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vendredi 22 novembre 2019

A Amiens, aux ex-Whirlpool, Macron raconte des salades, croyant se refaire la cerise

Macron face à la colère des salariés, après les photos mises en scène avec les enfants des écoles

Macron, face à ses manquements et insuffisances


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"Comment avez-vu pu être aussi naïf ?"

lui reproche vendredi un salarié licencié : "le repreneur a menti !" 
Macron a mis deux ans avant de se montrer à nouveau, mais c'est pour dire que le président ne peut pas tout ! Il a donc affronté la colère d'ex-salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens et du député François Ruffin, élu de la circonscription.

Le chef de l'Etat s'était affiché en octobre 2017 pour une visite avec un repreneur, lequel avait été largement aidé par Bercy. Mais cette entreprise de confiance (WN) de l'industriel picard Nicolas Decayeux a été liquidée en août 2019, faute de débouchés commerciaux. Alors, elle n'employait déjà plus que 182 salariés.

"Le repreneur s'est planté mais c'est trop facile de mettre ça sur le dos de l'Etat", a rétorqué Macron dans un langage qui se veut populaire, pour se faire comprendre des salariés qui lui reprochent de s'être laissé "berner", de ne pas avoir suivi l'affaire et de n'avoir donc pas vu venir l'échec de la reprise. C'est-à-dire manque de clairvoyance, négligence et incompétence.

Les échanges ont été vifs, rappelant sa venue sur le parking de l'usine entre les deux tours de la présidentielle de 2017, après que Marine Le Pen l'avait défié par une visite surprise aux salariés le même jour. Il est revenu vendredi dans l'usine pour faire le dos rond et dire qu'il n'oublie pas les salariés de nouveau sur le carreau, malgré les garanties qu'il avait apportées d'une reprise par un entrepreneur sérieux qui a reçu 7,5 millions d'euros de subventions publiques contre la reprise d'environ la moitié des 290 salariés. De l'argent public jeté par les fenêtres et des vies brisées.

"Une reprise, il y a toujours une part de risque", a raconté Macron

A 
maintenant cinquante ans passés, les hommes et les femmes qui lui avaient accordé leur confiance n'en croient pas leurs oreilles ce matin : ce président qui appelle les Français à être positifs et entreprenants, "en même temps" leur dresse son "constat d'échec" et pis, c'est comme ça, on n'y peut rien au sommet de l'Etat. Et la presse leur reproche de l'avoir  "sans cesse interrompu" !

"Je regrette tous les jours d'avoir mis la signature du syndicat sur cette reprise", a lancé, dépité, l'ex-Whirlpool Frédéric Chanterelle, délégué CFDT, syndicat réformiste et béni-oui-oui.
"Cette reprise, j'ai uniquement l'impression que ça a été un montage entre vous et Whirlpool et un repreneur véreux. Vous aviez dit que c'était un projet fiable", a renchéri Patrick Sinoquet, de la CFDT. Raison de plus pour le suivre de près...
"Arrêtez d'être parano !", leur lance l'arrogant Macron. 
"Le repreneur, c'est pas un copain à moi [On parle comme ça dans le peuple, au moins dans les romans]. On l'a aidé, sinon vous me l'auriez reproché, argue le banquier victimisé. Tout a été vérifié, assure-t-il même, sans preuve : vérifier et ne rien voir, n'est-ce pas la preuve d'une incompétence ? (...) 

Et de prendre le parti du repreneur
: "Il a raté son affaire, est-ce qu'il a fait fortune sur notre truc [sic] ?" interroge-t-il, avec légèreté et indifférence. En cas de fraude, "il sera jugé, il y aura une condamnation", a-t-il encore assuré, bien qu'il ne soit pas juge.

Ce qui n'empêche pas - 
après avoir confirmé l'aide de l'Etat au repreneur - l'inconséquent Macron d'admettre que Nicolas Decayeux, patron de WN, a reçu "un salaire (...) aberrant" au point qu'a été lancée une procédure pénale. 

"Vous vous grandiriez auprès des salariés et auprès de moi à admettre que vous avez merdé"

"Pas vous personnellement, mais que l'Etat a merdé", a lancé François Ruffin. 
"Je fais pas ça pour me refaire la cerise" (se refaire une figure), a répliqué l'archaïque Macron, se voulant apaisant. "J'ai mis la pression sur les ministres sur ce dossier comme je ne l'ai pas fait pour d'autres". Au risque de perdre un peu plus la face, il doit maintenant citer les noms des entreprises qu'il a abandonnées à leur sort.

