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dimanche 2 février 2020

Xavier Bertrand dénonce la politique sécuritaire de Macron

Le président n'a pas "réconcilié les Français" mais les a "dressés les uns contre les autres". 

Macron ne tient pas ses promesses, notamment la réconciliation des Français 

Image associéeDe l'avis général, la politique et les comportements de Macron développent la haine, contre sa personne et ses soutiens, au premier rang desquels ses ministres et élus, au point que les membres du gouvernement rechignent à se présenter comme têtes de liste aux municipales ou, à l'inverse, pour échapper au guêpier LREM dans lequel ils se sont fourrés, et encore,  en dissimulant leur appartenance derrière des sigles flous. Une douzaine de députés a plaqué le parti du président, singulièrement des femmes qui, pour nombre d'entre elles, reprochent l'autoritarisme ambiant qui dénie à tous le droit de penser et agir par eux-mêmes.

"En même temps", la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron est "un fiasco", déplore le président (ex-LR) de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans le JDD. 
"Le pays est sous tension, divisé comme rarement," met en garde l'ancien ministre des Affaires sociales
"Nos rues sont le théâtre de violences depuis plus de quinze mois,"déplore-t-il encore  dans un entretien avec le Journal du Dimanche.

"Attention ! Le tissu français se déchire sous nos yeux et vous en êtes responsable, Monsieur le Président"

"Pendant les deux ans de mandat qu'il vous reste, votre priorité doit être de protéger les Français", demande Xavier Bertrand, un possible candidat à la présidentielle de 2022.
Le chef de l'Etat est "mal à l'aise avec ces questions régaliennes," constate-t-il. 

Il pointe aussi la responsabilité du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et celle de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui devrait "donner des directives claires et fortes en matière de justice pénale".

Il faut changer de politique

"Nous avons un triste record en matière de non-recouvrement des amendes et de non-exécution des peines", déplore-t-il en demandant que ne soit pas appliquée la nouvelle échelle des peines prévue par la loi sur la justice.

"Il y a en France un numerus clausus carcéral qui ne dit pas son nom", dénonce  Xavier Bertrand, et "la garde des Sceaux veut vider les prisons car la promesse de Macron de construire 15.000 places ne sera pas tenue," explique-t-il.

Faut-il remplacer ces deux ministres clés ? Oui, "car il faut changer de politique" et "il faut pour cela que le Président change, et déjà de comportement".

Le président des Hauts-de-France condamne le selfie de Macron exhibant cette semaine un T-shirt dénonçant les violences policières: "c'est une insulte aux forces de l'ordre, une remise en cause de ce qu'elles sont : les derniers remparts de la République".

vendredi 8 avril 2016

Faillite de Poitou-Charentes: Royal hurle au crime de lèse-majesté

Ministre de l'Ecologie, choquée par un rapport éreintant sa gestion de présidente de région Poitou-Charentes

Emprunts à haut risque, "retards
" de paiement: "phobie administrative"?  'Juste' ?

Le président de nouveau Conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a découvert le pot aux roses. Alain Rousset (PS) a commandé un audit qui a mis en lumière la situation "alarmante" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans (entre 2004 et 2014) par Ségolène Royal. 
Si Alain Rousset souligne les ratios financiers "performants" de la nouvelle région ALPC, il met en lumière de fortes "hétérogénéités" entre les anciennes régions, en particulier une "forte dégradation" de la situation de Poitou-Charentes. 

La ministre de l'Écologie n'a pas manqué de dénoncer des "attaques diffamatoires" de la droite. 
L'opposition évoque en effet une "faillite". Sans la fusion (des trois régions), "nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute de la région" Poitou-Charentes, a affirmé le président de la commission des Finances d'ALPC, Olivier Chartier (Les Républicains), en présentant à la presse les résultats de l'audit mené par Ernst & Young. 

Sur Twitter, le député des Eric Ciotti a ironisé sur le "laboratoire de la faillite budgétaire". 

Le Point a en revanche donné à Ségolène Royal l'occasion de dénoncer "de la basse vengeance", et épingle une "manoeuvre visant "à justifier un arrêt des politiques régionales et une hausse des impôts". 

