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lundi 25 mars 2019

Fonction publique: suppression de 120.000 postes d'ici trois ans

Un objectif "tenable", se félicite Guérini (LREM

L'AFP parle de "réductions"

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Macron, Jupiter ou Jivaro, réducteur de têtes ? 
"Réduire de 120.000 le nombre de postes de fonctionnaires dans le cadre du projet de réforme de la fonction publique". Ces suppressions seront examinées mercredi en conseil des ministres mais, lundi, le délégué général de La République en marche, LREM, Stanislas Guerini y voit déjà un objectif "tenable".

Ce chiffre est en accord avec le souhait de davantage de service public exprimé par les Français dans le cadre du grand débat nationala estimé Guérini sur France 2. Il ne faut donc rien attendre de la synthèse des requêtes et propositions des Français qui se sont prêtés au jeu. 
"120.000, c'est toujours le chiffre que l'on essaiera de tenir", a-t-il par la suite nuancé. 
En fait, un rétropédalage : "Mais ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la réforme de la fonction publique. L'alpha et l'oméga de la réforme de la fonction publique, c'est de repenser la façon dont on rend les services aux Français", a-t-il ajouté.

Moins de services publics, mais plus de sens, de proximité et de qualité !
"Il faut donner aussi plus de sens aux fonctionnaires dans leur travail, plus de souplesse, une meilleure organisation. C'est ça l'objectif de la réforme de la fonction publique.
Et ensuite, parce qu'on a pensé la qualité des services, alors on peut voir comment on peut être plus efficace et donc avec moins de fonctionnaires", a-t-il martelé.

Objet de profonds désaccords entre syndicats et gouvernement, le processus de consultation sur ce projet de loi est clos mi-mars.
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Le texte prévoit notamment une refonte, comme dans le privé, des instances de dialogue social, un recours accru aux contractuels, une plus grande individualisation de la rémunération, ainsi que des mesures pour "favoriser la mobilité" des agents (à La Poste, les personnels ne sont-ils pas déjà nomades?), qui s'inscrivent dans l'objectif gouvernemental de réduction des effectifs de 120.000 postes d'ici à 2022.

Sept syndicats de fonctionnaires appellent à une journée de grève et d'actions le 9 mai pour protester contre ce projet de réforme, qui selon eux "tourne le dos aux principes de la fonction publique".

L'adoption du texte par le Parlement est programmée "d'ici à la fin du premier semestre", selon le gouvernement.

samedi 26 janvier 2019

Contre-manifestation de foulards rouges au lendemain des défilés de Gilets jaunes, samedi

"Nous ne sommes pas téléguidés ", assure son organisateur

La marche des faux-culs, c'est demain

Philippe LHOSTE
Philippe Lhoste, chef de l’entreprise Erelia de contrôle de Poids Préemballés à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et fondateur du collectif AntiGaspi de sa ville, PCF, avec le soutien de Caroline Adomo, maire-adjointe PS chargée des questions d’environnement, porte parole des "Foulards rouges", pilote l’organisation de la "Marche républicaine des libertés", organisée ce dimanche 27 janvier à Paris. Il sera l'invité de ...BFMTV ce soir, la veille de cette marche pro-Macron. Ou anti-Gilets jaunes :
 
Arrivé en retard dans le bar qui lui a servi de QG toute la semaine, place de la République à Paris, Philippe Lhoste, diplômé ENSAM, se justifie, avec un brin de fierté : "Excusez-moi, je suis appelé tout le temps". Le cou protégé par une écharpe écarlate, ce gérant de société informatique passera l’heure rivé sur son téléphone, soucieux de ne pas manquer son rendez-vous suivant avec les media.

Avant la "Marche républicaine des libertés", organisée ce dimanche dans la capitale, il croule sous les sollicitations médiatiques. La faute à sa collection de casquettes chez les "foulards rouges" — il est
"porte-parole national, responsable de la section Ile-de-France et chargé de la logistique —, à l’initiative de la manifestation convoquée en riposte aux Gilets jaunes, pourtant pacifistes.


Pour Philippe Lhoste, le saccage de l’Arc de Triomphe, le 1erdécembre, a été "la goutte d’eau qui a fait déborder le vase démocratique". Depuis, il n’a qu’une ambition : porter la voix de la "majorité silencieuse", voulant ignorer que 52% des Français continuent d'approuver le mouvement.  "Il faut absolument arrêter ces manifestations", estime-t-il, tout en soutenant que la réponse aux gilets fluo se fera sur les pavés.

