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mercredi 3 février 2016

Calais: Bertrand exhorte Cazeneuve à mettre les "no borders" hors d'état de nuire

Cazeneuve et Aubry les ont laissés croître et prospérer

Le président Les Républicains de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie exige "une réponse judiciaire beaucoup plus forte".
 

Il faut "mettre hors d'état de nuire les agitateurs, les provocateurs que sont les 'No Borders'a déclaré Xavier Bertrand ce mercredi matin sur France Info. En effet, on le sait, ils viennent "dire à certains migrants d'attaquer les CRS," avec la complicité silencieuse d'organisations animées par des militants également radicaux.
Le président de région a rencontré ce mercredi, avec la maire de Calais, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le nouveau garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, afin de demander notamment "une réponse judiciaire beaucoup plus forte."

"Il a aussi souhaité que les Anglais prennent leurs responsabilités"

Xavier Bertrand a insisté pour que les provocateurs "qui ne peuvent pas bénéficier du droit d'asile soient reconduits à la frontière". "Il faut qu’ils se bougent. Sinon il faudra revenir sur les accords du Touquet. On gère la frontière anglaise à Calais; dans ces cas-là qu’on leur rende". 

1.600 faux réfugiés expulsés: combien reviennent? 
Le gouvernement considère de son côté que la situation est en cours d'amélioration à Calais, comme le chômage... Il n'y aurait plus que 3.000 migrants espérant pouvoir passer en Grande-Bretagne contre près de 6.000 il y a quelques mois, assure-t-il. Plus de 2.300 personnes ont été "réorientées" -pour ne pas dire éparpillés- vers des centres d'accueil à travers la France et 1.600 faux réfugiés ont été expulsés, selon le ministère de l'Intérieur. "On ne passe plus à Calais comme à Dunkerque et on essaie de convaincre les gens de reconsidérer leur projet migratoire en expliquant qu'ils ne pourront plus passer ", raconte-t-il, visiblement peu convaincu par ses propos. 

"On est sur une démarche qui marche"... L'affirmation ne marche pas
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a annoncé ce mercredi après-midi l'interdiction de toute manifestation susceptible de troubler l'ordre public à Calais. Est visé le mouvement islamophobe Pediga qui voulait défiler ce week-end, tandis que les "no borders" continuent leurs raids sur la "jungle". Les "Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident' (en allemand, Pediga) sont un mouvement d'extrême droite contre l'immigration islamique en Allemagne. Depuis le mois d'octobre 2014, ses militants patriotes manifestent chaque lundi à 18h30 dans un parc de la ville de Dresde (ex-RDA), pour protester contre la politique d'asile du gouvernement. Le 31 décembre 2014, dans son allocution de fin d'année, la chancelière Angela Merkel avait appelé ses compatriotes à ne pas participer aux manifestations contre "l'islamisation de l'Occident," mais, depuis septembre 2015, les autorités et la presse notent un "regain d’affluence" des manifestations de PEGIDA renforcé par les violences sexuelles par des migrants à Cologne.

La mesure du gouvernement Valls vise également à éviter tout affrontement entre les militants associatifs qui encadrent les migrants installés dans la 'jungle' et la population excédée par des mois et des années de troubles et d'insécurité dans l'ensemble du Calaisis. 
Bernard Cazeneuve a fait cette annonce après avoir reçu le député socialiste du Pas-de-Calais, Yann Capet (un fonctionnaire dont la profession reste obscure et qui " pas encore décidé de sa position" sur la déchéance de nationalité, au second plan sur la photo), la maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, et Xavier Bertrand, 57,21% des voix aux Régionales, suite à l'élimination de la gauche PS-PRG-EELV.

lundi 14 décembre 2015

Régionales : Xavier Bertrand, vaillant gagnant de la mascarade des alliances de second tour


L'élu LR a incarné le ras-le-bol du PS et la page Aubry est tournée

Après avoir renouvelé le discours politique, Xavier Bertrand doit maintenant être efficace.
Xavier Bertrand, LR,
modeste dans la victoire
Xavier Bertrand est le mieux élu de tous les candidats de l'opposition, avec 57,77 % des suffrages qui se sont portés sur sa liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Devancé par Marine Le Pen au premier tour, il l'a laissée loin derrière au second, en dépit des sondages. Xavier Bertrand obtient plus de 57 % des voix et devance largement Marine Le Pen. A lui l'obligation de l'initiative, de la transparence et de l'efficacité.