"Une gestion absolument pas maîtrisée"

Le cabinet relève aussi, parmi les emprunts, "56 millions d'euros à très haut risque" qui nécessiteront un plan de désengagement, et 44 millions d'euros d'emprunts "à risque". Pèsent, enfin, deux crédits-bails pour le renouvellement de TER, obérant la capacité de désendettement. 

"C'est une gestion absolument pas maîtrisée, et qui connaît une accélération de sa dégradation très forte"
depuis 2013, a résumé Florent Boudié. 
Olivier Chartier a déploré un "volontarisme politique" en forme de "fuite en avant, un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement". Il a émis "un sérieux doute sur la sincérité des comptes présentés à l'époque".

Un nouveau rapport à l'automne
La Chambre régionale des comptes, saisie, devrait rendre un rapport à l'automne. C'est au juge des comptes, qu'il reviendra d'apprécier "d'éventuelles responsabilités", et d'engager le cas échéant des procédures, ont indiqué les élus. 
D'ici là, Olivier Chartier a indiqué qu'un complément d'audit, plus poussé, sera engagé, et a estimé qu'il revient à la présidente de Poitou-Charentes de 2004 à 2014, et son successeur Jean-François Macaire "de s'expliquer, d'une façon ou d'une autre, sur la situation".

Colère injuste aussi de Ségolène Royal contre Alain Rousset


Ségolène Royal s'est montrée particulièrement violente suite à l'entretien d'Alain Rousset avec Sud-Ouest et de la Nouvelle République du Centre (ce dernier est dirigé par Olivier Saint-Cricq, 46 ans, successeur de son papa, Jacques Saint-Cricq, père également de Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2 et épouse de Patrice Duhamel). Le président de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes y explique en effet ce matin que ses services ont relevé des dysfonctionnement importants dans le budget de l'ancienne région Poitou-Charentes.

L'ex-présidente de la région Poitou-Charentes et actuelle ministre de l'Ecologie s'est déchaînée contre Alain Rousset.
"C’est lamentable, c’est un règlement de compte… C’est porter atteinte à la réputation de Poitou- Charentes et de ses entreprises !" piaille l'amère Royal.
La ministre de l'Ecologie a riposté en attaquant aussi Jean-François Macaire, qui a assuré l'intérim de sa succession à la présidence du Conseil régional de Poitou-Charentes (avril 2014-décembre 2015), "qui s’est présenté contre Alain Rousset".
En janvier 2016, le socialiste Macaire devient troisième vice-président du conseil régional d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, chargé... des finances et du budget. Dès février de la même année,
l'intérimaire remet sa délégation au Président de région Alain Rousset, à la suite de la découverte d'un déficit de 132 millions d'euros dans les comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes.

La gestionnaire défaillante élargit la querelle.

"Des procès d'intention sont faits, à l'initiative de nos adversaires politiques. En jouant contre nos intérêts communs [celle de la majorité politique de la nouvelle grande région ALPC], nos adversaires en profitent," assure l'amère Royal.

Elle n'exclut pas de porter plainte pour diffamation. Contre qui et quand ? Elle répondra sans doute à ces questions dans les jours qui viennent.

Ségolène Royal s'est imposée comme présidente de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP 21), une reconnaissance "juste" de ses compétences...

vendredi 11 décembre 2015

Régionales: Cohn-Bendit, Blandin et Bové appellent à voter X. Bertrand (LR)

La gauche se rallie à Xavier Bertrand (LR) une fois donné gagnant face à Marine Le Pen

En région Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
Daniel Cohn-Bendit, M. C. Blandin et José Bové, ont lancé ce mercredi un appel à

voter pour Xavier Bertrand, le candidat Les Républicains
Au second tourl'ex-député écologiste européen, l'ancienne présidente de la région Nord-Pas-de-Calais et l'eurodéputé altermondialiste EELV - élu du Sud-Ouest (et syndicaliste agricole radical de la Confédération paysanne) - comptent ainsi contribuer à un nouveau barrage mais cette fois sur la voie de la conquête de la région par le Front national arrivé en tête avec 40,6% au premier tour. "Nous sommes à un de ces moments de l'Histoire où ce qui rassemble doit être plus fort que ce qui divise. Nous appelons donc à voter pour le seul candidat républicain restant en lice : Xavier Bertrand", ont affirmé les trois écologistes dans un communiqué. 