Lhoste ne représente que lui-même dans la France profonde, avec le soutien de la majorité présidentielle

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"On veut rassembler tous les gens qui en ont ras-le-bol de cette violence," clame celui qui se présente comme un "citoyen lambda", juste un peu téléguidé, considérant que les casseurs seraient des Gilets jaunes

L'ingénieur lambda s’était auparavant engagé sous la bannière de La République en Marche (LREM) : il est chargé de la co-animation du comité du parti dans sa ville... et les "Foulards rouges" ne sont donc pas un phénomène de génération spontanée.

"Nous ne sommes pas téléguidés," se défend tant bien que mal Philippe Lhoste, racontant que son groupuscule serait "non partisan", alors que son appel à la mobilisation vise à manifester un soutien à la politique du gouvernement. Cette posture saugrenue embarrasse d'ailleurs les dirigeants du parti présidentiel de son département, qui attendent de voir si cette voix des "foulards rouges" porte.

Référent LREM dans le Val-de-Marne, Nabil Benbouha ne défilera pas avec Philippe Lhoste.
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"Je comprends les messages qu’il porte, mais on diverge sur la méthode. Ce n’est pas le moment d’accentuer les fractures entre les Français." "Il s’est impliqué là-dedans; c’est sa manière à lui de mener son engagement, déplore le député LREM de la première circonscription du Val-de-Marne, Frédéric Descrozaille. Mais la vraie consigne, c’est de nous rendre disponible pour le grand débat national."

De son côté, Philippe Lhoste a privilégié la tournée des plateaux TV pour défendre sa "grande marche". 
"J’ai pris mes responsabilités et on m’en a donnés", maintient  ce citoyen "lambda", niant nourrir la moindre ambition lors des prochaines échéances électorales : "Les gens qui font carrière en politique, je suis contre ça."

De ces "apparatchiks" que dénonce ce recalé de la sélection pour la députation, le chef d’entreprise maîtrise cependant les éléments de langage. Il n’y aurait ainsi aucun objectif chiffré dimanche : "C’est le symbole qui compte". LREM veut voir...

Et si cette marche des pro-Macron était un flop ?

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Les media pourraient avoir à regretter leur empressement auprès de ce sous-marin macronien. Sur sa page Facebook, STOP. MAINTENANT, ÇA SUFFIT du·SAMEDI 29 DÉCEMBRE 2018 cite déjà BFMTV deux ou trois fois (liens à l'appui) pour remercier la chaîne de sa sollicitude. Mais la mobilisation prévue dimanche à Paris ne soulève finalement pas l’enthousiasme dans la majorité.

Moins d’une semaine avant "la marche républicaine et des libertés", programmée dimanche, la majorité craint d'ajouter du chaos au chaos. Sur le papier, cet appel, lancé en réaction au mouvement des Gilets jaunes pour stigmatiser les violences en marge de certains "actes" des Gilets jaunes et contrecarrer le regain de participation inattendu en janvier,les institutions et la liberté de circulation, a pourtant tout pour plaire à l’exécutif : les media pro-macroniens croyant servir les intérêts du souverain l'ont complaisamment relayé, avant de regretter son engouement intempestif.
 
Dans sa première mouture, cette manifestation, lancée sur les réseaux sociaux par "Laurent de Toulouse", un sympathisant de LREM, a été abondamment relayée sur les sites d’En Marche !. Elle était même originellement intitulée "la marche républicaine de soutien à Emmanuel Macron".
Ils marcheront "pour soutenir" Macron,
tout en étant "apolitiques"...
Les macroniens ne savent plus sur quel pied marcher : "Certains ont envie de manifester, d’autres sont plus prudents", résume un cadre LREM. Début janvier, Stanislas Guerini, le nouveau patron fantômatique du parti, avait enclenché la marche arrière : "Je n’irai pas à la manifestation du 27 janvier. Je comprends son intention, mais je ne veux pas prendre le risque d’avoir un camp contre l’autre ", trancha-t-il.

Deux craintes : la récupération politique et le fiasco, le bide, le flop...