Du fait de l'élimination au premier tour du parti présidentiel, dans l'un de ses fiefs les plus emblématiques et puissants, c'est une victoire atypique, comme il l'a reconnu d'emblée dans son discours prononcé dans les premières minutes de la soirée électorale, dans sa ville de Saint-Quentin: "Ce soir, ce n'est pas la victoire des partis politiques. Ce soir, ce n'est même pas ma victoire." S'adressait-il aux caciques de  la droite qui le traitaient, lui, le petit assureur, avec condescendance ? 
Il a en outre pris soin de remercier les orphelins, "les électeurs de gauche qui ont voté pour faire rempart, ainsi que ceux qui s'étaient abstenus au premier tour et ceux qui ont préféré l'attachement à la région à la colère du premier tour".

Pendant la campagne, et singulièrement dans l'entre-deux-tours,
Xavier Bertrand, homme de droite, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, dont il fut porte-parole de campagne en 2007, a aussi pratiqué un exercice inédit : il a rompu avec la langue de bois habituelle pour s'en prendre aux hiérarques et aux apparatchiks de son parti : "Qu'ils se taisent !" a-t-il répété. Cette tonalité, qui pointait la responsabilité des élites politiques parisiennes, outre son travail de terrain et sa modestie, s'est révélée gagnante.

vendredi 11 décembre 2015

Le diabolique Valls dramatise: " le FN peut conduire à la "guerre civile," assure ce Premier ministre

Le premier ministre joue avec les peurs dans une insupportable charge anti-républicaine

Le Premier ministre de la gauche a dit son sentiment surjoué

"Le Front national peut conduire à la "guerre civile" et son programme est une "arnaque" qui "trompe les gens", a affirmé Manuel Valls ce vendredi, dans la matinale de France Inter, chaîne de service public où il est chez lui.

Dans une manipulation digne des régimes où sévit un pouvoir absolu, il a utilisé les moyens de propagande de l'Etat.  "Il y a deux options pour notre pays. Il y a une option qui est celle de l'extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile et il y a une autre vision qui est celle de la République et des valeurs, qui est le rassemblement", a estimé le  binaire Kiki, à deux jours du second tour des régionales.

"L'extrême droite est au fond dans l'arnaque, parce que son projet, c'est une arnaque, (le Front national) trompe les gens, (est) toujours dans l'outrance, tient des propos insupportables", a-t-il martelé peu après, en fustigeant "le clan Le Pen qui, en plus, est poursuivi par la justice". Sont-ils présumés coupables ?
40% des Français voteraient-ils pour une arnaque ?doute la journaliste. 

"Oui, oui, il faut leur dire", maintient le socialiste manichéen, avant d'ajouter: "
Les Français qui font ce choix, bien sûr, je les respecte, parce que quand il y a un vote de colère, il faut l'entendre, mais ils votent pour un parti antisémite, raciste, qui n'aime pas la République... et qui en plus trompe les Français", a poursuivi le Premier ministre.

Un tableau apocalyptique qui tient l'intelligence des Français en piètre estime
"Si l'extrême droite l'emportait dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le Grand Est ou en Paca, mais aussi en Franche-Comté-Bourgogne (...), l'image de ces régions serait détruite, beaucoup d'entreprises partiraient, on supprimerait en plus des projets et des programmes, là pour les femmes, je pense au planning familial, là le soutien à un certain nombre de projets pour les lycées", a insisté Manuel Valls.

