.La liste conduite par son homologue du Conseil général, Alain Tien-Liong (DVG), a totalisé 45,49% des voix, dix points derrière.
Arrivé de peu en tête du premier tour, le centriste Hervé Morin (27,91%) a eu fort à faire pour conquérir une Normandie unifiée dans une triangulaire très incertaine, talonné par le secrétaire général du FN Nicolas Bay (27,71%) et un PS qui n'a pas dévissé (23,52%). Le président sortant du Conseil régional, Rodolphe Alexandre (DVG), fort de ses 42,35% des voix un premier tour, partait favori pour l'élection de la nouvelle collectivité unique de Guyane qui fusionnera département et région.
Son rival et homologue du département, Alain Tien-Liong (DVG, 30,24%), entendait relever un défi difficile, avec des soutiens aussi divers que la maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth (DVG, ancienne proche d'Alexandre) ou le maire de Saint-Laurent du Maroni et ancien ministre UMP Léon Bertrand.
La Réunion
Les listes de la gauche et du centre (MoDem) se sont unies au terme de longues tractations pour tenter d'arracher la plus importante région ultramarine à Didier Robert, candidat (LR) à la tête d'une union de la droite et du centre (UDI), arrivé largement en tête avec 40,36% des voix au premier tour.
Personnalité préférée des Réunionnais, la députée Huguette Bello (DVG) a mené cette liste inédite, en tandem avec le député-maire et hommes d'affaires Thierry Robert (MoDem) et des candidats issus de la liste du socialiste Patrick Lebreton, sans être assurée de convaincre les électeurs de cette alliance.
Au final, la liste du président sortant du Conseil régional de La Réunion Didier Robert (LR) remporte les élections régionalesavec 52,69% des suffrages exprimés dimanche 13 décembre, devant la liste de la gauche et du MoDem de François Bayrou, 47,31%.
Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS
Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir.La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde.Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidenteétait son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote niPS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins".
VOIR et ENTENDREle président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants,laissant ainsi à chacun la liberté de son choix:
Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDREl'inquiétude des collectivitésexprimée par le député Bernard Perrutface à la baisse des dotations territoriales,et la réponse controversée du ministre Eckert:
L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité:
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.
Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires
Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRESarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:
"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir".
Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger (plus) mortel"
Manuel Valls s'est également attaqué au FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)
Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !
Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.
Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité".C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.
Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.
A Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), la mairie communiste a fait son temps
L'occasion historique d'un changement d'aiguillage s'est présentée dimanche dans la cité cheminote,siège d'un grand nœud ferroviaire, avec l'axe Paris - Lyon, et par la ligne de Grande Ceinture. Dans ce bastion de la CGT, on trouve aussi le dépôt de locomotives et de TGV du Sud-Est de l'Île-de-France, et la plus grande gare de triage d'Europe. Deux gares de la ligne D du RER desservent la commune: Villeneuve-Triage et Villeneuve-Saint-Georges.
Sylvie Altman, maire PCF sortante de Villeneuve-Saint-Georges, soutenue par le PS, le PRG et le FG (ci-dessus à droite à la gauche de Mélenchon),est arrivée en tête au premier tour avec 38,88%, mais ne nie pas un important transfert de son électorat sur le candidat Front National, Dominique Joly, qui a obtenu 26,05%. "Nous analysons ces chiffres par le mécontentement d’un grand nombre de nos concitoyens, en termes de pouvoir d’achat, logement, sécurité, et une déception vis-à-vis de la politique gouvernementale que je partage." Mais elle maintient pourtant son alliance avec la majorité présidentielle.
Le candidat Divers Droite soutenu par l’UMP a fait une alliance politique qui n’est pas du goût de tout le monde.
Faire liste commune avec le Front National
Le PCF dénonce une fusion entre Philippe Gaudin (DvD), l'UDI et Debout la République et la liste du frontiste, l'UDI ayant finalement retiré son candidat de la liste de Gaudin.
Le candidat divers-droite Philippe Gaudin a tranché en faveur de l'alliance avec Dominique Joly. Les conséquences ont été directes: l’UMP lui retire son soutien.Valérie Pécresse l’a confirmé sur twitter cet après-midi : "A Villeneuve-Saint-Georges, un candidat divers droite Philippe Gaudin s’allie au FN. Nous condamnons et l’UMP lui retire son soutien". Le vice-président de l’UMP du Val-de-Marne observe qu’il "s’agit d’une initiative personnelle du candidat (…) elle est condamnée par l’UMP du Val-de-Marne, qui retire instantanément son soutien du 1er tour à ce candidat".