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Le 11 janvier, les organisateurs ont été  reçus discrètement par le directeur de cabinet de Guerini : "Ils nous ont contactés". Et, tenez-vous bien : "On leur a dit qu’on ne souhaitait pas qu’ils s’engagent dans notre marche. On veut éviter d’être assimilés à eux", précise Théo Poulard, 23 ans, un p'tit gars de Quimper (fief de Jean-Yves Le Drian), porte-parole des Foulards rouges,  à qui BFMTV n'a pas manqué de donner la parole, le 6 janvier, puisque son association a été montée pour dire stop aux blocages. Et il se trouve qu'il s’est associé à cette marche de dimanche. "On a décidé de bosser avec Laurent [de Toulouse] à condition que cette manifestation soit apolitique, indique-t-il gravement. C’est pour cette raison qu’on a changé le nom", insiste-t-il.

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Près de 10.000 personnes ont annoncé leur participation sur Facebook. Savoir si la préfecture de police va gonfler le comptage des participants... "En même temps", CNews aura joué la carte du "soutien à Macron" : il a invité le petit Poulard en direct (ci-contre)... 

Les organisateurs assurent assurent de leur côté qu'une dizaine de députés de la République en marche ont fait savoir qu’ils s'associeraient, sans intention aucune de soutenir Jupiter. 
Mais à l’Assemblée, l’écrasante majorité des élus ne sait plus comment faire pour ne pas déplaire au souverain. "Si j’y vais, ce sera en famille et sans mon écharpe", confie une parlementaire anonyme. Cagoulé, peut-être ? "Cette manifestation est légitime", s’enthousiasme Hervé Berville, député des Côtes-d’Armor  et  homme-lige de Richard Ferrand… qui restera néanmoins dans sa circonscription.

Certains disent redouter des scènes de violence avec les Gilets jaunes… Ou encore des rangs trop clairsemés. "Ce ne sera pas le 30 mai 1968 [la manifestation de soutien à de Gaulle qui avait réuni 1 million de personnes]", ironise un élu. Tous, en outre, craignent d’être accusés de récupération. "Ce n’est pas un soutien à Macron. C’est un soutien à nos institutions", soutient mordicus le député parisien Pacôme Rupin, sans peur du ridicule : c'est un ancien membre du Parti socialiste et soutien de Hollande.

Et les ministres dans tout ça ? 
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"Le gouvernement n’a pas de position arrêtée sur le sujet", botte en touche  Matignon. 
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, s'est certes aventurer à exprimer sa sympathie, "mais les choses ne sont pas assez précises pour que le ministre s’engage à manifester", s'est ravisé un de ses proches.
 
Bref, les présents seront vraiment des abrutis... Mais des abrutis vertueux. Plus républicains que vous et moi...

samedi 19 janvier 2019

Besançon : des "gilets jaunes" s'invitent au grand débat organisé par Stanislas Guérini

Ces "gilets jaunes" refusent d'être exclus du grand débat que LREM dit "national"

Stanislas Guérini, délégué général de 'la République en marche', le parti présidentiel, était présent

Des "gilets jaunes" ont rappelé leur existence à la majorité présidentielle, vendredi soir 19 janvier à Besançon (Doubs)Ce premier débat, qui excluait une partie de la population, fut marqué par des tensions que le nouveau et jeune patron de la République en Marche a provoquées en sélectionnant les participants, dès l'une des premières réunions organisées dans le cadre du grand débat, tout en assurant répondre au mouvement des "gilets jaunes". Une cinquantaine d'entre eux a fait irruption dans la salle, rapporte France Bleu Besançon. 

L'échange avec le patron de LREM fut vif. 
"Vous n'ouvrez même pas la porte à la classe ouvrière, aux gens qui se battent et qui travaillent tous les jours. On doit les respecter", lui a reproché l'un d'entre eux au micro. 
En effet, les "gilets jaunes" ont été interdits d'entrée, mais  les organisateurs se donnent l'excuse qu'ils ont "refusé la fouille des sacs", indique France Bleu Besançon, chaîne régionale de service public.