Les battus de gauche appellent aussi à aller voter

"Toute abstention est une voix indirecte pour le Front National". Les trois  écologistes pros expliquent que c'est "la colère et la désespérance" qui ont conduit "une grande partie de la population du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie à porter leurs suffrages sur le Front national", plutôt que pour la gauche, PS, écologistes et Front de gauche pourtant rassemblés. 

Ce qui est fait sans la gauche n'est pas voué à l'échec.
Ils jouent sur les peurs, voire de la menace. "Dimanche, le pire serait que cette colère, par un mauvais choix, ne se retourne contre la population elle-même : les plus démunis, les plus fragiles, les plus exposés seraient, dès lundi matin et pour longtemps les premières victimes de la funeste politique et les errements que s'apprête à imposer le Front national". 
Le parti socialiste, qui a retiré sa candidature, a également appelé à voter Xavier Bertrand contre Marine le Pen. Un appel soutenu par Manuel Valls,  le haineux premier ministre, pour qui "le FN est une arnaque".
La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a un bel avenir sans la gauche.

Alors que ces trois compères écologistes lançaient
leur appel de la 25e heure, un sondage BVA pour 'La Voix du Nord' donnait déjà Xavier Bertrand (LR) vainqueur de son duel face à Marine Le Pen (FN), au second tour des régionales, dimanche. C'est quoi l'arnaque ?

jeudi 22 août 2013

Retour manqué de Ségolène Royal à la Rochelle

Ségolène Royal n'est définitivement plus 'bankable'

Grandeur et décadence


Après une absence remarquée à l'université d'été du PS en 2012, Ségolène Royal faisait une tentative désespérée pour renaître de ses cendres à la Rochelle, lieu de son parachutage manqué à la législatives face au candidat légitime et vainqueur, Olivier Falorni.
Le député ne pratique pas la langue de bois. Il vient de commenter son arrivée au Palais Bourbon en ces termes:  "Quand je suis arrivé à l'Assemblée [...] un paquet de collègues m'ont dit bravo, tu as bien fait (de gagner). En fait, ils étaient très contents de ne pas avoir à voter pour elle lors de l'élection du président de l'Assemblée", assène Olivier Falorni, sans concession.

La présidente du marais poitevin avait pourtant convié tous ses homologues socialistes à un déjeuner, point d'orgue de son opération médiatique. Mais, installés au pouvoir, ils n'ont plus faim. 
A quelques heures seulement du rendez-vous, son entourage s'est résigné à faire savoir  que le repas et la conférence de presse sont annulés. La plupart des présidents de région se sont en effet portés pâles!

La pestiférée  a confirmé, mais donne sa version personnelle sur Twitter

Sans aucune mauvaise foi, bien sûr, elle affirme que la réunion des présidents de Région n'a pas été annulée mais reportée à quelques jours -sans date -  au motif de la préparation de la rencontre du 11 à Matignon.



Falorni apporte son témoignage à la défection des pairs de la sexagénaire, ajoutant que les éléphants ont simulé leur affliction suite à l'échec de leur camarade: "Pour les quelques dirigeants de l'appareil PS qui l'ont pleurée, c'était des larmes de crocodiles."


A défaut,
la battue de la présidentielle 2012 a dû se contenter d'un déplacement avec le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Le Foll rend visite à
tous les cochons roses
Ensemble à la mi-journée, ils ont visité,une exploitation agricole de la Vienne, au pas de course. Il a notamment rencontré les organisations agricoles, sauf la Confédération paysanne qui fait sa tête de lard. Elle estime en effet qu'en décidant de recevoir la profession agricole dans l'élevage de porcs d'Yves Debien, à Sèvres-Anxaumont, Stéphane Le Foll cautionne la politique agro-industrielle défendue par la FNSEA (syndicat majoritaire).
La députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, n'était pas invitée?

