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jeudi 6 septembre 2018

Elysée : Bruno Roger-Petit incarnait l'incompétence professionnelle et la vanité du président

La démission de Bruno Roger-Petit met en évidence la vanité du maître de l'Elysée

Macron avait récompensé un courtisan



L'incompétence n'est pas attachée au sexe et la paire Macron-BRP illustre l'incongruité attachée, elle, à la parité soutenue par les féministes qui voudraient que leur genre les rende mieux aptes à une fonction. 

Sarko-parachutiste-fusille-douce-Francois-Hollande-14-jui.jpgLe porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, était davantage qu'une erreur de casting. Comme Laura Flessel qui vient de démissionner de son poste de ministre des Sports, 
Roger-Petit incarnait l'arrivisme sans états d'âme des thuriféraires de l'ancien monde dans le nouveau, mais aussi la vanité du maître de l'Elysée qui nomme ceux qui savent lui complaire.
Résultat de recherche d'images pour "bruno roger petit"Macron s'est ainsi offert trois erreurs notoires de casting avec les nominations invraisemblables dépendant du bon vouloir du prince, celles de Stéphane Bern au patrimoine, de Philippe Besson au consulat général de San Francisco et celle, précisément, de Roger-Petit, journaliste fielleux et détesté de ses confrères.

Bruno Roger-Petit est l'illustration de la schizophrénie du président,
capable à la fois de supporter un Benalla dans le sillage de son couple ou de se frotter à la crasse de presse de caniveau, mais aussi de faire un usage immodéré de lingettes pour les mains. 

Après qu'il a effacé ses tweets insensés, puis fermé son compte Twitter, 
restent ses éditoriaux sur Challenges.fr. beaucoup étannt plutôt pro-Macron. Voici les quatre derniers articles publiés :




Capture d'écran des quatre derniers articles de Bruno Roger-Petit sur Challenges.fr
Capture d'écran des quatre derniers articles de Bruno Roger-Petit sur Challenges.fr
(Capture Challenges.fr)

L'éditorialiste avait dû défendre aussi l'action du "boulet" Bruno Le Maire... 

Cette profusion d'éditos pro-Macron avait alerté durant la campagne présidentielle la société des journalistes islamisés de l'hebdomadaire économique. Dans un texte, elle dénonçait "la fréquence bien plus élevée des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran, par rapport à celles des autres éditorialistes, annihile totalement la tentative de rééquilibrage" de la ligne éditoriale du magazine. Les deux hommes avaient également signé un entretien fleuve d'Emmanuel Macron, en octobre dernier. Il y évoquait notamment sa conception de la communication présidentielle, et parlait déjà de "Jupiter". Bruno Roger-le-très-Petit était notamment l'un des invités (avec Stéphane Bern) du dîner de la Rotonde le soir du première tour de la présidentielle.

Et de trois...

Bruno Roger-Petit abandonne le journalisme et devient porte-parole de l'Elysée.

Après Nicolas Hulot le 28 août et Laura Flessel le 4 septembre, au tour de Bruno Roger-Petit, désormais ex-porte-parole de l'Elysée, de quitter ses fonctions : trois inutiles, comme il en est tant d'autres auprès de Macron. 
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Nommons Roger-Petit qui a annoncé sa démission du gouvernement ce mercredi 5 septembre, au lendemain du remplacement des ministres de la Transition écologique et solidaire et des Sports. Il s'en va comme il est venu, en tentant de mêler le non-événement de son abandon au coup de tonnerre déclenché par Nicolas Hulot déchirant le ciel assombri de Jupiter.  

Il y avait déjà eu les démissions d'autres inconditionnels de Macron, Richard Ferrand ou François Bayrou et Marielle de Sarnez, ainsi que Sylvie Goulard. 

Mais à quoi servent donc aussi
-  Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes ;
-  Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées ;
- Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès de Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et fauteur de troubles au Proche Orient ;
- Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès de la ministre transparente des Armées, Florence Parly ;
- tout comme Benjamin Griveaux, autre secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès du ministre de l'Economie et des Finances, mais qui ne se manifeste qu'en tant que porte-parole du gouvernement et se consacre ainsi à construire sa notoriété en vue de la campagne municipale à Paris ?