Le délégué général de La République en marche (LREM) donna néanmoins une leçon de démocratie

Les débats se sont ensuite poursuivis avec les "gilets jaunes" dans une atmosphère "parfois pesante", commente la radio.
"Pouvoir d'achat, transition écologique, ISF... Ce soir-là, au Kursaal à Besançon, les débats sont vifs ! Merci à tous les participants. On n'est pas d'accord, on s'engueule, on discute. C'est ça, la démocratie", a tweeté Stanislas Guérini à l'issue de la réunion où l'assistance était peu nombreuse.

A l'extérieur, deux véhicules de police. 
Une trentaine de Gilets jaunes et autres discutent en petits groupes dans le calme... Et, par moment, ils entonnent des chants révolutionnaires. 

Les "factieux" sont d'extrême gauche, ceux des années 20, plutôt que des années 30...

mardi 8 janvier 2019

Taxe d'habitation: marche-arrière de Bruno Le Maire

Après avoir exclu les plus riches, le ministre veut maintenant "aller au bout de la suppression" de la taxe d'habitation

Y a-t-il un arbitre au sommet de l'Etat ?

Lundi, la possibilité d'un maintien pour les plus aisés était "sur la table".
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait alors évoqué la possibilité de maintenir la taxe d’habitation pour les 20 % de ménages les plus aisés, rejetant l’argument de rupture d’égalité devant l’impôt, alors que la réforme est entrée en vigueur le 1er octobre, avec une première baisse de 30 %.
Or, de nombreux contribuables ont découvert ces dernières semaines que la baisse serait inférieure aux 30 % annoncés, leur commune ayant décidé d’augmenter leur taux d’imposition. Pour faire taire les critiques, le gouvernement a de nouveau défendu ce lundi sa réforme : Bercy a mis en ligne une carte interactive montrant le nombre de foyers assujettis à cet impôt et le gain moyen par foyer.
Cette carte, mise en ligne sur le site economie.gouv.fr, "permettra de découvrir commune par commune, le montant de l’économie de taxe d’habitation réalisé par foyer assujetti à la taxe d’habitation", assure le ministère des Comptes publics de Darmanin, dans un communiqué. Ces chiffres, agrégés par l’administration fiscale, "sont aussi proposés par région ou par département", précise le communiqué. L’Ile-de-France serait la première bénéficiaire.
Bercy admet que 6.200 municipalités (sur un total de 35.400 communes) ont relevé cette année le taux de leur taxe d’habitation.. Parmi les villes de plus de 10.000 habitants, seules 55 l'ont déjà fait.
Lundi toujours, sur RTL, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, s’était montré plutôt favorable à ce que les Français ayant "de gros revenus et de grosses habitations" continuent de s’acquitter de la taxe d’habitation : "Peut-être qu’on pourrait effectivement imaginer que ce ne serait pas juste de les exclure" de son paiement.

Après avoir émis l'hypothèse que le gouvernement pourrait maintenir la taxe d’habitation pour ces 20 % les plus riches, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a donc finalement reculé ce mardi, affirmant qu’il fallait aller "au bout de la suppression" de cet impôt pour tous. Un avis personnel qui semble toujours incertain. 
"J’ai redit dimanche qu’il fallait aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation. Aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation cela veut dire aller au bout de la suppression de la taxe d’habitation", a insisté le ministre de l’Economie, dans un sursaut velléitaire d'autorité, lors d’un colloque à Bercy sur l’économie verte.
En fait, concernant la taxe d’habitation, Macron n’a toujours pas décidé du sort de ces 20% des ménages : la plus grande confusion continue ainsi d'entourer ce sujet, comme d'autres, et les 20% attendent de savoir de quoi leur avenir sera fait.

Les Français défendront-ils le principe d'égalité devant l’impôt avec les Gilets jaunes ?

Après les nombreuses critiques du mouvement des "gilets jaunes" contre la politique fiscale du gouvernement, qu’ils jugent inégalitaire, la valse-hésitation de l'exécutif sur la taxe d’habitation était relancée dimanche. Sur le plateau du 'Grand Rendez-Vous' Europe 1-CNews-Les Echos, Bruno Le Maire avait assuré que Bercy pourrait revoir sa copie si une demande en ce sens venait à être formulée dans le cadre du 'grand débat  national" lancé par Emmanuel Macron.
"Il est essentiel" que cette suppression "soit aboutie (…), mais nous pouvons très bien demander aux Français "est ce que vous estimez que pour les 20 % les plus riches il est légitime ou non de supprimer la taxe d’habitation" ?", avait alors affirmé le locataire de Bercy. "Si nous répondons non à chaque demande des Français, que nous ne sommes pas capables d’écouter la demande de justice, nous ne réussirons pas le grand débat, qui doit s’ouvrir dans les prochaines semaines", avait-il ajouté. 
Ancien maître de Bercy, Macron ne parvient pas à trancher.
Il avait d’abord promis de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, à l'horizon 2020, avec une première baisse de 30% à l'automne 2018, mais il avait ensuite annoncé l’extension de cette mesure à l’ensemble des Français.