"A tous ceux qui sont tentés aujourd'hui par le vote extrême parce qu'ils en ont assez, je leur dis, pour ces petits retraités, ces ouvriers, ces citoyens dans la précarité, cette jeunesse qui ne voit pas l'avenir [après près de quatre années de socialisme], ça serait un désastre, ça serait pire. Le programme du FN, c'est la division", a encore discriminé le chef partisan du gouvernement de Hollande.

Régionales: Cohn-Bendit, Blandin et Bové appellent à voter X. Bertrand (LR)

La gauche se rallie à Xavier Bertrand (LR) une fois donné gagnant face à Marine Le Pen

En région Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
Daniel Cohn-Bendit, M. C. Blandin et José Bové, ont lancé ce mercredi un appel à

voter pour Xavier Bertrand, le candidat Les Républicains
Au second tourl'ex-député écologiste européen, l'ancienne présidente de la région Nord-Pas-de-Calais et l'eurodéputé altermondialiste EELV - élu du Sud-Ouest (et syndicaliste agricole radical de la Confédération paysanne) - comptent ainsi contribuer à un nouveau barrage mais cette fois sur la voie de la conquête de la région par le Front national arrivé en tête avec 40,6% au premier tour. "Nous sommes à un de ces moments de l'Histoire où ce qui rassemble doit être plus fort que ce qui divise. Nous appelons donc à voter pour le seul candidat républicain restant en lice : Xavier Bertrand", ont affirmé les trois écologistes dans un communiqué. 

Les battus de gauche appellent aussi à aller voter

"Toute abstention est une voix indirecte pour le Front National". Les trois  écologistes pros expliquent que c'est "la colère et la désespérance" qui ont conduit "une grande partie de la population du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie à porter leurs suffrages sur le Front national", plutôt que pour la gauche, PS, écologistes et Front de gauche pourtant rassemblés. 

Ce qui est fait sans la gauche n'est pas voué à l'échec.
Ils jouent sur les peurs, voire de la menace. "Dimanche, le pire serait que cette colère, par un mauvais choix, ne se retourne contre la population elle-même : les plus démunis, les plus fragiles, les plus exposés seraient, dès lundi matin et pour longtemps les premières victimes de la funeste politique et les errements que s'apprête à imposer le Front national". 
Le parti socialiste, qui a retiré sa candidature, a également appelé à voter Xavier Bertrand contre Marine le Pen. Un appel soutenu par Manuel Valls,  le haineux premier ministre, pour qui "le FN est une arnaque".
La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a un bel avenir sans la gauche.

Alors que ces trois compères écologistes lançaient
leur appel de la 25e heure, un sondage BVA pour 'La Voix du Nord' donnait déjà Xavier Bertrand (LR) vainqueur de son duel face à Marine Le Pen (FN), au second tour des régionales, dimanche. C'est quoi l'arnaque ?

dimanche 15 novembre 2015

Régionales dans le Nord: un sondage "dans ces moments tragiques" offusque François Lamy

Hollande a maintenu les élections régionales en décembre: la vie républicaine continue !

Factotum de Martine Aubry, maire de Lille, le député PS de l'Essonne est colère 

Il a publié dimanche 15 novembre un communiqué, relayé par une journaliste du journal officieux du PS, Le Monde, dans lequel il explique être "doublement en colère". Une manie dans la majorité: à l'instar de l'hystérique de Matignon, garder ses nerfs est au-dessus de leurs moyens. 
En cause, "la publication ce soir d'un sondage par RTL, LCI et Le Figaro sur les élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais - Picardie", écrit celui qui est le porte-parole du candidat PS dans la région, Pierre de Saintignon. 