"L'engagement que je prends est que l'ensemble des salariés de Whirlpool retrouvent des perspectives et de l'emploi", a ajouté le beau parleur en faisant allusion à deux projets de reprise, ainsi que le projet de "l'Increvable" pour fabriquer des machines à laver réparables, défendu par F. Ruffin.

VOIR et ENTENDRE cette scène en (très) petit comité, dans un hangar entre deux autres, loin des cris des salariés et militants en colère, et entouré de la préfète qui distribue la parole, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher en charge de la... reconquête industrielle (!), et la députée Barbara Pompili, ex-EELV, désormais réélue députée en 2017 avec le soutien de La République en marche, dont elle a intégré le groupe LREM à l'Assemblée nationale...

"Je veux que dans le trimestre qui vient on réussisse à faire avancer les choses,  "précise"-t-il (si on peut dire), y compris en investissant sur le site pour réindustrialiser", a-t-il ajouté, sans autre précision de montant et de délai, promettant cette fois un suivi assuré par la ministre Agnès Pannier-Runacher ainsi qu'une cellule psychologique". "J'ai toujours tenu mes paroles", a-t-il asséné devant un public peu réactif...

"Rendez-vous dans un an !", a-t-il conclu, sur une note d'allégresse, l'une des salariées - tout aussi guillerette - espérant pouvoir alors "boire le champagne" avec lui... 

Chat échaudé craint l'eau froide
Atmosphère nettement plus circonspecte cependant sur le parking de l'usine à l'issue de la visite: "on a envie d'y croire mais on a été tellement berné qu'on est méfiant car des promesses, tout le monde peut en faire", a ainsi mis en garde Corinne Bizet, une ex-Whirlpool non reprise par WN. 
"Il y a eu des annonces, maintenant on attend des actes. Mais on a tellement été baladé que là, je ne m'attends plus à rien...", a renchéri Farid Baaloudji, 22 ans de Whirlpool et un an de WN, pendant que Pannier-Runacher, se félicitant en langue de bois d'énarque des "échanges francs, directs, dans le respect", affirmait: "Il n'y aura plus de doute quand chacun aura retrouvé un travail". Dans un an ou deux et à cinquante ans ? 
Suffira-t-il de traverser la rue ?

dimanche 16 septembre 2018

Un deuxième député LREM claque la porte du parti du président

La vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au 'Titanic' 

"Les fondamentaux du macronisme ont été oubliés," souligne la députée démissionnaire de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine 

Départ d'une députée LREM: on ne part pas "quand la houle monte", critique Guérini (LREM)

Alors que s'ouvre la campagne médiatique pour les Européennes de mai 2019, la productrice de cinéma Frédérique Dumas, députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine quitte La République en Marche à cause de "désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode", explique-t-elle dans un entretien avec Le Parisien. "Beaucoup de choses vont dans le bon sens, mais les fondamentaux du macronisme ont été oubliés", regrette-t-elle. Ainsi, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au Titanic. 

Frédérique Dumas dénonce également les "couleuvres" qu'il faut "avaler pour rester au gouvernement". 
"J'attendais des gestes forts à la rentrée, cela n'a pas été le cas", déplore encore la députée. Ainsi la députée LREM regrette-t-elle également la nomination de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée alors qu'il a été visé par une procédure judiciaire.

Mais la déçue du macronisme garde ses illusions sur l'UDI

C'est un retour au bercail pour Frédérique Dumas qui a donc décidé de rejoindre l'UDI, sa "famille d'origine", qui constituerait, selon la "fille prodigue", "un vrai contre-pouvoir constructif".
Parallèlement, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles et de l'Education a publié un courrier dans lequel elle justifie sa décision.