Sur Cnews, le nouveau délégué général de La République en marche,
Stanislas Guerini, a donné "raison" à Bruno Le Maire lorsqu’il se dit ouvert au débat sur ce sujet. Car, a estimé Stanislas Guerini, "si on ferme toutes les portes à toutes les réflexions qu’on peut avoir, alors on ferme le grand débat" voulu par l’exécutif dans les territoires, pour répondre à la crise des 'gilets jaunes '.

Le dernier mot reviendra-t-il aux participants au "grand débat national" ?
Les Français ont appris à leur dépens que Macron fait mine d'écouter, passe la main dans le dos dans un grand sourire crispé, mais qu'au final, il leur fait à l'envers.
Certains propriétaires ont tout lieu de craindre d'avoir à payer plus.

mardi 1 janvier 2019

Affaire Benalla : de forts soupçons s'abattent sur un très proche de Macron à l'Elysée

Un conseiller de l'ombre pourrait faire office de fusible

Les contacts entre Macron et Benalla s'établissaient sans intermédiaire, assure l'ex-garde du corps

Le nom de ce collaborateur n'avait jusque-là jamais été cité dans l'"affaire Benalla". Conseiller très proche d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien pourrait avoir eu un rôle prépondérant, notamment la nuit où les premières images de violences sur la place de la Contrescarpe ont été rendues publiques.

Un journal du Groupe Le Monde a mené l'enquête.

La nuit qui suit les premières révélations du Monde, dont les actionnaires principaux sont Xavier Niel (propriétaire de Free, et Matthieu Pigasse, banquier d'affaires, 
Alexandre Benalla est en contact régulier avec différents numéros de portables de l'Elysée. Son principal interlocuteur aurait été Ismaël Emelien, 31 ans, ancien conseiller en communication d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, ex-militant de Dominique Strauss-Kahn -- comme Cédric O (36 ans, conseiller conjoint du président de la République Emmanuel Macron et du premier ministre Edouard Philippe où il est l'oreille de l'Elysée), Benjamin Griveaux (42 ans, porte-parole du gouvernement étrangement silencieux depuis quelques jours), Stanislas Guérini (37 ans, délégué général de LREM) ou encore Sibeth Ndiaye (franco-sénégalaise de 39 ans et 'meuf' qui dirige la com' du président et n'hésite pas à déclarer : "pour protéger le président, j’assume parfaitement de mentir"...) -- devenu une pièce maîtresse dans la campagne d'Emmanuel Macron.
Ismaël Emelien a fait partie en 2013 de l'équipe chargée de la communication de Nicolás Maduro, syndicaliste, puis président bolivarien du Venezuela (avec 50,6 % des voix) après la mort d'Hugo Chávez, pendant sa campagne présidentielle et se rendra en Syrie pour installer une succursale de l'entreprise de vente et d'installation de panneaux solaires que son père a fondée avec ...Stanislas Guérini.


Selon l'Obs, subventionné par l'Etat français, le "conseiller spécial" du chef de l'Etat serait "le plus en capacité d'avoir pu réceptionner durant la nuit le CD" contenant les images de l'affrontement entre Alexandre Benalla et un couple de manifestants. Son but supposé : les diffuser à travers un compte Twitter proche du parti présidentiel 'La République En Marche' pour préparer la défense du mis en cause.

Or, l'ex-garde du corps a toujours affirmé avoir transmis la vidéo à l'Elysée bien plus tard, vers 8h30. Deux versions bien différentes donc, qui pourraient mettre à mal encore une fois Emmanuel Macron et son plus proche conseiller. Ismaël Emelien a déclaré à l'Obs "réserver naturellement l'ensemble de ses déclarations à la justice".