Le timing est le même pour tous mais ne lui sied point...
Cette publication intervient en effet moins de 48 heures après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis. François Lamy fulmine et fait donner les violons:
"Alors que tous les candidats ont suspendu naturellement leur campagne [voir ici] devant l'horreur du moment et au regard du recueillement nécessaire, publier un sondage quand de nombreuses victimes ne sont même pas encore identifiées, que les Français sont sous le choc, est proprement indécent, indigne et choquant", se plaint le socialiste  Assurerait-il ainsi un argumentaire d'après-second tour ?
La seconde raison est plus terre à terre et, disons-le,  politicienne. 
Selon cet apparatchik local, ce sondage serait volontairement défavorable à Pierre de Saintignon en ne faisant "tester" qu'une seule hypothèse de second tour : "un duel Xavier Bertrand/Marine Le Pen". Et ce "alors que la gauche est devant la droite à l'issue du premier tour, que Pierre de Saintignon fait jeu égal avec Xavier Bertrand en cas de triangulaire au second tour". Dans sa tête !
Le mauvais joueur est de mauvaise foi.
Ce choix des "commanditaires" "relève à l'évidence d'une opération politicienne". L'hypothèse d'une triangulaire Saintignon/Bertrand/Le Pen a bien été testée. Mais pas celle d'un duel Saintignon/Le Pen.

François Lamy conclut son communiqué par un coup de gueule récapitulatif :
"La situation de notre pays et ce que vivent dans ces moments tragiques nos concitoyens exigent de la part des media un sens des responsabilités et une déontologie que n'ont malheureusement pas eus RTL, LCI et Le Figaro. [Le Monde, Libération, L'Obs et L'Express , pour ne citer qu'eux, seraient parfaitement socialistes, donc] Inutile de parler de République et de démocratie quand on se comporte ainsi." 
Or, ce sondage a été réalisé par Ifop avant les attentats. 
Il a depuis sa publication été relayé par divers media (ici, France3, ou , Le Point) et a fait l'objet d'une dépêche AFP. Trois vecteurs d'information peut suspects de sympathies droitières...


mercredi 30 septembre 2015

EELV se vide: la députée Barbara Pompili n'encadre plus le parti écologiste

Pompili claque la porte derrière son mari 

Deux autres cadres du parti, François de Rugy et Jean-Vincent Placé, ont déjà quitté Europe Ecologie-Les Verts 
EELV  enregistre une nouvelle perte avec le départ de sa co-présidente du groupe écologiste à l'AssembléeMercredi 30 septembre, dans un entretien publié sur le site internet du Monde, Barbara Pompili a annoncé qu'elle quitte le parti écologiste.

La députée de la Somme dénonce "une stratégie de division de la gauche" qui "risque de nous orienter vers une victoire du Front national" après le choix des écologistes de ne pas faire alliance avec les socialistes pour les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie. Elle a précisé qu'elle ne soutient pas S. Rousseau.

Or, Barbara Pompili est la compagne de Christophe Porquier, vice-président du conseil régional de Picardie membre d'EELV
La démission de B. Pompili est clairement liée à
la stratégie radicale de la direction d'EELV, notamment incarnée par Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, pour les régionales dans le Nord. Mais c'est l'avenir de son compagnon Christophe Porquier, qui est en jeu, puisqu'il est vice-président de la région... Picardie.
Sa décision aura tardé, mais elle était donc attendueLa vice-présidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts à l’Assemblée suit ainsi son compagnon, après son "binôme" au Palais Bourbon, François de Rugy, ainsi que leur homologue au Sénat Jean-Vincent Placé, démissionnaires à la fin août à cause de la stratégie d’EELV pour les élections régionales. 

L’élue de la Somme s’est notamment indignée du choix des militants de sa région, le Nord-Pas-de-Calais, Picardie qui l'a élue: ils ont préféré s’allier avec le Front de GauchePour faire face au scrutin de décembre à Marine Le Pen (FN) qui est bien partie pour l’emporter, les militants de la Grande Région Nord ont fait davantage confiance à l'extrême gauche qu’au PS. Barbara Pompili est particulièrement sensible au sort électoral de son territoire. 
Au-delà des considérations politiques, elle est aussi la compagne de Christophe Porquier, vice-président de la région Picardie, dans une majorité de pastèques, vertes dehors, mais rouges dedans. Il y a une quinzaine de jours, la démission de Christophe Porquier était liée à sa désertion de la liste EELV emmenée par Sandrine Rousseau dans le Nord. Il était pourtant colistier et désormais ex-chef de file de la liste écolo dans la Somme. Comme le trio Placé-Rugy-Pompili, il avait alors critiqué la "logique protestataire, stérile" de son parti en général et de la liste en particulier. Présenté comme un des "pionniers de l’écologie politique en Picardie" par la Voix du Nord, celui qui a structuré EELV dans la Somme et à Amiens n’a pas supporté, lui non plus, le choix des militants nordistes de partir avec Mélenchon et consorts : il refuse de "jouer à la roulette russe avec les scores du premier tour, en tapant sur l’allié d’hier" comme il le dit dans le Courrier Picard.
Aujourd’hui,
Monsieur Pompili semble se diriger directement vers les listes du socialiste Pierre de Saintignon. Ce que n’a pas manqué de relever Sandrine Rousseau qui estime que son ex-colistier est mû par "le souhait d’être réélu".