"On ne part pas quand la houle remonte," critique un ami du président.
La majorité présidentielle n'est "ni le Titanic ni le Costa Concordia", a assuré le député LREM Stanislas Guérini, homme d'affaires de 36 ans (société de panneaux solaires fondée en 2007 avec le père d'Ismaël Emelien, conseiller spécial de Macron à l'Elyséeaprès avoir été membre de l'équipe de campagne de DSK en 2006) condamnant, lundi sur Sud Radio, la démission de la députée Frédérique Dumas.
En riposte à l'observation de la députée qui a dit avoir "le sentiment d'être sur le Titanic", Guérini a ajouté que "ce n'est pas un navire de croisière qu'on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C'est précisément maintenant qu'il faut tenir la barre".

"Evidemment, c'est difficile ce qu'on a engagé pour le pays (...) On a décidé d'essayer de transformer ce pays en profondeur; donc on se heurte à beaucoup de difficultés, donc c'est maintenant qu'il faut être solide", a-t-il commenté. Comme Michel Sapin en son temps, à propos de la courbe du chômage de Hollande, le jeune homme a le sentiment qu' "il y a beaucoup de signaux faibles qui montrent que le pays commence sa transformation", avant de faire le "job" en affichant son optimisme de façade : "et ça, ça me motive"...

Sur Cnews, la candidate battue et ravie dans la course au perchoir, à nouveau  face à un homme (du président) donné gagnant à 100 contre un, Richard Ferrand, la députée Barbara Pompili a de son côté regretté le départ de Mme Dumas, jugeant que le fait que LREM "n'arrive pas à retenir des gens de cette qualité, c'est un problème qu'il faut prendre à bras le corps et qu'on regarde en face".
Elle a d'ailleurs confirmé "des problèmes de fonctionnement dans le groupe" LREM, évoquant de "relations avec l'exécutif". "Il manque de la coordination, de la préparation en amont des dossiers", a-t-elle ajouté. 
On n'ose donc imaginer ce que Ferrand va donner au perchoir, après avoir échoué comme président de groupe...

Frédérique Dumas pourrait-elle entraîner avec elle d'autres députés LREM ?
 
"Beaucoup de députés aimeraient être mieux utilisés [employés?]. Ils ont abandonné des choses pour venir travailler pour le projet d'Emmanuel Macron", a-t-elle remarqué, en estimant qu'il fallait "les remotiver".
Ancienne collaboratrice de François Léotard, puis de Patrick Devedjian, la députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas, 55 ans, retournera, penaude, à l'UDI, ainsi qu'au club de Xavier Bertrand, 'La Manufacture'. Deux râteliers valent mieux qu'un.

Il s'agit de la deuxième défection dans le groupe LREM à l'Assemblée, après le départ de l'ex-PS Jean-Michel Clément, qui s'était opposé à la loi Asile et immigration.

vendredi 31 mars 2017

Yannick Jadot (EELV) voit un Emmanuel Hollande en Macron

"Macron, c'est Hollande avec 25 ans de moins", observe Yannick Jadot 

Dans le Macron, rien n'est bon, selon Jadot

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L'écologiste Yannick Jadot tacle  le banquier Macron.
L'écologiste, invité du consortium JDD, Linternaute.com, Le Huffington Post et Le Lab d'Europe 1, estime que le leader d'En Marche "fait la même politique que François Hollande". C'est une évidence puisque le candidat fut un proche collaborateur du président pendant deux années à l'Elysée, puis ministre de son premier ministre pendant près de trois autres.  

"C'est François Hollande avec 25 ans de moins", ajoute même celui qui a abandonné sa campagne présidentielle en pleine course pour soutenir le socialiste frondeur, Benoît Hamon. 
Et d'insister : "Macron, c'est le shaman du cimetière des éléphants. C'est 'cheminez vers moi […] je suis jeune mais je vous garantis que le vieux monde, avec moi, vivra un peu plus longtemps'," a estimé le déserteur, en termes pesant des tonnes. 

Le candidat écologiste qui, à peine lancé, a renoncé, accuse notamment le favori des entreprises de sondages de défendre les lobbies bancaires

Yannick Jadot fait porter plus précisément ses attaques sur un point : sa proximité avec les leaders économiques. "Emmanuel Macron défend les lobbies bancaires, y compris la participation très forte de [la banque] Rothschild dans laquelle il a beaucoup travaillé." 

L'écologiste évoque notamment Hinkley Point, le projet de centrale nucléaire britannique nouvelle génération portée par EDF et toujours soutenue par l'Etat malgré d'importantes difficultés financières.