Il faut donc attendre vendredi pour une nouvelle tentative.
C'est elle qui, en tant qu'hôtesse d'accueil, ouvrira les travaux de l'université d'été du PS. 
La réaction des militants sera scrutée à la loupe.
Celle des media sera celle de l'Elysée...


dimanche 12 octobre 2008

Huchon, un socialiste moralisateur en attente de son jugement

Le président de région dealerait-il avec son procureur général ?
Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Ile-de-France, qui a fait appel de sa condamnation pour prise illégale d'intérêts, connaîtra le 21 novembre le jugement que porte la société sur un comportement d’un des donneurs socialistes de leçons de morale.

La procureure de la République, Marie-Aimée Gaspari, avait reproché à la fois à Jean-Paul Huchon d’avoir facilité le recrutement de son épouse par des entreprises attributaires de marchés publics de la région, puis de l’avoir embauchée comme conseillère à son cabinet. Le tribunal avait relaxé le prévenu sur le deuxième point, en estimant que son épouse, Dominique Le Texier, par ailleurs intermittente du spectacle, effectuait un travail réel dans ce cabinet.
Le tribunal avait trouvé que “les vaines tentatives [J.-P. Huchon] particulièrement maladroites eu égard à ses fonctions et à son parcours professionnel, pour convaincre le tribunal qu’il ignorait tout des activités professionnelles de sa femme et qu’il s’en désintéressait(…) ne sont pas de nature à atténuer sa responsabilité”. C’est dire qu’un président socialiste de région serait compétent.

Le 20 février 2007, Jean-Paul Huchon avait été condamné, en première instance, à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts, tandis que son épouse avait été condamnée à quatre mois avec sursis et 20.000 euros d'amende. Le couple était alors défendu par un conseil unique, Me Philippe Dehapiot.

Pour mémoire, la procureure de la République, Marie-Aimée Gaspari avait été saisie par la commission d'enquête de l’Assemblée Nationale sur les conditions de gestion d'Air Lib en révélant l'étendue du "pillage scrupuleusement organisé" entre 2001 et 2003 par Jean-Charles Corbet.

En 2006, Marie-Aimée Gaspari était déjà la procureure dans le procès des détournements de fonds de l'Afer qui impliquait Gérard Athias et d'André Le Saux, respectivement ancien président et trésorier de l'association, poursuivis pour « abus de confiance », et « tromperie », et Gérard Athias seul pour « publicité de nature à induire en erreur ».

Une intermittente du spectacle salariée
Le socialiste est soupçonné d'avoir poussé le Conseil Régional qu’il préside, à passer contrat avec trois sociétés de communication en 2002 et 2003, alors qu'à chaque fois, son épouse, intermittente du spectacle spécialisée dans le cinéma, était salariée de ces sociétés.

Mensonge socialiste et repentance coloniale électoraliste
Alors qu'il avait contesté les faits avec vigueur en première instance, l'élu a totalement changé d'attitude en appel, reconnaissant les faits et regrettant "l'attitude de déni" qu'il avait adoptée devant le tribunal correctionnel.

Repentance judiciaire contre blanchiment électoral
Jeudi, l'avocat général a requis une peine plus modérée, estimant que la peine d'inéligibilité à laquelle l'élu socialiste avait été condamné en première instance était "disproportionnée" par rapport aux faits. "Ne serait-il pas plus sage de laisser au peuple francilien le soin de dire 'On n'en veut ou on n'en veut pas' ', a renchéri vendredi l'avocat de J.P. Huchon, Me Olivier Metzner. L'avocat général avait également demandé "une sanction de principe" à l'encontre de l'épouse de J.-P. Huchon, Dominique Le Texier, défendue par Me Pierre Cornut-Gentile. Voler le contribuable, ça passe, mais voler l’épicier, ça coince ! La morale d’une prise illégale d’intérêts

La trêve des scrutins à répétition passée, le tribunal correctionnel de Paris a patienté et molli. On avait cru que pouvait poser problème le fait, pour l’épouse du président (PS) de région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, d’être employée en qualité d’intermittente du spectacle en contrat à durée déterminée dans des sociétés mais de poser néanmoins sa candidature à des marchés publics auprès de son conjoint, le président du Conseil Régional.
La représentante du parquet, Marie-Aimée Gaspari, avait pourtant déclaré: “Il ne m’apparaît pas illégitime de demander aux agents publics de faire preuve d’un désintéressement absolu dans la conduite des affaires publiques”, avant de requérir dix mois d’emprisonnement avec sursis, un an de privation des droits civiques - qui induit une peine d’inéligibilité - et l’amende maximum prévue par la loi, 75 000 euros, contre le président (PS) du conseil régional, Jean-Paul Huchon. Le tribunal l’avait partiellement approuvée en condamnant J.P. Huchon à six mois avec sursis et un an d’inéligibilité.