Christophe Rossignol, membre du conseil fédéral d'EELV, a annoncé sa démission du parti.
 
Dans une lettre, il explique que "partir, c'est un déchirement mais aussi un devoir". "La lente agonie d'EELV s'est accélérée avec le départ du gouvernement. (...) Et aujourd'hui en Nord-Pas de Calais-Picardie, demain sans doute en PACA, deux régions où le FN peut gagner, quelques dizaines d'adhérents ont décidé de mettre en place une stratégie mortifère de désunion qui risque pour des millions de personnes de se transformer en tragédie", ajoute ce conseiller régional dans le Centre, proche de Jean-Vincent Placé.

Le PS pourrait tirer les marrons du feu écologiste

Pompili n'a pas précisé si elle rejoint  le nouveau parti créé par Rugy et Placé
.
Nous saurons avant Noël si elle entre dans le jeu de chaises musicales de l'après-Régionales. Ségolène Royal pourrait en effet quitter son ministère de l'Environnement où elle fait du sur-place dans le Nutella, à force de provocations et de reculades. 

samedi 12 septembre 2015

EELV se tourne vers le Front de gauche, malgré l'appel de Hollande à l'union

Les militants écologistes en ont soupé de Hollande et les autres

"La dispersion, c'est la disparition", mettait en garde François Hollande lundi 

Appelés à voter ce samedi, les militants EELV du Nord-Pas-de-Calais-Picardie lui ont fourni la réponse du berger à la bergère. La base a massivement décidé  de partir à la bataille avec le Parti de gauche (à 74,46%) aux régionales de décembre prochain. 

Une rupture aussi attendue que fracassante. 
Soutenu par la chef de file EELV dans la région, Sandrine Rousseau, ce choix de tourner le dos au PS en dépit du risque FN aggrave encore un peu plus la crise traversée par EELV. 

Vers une nouvelle vague de démissions à EELV ?

Après celles fin août de François de Rugy et Jean-Vincent Placé, Christophe Rossignol, membre du conseil fédéral, a claqué la porte sitôt le résultat connu. 

La coprésidente du groupe EELV à l'Assemblée, Barbara Pompili, pourrait faire de même. Elle avait notamment affirmé vouloir connaître la décision des militants de Nord-Pas-de-Calais-Picardie avant de trancher sur son avenir au sein du parti. "Il y a des responsables importants qui sont en profond désaccord avec cette stratégie [d'alliance avec le Parti de gauche] et qui pourraient s'exprimer", confirma François de Rugy, sans vouloir en dire plus. 

"Il y a clairement deux lignes qui se dégagent"
"Évidemment qu'il va y avoir des démissions, mais pour certains le résultat de cette AG n'est qu'un prétexte", juge Alexis Braud, proche de Cécile Duflot. "Ils ne partent pas parce qu'on s'allie avec le PG, mais parce qu'ils jugent qu'il faut se ranger derrière le PS pour faire battre le FN, or cette stratégie n'a jamais empêchée le FN de multiplier ses scores", poursuit le Sarthois.
 
Ce vote ravive un peu plus les divisions  
Sur Twitter, le député de Paris, Denis Baupin a déploré un "choix suicidaire", tandis que Marine Tondelier, proche de Cécile Duflot et tête de liste dans le Pas-de-Calais, multipliait les smileys à l'annonce du résultat. 