Marine Le Pen justifie "une exception"
La patronne du FN souligne que cette ville sera "l'une des très rares exceptions à la règle imposée partout : le maintien des listes." Marine Le Pen confirme également la possibilité de deux autres fusions de listes, mais concernant des villes de moindre importance.
Face à la menace, le candidat Philippe Gaudin va-t-il finalement faire cavalier seul dans un département présidé par un communiste?
Villejuif -Ils ont pour objectif de pousser vers la sortie la maire communiste Claudine Cordillot, en poste depuis 1999 dans cette ville du Val-de-Marne. UMP, UDI, dissident socialiste et écologistes ont décidé de s'unir pour le second tour des municipales, suscitant la colère de l'état-major des Verts, qui avait annoncé "la suspension de tout candidat EELV fusionnant avec l'UMP". Avec 54% des voix à eux quatre au premier tour, cette candidature commune pourrait faire basculer la ville, communiste depuis 1925.
Il s'agit en fait de redistribuer les cartes en Val-de-Marne et notamment dans la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre, actuellement dirigée par Patricia Tordjman, maire sortante PCF de Gentilly.
Marseille -Vice-présidente du Conseil Général, Lisette Narducci (Parti radical de gauche) a annoncé la fusion de sa liste avec celle de l'UMP dans le 2e secteur de la cité phocéenne. "Les électeurs nous invitent souvent à bousculer les clivages politiques traditionnels", a justifié Jean-Claude Gaudin. Au risque de tendre le bâton à ses adversaires, le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin accueille une brebis égarée, maire du 2e secteur de Marseille et ex-premier adjoint de Jean-Noël Guérini, le président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, mis en examen dans plusieurs affaires et en voie d'exclusion du PS.
Gaudin fait ainsi ce qu'il a promis, rassembler la population, plutôt que de la diviser.
La droite se rallie à la gauche
Lens - Secrétaire du PS lensois qui n'avait pas obtenu l'investiture de son parti, Arnaud Sanchez a choisi de fusionner au second tour avec un ancien socialiste,Sébastien Plociniczak (12,61 %),et avec la candidate de la droite (UMP-UDI-MoDem), Sophie Gauthy.Sylvain Robert, dauphin de Guy Delcourt et maire sortant choisi par Paris, devrait donc être à la peine au second tour, alors qu'il a rassemblé 27,5% des voix au premier, contre 41,8% globalement pour ses adversaires. Le frontiste, Hugues Sion, a quant à lui obtenu 19,99 % des suffrages.
Paris 4e - Au coude-à-coude avec l'UMP Vincent Roger (37,82%) au premier tour, le candidat PS du 4e arrondissement de Paris, Christophe Girard(37,40%), successeur de Dominique Bertinotti devenue ministre déléguée à la Famille, a annoncé un accord avec la candidate divers droite, Anne Lebretonqui a obtenu 5,86% des voix dimanche. Elle rejoint sa liste en 8e position, ce qui lui garantit un siège de conseiller d'arrondissement.
L'UMP Vincent Roger assure qu'elle avait également entamé des discussions avec lui,mais qu'elle "voulait la place de numéro deux ou rien". Après s'être rapprochée de la principale liste dissidente à Nathalie-Kosciusko-Morizet, menée par l'entrepreneur Charles Beigbeder "Paris libéré",Anne Lebreton (UDI) a repoussé son soutien dans le IVe arrondissement. La centriste candidate dans un arrondissement connoté homosexuel invoque notamment le refus de cautionner le choix de présenter Stéphane Journot dans Ier. Ce dernier avait été exclu de l'UMP pour des positions jugées homophobes après le saccage des locaux d'Act Up pendant l'été 2013.
Paris 18e -Il ne s'agit pas d'une fusion, mais d'un soutien, pour marquer ses distances avec le candidat officiel de l'UMP, Pierre-Yves Bournazel. Dans le 18e arrondissement de Paris, Roxane Decorte, dissidente UMP, appelle ses électeurs à voter pour la liste du candidat PS, même si cela n'aura que peu d'influence sur les résultats du scrutin : l'arrondissement est ancré à gauche.
L’association ARA18 (Associations Relais Autonomie 18), présidée par Roxane Decorte, a été condamnée aux prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, et ne s’est pas acquittée de sa condamnation plus d’un après le jugement, affirmait Mediapart jeudi.
Elle avait été écartée par la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, au motif d’une autre condamnation en 2011 pour abus de confiance. Elle trouve néanmoins grâce auprès d'Eric Lejoindre, dauphin du maire sortant PS Daniel Vaillant.
Autant de petites manoeuvres qui seront immanquablement instrumentalisées par les camps adverses.