Un couac perdure : près de 16 mois après le 15 mai 2017, parmi les 29 ministres et secrétaires d'Etat, le gouvernement Philippe de Macron n'a toujours pas trace du commerce extérieur.
Situation paradoxale alors qu'Emmanuel Macron a fait de l'ouverture au monde une priorité, s'opposant pendant sa campagne aux tenants du protectionnisme, ceux-là mêmes qui ont élu Trump, voté pour Mélenchon, Le Pen et le Brexit, réclament une reprise en main de leur destin et pensent que cela passe par un contrôle des échanges (des migrants, des biens et services ou des monnaies). Macron reproduit un manque unique dans l'ancien monde, celui créé par Pierre Messmer (1972-1974) sous la présidence de Georges Pompidou.
Plus récemment, Hollande avait éclaté ce ministère : au Quai d'Orsay, Laurent Fabius s'était fait attribuer le Commerce, laissant les financements et garanties des exportations aux mains des Finances, mais la démonstration que la politique du commerce extérieur dépasse le cadre d'un seul département ministériel n'a pas était probante puisque, ancien ministre de Hollande (2014-2016), le déficit commercial de Macron, a atteint 5,7 milliards d'euros en novembre 2017 et que sur 12 mois, le déficit cumulé s'élevait déjà à 62,6 milliards d'euros, selon les douanes. La chute des exportations creuse ce déficit : 17,5 milliards d'euros pour le seul 2e trimestre 2018. En juin 2018, le déficit s'était encore dégradé de 0,2 milliard d’euros pour grossir de 6,2 milliards.
Si Macron veut faire bouger les lignes de la politique commerciale de l'UE, il va falloir que le dilettante y consacre du temps, de l'énergie et d'autant plus de force de conviction qu'il manque de cohérence.

L'éviction de Roger-Petit s'inscrirait dans une restructuration plus large de la communication de l'Elysée, raconte Les Echos (groupe LVMH), précisant que la plume du chef de l'Etat, Sylvain Fort, normalien de 46 ans, concentrerait entre ses mains l'ensemble de la communication.

Résultat de recherche d'images pour "bruno roger petit Montebourg"
Un temps membre du PS et conseiller politique d'Arnaud Montebourg, le journaliste "indépendant" Bruno Roger-Petit avait été nommé conseiller et porte-parole de la présidence de la République le 29 août 2017, après avoir quitté son poste d'éditorialiste à Challenges (groupe de presse Perdriel, co-propriétaire du Nouvel Observateur), après avoir servi dans le service public, et avoir contribué par son sectarisme et sa haine au coulage du  site d'actualité LePost (émanation du site 'Le Monde interactif' et alimenté par une équipe de rédaction et par les informations postées par des internautes, 2008-2011) et avoir demandé le droit d'asile au Plus du Nouvelobs.com.
Bruno Roger-Petit a atteint le fond de ce que la déontologie de sa profession pouvait redouter de pire 

Deux mois avant d'entrer à l'Elysée, fin août 2017, après trois mois de macronisme, le futur porte-parole d'Emmanuel Macron avait détecté un gros défaut de fabrication chez le président : la qualité de sa gouvernance.


Avant de devenir porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit a tout fait et son contraire. L'individu n'a pas seulement chanté les louanges d'Emmanuel Macron. Le chroniqueur politique a aussi mis en garde le chef de l'Etat, "avant qu'il ne soit trop tard", contre la principale faiblesse de sa gouvernance: la multiplication des affaires. Mais le déclenchement de l'affaire Benalla montre que ses conseils n'ont pas été entendu.

Fin juin 2017, BRP s'inquiétait déjà de la tournure que risquait de prendre le quinquennat. Invité à commenter le conflit entre Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et son collègue de l'Agriculture, Stéphane Travert, sur le dossier des néonicotinoïdes, le journaliste rappelait les précédents "couacs" survenus en à peine un mois et demi de présidence. La gestion de l'affaire des assistants parlementaires pompes à fric du MoDem, obligeant François Bayrou et Marielle de Sarnez à quitter le gouvernement et celle de l'affaire Richard Ferrand, contraignant le ministre de la Cohésion des territoires à se rabattre sur la présidence du groupe LREM à l'Assemblée, ne présageaient rien de bon pour l'avenir.


Le futur porte-voix élyséen prévoyait que les journalistes continueraient de "scruter" les agissements des uns et des autres et qu'une fois passée la popularité sondagière, les prochains dysfonctionnements pendraient un tournure "beaucoup plus problématique" aux yeux de l'opinion si Emmanuel Macron ne s'attachait pas à mettre enfin en œuvre "la qualité de gouvernance" annoncée pendant sa campagne électorale. "Il y a des réglages qui doivent être faits avant qu'il ne soit trop tard," prévenait-il, comme le montre la vidéo.
(à venir)
Décrit par Julien Salingue, co-animateur d'Acrimed, comme "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger", Bruno Roger-Petit a démenti son départ de l'Elysée.

VOIR et ENTENDRE
l'évaluation que fait Michel Onfray de BRP dans l'émission 'Les Terriens' :



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