La représentante du peuple avait donc tout faux
C'est donc possible ! Jeudi 9 octobre 2008 l’avocat général Denys Millet tenait le siège de l’accusation devant la Cour d’Appel de Paris et estime désormais : “Une peine d’inéligibilité ne me paraît pas proportionnée aux faits”, a-t-il dit en renonçant donc à la requérir et en appelant la cour à “une application modérée de la loi pénale” contre J.P. Huchon.
Aura-t-il suffi que deux années s’écoulent, que le président socialiste change de ligne de défense et qu’il exprime la veille ses
“regrets” les plus plats sur son “attitude de déni” devant les premiers juges, pour que l’avocat général estime que tout ce qui lui est reproché n’est au fond que broutilles.
J’ai été l’objet d’une dénonciation anonyme suivie de perquisitions médiatisées. J’ai réagi avec une excessive rigidité contre ce que j’estimais être une manoeuvre politique. Au lieu de reconnaître la matérialité des faits, je me suis blotti dans une attitude de déni (…) J’avoue n’avoir pas vu l’illégalité de la participation de mon épouse [aux contrats conclus avec les sociétés de cinéma]. Elle a fait le travail. Elle a toujours été payée au tarif syndical. La collectivité n’a subi aucun préjudice. Je n’ai pris aucun intérêt personnel (…) Je regrette mon attitude de fermeture. Je suis aujourd’hui menacé d’inéligibilité. J’estime cette sanction injustifiée. La campagne pour ma succession a commencé d’autant que la campagne médiatique m’a déjà sanctionné“. Puissant,arrogant, mais faible.

Le représentant du peuple a appelé la cour à “prendre la mesure des choses” face à une affaire qui “aujourd’hui, objectivement, se réduit à pas grand chose”. Il a expliqué que, ce dossier, il fallait le voir “simplement”, que les montants incriminés - les rémunérations perçues par l’épouse Huchon ( Dominique Le Texier) - n’étaient “pas très élevés”.

Amnistie présidentielle ou défiance politique du Parquet ?
Dans le procès d'emplois fictifs au sein d'une filiale suisse d'Elf, le tribunal correctionnel de Paris avait estimé que l'ancien P-DG d'Elf Loïk Le Floch-Prigent avait bien participé, avec Alfred Sirven depuis décédé, à l'instauration d'un système d'emplois fictifs au sein d'Elf-Aquitaine International (EAI), une filiale suisse à l'origine destinée à rémunérer les hauts cadres des filiales étrangères d'Elf. Or, le 25 mai 2007, l'avocat général étant Denys Millet, 5 personnes, condamnées en 2007 pour avoir bénéficié d'emplois fictifs au sein de cette filiale suisse d'Elf, ont demandé devant la cour d'appel de Paris l'annulation de leur condamnation dans ce volet de l'affaire Elf. L’avocat général avait demandé à la cour de confirmer la condamnation des trois premiers Jacques Maroseli, 86 ans, Jean Delpit, 75 ans, Christian Jallabert, 61 ans, mais avait manifesté son indulgence envers les deux autres.
Dans l'affaire Alsthom, lors de l'audience devant la Cour d'Appel de Paris, le 4 octobre 2008, l'avocat général, Denys Millet, avait requis 18 mois de prison avec sursis et 300.000 euros d'amende. « Nous sommes dans une affaire de racket. Les gens d’Alstom ont été rackettés, même s’ils ont été peut-être été plus consentants qu’ils ne le disent », a martelé Denys Millet, l’avocat général bien à la peine pour déterminer la culpabilité de Pierre-Philippe Pasqua !
Le 9 octobre, le tribunal a néanmoins condamné en appel Pierre Pasqua, fils unique de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme, et à 300.000 euros d'amende dans une affaire de pots-de-vin extorqués en 1994 à la société Alstom.Jugé par défaut pour recel d'abus de biens sociaux en janvier 2006 par le tribunal correctionnel de Paris, Pierre Pasqua avait alors été relaxé, mais le parquet avait interjeté appel.