Yannick Jadot sous-entend que certains 'Verts' se rallient à Emmanuel Macron par opportunisme.

Depuis le début de la campagne présidentielle, les écologistes s'éparpillent, c'est leur marque de fabrique, brouillonne et vibrionnante. Mais certains ralliements restent en travers de la gorge de Yannick Jadot, vainqueur de la primaire écolo pour finalement se désister au profit de Benoît Hamon. Ainsi, Barbara Pompili, s'est d’ailleurs carrément ralliée à Emmanuel Macron, après avoir cédé aux sirènes de l'Elysée en entrant au gouvernement, tout comme le petit arriviste teigneux de Rugy, dans un jeu de chaises musicales initié par le départ de la radicale Cécile Duflot. 

Ce lundi matin sur Public Sénat, l'ancien porte-parole de Greenpeace a chargé Emmanuel Macron et d'autres de ses anciens amis. "Manuel Valls et Emmanuel Macron sont les co-auteurs de ce quinquennat. Ils sont co-auteurs ce quinquennat qui est rejeté à 80% par les Français aujourd’hui ", a-t-il lancé.

Puis il a ciblé Barbara Pompili. "Barbara Pompili, ça fait des mois, des années qu’elle veut des postes. (...) Depuis qu’Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili sont au gouvernement, donnez-moi une mesure écolo de ce gouvernement, a-t-il défié son auditoire Ils n’ont même pas obtenu Fessenheim qui était la promesse des promesses écolos," a dénoncé Jadot.

Résultat de recherche d'images pour "jadot greenpeace"Macron accumule des soumissions tellement embarrassantes qu'elles chargent la monture - du communiste Robert Hue au libéral Alain Minc, en passant par Pompilli (faisant d'ailleurs l'impasse sur les violents, l'altermondialiste Joseph Bové, démonteur et saccageur,  ou le Dany-le-Rouge de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit) - ,  au point de le ralentir dans sa course à l'Elysée et de consolider les espoirs du troisième...

Thierry, le frère de l'anti-libéral Jadot, est à la tête du réseau Dentsu Aegis d'agences media, de communication et de conseil en digital, un groupe britannique de publicité et d'études de marché coté sur le London Stock Exchange. C'est une filiale de Dentsu, la première agence de publicité japonaise.

dimanche 27 mars 2016

Les nouveaux ministres écologistes plaident pour une écologie tiède

Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé ont justifié leur entrée au gouvernement

Leur petite camarade Cosse va-t-elle éclater ?


Pour convaincre, ils ont plaidé pour une écologie de "compromis", lors d'un débat à l'Assemblée nationale, samedi, mais en présence d'Emmanuelle Cosse, ce qui paraît inconcevable à tous, hors les écologistes caméléons. Compromis ou compromission électoraliste ?

"Je suis pour une écologie qui agit, pas qui gémit", a clamé le député François de Rugy, célèbre sémanticien vert, donnant le ton d'une après-midi de débats sur la place des écologistes dans la majorité socialiste.

"Tous les écologistes qui partagent une vision réformiste, (...) une écologie politique de compromis," sont appelés au rassemblement autour de cet élu de ... Nantes (Loire-Atlantique) qui a rompu avec Europe Écologie-Les Verts (EELV) il y a quelques mois pour fonder le nouveau parti Écologistes!

Une alliance de la carpe et du lapin

De Rugy et Pompilli sont des opposants mous au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes que combat farouchement Cosse.

Le 13 janvier 2016, huit parlementaires, dont Denis Baupin, époux Cosse (non signataire), ont signé une lettre au président Hollande pour demander un moratoire sur le projet, le temps de l'épuisement des recours et de la publication d'études complémentaires réactualisées, et en faveur d'un référendum local si l'Etat persistait à vouloir réaliser l'équipemteurs expulsables. De Rugy soutient les agriculteurs expulsables et condamne les "zadistes", opposants virulents et occupants des lieux.

Jean-Vincent Placé, s'est réjoui du retour des écologistes aux responsabilités. Affirmant se sentir "très à l'aise au sein du gouvernement", le nouveau secrétaire d'État à la réforme de l'État et à la simplification s'est déclaré "heureux d'être un acteur et non un spectateur ou un donneur de leçons".