"Il y a une forme de clarification qui s'opère, il y a clairement deux lignes qui se dégagent", souligne François de Rugy. Elles auront l'occasion de s'affronter à nouveau mardi. Ce jour-là, la réunion des députés écologistes de l'Assemblée risque de sonner la fin du groupe EELV, malgré l'appel des deux coprésidents actuels, Pompili et de Rugy, à trouver un "modus vivendi" en partageant la coprésidence et le temps de parole. 

"C'est la vie, juge, philosophe, un membre du conseil fédéral du parti. Il vaut mieux ne plus avoir de groupe plutôt qu'un faux groupe avec des gens d'accord sur rien.

Christophe Rossignol claque la porte 

Et une nouvelle démission, une ! Christophe Rossignol, ancien membre de la direction et actuel membre du conseil fédéral d'EELV, a envoyé sa lettre de démission, sitôt le résultat de l'AG des militants du Nord-Pas-de-Calais-Picardie connu. 

Son départ surprendra peu de militants écologistes, puisque qu'il est un proche de Jean-Vincent Placé avec qui il défend un retour des Verts au gouvernement. Mais sa missive est très sévère vis à vis du parti. "Partir, écrit celui qui a adhéré chez les Verts il y a 17 ans, c'est un déchirement mais aussi un devoir". "Je ne comprends plus mon parti, poursuit-il. EELV s'est refermée. (...) La lente agonie d'EELV s'est accélérée avec le départ du gouvernement. (...) 

Et aujourd'hui en Nord-Pas de Calais-Picardie, demain sans doute en PACA, deux régions où le FN peut gagner, quelques dizaines d'adhérents ont décidé de mettre en place une stratégie mortifère de désunion qui risque pour des millions de personnes de se transformer en tragédie. (...) Cette décision est insupportable". 

Que reStera-t-il des couples écolos dans la vie, éclatés en politique ?

Denis Baupin a épousé Emmanuel Cosse et Christophe Rossignol, Barbara Pompili qui tarde à suivre son mari.
Actuellement conseiller régional de la région Centre, Christophe Rossignol était numéro quatre à Paris sur la liste menée par la secrétaire nationale Emmanuelle Cosse en décembre prochain.

vendredi 21 août 2015

J.-V. Placé, le Verts dans une colère rouge, prêt à prendre la porte d'EELV

Les écologistes se laisseront-ils prendre dans la spirale de l'échec socialiste au pouvoir ? 

Les alliances avec l'extrême gauche aux Régionales en indisposent plus d'un 
à Europe Ecologie-les Verts 
J.-V. Placé implore Hollande de le prendre
Jean-Vincent Placé l'avoue désormais haut et fort, il est "un fidèle soutien" de François Hollande, et le rapprochement d'EELV avec le Front de gauche l'irrite au plus haut point. "Tout ça va devenir ridicule et chacun va devoir choisir son camp. Moi j’ai choisi le mien, je suis un fidèle soutien du président de la République". Après la tribune - signée de 8 frondeurs - contre le rapprochement d'EELV avec le Front de gauche en vue des élections régionales, Jean-Vincent Placé enfonce le clou.

Le sénateur écolo  menace dans Le Monde de quitter EELV. 
D'après l'organe officieux du PS, il entend "pousser un coup de gueule" contre les alliances au premier tour des régionales ce vendredi aux journées d'été de son parti qui se tiennent à Villeneuve-d'Asq, dans le Nord.

