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dimanche 16 septembre 2018

Un deuxième député LREM claque la porte du parti du président

La vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au 'Titanic' 

"Les fondamentaux du macronisme ont été oubliés," souligne la députée démissionnaire de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine 

Départ d'une députée LREM: on ne part pas "quand la houle monte", critique Guérini (LREM)

Alors que s'ouvre la campagne médiatique pour les Européennes de mai 2019, la productrice de cinéma Frédérique Dumas, députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine quitte La République en Marche à cause de "désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode", explique-t-elle dans un entretien avec Le Parisien. "Beaucoup de choses vont dans le bon sens, mais les fondamentaux du macronisme ont été oubliés", regrette-t-elle. Ainsi, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles compare le groupe LREM au Titanic. 

Frédérique Dumas dénonce également les "couleuvres" qu'il faut "avaler pour rester au gouvernement". 
"J'attendais des gestes forts à la rentrée, cela n'a pas été le cas", déplore encore la députée. Ainsi la députée LREM regrette-t-elle également la nomination de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée alors qu'il a été visé par une procédure judiciaire.

Mais la déçue du macronisme garde ses illusions sur l'UDI

C'est un retour au bercail pour Frédérique Dumas qui a donc décidé de rejoindre l'UDI, sa "famille d'origine", qui constituerait, selon la "fille prodigue", "un vrai contre-pouvoir constructif".
Parallèlement, la vice-présidente de la commission des Affaires culturelles et de l'Education a publié un courrier dans lequel elle justifie sa décision.

"On ne part pas quand la houle remonte," critique un ami du président.
La majorité présidentielle n'est "ni le Titanic ni le Costa Concordia", a assuré le député LREM Stanislas Guérini, homme d'affaires de 36 ans (société de panneaux solaires fondée en 2007 avec le père d'Ismaël Emelien, conseiller spécial de Macron à l'Elyséeaprès avoir été membre de l'équipe de campagne de DSK en 2006) condamnant, lundi sur Sud Radio, la démission de la députée Frédérique Dumas.
En riposte à l'observation de la députée qui a dit avoir "le sentiment d'être sur le Titanic", Guérini a ajouté que "ce n'est pas un navire de croisière qu'on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C'est précisément maintenant qu'il faut tenir la barre".

"Evidemment, c'est difficile ce qu'on a engagé pour le pays (...) On a décidé d'essayer de transformer ce pays en profondeur; donc on se heurte à beaucoup de difficultés, donc c'est maintenant qu'il faut être solide", a-t-il commenté. Comme Michel Sapin en son temps, à propos de la courbe du chômage de Hollande, le jeune homme a le sentiment qu' "il y a beaucoup de signaux faibles qui montrent que le pays commence sa transformation", avant de faire le "job" en affichant son optimisme de façade : "et ça, ça me motive"...

Sur Cnews, la candidate battue et ravie dans la course au perchoir, à nouveau  face à un homme (du président) donné gagnant à 100 contre un, Richard Ferrand, la députée Barbara Pompili a de son côté regretté le départ de Mme Dumas, jugeant que le fait que LREM "n'arrive pas à retenir des gens de cette qualité, c'est un problème qu'il faut prendre à bras le corps et qu'on regarde en face".
Elle a d'ailleurs confirmé "des problèmes de fonctionnement dans le groupe" LREM, évoquant de "relations avec l'exécutif". "Il manque de la coordination, de la préparation en amont des dossiers", a-t-elle ajouté. 
On n'ose donc imaginer ce que Ferrand va donner au perchoir, après avoir échoué comme président de groupe...

Frédérique Dumas pourrait-elle entraîner avec elle d'autres députés LREM ?
 
"Beaucoup de députés aimeraient être mieux utilisés [employés?]. Ils ont abandonné des choses pour venir travailler pour le projet d'Emmanuel Macron", a-t-elle remarqué, en estimant qu'il fallait "les remotiver".
Ancienne collaboratrice de François Léotard, puis de Patrick Devedjian, la députée des Hauts-de-Seine Frédérique Dumas, 55 ans, retournera, penaude, à l'UDI, ainsi qu'au club de Xavier Bertrand, 'La Manufacture'. Deux râteliers valent mieux qu'un.

Il s'agit de la deuxième défection dans le groupe LREM à l'Assemblée, après le départ de l'ex-PS Jean-Michel Clément, qui s'était opposé à la loi Asile et immigration.

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