Emmanuelle Cosse serait consensuelle. "J'ai toujours pensé que les écolos qui viennent de cultures différentes doivent dialoguer entre eux", a affirmé l'opposante à tout,  de Notre-Dame-des-Landes aux Center Parcs (ex: Roybon), en passant par le nucléaire. 
Les célèbres chaussures rouges
du mariage avec D. Baupin
Cette écologiste intégriste est en revanche attachée à sa double casquette de ministre et de conseillère régionale d’Ile-de-France: "merde, à la fin !" avait-elle lancée à une journaliste. "Je ne crois pas que l’on peut bien exercer son mandat dans cet exécutif en ayant d’autres obligations de ce niveau-là", avait en effet déclaré Cosse, quelques semaines seulement avant d'accepter son maroquin de ministre du Logement et de l'Habitat durable. "Il n'y a aucune raison de revendiquer une diversité au sein de la gauche et nier celle qui existe au sein des écologistes", a fait valoir la rhétoricienne.

L'ex-secrétaire générale d'EELV, qui s'est mise en retrait du parti, tandis que Cécile Duflot prenait la place de co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée libérée par B. Pompili, s'est expliquée longuement sur sa décision de rejoindre le gouvernement, affirmant qu'elle est "extrêmement lasse d'être à l'extérieur". Un peu comme les sans-abri...
"A l'intérieur, au moins, on a les mains dans le cambouis", a ajouté l'utilisatrice du lave-vaisselle bio, peinant à se justifier, comme Jean-Vincent-le-Ravi-Vert, mais éradiquant les critiques au "Roundup": "Peu m'importe d'être clouée au pilori par les partisans de la pureté écolo," a encore lâché, avec mépris. "Merde, alors" ?


Barbara Pompili a quant à elle de vastes ambitions, mais  peu raisonnées... "Je souhaite porter l'écologie en dehors des frontières, des logiques partisanes", a déclaré la nouvelle secrétaire d'État à la Biodiversité.
"En 2012, Nicolas Hulot réclamait la création d'une agence pour la biodiversité, aujourd'hui nous y sommes", s'est-elle félicitée. Celle qui a rejoint le nouveau parti de F. de Rugy a vanté la loi biodiversité qui interdit l'utilisation des pesticides tueurs d'abeilles : "Ce sont les petites victoires qui parfois changent tout".


lundi 22 février 2016

Crime de lèse majesté à Canal+: Ségolène Royal abandonne le plateau du "Supplément"

Un p'tit tour et puis s'en va: la ministre rompt son engagement auprès de Canal+

Ségolène Royal n'a pas craint de planter 
les autres invités qui souhaitaient échanger avec elle

La ministre de l'Ecologie et de l'Environnement n'a pas caché que le reportage diffusé, "Encore plus de Royal" de Jérôme Bermyn, n'était pas à son goût. L'invité politique du "Supplément" sur Canal+ a eu le sentiment d'"une caricature," alors elle a pris ses cliques et ses claques, "droit dans ses bottes"...
Le reportage  confirmait la rivalité entre Laurent Fabius, lors de la COP21, et Jean-Marc Ayrault, nouveau ministre des Affaires étrangères. Inamovible du gouvernement, selon Mediapart, quoiqu'arrivée tardivement, en avril 2015, Ségolène Royal avait pourtant donné son accord à la production pour être suivie dans son bureau et ses déplacements et se faire redresser le portrait dans l'opinion.

Elle a sorti son chapelet habituel de phrases moralisatrices

"Les petites histoires, heureusement que ce n'est pas que ça la politique ! C'est beaucoup de travail ! La politique, ce n'est pas des conflits permanents, vous faites un sujet uniquement sur des problèmes de conflits interpersonnels", a-t-elle éructé en retour plateau à Ali Baddou. 
L'entretien n'aura pas duré plus de six minutes avant que Ségolène Royal plaque tout le monde.
Que reste-t-il de sa "démocratie participative"? En 2007, la presse vantait son "parler vrai", sa simplicité et son style participatif subvertissant les codes !... Mais, pour occuper l'agenda médiatique, il fallait alors lancer des discussions encadrées autour de ses propositions, en suivant ses règles de débats participatifs arrangés. La totalitaire ne supportait déjà ni contradiction, ni critique: elle n'accordait aucune liberté et ne supportait aucune spontanéité.
"Vous ne souhaitez pas rester avec nous jusqu'à la fin de l'émission, c'est votre droit, on vous libère", lance l'animateur. "Merci de votre invitation, à une autre fois", répond Royal dans un grand sourire.