Une stratégie "irresponsable"

Deux de ces alliances sont en train de se nouer avec le Front de gauche en Provence-Alpes-Côte-d'Azur et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, des régions socialistes qui font le lit du Front national. Jean-Vincent Placé y voit une stratégie "irresponsable" qui "ouvre un boulevard au FN", assurant que si cette stratégie va à son terme il en tirera "toutes les conséquences" !
"La scission qui pouvait se produire après les régionales va arriver de façon certaine après le 12 septembre si le parti persévère", ce jour-là, les militants du Nord-Pas-de-Calais doivent se prononcer.
Les journées d'été des écologistes ont débuté jeudi sur fond de discorde concernant l'opportunité d'alliances avec le PS à moins de quatre mois des régionales. Jean-Vincent Placé, lui, a annoncé qu'il se rendrait aux journées d'été du Front démocrate écologiste et social du sécessionniste Jean-Luc Bennahmias, (vice-président en congé du MoDem), le 27 août, où il souhaite lancer un "appel à l'alliance populaire" avec les socialistes.

mercredi 19 août 2015

Pompili (EELV) envisage une scission du parti sur le problème de la participation d'EELV au gouvernement Valls

Le grand écart des Verts aux Régionales met EELV en péril

La députée d'Europe Ecologie-Les Verts Barbara Pompili ne sait pas si son parti parviendra à conserver son unité

Barbara Pompili, prête à pactiser avec Valls, le libéral démocrate, 
en présence de J.-V. Placé, regard fuyant, en avril 2014 à Matignon
Le parti est en effet tiraillé entre partisans et adversaires d'une participation au gouvernement. Alors que François Rebsamen a préféré le quitter, au vu des échecs de la politique du chômage de Hollande et Valls, certains Verts, tels J.-V. Placé, François de Rugy ou... Barbara Pompili rêvent de maroquin. 
"Nous vivons un moment crucial. Il peut y avoir une tendance au repli et à l'exclusion de toute pensée qui s'écarterait d'une ligne que certains [Duflot et Cosse] voudraient. J'espère me tromper", ajoute, avec force circonvolutions langagières,  la co-présidente du groupe écologiste EELV  à l'Assemblée, alors que s'ouvrent les journées d'été du mouvement à Villeneuve d'Ascq (Nord).

Exemple emblématique du "je t'aime, moi non plus" entre le PS et EELV
La candidature de la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, face à Claude Bartolone, démissionnaire apparent de son poste au perchoir de l'Assemblée nationale,
,
"La plupart des élus écologistes sont pour un retour au gouvernement"

On l'a compris, Mme Pompili n'en peut plus d'attendre un coup de fil de l'Elysée, en admettant que ces élus-là "égrènent chacun leurs conditions".
Pour Pompili, les écologistes doivent participer au gouvernement pour "pouvoir peser" et exister en tant que parti, ce qui passe par "un contrat"."Si on veut de l'écologie dans les politiques publiques, il faut que les écologistes soient dans tous les lieux de décisions", prétend-elle, estimant que l'écologie est le domaine réservé d'Europe Ecologie-les Verts. 
 
Mme Pompili rappelle par ailleurs l'attachement de sa formation à un mode de scrutin proportionnel.
"Le fait que le FN ne soit pas à l'Assemblée nationale [du fait du mode de scrutin majoritaire] au regard du niveau de son électorat est un problème. Je le dis sans tabou. Quand on veut lutter contre le FN, on ne peut pas le faire avec des artifices de procédure mais sur le fond", relève-t-elle.

La députée de la Somme sait son siège menacé par un Front national en pleine expansion dans le Pas-de-Calais de sa naissance, un département historiquement socialiste ébranlé par les affaires Jean-Pierre Kucheida  à Liévin ou Gérard Dalongeville à Hénin-Beaumont, dont la mairie a été soustraite au PS par le FN.

Compagne d'un ex-conseiller principal d’éducation en lycée (CPE), Christophe Porquier (ancienne tête de liste EELV pour les élections régionales, ci-contre à droite), vice-président EELV du Conseil régional de Picardie présidé par Claude Gewerc, un courtier juif en tissus pour la haute couture, né en Allemagne et proche de Laurent Fabius, et condamné en 2010 pour diffamation envers son adversaire Maxime Gremetz, Pompili est en recherche d'une stature nationale pour faire face à la montée régionale du FN.
Le duel annoncé aux régionales 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie opposera Marine Le Pen (FN) au candidat du parti Les Républicains, Xavier Bertrand.