En revanche, dans l’affaire qui nous occupe, Denys Millet a aussi considéré que cette fameuse loi de 1995 qui a institué une peine automatique d’inéligibilité contre tout élu condamné pour prise illégale d’intérêts, est au fond beaucoup trop rigoureuse, et apparaît dans le cas de Jean-Paul Huchon “tout à fait en décalage avec la gravité des faits.
N'en fait-il pas un peu beaucoup ?
La justice subjective à la tête du client?
Ce n’est pas facile d’être un élu”, a larmoyé l’avocat général. Ce n’est pas facile non plus de comprendre les logiques judiciaires.
Estimant que le délit de prise illégale d’intérêt qui est reproché aux Huchon est parfaitement constitué, Marie-Aimée Gaspari avait pourtant observé en son temps que sa “répétition est de nature à faire perdre tout ou partie de sa légitimité d’élu” au président du Conseil Régional d’Ile-de-France.
La cour d'appel rendra sa décision le 21 novembre.
Il faudra, ensuite, que l’électeur francilien défende donc soi-même ses intérêts et rende la justice populaire…
Ou que Sa Cynique Majesté Royal engage l'intermittente du spectacle (les CDD, ça peut être bon à prendre!) lors de son prochain Zénith, en première partie de 'Trust'...

dimanche 5 octobre 2008

Exclu du PS, Frêche se flatte d’avoir manipulé les sénatoriales

L’Hérault livré à la pègre socialiste

Pour asseoir largement son pouvoir dans l'Hérault, Georges Frêche, président de la région Lanquedoc-Roussillon, a eu recours à toutes les ruses aux élections sénatoriales. Le cynique Frêche, ici faisant la bise à Sa Cynique Majesté Royal, aurait créé deux listes de toutes pièces pour émietter les voix à gauche et placer son ami Robert Navaro. Une manipulation grossière qui a trompé jusqu’aux grands électeurs !... Mais L’affreux Jojo Frêche n’a pas pu se tenir de s’en vanter auprès du maire UMP de Sète, en présence d'une caméra indiscrète ! Dans la "république du respect", on trompe les électeurs.
Marianne2 vous livre les images.
VOIR et ENTENDRE :


L'Hérault est le seul département où la gauche a reculé lors des sénatoriales partielles du 21 septembre dernier.
La faute à qui ? A l'odieux Georges Frêche, patron du Languedoc-Roussillon, bien qu’exclu du PS ! Sur les quatre sièges à pourvoir, l'UMP en a raflé deux, suivi par le dissident socialiste Robert Tropéano (DVG) et le socialiste Robert Navaro, ami de Frêche, élu de justesse avec seulement 40 voix d’avance.

Frêche se venge du PS en lui faisant perdre un siège
Dans une vidéo tournée par la télévision locale 7L TV, le président de la région Languedoc-Roussillon explique à François Commeinhes, maire UMP de Sète
, comment il a «inventé» les listes de Gérard Delfau et de Ferdinand Jaoul (présentée comme liste «des chasseurs»). Jaoul va-t-il encore oser s'exposer dans les sous-bois ?
En cherchant à provoquer à gauche un émiettement des voix en faveur de la liste PS de son poulain, Robert Navaro, Frêche a réussi à barrer l'accès du troisième siège socialiste à Christine Lazerge, la colistière du candidat dissident, Robert Tropéano (DVG), élu.

Le lendemain de sa diffusion par cette télévision locale, Caroline Rossignol, la journaliste qui a tourné le sujet, a été prise à partie par Frêche qui lui a garanti que «ça allait se payer».
Georges Frêche, le patron de la région, n'en est pas à sa première menace d’abus de pouvoir.