Le reste de l'émission se passera de l'"hyper ministre" du gouvernement Hollande. 
Vincent Dedienne qui a dû réduire sa "Bio Interdite" s'en amuse à la fin de l'émission : "Ségolène Royal, elle est à la cantine ? On va commencer sans elle, ça ne la fera pas revenir comme on dit pas...". 
Malgré cette absence, "Le Supplément" a réalisé son record d'audience de la saison.

La communication de Canal+ assure que Ségolène Royal n'est pas partie "agacée" après la diffusion de son sujet et que
son départ du plateau après six minutes d'émission était "prévu" !

La numéro trois du gouvernement est restée à son poste, à l'issu du dernier remaniement en forme de replâtrage. 

François Hollande ne l'a  pas promue et Ségolène Royal, 63 ans – dont 35 de politique – stagne. 
Avec le départ de Laurent Fabius pour la présidence du Conseil Constitutionnel, elle se voyait déjà aux Affaires étrangères et aux relations internationales sur le climat. Mais les ambassadeurs en ont eu des suées. "Elle au Quai ? Non, non, c’est l’accident assuré", s’inquiéta récemment un diplomate. 
Et mercredi 17 février, à la stupéfaction générale, Royal annonça d'autorité qu'elle présiderait elle-même la COP21 jusqu'en novembre prochain, une mission onusienne que Fabius aurait aimé cumuler mais à laquelle il a dû renoncer. Royal a gagné une souffre-douleur, la secrétaire d’État Barbara Pompili, ancienne députée d'EELV qui prend en main le dossier de la biodiversité. Le discret socialiste Alain Vidalies, chargé des transports sous l’autorité de Royal depuis deux ans, est maintenu. Elle a en effet souhaité ne pas s'embarrasser de dossiers piégés (Air France, SNCF, SNCM, etc.) dont la ministre se désintéresse au quotidien.


vendredi 4 décembre 2015

Bartolone anticipe la déroute des Régionales et prône un élargissement gouvernemental

Refoulé par les Franciliens, Bartolone brigue-t-il Matignon ?

La tête de liste prépare le second tour de sa régionale

Quelle que soit la région, le PS rêve d'un rassemblement des forces de gauche à son profit. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, s’est prononcé, mercredi 25 novembre, pour un "élargissement" gouvernemental au lendemain des élections régionales, afin de rassembler tous ceux qui veulent "participer à un même projet", mais il lorgne d'abord et avant tout sur l'après premier tour où sa liste hégémonique pourrait se retrouver seule.

Le socialiste était l'invité de l’émission "Questions d’info" sur LCP qui fait campagne pour l'Etat-PS, en partenariat avec Le Monde, France Info et l’AFP, tous à gauche, en tant que tête de liste en mauvaise posture aux élections régionales en Ile-de-France, qui il aurait dû être confortablement élu après Jean-Paul Huchon, qui a fait son temps et dont les mandats sont marqués des sceaux du copinage et du pantouflage. 

Rapport de force national


LR-UDI-Modem
28,50 %
Selon le sondage Ipsos du 4/12/2015 (1er tour)
(Cliquez sur une portion pour voir le détail)

Liste gagnante par région

Selon les derniers sondages en région (2e tour)
(Gris foncé : indécis | Gris clair : pas de sondage)




Il a exclu "des débauchages individuels" et mis l’accent sur "un accord politique" des états-majors de partis, permettant "de savoir qui est ensemble" au lendemain des tragiques événements du 13 novembre. 

Or, les partis de gauche sont allés au premier tour en rangs dispersés:
Parmi un total de 13 listes:


  • Pierre Laurent (Front de Gauche)


  • Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière)


  • François Asselineau (Union populaire républicaine, parti ultra-minoritaire qui veut par-dessus tout bazarder l’euro et sortir de l’Union européenne) 


  • Dawari Horsfall ("Liste d'union citoyenne", résultant de l’union entre C’est à nous, un collectif d’associations citoyennes locales, et de Génération Avenir, un mouvement de jeunes franciliens, une France communautaire)


  • Valérie Sachs ("Nous citoyens pour l'île-de-France", "liste des entrepreneurs" qui veut mettre fin au monopole des politiques de carrière", située à droite, à la différence de la précédente "liste citoyenne")


  • Sylvain de Smet (Fédération libertaire unitaire ouverte, FLUO, liste écologiste, pirate et citoyenne: en clair, des militants des free party, pro-légalisations du cannabis, parti pirate, activiste LGBT)


  • Nizarr Bourchada ("Union des démocrates musulmans français", formation politique controversée lancée en 2012 par un ancien de l'UDI de 34 ans et qui va à "l'envers de l'esprit de la République française", selon la vice-présidente des Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet)


  • et Emmanuelle Cosse (altermondialistes d'EELV)


  • Claude Bartolone a notamment évoqué ses "amis écologistes", sans préciser s’il parlait d’Europe Ecologie-Les Verts ou des dissidents conduits par François de Rugy et Jean-Vincent Placé, puisqu'il ratisse désespérément large.

    Sur une possible entrée au gouvernement de François Bayrou, leader du MoDem, il a même dit ne rien exclure. "C’est avec des civils que l’on fait des militaires, a précisé l'ancien président du Conseil général en faillite de Seine-Saint-Denis, citant François Mitterrand. "Je n’exclus personne qui accepterait de participer -comprendre "se soumettre"- à un même projet ou à une même plate-forme d’unité nationale."

    Foin de l' "unité nationale", l'heure est à la polémique !

    Accusant "les uns et les autres d'avoir gâché l’émotion qui a existé dans le pays après les événements de janvier", le député compassionnel de Seine-Saint-Denis a jugé qu’il est aujourd’hui de "la responsabilité de tous d’avoir une analyse et une réaction pour donner plus de sens au vivre ensemble". L'état d'urgence voulu par Hollande et Valls y contribuent-ils ?

    A cette fin, le futur député de retour à l'Assemblée a indiqué qu’il proposera la mise en place "d’une commission de la conférence des présidents" à l’Assemblée nationale pour tirer l’ensemble des leçons qui découlent des attentats du 13 novembre.

    En bloc, il a par ailleurs jugé "à côté de la plaque" les critiques de Nicolas Sarkozy au lendemain des événements et qualifié de "faute" la proposition de François Fillon d’englober le Hezbollah dans la coalition anti-Daesh. Ce mouvement politique chiite libanais possède en effet une branche armée, mais est "une organisation classée sur la liste noire du terrorisme de l’Union européenne".

    Pour en revenir à la campagne des élections régionales, le candidat socialiste s’est adressé "à tous les citoyens qui croient en la République"

    leur a lancé cet appel : "Si vous ne voulez pas de l’extrême droite, allez voter pour qui vous voulez afin que l’abstention ne vienne pas renforcer le parti politique dont vous ne voulez pas."

    De ce rassemblement de circonstance, le temps du second tour, exclut-il donc les révolutionnaires de l'ex-PCF, comme de Lutte ouvrière, du NPA (Nouveau Parti Antilibéral), mais aussi nombre de militants altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts, 
    des élus radicaux comme Cécile Duflot, Yves Cochet, Esther Benbassa ou Eva Joly, des militants d'ATTAC comme son second, Julien Bayou (cadre supérieur), ou autres...
    "J’ai très mal vécu le choix qui a été fait par 274 militants de ma région d’une stratégie de division de la gauche." C’est ainsi que Barbara Pompili a justifié l’annonce, mercredi 30 septembre, de son départ du parti Europe Ecologie-Les Verts. Le rejet de sa motion, prônant une alliance avec le Parti socialiste, par les militants du Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui ont préféré s’allier avec le Parti de gauche au premier tour, le 12 septembre,  a poussé la coprésidente du groupe parlementaire des Verts (EELV) à se "mettre en retrait des partis politiques".
    Dans cette région comme partout en France, Europe Ecologie-les Verts a décidé de ne pas s’associer au PS pour les élections régionales, avec des stratégies variées selon les situations locales.
    Pour commencer, la socialiste Aubry a déclaré le premier ministre, Manuel Valls, PS, persona non grata dans la grande région Nord...
    Si "voter c'est résister", Bartolone ne croit pas si bien dire !
    Le rassemblement escompté par le PS au second tour serait une mascarade de plus à gauche et une tromperie de son électorat.